« Spartacus, Blood and Sand » : du sang et des gays
Par Têtu 26 janvier 2010,
Parlera-t-on de Spartacus, Blood and Sand comme d’un Gladiator adapté en série, ou comme d’un Rome du pauvre ? Les commentaires sont mitigés pour le premier épisode de cette série peplum, que l’on peut visionner gratuitement en streaming sur le site officiel de la série.
La chaîne payante Starz met le paquet pour promouvoir l’une des premières séries originales depuis sa création en 1994. On y découvre l’histoire classique du gladiateur thrace, réduit à l’esclavage par les Romains, devenu gladiateur et qui fomente une révolte en formant une armée d’esclaves pour affronter l’Empire. Mais plus encore que le sang et le sable, la série promet une odeur de stupre, en insistant sur les amours de Spartacus.
Le personnage de Spartacus est incarné par l’acteur australien Andy Whitfield. On retrouve également au générique deux figures bien connues des spectateurs homos : l’icône lesbienne Lucy Lawless (Xena la Guerrière) et l’acteur écossais John Hannah, qui jouait le gay veuf de Quatre mariages et un enterrement.
Un personnage de gladiateur gay
Mais l’une des bonnes surprises de la série, que l’on ne découvrira qu’à partir du quatrième épisode, c’est la présence d’un personnage de gladiateur gay, qui promet d’être aussi intéressant que les autres personnages.
Normal pour une série dont l’action se déroule durant l’Empire romain, où les relations entre hommes étaient fréquentes. Sans doute, mais des films tels que le Gladiator de Russel Crowe ou 300, avec Gerard Butler, avaient bien réussi à faire l’impasse sur le sujet…
Dans ce Spartacus, donc, on découvrira le personnage de Barca, interprété par Antonio Te Maioho, un gladiateur gay décrit par les producteurs comme « une brute à la figure imposante, un gladiateur estimé, garde du corps de Batiatus et parfois son tueur à gage. Barca n’a que Crixus comme supérieur dans le ludus (le centre d’entraînement des gladiateurs).
Bien que colérique et brutal, son tempérament est plus tendre à l’attention de sa collection d’oiseaux et de Pietros, un jeune esclave. Il est loyal avec Batiatus, mais espère en secret recouvrer sa liberté. »
Vous ne rêvez pas : l’homosexualité de Barca est mentionnée, dans cette description très officielle, comme un élément supplémentaire apportant une connotation nouvelle au personnage !
De plus, le jeune esclave avec lequel Barca entretient une relation est joué par Eka Darville (photo ci-contre),
un australien de vingt ans. Il est annoncé dans –pour l’instant– six épisodes de la série. La relation qu’il entretient avec le gladiateur devrait donc être développée par les scénaristes
Un péplum crypto-gay et un jeune homo tourmenté
Têtu par Louis Maury 04 mai 2011
Cette semaine, les sexy Jamie Bell (photo) et Channing Tatum campent deux Romains aux prises avec une horde de barbares, Yolande Moreau cherche le soutien de son fils gay après avoir tué son mari et un ex-vampire de « Twilight » est enrôlé dans un cirque !

L’AIGLE DE LA NEUVIÈME LEGION
Gladiator, Spartacus, 300, les péplums plaisent toujours.
Le film de Kevin Macdonald (The Last King of Scotland) devrait satisfaire les amateurs du genre qui ne manqueront pas de noter la complicité virile entre les deux héros, Channing Tatum et Jamie Bell (photo)…
Adapté du roman The Eagle of the Ninth, de Rosemary Sutcliff, ce drame épique suit en effet la quête de deux hommes que tout oppose et unit à la fois…
Nous sommes en 140 après J.-C., vingt ans après que les 5.000 soldats composant la 9e légion romaine ont disparu dans le nord de l’Angleterre et que l’empereur Hadrien a décidé de faire construire un mur qui sépare son empire de ces terres sauvages qui constituent aujourd’hui l’Écosse.

Marcus Aquila (Channing Tatum vu dans Sexy Dance et G.I. Joe) est un centurion, né et élevé pour être soldat.
Esca (Jamie Bell, inoubliable Billy Elliott et futur Tintin) est un Breton, seul survivant d’une famille massacrée par l’envahisseur romain, qui sera sauvé de l’arène par Marcus, mais qui deviendra son esclave…
Ambiguïtés sexuelles
Jamie Bell (à gauche) et Channing Tatum (à droite) se rapprochent durant leur quête.
Très rythmé, filmé dans les spectaculaires Highlands écossais, avec un rendu réaliste grâce un beau travail photo, cet Aigle de la neuvième légion se déploie complètement dans sa dernière partie, quand l’aventure devient l’histoire de survie de deux hommes seuls face à une nature inhospitalière et Tahar Rahim (Un prophète), prince d’une peuplade de barbares sanguinaires…
Mais le récit est d’un patriotisme élémentaire prévisible.
La comparaison entre l’Amérique et Rome est on ne peut plus évidente, sans grande subtilité. Le contexte historique est le théâtre idéal pour une métaphore appuyée sur les notions de courage, de sacrifice, de mérite et d’honneur.
Ne reste plus qu’à s’amuser des ambiguïtés sexuelles entre les deux héros, évidentes et mêmes voulues par le réalisateur !
Un film de Kevin Macdonald. Avec : Channing Tatum, Jamie Bell, Tahar Rahim, Donald Sutherland. Genre : péplum. Durée : 1h54.
La bande-annonce :

