Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
« Ce projet a pour ambition de donner la parole à celles et ceux qui n’ont pas l’habitude d’être sollicités sur l’orientation sexuelle et sur l’homophobie » http://paris.yagg.com/le-magazine/f…
La seconde édition du festival « Un printemps pour le dialogue en Ile-de-France » débutera le samedi 7 mai avec la diffusion à 14h de courts métrages traitant de l’homosexualité à la Maison de la vie Associative d’Ivry-sur-Seine.

Entretien avec Drey Angelini-Rödsson et Thierry Hochart, administrateurs de l’association Contact Paris-Ile-de-France, qui organise le festival.
L’association Contact lance sa deuxième édition du festival de courts-métrages « Un printemps pour le dialogue en Ile-de-France » le 7 mai prochain, pouvez-vous nous présenter ce projet ?

Depuis dix-huit ans, l’association « Contact » mène de nombreuses actions – notamment en Ile-de-France – pour favoriser le dialogue entre les parents et leurs enfants homosexuels, et en particulier lorsque la famille apprend l’homosexualité de l’un des siens.
Attachée au dialogue entre parents et enfants, et dans un souhait d’ouverture à la population francilienne, y compris toutes les personnes qui n’osent pas venir nous rencontrer dans notre local situé en bordure du Marais, Contact Paris – Île-de-France a mis en place en 2010 un nouveau festival appelé Un Printemps pour le Dialogue en Île-de-France.
Ce projet a donc pour ambition de donner la parole à celles et ceux qui n’ont pas l’habitude d’être sollicités sur l’orientation sexuelle et sur l’homophobie : la famille, et dans une plus large mesure, l’entourage.
Pour entrainer la discussion, nous avons choisi d’utiliser plusieurs courts-métrages, notamment ceux réalisés par l’INPES dans le cadre du concours « Jeune et homo : sous le regard des autres » auquel Contact avait activement participé en 2008-2009 au sein du comité de relecture et du jury de sélection.
La diffusion de ces courts-métrages très variés est entrecoupée de discussions avec le public, animée par les bénévoles de l’association.
La diversité des courts-métrages permet d’amener la discussion sur ce qu’est être homosexuel-le ou parent d’homosexuel-le aujourd’hui, dans sa vie quotidienne, et qui parfois, peut se heurter à l’homophobie ordinaire, intériorisée, familiale, sociale, religieuse, culturelle…
Et ainsi faire prendre conscience à celles et ceux qui nous entourent, des difficultés – petites ou grandes – auxquelles les personnes homosexuelles peuvent être confrontées.
Ce festival était aussi pour nous l’occasion de discuter avec des élus locaux et des responsables de structures d’accueil pour les sensibiliser à cette thématique dans le cadre de la préparation de ce festival, de continuer la discussion lors des projections et enfin d’éveiller l’intérêt auprès des personnes qui auraient vu des affiches ou lu des articles dans les journaux municipaux.
Comment s’était déroulée la première édition et quelles évolutions avez-vous apporté cette année ?
La première édition avait été très intéressante pour les échanges que nous avions eus avec le public et les retours des municipalités qui nous accueillaient étaient aussi très positifs.
Malheureusement – comme souvent pour les premières fois – notre communication était très perfectible, notamment du fait que l’équipe des bénévoles de Contact Paris-IdF organisait en parallèle un autre événement majeur – le Séminaire National des Associations Contact – et le succès de cette première édition était essentiellement critique !
Pour l’édition 2011, nous reprenons une formule similaire à l’édition 2010, avec de nouvelles villes-étapes en complément des villes de l’édition 2010 qui ont renouvelé leur participation au festival. Nous avons aussi essayé d’améliorer notre communication locale afin de mieux faire connaitre les lieux et les dates et ainsi accueillir plus de spectateurs-participants.
Le festival s’articule autour de la projection de cinq courts métrages et proposera des discussions sur la thématique du dialogue, dans les familles concernées par les questions de l’homosexualité et de l’homophobie.
En quoi le support cinématographique va-t-il apporter quelque chose de différents dans la réflexion autour de ces sujets ?
Tout d’abord, la diffusion de courts-métrages permet à chacun de se retrouver face à des situations inédites pour la plupart, d’autant plus pour les spectateurs qui ne sont pas directement concernés, et de commencer la réflexion par soi-même avant d’en discuter avec les autres spectateurs.
Utiliser des courts-métrages permet aussi d’apporter une certaine distance qui peut alors permettre de libérer la parole et en tous cas, d’amener chacun-e à réfléchir sur son regard, ses interprétations et ses remarques, pour ensuite, grâce à la discussion, s’enrichir du vécu de chacun-e et élargir sa vision sur la problématique de l’homophobie quotidienne.
Par ailleurs, chacun-e a sa propre « lecture » des films, selon sa sensibilité et son vécu personnel, nous l’avions constaté lors de l’édition 2010, avec parfois des réactions très surprenantes de la part du public.
Ainsi, chaque séance est unique dans son déroulement et dans la discussion, et cela est intéressant pour nos bénévoles mais aussi pour les personnes qui souhaitent participer à plusieurs projections !
Enfin, les courts-métrages proposés abordent des points de vue assez différents, entrecouper la discussion de projections permet ainsi de changer de sujet avec une transition douce, même si certains films sont assez durs.
La majorité de vos projections ont lieu en banlieue parisienne. Pourquoi ?
En réalité, notre objectif était d’amener la discussion dans des villes et des quartiers où cette thématique est – a priori – moins souvent débattue.
Nous avons donc informé de nombreuses villes d’Île-de-France de notre initiative, y compris plusieurs mairies d’arrondissement de Paris.
Beaucoup de villes n’ont pas répondu, malgré nos relances, alors que d’autres – moins nombreuses – ont très rapidement montré une forte motivation pour participer au festival, car la question de l’homosexualité est encore souvent un sujet délicat que beaucoup ne savaient pas comment aborder, malgré leur prise de conscience du besoin de briser ce tabou.
Intervenir en dehors de Paris était aussi pour nous l’occasion de sortir de cette « zone de confort » où l’on dit souvent qu’il est plus facile de vivre son homosexualité au grand jour et il nous paraissait important de nous rendre dans des villes où la visibilité homosexuelle est faible voire inexistante, et de toucher un public parfois très isolé.
C’est comme cela que nous avons pu l’année dernière à Montreuil, rencontrer un homme d’une cinquantaine d’années et rompre un peu son isolement.
Au final, nous sommes très satisfaits car des projections sont proposées à la fois à Paris mais aussi dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Peut-être qu’en 2012 des villes des autres départements d’Île-de-France souhaiteront rejoindre la programmation du festival ?
Suite à la communication du programme pour cette nouvelle édition, nous sommes déjà sollicités par d’autres arrondissements de la Ville de Paris, comme le Xè et le XVIIIè , très intéressés par cette thématique et ce concept.
En attendant, nous invitons les lecteurs de Yagg en nombre et qu’ils n’hésitent pas à venir avec leurs parents et/ou des membres de leur entourage, pour apporter une grande diversité de ressentis lors de la discussion.
VITRY-SUR-SEINE – samedi 7 mai à 14h
Maison de la Vie Associative, Salle Victor Hugo, 36 rue Audigeois
AUBERVILLIERS – samedi 21 mai à 14h
Hôtel de Ville, Salle du Conseil, 2 rue de la Commune de Paris
SAINT-DENIS – samedi 28 mai à 10h
Hôtel de Ville, Salle du bureau municipal, Place Victor Hugo
IVRY-SUR-SEINE – samedi 4 juin à 14h
Espace Gérard Philipe, Place Gérard Philippe,
Centre Commercial Jeanne Hachette, RdC, Entrée côté Rue Raspail
PARIS 19ème – samedi 4 juin à 18h
Hôtel de Ville, Salle des Mariages, 5-7, place Armand Carrel
MONTREUIL – samedi 11 juin à 16h
Maison de Bas Montreuil « Lounès Matoub » – 4-6, rue de la République
Une projection est en cours de confirmation pour PARIS 20ème le mercredi 8 juin à 19h

"Imaginez à quoi ressemblerait le monde si tous les homos sortaient du placard, à un champ de bataille ? Non, on verrait des gens qui parlent davantage et qui sont plus honnêtes. Essayez pour voir " Xavier Héraud et Charles Roncier.