Le message de l’école :
Nous savons que vous aimez bien vous comporter comme les autres, mais vous avez le droit d’être différent-e-s.
Dites en quoi vous êtes tou-te-s différent-e-s !…. sexe, apparence physique (beau-belle ou moche, grand-e ou petit-e, gros-se, taches de rousseur, blond brun roux…) origine (pays d’origine des parents ou grand-parents…), religion, handicap, nom de famille qui fait rire ou que l’on s’amuse à transformer pour se moquer, …)
Il faut respecter tout le monde : ne pas mettre à part, ou ignorer ceux et celles qui sont différent-e-s, encore moins se moquer, encore moins insulter ou frapper.
Traiter d’une façon différente même si c’est simplement une mise à l’écart , un rejet, s’appelle une « discrimination »
Racontez l’an dernier les discriminations que vous avez rencontrées ? A part ce qu’on a cité déjà.
Tout n’est pas une discrimination, ce que vous dites ou faites peut-être critiqué, moqué, car ça vient de vous et pas de votre origine ou de votre nature.
Notre école et toutes les autres refusent les discriminations.
Y a-t-il des filles qui se comportent comme des garçons et en faisant quoi ? Même chose pour les garçons Comment les autres réagissent ils-elles ? Et vous qu’en pensez-vous ?
Est-ce que c’est arrivé l’an dernier ? citez des cas, sans les noms Qu’avez-vous fait ? que devez-vous faire ?
Retenez bien : une fille a le droit de se comporter comme un garçon, avec des jeux, des gestes, des paroles de garçons, elle a le droit de préférer la compagnie des garçons, c’est normal et naturel.
Et inversement pour les garçons qui se comportent comme des filles : vous en pensez ce que vous voulez, mais pas de mise à l’écart, pas de moqueries, pas d’insultes et pas de coups.
Il y a des filles qui sentent qu’elles sont des garçons en réalité au point de se sentir très mal dans leur peau et de vouloir réintégrer leur genre d’origine, et même chose pour des garçons dont on s’est trompé sur leur genre en regardant leur organes génitaux. Quand ils ont 2 ans ils disent : "je ne sais pas pourquoi tu m’habilles en garçon, mais je suis une fille".
Il y en a très peu, environ 1 sur 4 000 naissances, ils et elles auront la possibilité plus tard de changer de sexe, s’ils-elles le désirent.
Nous serons très sévères là-dessus. Tout le monde est comme il est.
Tout le monde est différent.
Protégez ceux et celles qui sont différent-e-s et on vous protégera dans votre différence.
Que doit faire celui ou celle qui est mis-e à l’écart ou moqué-e ou insulté-e ou frappé-e ?
Il doit se plaindre, car sinon l’autre ou les autres recommenceront, ou bien ils-elles recommenceront sur d’autres.
Cela n’a rien à voir avec balancer qui est parler de quelque chose qui ne vous regarde pas.
Attention : insulter ou agresser, ce n’est pas une simple discrimination, c’est une stigmatisation, c’est plus grave.
A qui se plaindre ? tout dépend de l’endroit où ça se passe, dans la classe : à moi-même ;
dans la cour vous savez qu’il faut s’adresser aux surveillant-e-ss et au, à la CPE. On verra les suites qu’il faut donner.
Sur le trajet de l’école ou partout ailleurs, il faut en parler aux parents qui s’adresseront aux parents des autres, ou dans les cas graves à la police.
Que doivent faire celles et ceux qui sont témoins ? :
raconter, car lorsqu’ils-elles seront victimes, elles et ils seront bien content-e-s que d’autres racontent.
C’est l’apprentissage de la citoyenneté.
Que doivent faire celles et ceux qui pensent qu’on doit accepter tout le monde sans faire de différences :
le dire.
Celles et ceux qui sont différent-e-s nous apportent quelque chose, justement parce qu’ils-elles sont différent-e-s.
Il faut respecter tou-te-s les autres.
Les garçons ne sont pas supérieurs aux filles, pas d’insultes concernant les filles ou les mères.
Un garçon viril ne vaut pas plus qu’un garçon qui ressemble à une fille car un garçon n’est pas plus qu’une fille.
Une fille masculine est égale à une fille féminine
Attention aux insultes qui visent les filles, ou les mères ! On sera très sévère
Car ces insultes sont sexistes et le sexisme est une discrimination. et peut-être une stigmatisation

