Avec l’association IDEM et le Méliès, Isabelle Saintagne prépare l’édition 2011 du festival « gay et lesbien ».
Du 18 au 22 février, l’association IDEM anime les « Journées gays et lesbiennes de Pau ».
Sa présidente, Isabelle Saintagne, plaide pour la mixité d’un mouvement mobilisé contre les discriminations d’ordre sexuel.

Quand Isabelle Saintagne prend conscience de son orientation homosexuelle, elle se confronte à « une vision négative » de la société à l’égard de conduites jugées déviantes.
« Je n’avais aucun référent culturel.
Seul le milieu artistique paraissait plus ouvert.
Avec le temps, j’ai appris à cloisonner ma vie pour me mettre à l’abri » raconte la présidente de l’association Information, Droits, Egalité, Mouvement Mixte, organisatrice des « Journées gaies et lesbiennes de Pau ».
Du 18 au 22 février au Méliès, 6 films, 15 séances et un débat apporteront une nouvelle pierre à l’édifice d’un lutte pour le respect des différences qui suscite encore bien des résistances.
Fille unique élevée chez les Soeurs Dominicaines « de l’école primaire jusqu’à la terminale », Isabelle Saintagne évoque « un espace protégé et sclérosant » qui assouvit sa soif de connaissances intellectuelles mais ne comble pas ses aspirations à la liberté.
Bachelière à 16 ans, elle s’offre trois années de médecine avant d’étudier les mathématiques et les lettres.
Entre temps, la jeune fille a délaissé Paris pour la Côte d’Azur, attirée par la Méditerranée propice à sa passion pour la plongée sous-marine.
Au bout de dix-huit ans, le littoral n’enchante plus la militante de l’association Alain Bombard.
Vaincue par la surpopulation estivale, la pollution et « une impression d’enfermement », elle trouve son havre en Béarn.
Sportive accomplie (1,76m à la toise), Isabelle Saintagne emménage dans la région paloise en 1993.
Professeur indépendant, elle se reconstitue une clientèle et fréquente IDEM. « J’étais arrivée à un âge, une maturité et une époque où je pouvais m’investir dans ce genre de combat » se justifie-t-elle.
Le bénévolat, elle y avait déjà goûté à la tête du Centre astrologique de l’Estérel » pendant des années mais là, il s’agissait de se dévouer à une cause fondamentale.
« Le premier coming out, c’est celui qui vous amène à vous accepter vous-même.
On aimerait aider les gens, et surtout les jeunes, à éviter toutes les errances auxquelles ont été confrontés leurs aînés ».
Au sein d’Idem, homosexuels et hétérosexuels s’emploient à modifier le regard d’autrui et c’est cette mixité qui lui plaît.

