:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Bas
Accueil du site > Culture > Milieu sportif > Egalité des genres > Femmes et sport : franchir les barrières sociales
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail Enregistrer au format PDF

Femmes et sport : franchir les barrières sociales

Écrit par Pascale Colisson -, 19 Novembre 2010

www.lesnouvellesnews.fr/inde…

Si les femmes pratiquent de plus en plus de sports au quotidien, la réalité les rattrape sur le terrain de la catégorie sociale.
Certains clubs et fédérations sportives s’appliquent à aller chercher les talents dans les quartiers.
Des actions dont le succès dépasse souvent les espérances.

La section sportive du collège Gérard-Philippe, situé dans un quartier populaire du 18e arrondissement de Paris, ne propose pas les habituelles activités de ping-pong ou judo que l’on retrouve souvent dans ces établissements.
Avec le club Paris Basket 18 (3 fois champion de France en catégorie junior), elle a mis en place une pré-filière d’accès au haut niveau de basket-ball réservée aux filles.
Elles bénéficient d’un encadrement technique de très haute qualité qui permettra aux meilleures d’entre elles d’intégrer le Pôle espoir féminin, lequel regroupe les douze plus grands talents franciliens.
Cette filière est adossée à un programme de soutien scolaire en partenariat avec d’autres associations de quartier
.
Les équipes de France jeunes comptent ainsi actuellement 4 anciennes joueuses du collège Gérard-Philippe.

Une action qui a le mérite d’agir à deux niveaux : elle bénéficie à des jeunes filles de quartier populaire et leur donne accès au plus haut niveau d’un sport collectif.

Car que constate-t-on aujourd’hui, dans la pratique du sport ?

Si l’on regarde les derniers chiffres de l’Insee, tout va bien : les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer des activités physiques et sportives (de 9 % en 1968, elles sont passées en 2003 à 2 sur 3 pour les plus de 15 ans - contre 4 hommes sur 5 ).
C’est encore mieux en Ile-de-France où elles flirtent avec la parité.
Mais le sport féminin diffère encore sensiblement du sport masculin, qu’il s’agisse des disciplines choisies, de l’intensité des activités au cours de la vie (elles s’arrêtent à la maternité et reprennent plus tard), des lieux de pratique ou encore de l’engagement dans la compétition.

Au 31 décembre 2009, 37 % des sportifs de haut niveau inscrits sur les listes ministérielles sont des femmes.

Le niveau social : un frein pour les filles

Le niveau social conditionne également de façon marquante la pratique sportive chez les filles.
« Dans les catégories sociales aisées, on constate autant de pratiques sportives chez les hommes que chez les femmes  », explique Danièle Salva, présidente de Femix Sports (Femmes mixité Sports), association qui milite pour l’évolution du sport au féminin.
« Mais dans les quartiers défavorisés, seule 1 fille sur 8 pratique, contre 4 garçons sur 5.
Une des raisons : le fait que les entraînements aient lieu le soir.

Conséquence, la section sportive du collège ou du lycée reste le seul lieu où les filles pratiquent le sport parce que la présence des professeurs et les horaires en journée rassurent les parents.
Elles n’ont donc accès qu’à un nombre très limité d’activités. »

Certaines fédérations, comme celles de handball, de basket, d’athlétisme ou de boxe, font de réels efforts pour promouvoir le sport auprès des filles et aller les chercher dans les quartiers.
La ligue de handball d’Ile-de-France organise par exemple un tournoi dans les ZUS et l’équipe gagnante joue en lever de rideau à la finale des Championnats de France.
« Il faut également souligner l’extraordinaire travail de la Fédération de boxe, qui a mené une stratégie de développement de son sport au féminin dans tous les domaines », témoigne Dominique Petit, ex-capitaine et ex-entraîneur national de l’équipe de France de volley, première femme à accéder au poste de DTN (Directeur technique national) dans une fédération olympique, et directrice de la délégation Sport et Société au CNOSF (Comité national olympique et sportif français).
« Elle a ainsi développé plusieurs formes de disciplines en direction des jeunes filles dans les quartiers sensibles - boxe éducative, self defense – et les inscriptions féminines se sont multipliées. »

Sensibiliser les mères des enfants qui pratiquent

D’autres initiatives, très ciblées localement, émergent des quartiers eux-mêmes.
L’Agence pour l’Education par le Sport , dont le programme « Fais-nous rêver » récompense des projets d’associations, valorise régulièrement des actions pour promouvoir le sport auprès des femmes dans les quartiers difficiles.

Dernier exemple en date : dans la ville de Pau, l’association Fête le Mur s’est ainsi rendu compte que les mères des enfants d’une ZUS pratiquant le tennis ne participaient à aucun sport.
Avec un éducateur sportif et des professeurs de tennis…

Voir la suite sur le site.

Haut

Citations

"L’hétérosexuel déteste l’homosexuel, parce qu’à l’instar du juif ou du maghrébin, il lui attribue des choses que lui n’a pas : ici en l’occurrence, la possibilité plus ou moins fantasmée d’avoir avec une très grande facilité, accès à de nombreux partenaires…" Daniel Borillo

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut