Festival Chéries-Chéris, côté lesbien : les séances à ne pas manquer
Têtue par Emma Rossel 10 novembre 2010, à
Du 12 au 21 novembre, le festival de films gays, lesbiens, trans et ++++ de Paris investit le Forum des Images, avec une très belle sélection « filles » : l’avant-première de « Gigola », un téléfilm de la BBC très attendu, le nouveau documentaire de La Chocha… Zoom sur les temps forts de la manifestation.
Articles et photos dans Heterhomo : Culture : DVD et films lesbiens
Gigola Projection le vendredi 12 novembre à 20h30
Pour sa cérémonie d’ouverture, Chéries-Chéris propose l’avant-première du film lesbien tant attendu, qui doit sortir dans les salles en janvier prochain.
Gigola nous transporte dans le milieu interlope des lesbiennes des années 1960.
George, jeune garçonne homosexuelle (jouée par la belle Lou Doillon, ici parfaite), fréquente assidument la nuit parisienne et séduit les femmes riches des beaux quartiers contre quelques billets.
Adapté du livre éponyme (censuré à sa sortie en 1972), Gigola a été filmé par l’auteure du roman elle-même, Laure Charpentier, qui signe ici sa première réalisation.
The Owls Samedi 13 novembre à 17h30
Les Owls ce sont quatre « Older Wiser Lesbians », des lesbiennes plus vieille et plus sages, qui tuent par accident une jeune homo.
Le film est thriller noir qui met en scènes des quadras dont les rêves s’éloignent peu à peu, face à une jeune génération indifférente.
The Return of Post Apocalyptic Cowgirls (interdit au moins de 18 ans) Samedi 13 novembre à 22h
Après le succès de Post Apocalyptic Cowgirls, la réalisatrice de films érotiques lesbiens SM Maria Beatty (membre du jury du festival) livre une suite des aventures de ces cowgirls ultra sexy.
Quatre jeunes femmes se croisent dans le désert de l’Arizona.
L’action-très hot- se déroule dans un cimetière d’avions, avec « gang bang dans un boeing éventré, bondage sur l’aile d’un avion et flirt poussé dans un cockpit ».
Viola di mare Dimanche 14 novembre à 19h
Basé sur des faits réels qui ont eu lieu sur une des îles près de Sicile au XIXe siècle, Viola di mare raconte l’histoire d’amour de Sara et d’Angela.
Pour échapper au scandale de son homosexualité, Angela se déguise en garçon et devient Angelo.
Des filles entre elles Mercredi 17 novembre à 19h15
Dans ce documentaire diffusé récemment sur France 4, la réalisatrice lesbienne Jeanne Broyon (lire notre interview ici) dresse un portrait des lesbiennes en France.
On suit Oriane, qui vient de faire son coming-out à ses parents, la bande délurée des Barbi(e)turix qui organise les soirées Wet For Me, Cathy et Michou qui ont été agressées en pleine rue, Karen et Francine qui ont accepté que la naissance de leurs jumelles soit filmée…
BA DES FILLES ENTRE ELLES - France 4 envoyé par jeannemartheb. - L’info internationale vidéo.
BA DES FILLES ENTRE ELLES - France 4
envoyé par jeannemartheb. - L’info internationale vidéo.
Mutantes 17 novembre à 21h
Mutantes est le documentaire sur le porno féministe et lesbien de Virginie Despentes.
Durant l’été 2005, la romancière est partie sur les routes à la rencontre des pionnières du mouvement « pro-sexe » et de leurs héritières.
Elle est revenue de son périple avec un film d’1h30 passionnant sur un sujet dont on entend malheureusement peu parler en France (lire notre interview ici).
Hooters ! Vendredi 19 novembre à 20h45
On se souvient de Broute-minou à Palm Springs, le documentaire d’Anna Margarita Albelo (a.k.a La Chocha) sur le Dinah Shore.
La réalisatrice américano-cubaine nous revient avec ce documentaire sur le tournage de The Owls, aussi présenté lors du festival.
Anna filme les débats sur la sexualité et le genre qui agitent les protagonistes ainsi que les oppositions entre les différentes générations.
Le résultat est une comédie qui, tout en nous faisant rire, réussit à nous instruire.
HOOTERS ! How do you identify ? envoyé par AnnaLaChocha.
Too Much Pussy ! Feminist sluts in the queer X show Samedi 20 novembre à 21h30
Chéries-Chéris est l’occasion de se rattraper pour celles qui avaient raté l’avant-première, en juin dernier, du film d’Emilie Jouvet (qui nous avait accordé un long entretien à cette occasion).
Too much pussy est un documentaire sur la tournée européenne de 7 artistes queer (dont Wendy Delorme, Judy Minx, Madison Young…). Le résultat est un pur moment de bonheur, explicite et contestataire.
The secret diaries of Miss Anne Lister Dimanche 21 novembre à 15h.
On avait adoré les adaptations (toujours très réussies) des romans de Sarah Waters par la BBC.
La chaîne britannique s’est lancée dans une autre production sur une thématique lesbienne : l’adaptation du journal intime d’Anne Lister, qui vécut au début du XIXe siècle.
L’Anglaise est considérée par beaucoup comme la première lesbienne moderne : elle assume son amour pour les femmes, multiplie les aventures (qu’elle relate dans ses « carnets secrets ») et ne s’interdit pas les activités traditionnellement réservées aux hommes.
Tout cela malgré les vexations dont elle peut être victime.
Le festival propose également deux séances de courts-métrages (Yulia et Sorcières, mes soeurs), En 80 jours, une fiction sur le coming out, ainsi qu’une reprise d’Elevator Girls in Bondage (1972). Bon festival !_
Pascale Ourbih : « Je veux que Chéries-Chéris soit le festival de l’ouverture »
Têtue par Louis Maury 11 novembre 2010
INTERVIEW. A quelques heures du lancement de la 16e édition festival du film, gay, lesbien, trans de Paris, rencontre avec sa nouvelle présidente, Pascal Ourbih.
Avec une programmation enrichie, elle espère hisser Chéries-Chéris au niveau des grands festivals de ciné LGBT mondiaux.
La 16e édition du festival du film, gay, lesbien trans de Paris, ça commence le 12 novembre, au Forum des Images.
Attendu par tous ceux qui sont intéressés par les fictions, documentaires et courts-métrages sur les thèmes LGBT, l’événement a été remusclé et élargi (neuf jours contre sept).
Le festival proposera une nouvelle compétition de films et documentaires et une programmation très riche avec de nombreuses soirées débats dont une sur les droits LGBT avec la projection du film Ouganda au nom de Dieu, de Dominique Mesmin.
Une journée sur les droits LGBT se déroulera le 16 novembre avec au menu les projections des films Beauty and Brains, sur le Népal, et East West – Sex & Politics, sur la marche des fiertés de Moscou en présence de Jochen Hick.
Il y aura aussi une carte blanche à Pierre Philippe cinéaste et auteur, une rencontre avec Vincent Dieutre, un panorama sur le cinéma Philippin ou une thématique post-féminisme.

La manifestation s’ouvrira cette année avec la présentation en avant-première de Gigola grand drame lesbien inspiré du best-seller de Laure Charpentier, dont la sortie en salles est prévue le 19 janvier prochain.
Le festival du film, gay, lesbien trans de Paris se clôturera le 22 novembre avec un film péruvien Contracorriente (une photo ci-dessus), très remarqué dans le monde entier.
Entretien avec Pascale Ourbih, la nouvelle présidente de Chéries-Chéris.
TÊTU : Nouvelle équipe, nouvelle présidence, nouvelle durée du festival (neuf jours), Chéries-Chéris évolue beaucoup en 2010…
Pascale Ourbih (photo) : J’ai été élue présidente du festival en 2008, mais c’était Florence Fradelizi qui assurait le vrai fonctionnement de la manifestation.
Puis, Florence a souhaité arrêter pour vivre une partie de l’année à Berlin.
Un autre pilier, Didier Roth-Bettoni est parti vivre en Bretagne. On m’a proposé de prendre la suite et j’ai accepté avec grand plaisir. L’an dernier, le festival a retrouvé le Forum des Images et la fréquentation a augmenté de 20 %.
Nous avons dépassé les 7000 spectateurs. Le Chéries-Chéris passe cette année de 7 à 9 jours pour avoir deux weeks-ends. Ces deux jours supplémentaires permettront d’accueillir encore mieux le public.
Cette année, la sélection du festival est très ambitieuse avec beaucoup d’inédits. Vous avez souhaité mettre en avant des films LGBT qui souffrent souvent d’un manque de moyens…
C’était la volonté des sélectionneurs : faire un choix serré pour mettre en avant des films qui ont du mal à trouver le chemin de la distribution.
Nous avons reçu 500 films et documentaires pour en retenir une centaine, dont les courts-métrages.
On a aussi voulu s’ouvrir au « mainstream » car on s’est rendu compte que le festival s’était un peu refermé sur lui-même.
Le côté militant est resté mais avec une vraie ambition cinématographique.
Un film comme House of Boys (en photo ci-dessous) est un bon exemple. Il parle des débuts du sida dans les années 80 et en même temps il est fait avec un vrai souci esthétique pour plaire aux spectateurs.
La question de l’homophobie et des droits LGBT revient en force dans les œuvres présentées ?
Je pense que les jeunes réalisateurs ont compris que rien n’était acquis, qu’il fallait se battre.
On a désormais des films venus d’Afrique ou de Jamaïque.
C’était impensable il y a cinq ans !
De plus, ces films sont faits avec une vraie exigence cinématographique, pas uniquement militants. Il y a une vraie volonté de créativité et d’ouverture pour s’adresser à tous.

Cette année, vous organisez aussi une compétition dans les catégories longs métrages et documentaires ?
Nous souhaitions augmenter notre visibilité. Nous nous sommes rendus compte qu’à l’étranger, le festival n’avait pas la notoriété des Teddy berlinois ou de Outfest à Los Angeles.
Cela motive aussi plus les réalisateurs à venir défendre en personne les films.
Les films présentés dans les festivals LGBT sortent rarement en salles et se retrouvent le plus souvent cantonnés à l’univers des DVD…
Le festival va faire un gros travail pour attirer des distributeurs, tous les films présentés, en particulier ceux de la compétition, étant inédits en salles. Le doc primé sera lui visible sur PinkTV.
La chaîne diffusera aussi un inédit sur l’Ouganda
Quel est le film dont vous êtes la plus fière ?
Le Gai tapant sur l’histoire de Jean Le Bitoux, le créateur de Gai Pied.
On aura aussi une séance scolaire sur l’homophobie, avec trois classes de la région.
On espère avoir ensuite le soutien de l’éducation nationale.
Car aujourd’hui, la première conséquence de l’homophobie, c’est le suicide des jeunes ados.
Comment souhaitez-vous faire vivre la marque Chéries-Chéris à l’année ?
Nous sommes en contact avec la Cinémathèque française pour faire une séance régulière dans ce lieu et remettre en avant un film LGBT marquant.
On va reconduire aussi notre partenariat avec Le Nouveau Latina.
Comment voulez-vous faire évoluer le festival dans le futur ?
J’ai envie de l’ouvrir un peu plus car beaucoup de gens ne le connaissent pas encore. Mais conserver son côté militant.
Car si nous sommes tant soutenus par des institutions comme la Drac, c’est parce que les militants ont été là à la première heure.
Je souhaite que Chéries-Chéris soit un lieu de débat et de rencontres. Dans un esprit cannois. Entre vraie cinéphilie et plaisir d’être beau et de faire la fête. J’ai choisi le cœur comme logo. Ce n’est pas hasard. C’est l’amour !
Festival Chéries-Chéris 2010 : « Il fallait que Paris se fasse remarquer au niveau international »
http://yagg.com/2010/11/12/festival…
Publié par Yannick Barbe

DES PRIX, UN JURY
Emmené par une nouvelle équipe (mais toujours présidé par Pascale Ourbih), le festival inaugure cette année une remise de prix décernés par un jury (l’effet Queer Palm ?).
Côté programmation, on notera une sélection trans’ et FtM, une thématique droits LGBT (avec notamment un film-hommage à Jean Le Bitoux), un cycle post-féminisme, des cartes blanches, etc.
Pascale Ourbih, présidente de Chéries-Chéris, répond aux questions de Yagg.
Dans votre édito, vous parlez d’ »un virage neuf » pour Chéries-Chéris cette année. Quel est ce virage ?
Même à une Rolls il faut changer les pneus. Il a aussi fallu changer l’huile, mais la carrosserie est toujours aussi prestigieuse.
Le Forum des Images est un des lieux culturels les plus exigeants au monde et nous sommes fiers qu’ils accueillent notre programmation.
Ce virage est celui de la nouvelle décennie.
Les thématiques concernant les trans’ et les lesbiennes semblent être les plus importantes cette année. Pourquoi ? Est-ce que cela veut dire que c’est là que l’on trouve le plus de nouveauté, de fraîcheur ?
Il s’agissait surtout de rétablir l’équilibre ou de le conserver.
En effet, nous avons développé une thématique intéressante sur le cinéma lesbien post-féministe ou pro-sexe. Il faut venir voir et analyser ces films.
Cela va très loin, vers de nouvelles idées et on assiste à la construction de nouveaux repères. Même chose pour le cinéma trans’ qui commence à décoller.
Nous soutenons toutes les expériences cinématographiques.
Les années 2000 ont été marquées par le queer, les années 10 vont aller au-delà.
Les films gays sont cependant encore majoritaires.
Cette année, c’est nouveau, vous aurez un jury qui remettra des prix. Pourquoi ce choix ? Comment avez-vous choisi le jury ?
Il fallait que Paris se fasse remarquer au niveau international. Nous avons pensé que des distinctions pouvaient distinguer notre festival.
Le jury a été choisi par notre équipe. Nous voulions un jury de professionnels passionnés.
Nous sommes très heureux qu’ils aient tous accepté. Le palmarès risque de nous surprendre.
House of boys
(vendredi 19 novembre, 21 h, salle 500).
Avec ce beau film, voici une oeuvre autour du sida à travers laquelle le metteur en scène Jean-Claude Schlim rend hommage à son ami mort il y a 20 ans.
Le réalisateur décrit bien l’atmosphère insouciante du Gay Amsterdam des 80’s qui vire au tragique avec l’arrivée du sida.
Fuyant sa famille, un jeune gay débarque dans le cabaret qui donne son titre au film. Comme il est plutôt mignon, il se produit bientôt sur scène.
Partageant sa chambre avec un autre performer auquel son petit succès personnel fait de l’ombre, il va se trouver confronté à l’amour et à l’irruption de la maladie…
Le sida, appelé encore le « cancer gay », terrifie. C’est l’époque où les médecins et le personnel hospitalier osent à peine toucher les malades.
Ce petit monde du strass et de la séduction des corps va être soudain renvoyé à la solidarité et à la gravité, par une belle histoire d’amour, de mort et de tendresse…. Très bien produit, "House of Boys" est un premier film bouleversant.
L’acteur britannique Layke Anderson (X-Men 2) donne ici la réplique à des cadors (Stephen Fry, Udo Kier) et au remarquable Benjamin Northover.
La bande-annonce (en VO) :
Nos jours légers
(dimanche 21 novembre, 16 h 15, salle 300)

Place à une comédie allemande sur un joyeux carambolage sentimental.
Pour les amateurs, c’est une surprise de retrouver l’acteur allemand Marcel Schlutt (Sous les Verrous ; Infidèles) dans ce divertimento berlinois « à l’américaine ».
Il campe Alex, au centre d’un imbroglio amoureux, ensoleillé par des seconds rôles hauts en couleur.
Le résultat est vif, bien joué avec beaucoup d’humour et de bonne humeur.
Une belle surprise et un tel succès qu’une suite est déjà en préparation.
La bande-annonce (en VO) :
Contracorriente
(dimanche 21 novembre, 21 h, salle 500)
En clôture, départ pour le Pérou avec cette coproduction colombiano-péruvienne, une cinématographie méconnue en Europe.
Contracorriente est un film primé au festival de Sundance et proposé pour représenter le Pérou aux Oscars 2011 dans la catégorie du meilleur film étranger.
Croisement singulier entre Ghost et Brokeback Mountain, il nous entraîne bien au-delà de la surface en apparence calme des choses.
Liens familiaux et certitudes identitaires sont bousculés dans ce film où un triangle amoureux déclenche des vagues de passion qui engloutissent tout sur leur passage.
Contracorriente met en scène Miguel, sa femme Mariella et son amant clandestin, l’artiste anticonformiste Santiago (Manolo Cardona, le Brad Pitt colombien).
L’excellent directeur photo Mauricio Vidal met en valeur la beauté naturelle de la côte péruvienne.
La bande-annonce :
La sélection Documentaires
Le gai tapant
(vendredi 19 novembre à 19 h, salle 500)
C’est le premier documentaire consacré à Jean Le Bitoux, personnalité incontournable de la mémoire collective des combats militants pour l’égalité des droits des personnes LGBT en France, disparu récemment.
Dans ce film de Voto et Hélène Barbé, on découvre un homme drôle, vif, dont l’esprit et la plume furent souvent le déclic d’un engagement plus actif, ou même la simple prise de conscience qu’une orientation sexuelle dite « différente » ne devait pas être une source de souffrance isolée, mais qu’il s’agissait, sinon d’en être fier, du moins de trouver toute sa place dans la société.
Ce documentaire, riche en témoignages et images d’archives, montre bien la place que ce militant de la première heure à occupé dans l’histoire LGBT en France.
Les garçons du Lido
(Dimanche 21 novembre, 14 h 30, salle 300)

Le documentariste Louis Dupont fait de la représentation du corps et de l’identité masculine le centre d’une oeuvre déjà riche souvent programmée à la télévision ou largement diffusée en DVD.
En consacrant ici un film à Andy Griffith, un danseur du Lido, il dévoile les coulisses du grand cabaret parisien, analyse son travail, son rapport au corps et au fantasme.
Une découverte qui va bien au delà des images préconçues que ce lieu et ces danseurs véhiculent d’habitude…
« Uncle David », grand gagnant du festival Chéries-Chéris
Têtu par Louis Maury 22 novembre 2010
Le palmarès de l’édition 2010 du film LGBT de Paris, a été révélé hier, au terme de neuf jours de projections qui ont connu un joli succès.
En plus du film de Gary Reich, plusieurs documentaires ont été récompensés.
Le palmarès du 16e festival du film gay, lesbien, trans de Paris a été révélé hier soir, au Forum des images.
Le jury de la compétition fiction, composé de Bambi, Maria Beatty, Marie Labory, Sébatien Lifshitz et Manuel Blanc, a décerné les prix dans une gentille confusion (mais heureusement Pascale Ourbih, la présidente, a arrangé tout cela avec beaucoup d’humour).
Le grand prix du long-métrage a été remis au film anglais Uncle David réalisé par Gary Reich, Mike Nicholls et David Hoyle. Pour le même film, Ashley Ryder (ci-dessous) et David Hoyle ont reçu ex aequo le prix d’interprétation. Ce résultat a divisé la salle.
Il est vrai que cette proposition radicale de cinéma, au parti pris arty, a de quoi en braquer certains (voir la bande-annonce en bas de page, et lire notre article).

Diffusions sur Pink TV
Côté documentaires, le Grand Prix est allé à l’excellent et très perturbant Ouganda, au nom de Dieu réalisé par Dominique Mesmin. Le film sera multidiffusé sur Pink TV avec une première présentation le vendredi 17 décembre à 22 h.
Le prix Pink TV du film documentaire a de son côté récompensé Le gai tapant réalisé par Voto et Hélène Barbé, une biographie passionnante de l’activiste Jean Le Bitoux
Grand Prix Pink TV du Court-métrage a été raflé par Masala Mama réalisé par Michael Kam (Singapour) et la Mention spéciale à Kaden réalisé par Harriet Storm (USA).
Cette édition 2010 de Chéri-Chéries a accueilli cette année 7800 spectateurs, cinéphiles et curieux, soit 15 % de plus que l’an dernier. Il faut dire que la durée du festival couvrait cette année deux week-ends, ce qui facilite l’accès aux projections.
A noter encore que le très beau film de clôture, Contracorriente, sera diffusé par Pink TV le dimanche 19 décembre à 22h.

