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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Enquête : Mais pour qui votent les homos ?

HETERHOMO : C’était en Février 2011 : 15 mois avant le vote.

Une campagne efficace de celles et ceux qui s’insurgent contre ce pouvoir dominé par sa frange et sa fange extrême, de la part de toutes les associations et de tous les citoyen-ne-s luttant pour l’égalité et leur dignité devrait accentuer le clivage Gauche et centres (Borloo, Bayrou, Villepin) - contre droite extrême UMP

Têtu par Paul Parant samedi 25 juin 2011,

« En 2011, je marche, en 2012, je vote. »
C’est le mot d’ordre de la Marche des fiertés parisienne de ce samedi, à un an de l’élection présidentielle.
Mais au fait, de quels partis se réclament les bi et les homos ?
Second volet de l’enquête Ifop publiée en exclusivité par TÊTU.

On a désormais une idée plus précise du nombre d’hommes et de femmes en France qui se disent « homosexuels » ou « bisexuels », grâce à l’enquête de l’institut Ifop publiée en exclusivité par TÊTU.
Mais pour qui votent-ils ?
La question est brûlante alors que de nombreuses Marches des Fiertés (et notamment celle de Paris aujourd’hui) ont choisi cette année pour mot d’ordre : « Pour l’égalité, en 2011, je marche, en 2012, je vote ».
Et elle revient régulièrement dans l’actualité, entre le vote sur le mariage des couples homos qui a souligné la division des camps politiques sur le sujet, et le démarrage d’une campagne électorale où les candidats ne manqueront pas d’aborder la question des droits LGBT.

Selon la même méthode que pour les données démographiques concernant les homosexuels, c’est-à-dire en combinant les données de différents sondage, l’Ifop a pu dégager quelques tendances – à prendre avec des pincettes toutefois, car les sondages ont été réalisés entre février et mars 2011.
Les affinités politiques, on s’en doute, sont en constante évolution. A babord !

Mais tout de même, les données de l’Ifop présentent des tendances suffisamment fortes pour permettre quelques conclusions.
A la question « De quel parti politique vous sentez-vous le plus proche ? », « la France compte globalement un tiers de sympathisants 33 % des partis de gauche », estime François Kraus, chef de groupe au département opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop.
Les personnes se définissant comme homosexuelles, elles, se déclarent à 51% sympathisantes de la gauche (+ 18 %).
Un écart statistiquement significatif.
En ce qui concerne les bisexuels, ils sont 37% à se dire de gauche (+4 %).
HETERHOMO : mais à l’intérieur de la droite, les vrais centristes sont avec nous : Borloo, Bayrou, Villepin à l’exception du "nouveau centre".
A la même question, quand 30% de l’ensemble de la population se disait, au début de l’année, proche des partis de droite, seuls 22% des homosexuels revendiquait une proximité avec ce bord politique, (-8 %) .

Différence Gauche-droite = 26 %

Les homos plus politisés

Dernier enseignement notable de la synthèse réalisée par l’institut : les homosexuels seraient moins apolitiques que le reste de la population française.

Heterhomo : NON PAS GOOD AS YOU MAIS BEST THAN YOU !
Ainsi, toujours à la même question, 29% des Français déclarent n’être « proche d’aucun parti politique ». Dans la population ayant répondu « je suis homosexuel », ils ne sont que 17% à ne se dire proche d’aucune formation politique. De quoi donner un poids plus important encore au slogan de la Marche des Fiertés…

Heterhomo : (+ 12 % de politisé-e-s) , de quoi être fier-e-s !

Notre calcul donne pour la communauté de celles et ceux qui se reconnaissent LGBT : 680 000 voix (2 %) de plus à gauche au minimum (sur la base des chiffres de février), cela a permis à Mitterand de battre Giscard, mais le refus du mariage a sûrement changé la donne. La campagne peut commencer !

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Citations

"L’homosexualité jouit du triste privilège d’avoir été combattue simultanément pendant ces deux derniers siècles en tant que péché, crime, et maladie. Si elle échappait à l’Eglise, elle tombait sous le joug de la loi laïque ou sous l’emprise de la clinique" Daniel Borillo.

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