Visibilité contre Lisibilité
On voit tout de suite la peine qu’on a à lire et à écrire lorsqu’il faut appliquer de nouvelles règles d’orthographe et de grammaire.
Certes c’est moins lisible, c’est plus long, et en ce siècle de rentabilité à tout prix, ça dérange !
Que de temps perdu !
L’"Homme" est un nom générique neutre, tout le monde le sait, pourquoi refuser l’orthographe-gramaire genrée consacrée au masculin ? Pourquoi vouloir refuser une orthographe-grammaire masculinisée ?
Justement car ce n’est pas "naturel" mais parfaitement politique.
Voir La langue Française est misogyne ; et autres articles.
C’est patriarcal et phallocrate, c’est pour que la domination de l’homme masculin entre dans le subconscient des femmes comme si c’était dans leurs gènes.
Bien sûr, que les femmes soient altruistes au point de s’oublier elles-mêmes, il n’y a rien à dire à celà, bien au contraire c’est très bien, sauf que ce n’est pas de même chez les hommes au masculin !
Il faut voir aussi les avantages qui sont autrement plus importants :
La visibilité de l’autre moitié de l’humanité.
"Oh oui mais c’est bien sûr ! Il existe ausi des femmes ! Comment puis-je l’oublier : j’aime les femmes", ou bien : "je suis femme moi-même".
S’obliger à une orthographe-grammaire non genrée, non masculinisée :
c’est voir le monde différemment.
L’orthographe masculinisée, c’est très bien vu de la part de nos ancêtres misogynes L’accord des adjectifs est sexiste, car cela fait entrer le mépris des femmes dans le coeur des Hommes (neutre) pour des siècles et des siècles, comme un message subliminal qui s’insinue entre les neurones et finit par s’imposer.
"Toi la femme tu ne dois t’interesser qu’à la vie privée du "ménage" (encore un mot à double sens fait exprès) à tes parents et beaux-parents, surtout les hommes qui sont totalement dépendants puisqu’ils n’ont jamais daigné savoir où se trouvent les fourchettes, à ton Seigneur et Maître, à tes fils descendus de la cuisse de Jupiter, vrais petits rois dans la maison.
Bien sûr ça a changé, personne ne peut le nier, mais il en reste de nombreuses épaves :
- des femmes qui restent dépendantes toute leur vie pour la conduite du véhicule, le bricolage…
- qui disent "on ne saura jamais faire tout ce que les hommes font, nous sommes inférieures, alors que c’est elle qui portent, accouchent et allaitent ! et que le principal, dit-on, c’est d’avoir des enfants.
- qui manqent de qualités dites masculines, parce qu’on les a élevées comme ça. Voir Comparaison de caractères dits masculins et féminins
- qui s’orientent vers les métiers peu gratifiants du service à la personne, c’est-à-dire qui continuent dans la vie publique à s’intéresser aux autres…
- dont les fils sont odieux avec leurs valeurs virilistes imposées, confortés par certains passages misogynes des textes religieux, et qui en seront victimes après échecs scolaire puis conjugal.
Ce n’est pas parce qu’il existe la parité aux élections proportionnelles mineures, que le sexisme est en voie de disparition, au contraire depuis 1990, il resurgit, et à l’occasion de la "crise" il s’ancre dans toute la partie de la société délaissée par les pouvoirs publics.
Il ne faut pas se laisser tromper par l’apparente illusion de l’avancée de l’égalité femmes-hommes.
L’Ecole doit se remettre au travail afin d’endiguer le virilisme.

