Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Skip to content | Skip to the menu | Skip to search
Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Écrit par Isabelle Germain - Lundi, 19 Juillet 2010
Eric Woerth, le ministre du Travail, a visité ce matin le siège de Sodexo, une entreprise parmi les plus exemplaires en matière d’égalité hommes/femmes.
Même si la question a été éclipsée par les affaires en cours, le ministre a écouté le diagnostic. Mais ne propose pas encore de solution.
________________________________________
« Il faudrait que les femmes s’excusent d’avoir de l’ambition ? » . Le ministre veut afficher sa volonté de lutter contre les inégalités professionnelles qui ont pour conséquence de graves injustices au niveau des retraites.
Les salariées de Sodexo, directrice des ressources humaines en tête, lui ont expliqué une des causes du blocage : les femmes ne demandent pas les promotions et les augmentations… ou avec moins de conviction que les hommes.
Un des freins est la perception que nous avons tous de l’ambition professionnelle.
Pour un homme, elle est considérée comme légitime.
Pour une femme, elle est suspecte.
Pour un homme, la réussite, c’est la réussite professionnelle tout court.
Pour une femme c’est la réussite familiale avant la réussite professionnelle.
Les femmes ont intériorisé ce schéma et se montrent bien moins revendicatrices que les hommes.
Elles s’excusent d’avoir de l’ambition, comme dit le ministre.
Et en général, reconnaît-il, les dirigeants en profitent bien.
Dans l’entreprise visitée par le ministre, ce sujet est pris très au sérieux : les femmes qui témoignent devant Eric Woerth affirment avoir été poussées à se former.
L’une d’entre elles, embauchée comme employée de service il y a 15 ans, est aujourd’hui responsable de site.
La direction des ressources humaines refuse d’examiner les promotions proposées par les managers si ces derniers n’inscrivent pas un nombre significatif de femmes parmi les candidats.
Résultat : il reste encore des écarts de salaires et une sur représentation des hommes dans les postes de direction, mais elle est bien inférieure à la moyenne nationale.
Les écarts de salaire sont encore de 5 % contre près de 20 % dans les autres entreprises.
Deuxième cause d’inégalités : les difficultés pour concilier vie familiale et vie professionnelle.
Le ministre parle crèche d’entreprise, les salariées répondent horaires de travail.
Toutes expliquent que l’adaptation des horaires à la vie de famille est la clé de la résorption des inégalités.
Pour l’employeur, la crèche d’entreprise est un système compliqué à mettre en place et pas forcément satisfaisant pour les parents et les bébés.
Sodexo préfère opter pour les aides à la garde d’enfants via le CESU.
Globalement, le ministre n’a pas avancé beaucoup de solutions pour réduire les inégalités professionnelles.
Il évoque, sans trop y croire, l’idée de sanctionner financièrement les entreprises qui ne réalisent pas de rapport de situation comparée entre hommes et femmes.
Eric Woerth a écouté, comme ses prédécesseurs l’avaient fait, mais la loi sur l’égalité professionnelle promise dès l’élection de Nicolas Sarkozy se fait encore attendre.

L’homophobie contribue à la propagation du SIDA dans de nombreux pays : « l’épidémie continuera tant que les homosexuels ne pourront pas réclamer un traitement sans craindre pour leur sécurité ». Elton John.