:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Bas
Accueil du site > Elu-e-s > Élu-e-s des Conseils généraux > Espèce de...Arrête, tu fais mal : EFFET-THEATRE
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail

Espèce de...Arrête, tu fais mal : EFFET-THEATRE

Initiative du Conseil Général 91 (Essonne)

"Arrête ! Tu me fais mal" : 7 500 enfants sensibilisé-e-s ! ou comment prévenir la violence quotidienne chez l’enfant ?

www.effet-theatre.fr

Espèce de… Arrête ! tu me fais mal.

Mr Nouchi, membre du CG 91 est en train de mettre en place une action avec L’EFFET THEATRE au cours des mois à venir en 2008/2009. Il répond à nos questions.

Monsieur Nouchi, pourquoi la violence en milieu scolaire est-elle un thème capital pour vous ?

La recrudescence des violences en milieu scolaire est avérée : M.DEBARBIEUX,président de l’Observatoire International des Violences à l’Ecole, souligne l’inquiétude de la communauté enseignante, des parents et des élèves elles-eux-mêmes.
Si certains événements particulièrement tragiques sont largement couverts par les médias, d’autres violences, moins visibles mais quotidiennes, sont tout aussi influentes sur les conditions d’enseignement : le sentiment d’insécurité, les phénomènes de "bouc émissaire", le racket et autres "pressions" expliquent notamment une partie importante de l’absentéisme scolaire par "la peur de l’école".
Ceux et celles qui en sont victimes (près de 10% des élèves de collège) présentent d’ailleurs 4x plus de risques de tentatives de suicide.

Quels sont les objectifs de ce projet au Conseil Général de l’Essonne ?

Le Conseil Général du 91 constate l’échec d’une politique fondée sur la seule répression. Après 12 textes de loi relatifs à la délinquance depuis 2002, les violences sur les personnes n’ont pas cessé d’augmenter. Il est donc nécessaire et urgent de remettre au coeur des objectifs de la vie sociale des enfants et des jeunes une véritable politique de prévention et d’éducation pour réduire les violences plutôt que d’avoir à les réprimer. Dans ses missions de protection de l’enfance et ses responsabilités comme gestionnaires des collèges, le département s’inscrit dans une orientation active aux côtés de l’Education Nationale pour proposer des actions allant en ce sens.

Pourquoi avoir décidé de faire appel à l’outil Théâtre et à L’EFFET THEATRE ?

Parce qu’il est d’abord nécessaire de "renvoyer des miroirs" du réel, des mécanismes de violences tels qu’ils se produisent.
Puis, parce qu’il est également fondamental que les enfants puissent "mettre des mots" sur les violences…
L’avantage de la saynète "Arrête ! Tu me fais mal", est que son champ thématique est ouvert : relation garçon / fille, relation familiale, mécanisme de "pousse au crime" et les influences du "collectif", du "public" des actes violents.
La représentation proposée est un moment fort qui offre aux enseignant-e-s la possibilité d’initialiser un travail dans la durée compte tenu de toutes les exploitations possibles en aval.

Ce n’est pas en proposant une animation de temps en temps qu’il sera possible de changer la donne, mais au contraire en multipliant les occasions de parler des violences, d’observer, d’analyser et de comprendre ce qui les produit, que les jeunes pourront à terme devenir "coproducteurs et coproductrices" de la prévention des violences.

Les qualités de l’écriture et de l’interprétation sont indéniables. Le niveau de langage et les situations illustrées sont conformes au réel, et les enfants ne peuvent que reconnaître des situations vécues comme observateurs-trices ou comme protagonistes.

Quel est selon vous les plus de l’interaction avec le public sur cette problématique et auprès des collégien-ne-s ?

Ce qui me parait le plus intéressant, c’est que les jeunes sont considéré-e-s comme des individus à part entière, des adultes en puissance : pas de discours moralisateur, pas d’infantilisation. Ils-elles sont sollicité-e-s intellectuellement et- affectivement "en conscience".
Ainsi, la "parole" (témoigner, dire, signaler ce qui se passe) est d’autant plus libérée.
Comme au Canada francophone où le travail de prévention tel que vous le proposez vit depuis 15 ans, nous pouvons espérer à terme que les comportements évolueront par "l’autorégulation" : si les actes violents sont mieux signalés et sanctionnés, si tout se sait, il devient beaucoup plus difficile de "faire mal".

Haut

Citations

« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours » Benoîte Groult

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut