Un message général dès le début :
Nous savons que vous aimez bien vous comporter comme les autres, mais vous avez le droit d’être différent-e-s.
Dites en quoi vous êtes tou-te-s différent-e-s !…. sexe, apparence physique (beau-belle ou moche, grand-e ou petit-e, gros-se, taches de rousseur, blond brun roux…) origine, religion, handicap, nom de famille qui fait rire ou que l’on s’amuse à transformer pour se moquer, …)
Il faut respecter tout le monde : ne pas mettre à part, ou ignorer ceux et celles qui sont différent-e-s, encore moins se moquer, encore moins insulter ou frapper.
Chaque semaine nous parlerons de ce qui s’est passé, et ce qu’il aurait fallu faire.
Diversité de genres
Y a-t-il des garçons qui se moquent des filles et pourquoi, et des filles qui se moquent des garçons ?
Y a-t-il dans la cour de récréation et à la maison des jeux plutôt pour les filles et lesquels ?
Y a-t-il des jeux plutôt pour les garçons et lesquels ?
Ne citez personne, je ne veux pas savoir qui :
est-ce que des élèves se moquent des filles qui jouent des jeux de garçons et des garçons qui jouent à des jeux de filles ?
Qu’en pensez-vous ?
Y a-t-il des filles qui se comportent comme des garçons et en faisant quoi ? Même chose pour les garçons
Comment les autres réagissent ils-elles ? Et vous qu’en pensez-vous ?
Est-ce que ç’est arrivé l’an dernier ? citez des cas, sans les noms
Qu’avez-vous fait ? que devez-vous faire ?
Retenez bien : garçons et filles sont égaux et égales.
les jeux n’ont pas de sexe, la façon d’agir non plus.
Une fille a le droit de se comporter comme un garçon, avec des jeux, des gestes, des paroles de garçon, elle a le droit de préférer la compagnie des garçons, c’est normal et naturel.
Et inversement pour les garçons qui se comportent comme des filles : vous en pensez ce que vous voulez, mais pas de mise à l’écart, pas de moqueries, pas d’insultes et pas de coups.
Nous serons très sévères là-dessus. Tout le monde est comme il est. Tout le monde est différent.
Protégez celles et ceux qui sont différent-e-s et on vous protégera dans votre différence.
Que doit faire celui ou celle qui est mis-e à l’écart ou moqué-e ou insulté-e ou frappé-e ?
Il doit se plaindre, car sinon l’autre ou les autres recommenceront, ou bien ils-elles recommenceront sur d’autres.
Cela n’a rien à voir avec balancer qui est parler de quelque chose qui ne vous regarde pas.
A qui se plaindre ?
tout dépend de l’endroit où ça se passe, dans la classe : à moi-même ; dans la cour aussi.
On verra les suites qu’il faut donner.
Sur le trajet de l’école ou partout ailleurs, il faut en parler aux parents qui s’adresseront aux parents des autres, ou dans les cas graves à la police.
Que doivent faire celles et ceux qui sont témoins ? :
raconter, car lorsqu’ils-elles seront victimes, elles et ils seront bien content-e-s que d’autres racontent.
Que doivent faire celles et ceux qui pensent qu’on doit accepter tout le monde sans faire de différences :
le dire à tous et toutes.
Celles et ceux qui sont différent-e-s nous apportent quelque chose, justement parce qu’ils-elles sont différent-e-s.
Il faut respecter tou-te-s les autres.
Les garçons ne sont pas supérieurs aux filles, pas d’insultes concernant les filles ni les mères.
Un garçon viril ne vaut pas plus qu’un garçon qui ressemble à une fille car un garçon n’est pas plus qu’une fille.
Une fille masculine est égale à une fille féminine.
Nous étudierons tous ces petits problèmes en fin de chaque semaine, car tout le monde doit se sentir bien ici.
Anticiper et non pas refléter la société actuelle
La HALDE le dit dans son rapport sur les manuels scolaires, car les enfants seront adultes dans une société davantage débarrassée de nos discriminations.
Présentez des pères et mères, des frères et sœurs, des oncles et tantes aux rôles inversés et devant l’étonnement des élèves, dites que c’est déjà de plus en plus ainsi ;
pour le moins associez les couples dans les mêmes tâches.
Pour les métiers et donc pour leur orientation future, faites comprendre par des exemples bien choisis qu’ils n’ont pas de sexe.

