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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Forces armées et LGBT (1)

WikiLeaks Bradley Manning justifie ses actes par le désir de provoquer un débat

Il comptait "provoquer un débat public" : d’une voix assurée et sans émotion apparente, le soldat gay Bradley Manning a exposé jeudi pour la première fois ses motivations dans l’une des plus importantes fuites de documents confidentiels de l’histoire américaine.

E-llico.com Mis en ligne le 01/03/2013

Lisant pendant plus d’une heure une déclaration rédigée en prison, l’ex-analyste de renseignement en Irak, âgé de 25 ans, a expliqué pourquoi il est devenu la "taupe" de WikiLeaks en lui transmettant, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan et 260.000 dépêches du département d’Etat.

"Je croyais que la publication (des documents) pourrait provoquer un débat public sur nos forces armées et notre politique étrangère en général", a-t-il expliqué à la juge Denise Lind, lors d’une audience préliminaire à son procès qui doit débuter début juin.

Il a par ailleurs annoncé son intention de plaider coupable pour 10 chefs d’accusation sur les 22 pour lesquels il est poursuivi, mais se considère innocent des accusations les plus graves, dont celle de "collusion avec l’ennemi" passible de la réclusion à perpétuité. Un plaider coupable accepté par l’accusation et la juge.

Au cours de son exposé, Bradley Manning s’est présenté comme un passionné de géopolitique et de technologies de l’information, engagé à 20 ans dans l’armée pour avoir une "expérience du monde tel qu’il est" et pour bénéficier d’une bourse d’études à l’université.

Mais, face aux réalités du conflit, il dit s’être peu à peu retrouvé en porte-à-faux avec une armée qui "ne semblait pas accorder de valeur à la vie humaine".

"Soif de sang"

"Plus je tentais de bien faire mon travail, plus je sentais que je m’aliénais mes pairs", a-t-il expliqué. La bavure commise par un hélicoptère de combat contre des civils en Irak en juillet 2007, dont il a fait fuiter la vidéo, lui fait ainsi horreur et lui donne le sentiment d’une "exquise soif de sang" de la part des militaires.

"Nous devenions obsédés par la capture ou l’élimination de cibles humaines". Cette situation le "déprimait".

Au risque de se poser en chevalier blanc de la vérité, seul contre tous, il a décrit le long processus qui l’a conduit devant la cour martiale, jetant au passage une lumière crue sur les insuffisances de la protection des données confidentielles par l’armée américaine.

Simple soldat de première classe -rang le plus bas de l’armée américaine-, il avait accès en tant qu’analyste à de multiples bases de données protégées, comme des centaines d’autres personnes.

Deux d’entre elles étaient les Sigacts, recensant les incidents quotidiens en Irak et en Afghanistan. Elles n’ont selon lui plus de valeur confidentielle quelques jours après chaque incident car "l’unité n’était plus sur les lieux ou n’était plus en danger".

Mais elles sont d’une valeur "historique" car elles "représentent la vraie réalité des conflits en Irak et en Afghanistan", a-t-il asséné.

Si les fuites pouvaient "embarrasser" son pays, elles ne pouvaient lui "nuire", juge-t-il encore : "je ne m’intéressais qu’aux documents dont j’étais absolument sûr qu’ils ne causeraient pas de tort" à la sécurité des Etats-Unis.

Après avoir tenté en vain de prendre contact avec le Washington Post, le New York Times et le quotidien gratuit Politico, il s’est tourné vers WikiLeaks vers qui il a commencé à télécharger des fichiers depuis une librairie de la banlieue de Washington lors d’une permission en février 2010.

Il a ensuite multiplié les fuites mais assuré que personne n’avait fait pression pour diffuser toujours plus de documents classifiés. "Les décisions étaient les miennes et j’endosse l’entière responsabilité pour mes actions", a-t-il revendiqué.

Dans l’après-midi, son interrogatoire par la juge pour s’assurer que son plaider-coupable était formulé "en connaissance de cause, de façon raisonnée et volontaire", a parfois pris des tournures d’auto-flagellation.

"J’aurais pu aller voir la chaîne de commandement" pour faire état de ces états d’âme, "cela dépassait mon autorité" de décider de divulguer ces documents, a dû reconnaître le jeune militaire. "Ce n’est pas ainsi que nous travaillons".

L’armée étend les prestations sociales entre époux de même sexe

Le Pentagone a décidé d’étendre aux époux de même sexe certaines prestations sociales, une décision s’inscrivant dans la lignée de l’abrogation du tabou homosexuel dans l’armée américaine, a annoncé lundi le secrétaire à la Défense Leon Panetta.

E-llico.com Mis en ligne le 12/02/2013

Dans un mémorandum, le chef du Pentagone, dont cette mesure constituera l’un des derniers actes avant son remplacement par Chuck Hagel, affirme que "la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle n’a plus sa place dans l’armée".

Il détaille 22 mesures applicables d’ici la fin août pour permettre aux conjoints homosexuels de bénéficier des mêmes avantages que les couples hétérosexuels mariés.

Parmi celles-ci figurent l’autorisation d’absence en cas d’urgence, la possibilité pour deux partenaires homosexuels et militaires d’être basés au même endroit ou encore une indemnisation en cas de décès ou d’infirmité du conjoint. Le Pentagone estime la population concernée à environ 5.600 personnes d’active, 17.000 en y incluant la garde nationale, la réserve et les retraités. Cette décision intervient après l’abrogation en septembre 2011 du tabou gay dans l’armée, une loi qui imposait aux militaires gays et lesbiennes de taire leur orientation sexuelle sous peine de renvoi de l’armée.

Elle fait également suite à l’appel historique lancé par le président Barack Obama en faveur des droits des homosexuels lors de son discours d’investiture. "Les prestations supplémentaires, comme l’assurance santé ou les allocations de logement, ne sont actuellement autorisées par la loi que pour les époux (hétérosexuels, ndlr) et ne peuvent donc pas être applicables aux partenaires du même sexe", justifie dans son mémorandum Leon Panetta, qui ajoute que le Pentagone les appliquera dès que la loi sera changée.

Cette loi, dite, loi de Défense du mariage (Doma), qui définit sur le plan fédéral le mariage comme l’union d’une homme et d’une femme, est en vigueur depuis 1996.
La Cour suprême doit statuer sur sa constitutionnalité fin mars. Le mariage homosexuel, qui n’est donc pas reconnu par l’Etat fédéral, est légal dans neuf Etats américains sur cinquante ainsi que dans la capitale Washington.

Procès de Bradley Manning : les audiences préliminaires ont repris

Publié par Fabien Carlat http://yagg.com/2012/08/29/proces-d…

Les audiences préliminaires du procès de Bradley Manning ont repris hier, mardi 28 août, devant la cour martiale de Fort Meade, dans le Maryland.

Le jeune soldat de 1e classe est accusé d’avoir divulgué, via le réseau WikiLeaks, des centaines de milliers de documents classés « secret défense » relatifs aux guerres d’Afghanistan et d’Irak.
Parmi les documents rendus publics, une vidéo où des soldats ouvrent le feu sur une douzaine de civils à Bagdad.

Bradley Manning a été arrêté le 29 mai 2010 dans la capitale irakienne, où il était en service. Il a ensuite été transféré aux États-Unis.

DES COURRIELS DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

La défense cherche à obtenir la totalité des courriers électroniques internes à l’administration de la prison militaire de Quantico, en Virginie, relatifs aux conditions de détention de Bradley Manning.
C’est là qu’il était détenu avant d’être transféré à Fort Leavenworth, dans le Kansas.
À la suite d’une demande de la défense datant de 2010, les courriels ont été sauvegardés par l’administration pénitentiaire sur ordre du parquet, mais ils n’ont été communiqués aux avocats de Bradley Manning que tardivement, et partiellement.
En effet, selon le comité de soutien à Manning, le parquet n’avait communiqué à la défense que 84 courriels sur 1374.
Hier, d’autres courriels auraient été transmis, mais certains sont encore retenus.

La défense veut utiliser ces courriels pour obtenir l’abandon des charges qui pèsent contre son client.
En effet, si le traitement infligé à Bradley Manning est assimilé à une punition avant condamnation, cela pourrait rendre nulle la procédure
, d’après David E. Coombs, un avocat de la défense.

DES CONDITIONS EFFROYABLES

_ Durant son séjour à la prison militaire de Quantico, Bradley Manning était surveillé en permanence par un garde.
Il était réveillé à 5 heures du matin et ne pouvait se coucher avant 22 heures.
Il lui était interdit de s’allonger, ou de s’appuyer contre le mur.
Il était confiné dans sa cellule sans fenêtre 23 heures sur 24.
Quand il en sortait, il était enchaîné. Il devait manger seul, dans sa cellule, avec une cuiller.
Les seules visites autorisées étaient celles de ses avocat-e-s.
Il devait demander aux gardes pour avoir du papier toilette, et n’avait accès au savon que de manière restreinte.
D’autres restrictions lui étaient également imposées.

Ce traitement, qui a pris fin lorsque Bradley Manning a été transféré à Fort Leavenworth en avril 2011, a été vivement condamné par le Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Juan Ernesto Mendez.

VIRÉ DE CHEZ SON PÈRE

En 2010, le New York Times et le New York Magazine ont retracé le parcours de Bradley Manning.
Il est né en 1987 dans l’Oklahoma dans une famille marquée par la violence et l’alcoolisme de son père, lui-même un militaire.
Les parents de Bradley divorcent en 2000 et sa mère rentre vivre au pays de Galles, d’où elle est originaire.
Bradley part vivre avec elle. Il est victime de harcèlement homophobe à l’école.
Sa mère le renvoie en Oklahoma pour vivre chez son père, avec sa grande sœur.

Quand son père découvre qu’il est gay, il expulse Bradley de son domicile, d’après le récit des ami-e-s de Bradley au New York Times.
Mais Brian Manning a affirmé au NY Magazine qu’il avait délogé son fils parce que ce dernier voulait vivre à ses crochets sans trouver de travail.

ENGAGEMENT DANS L’ARMÉE

Le jeune homme est alors contraint de vivre dans sa voiture.
Il trouve du travail dans la vente puis, en 2007, s’engage dans l’armée avec le projet de financer des études universitaires.

Il est envoyé en Irak où il travaille comme analyste informatique.
Sa carrière militaire ne se fait pas sans difficulté.
Il y éprouve de l’ennui et souffre d’un manque de libertés.
Il est également choqué des agissements de l’armée américaine, qu’il juge
biien éloignés des objectifs officiels de sauver des vies
.

DES QUESTIONS SUR UN PARCOURS DE TRANSITION

Par e-mail depuis la base militaire, Bradley Manning aurait contacté en 2009 un conseiller sur le genre (gender counselor) basé aux États-Unis.
Il lui aurait demandé des informations sur un parcours de transition vers le genre féminin.
D’après le conseiller, Bradley Manning était « ferme » sur son appartenance au genre féminin.

Certain-e-s militant-e-s, qui se basent sur ce passage de l’article du NY Magazine ainsi que sur quelques autres sources, affirment qu’il est impératif de parler de Manning au genre féminin.

Dans une tribune publiée sur le site du comité de soutien à Bradley Manning, comité auquel elle appartient, et dans le Washington Blade, l’écrivaine féministe Rainey Reitman répond à ces prises de positions.
Selon elle, l’identification de Bradley Manning au genre féminin apparaît dans certains témoignages, mais ce n’est pas un fait avéré, vérifié par une communication de la première personne concernée.

Les rares messages adressés par Bradley Manning depuis la prison ne font pas état d’une telle communication.
Ses avocat-e-s et sa tante soutiennent que « Brad » ou « Bradley » lui conviennent.
« Aucun-e d’entre nous n’a le droit de changer de prénoms pour Manning, à moins qu’il ne nous dise de le faire », écrit Rainey Reitman.
Elle ajoute que Manning est dans une situation extrêmement contraignante à tous points de vue ; elle invite donc les militant-e-s à œuvrer à sa libération, pour qu’il soit en mesure de parler librement.

LA GÊNE DE CERTAINES ORGANISATIONS LGBT

Certains militants gays et anti-guerre saluent la divulgation de documents de l’armée américaine par Bradley Manning et font un lien entre le harcèlement homophobe, dont il aurait également été victime au sein de l’armée, et la violence de la guerre :
« Pour les gays qui ont fait face à ce genre de harcèlement hyper-masculin, les détails de ce dossier sont reconnaissables comme les expériences qu’ils ont eux-mêmes vécues à l’école, au travail et dans le sport.
La guerre est une manière de résoudre les conflits, à travers la violence et l’agression, qui relève historiquement d’un rôle de genre masculin traditionnel
 », analyse l’historien gay Larry Goldsmith dans The New Republic.

Cette analyse n’est pas partagée par tout le monde.
La Human Rights Campaign (HRC), la National Gay and Lesbian Task Force ainsi que la Gay and Lesbian Alliance for Defamation (GLAAD), trois organisations LGBT majeures aux États-Unis, ont toutes omis ou refusé de répondre aux questions de The New Republic, et n’ont produit aucun communiqué de soutien à Manning.
Le directeur des Log Cabin Republicans (un groupe de LGBT du Parti républicain), l’officier de réserve R. Clarke Cooper, a, lui, fustigé Bradley Manning :
« Les avocat-e-s de Manning prétendent que sa lutte avec son orientation sexuelle a contribué à ses problèmes émotionnels qui auraient dû l’empêcher de travailler dans un environnement classé secret défense.
Cette argumentation honteuse est une insulte aux dizaines de milliers de militaires gays et lesbiennes qui ont servi avec les honneurs sous Don’t Ask Don’t Tell.
Nous avons tou-te-s servi sous la même loi, avec les mêmes défis (…). Nous n’avons pas commis de trahison pour autant ».

En revanche, l’ancien candidat à la primaire républicaine Ron Paul a, lui, affirmé son soutien à Bradley Manning à Tampa, en Floride, à la veille de la Convention nationale de son parti.
Les audiences préliminaires sont prévues jusqu’à vendredi, puis devraient reprendre au mois d’octobre. Bradley Manning risque la prison à vie

Les soldats en uniforme autorisés à défiler aux Etats-Unis

Têtu par Rédaction (avec agence) 20 juillet 2012, Le Pentagone a autorisé ces défilés le temps d’une gay pride. Une nouvelle étape vient d’être franchie, qui marque un changement de mentalité dans l’armée US.
Le Pentagone a autorisé pour la première fois des soldats américains en
uniforme à défiler ce week-end dans une gay pride, reflétant le changement radical de cette institution qui pendant longtemps a exclu ses membres ouvertement homosexuels.

Le sous-secrétaire adjoint à la Défense René Bardorf a en effet déclaré dans une note interne que les soldats qui le voudraient étaient autorisés à défiler – à titre individuel – samedi à la gay pride de San Diego en Californie.

Changement de mentalité

Il est généralement interdit aux militaires américains de participer à des manifestations politiques ou commerciales, et ils doivent en référer au commandement local pour déterminer l’attitude convenable dans tel ou tel cas.

Pour la première fois, le Pentagone célèbre la gay pride

Par Rédaction (avec agence) jeudi 28 juin 2012,
C’est une première pour l’armée américaine avec la célébration de la gay pride au sein du Pentagone.
Après l’abolition du « Don’t ask, don’t tell » une nouvelle ère s’ouvre pour les LGBT américains.

L’armée américaine a célébré mardi la gay pride, une première depuis l’abolition du « Don’t ask, don’t tell » dans ses rangs, permettant depuis septembre aux militaires homosexuels de ne plus avoir à cacher leur orientation sexuelle pour servir leur pays.

Point toutefois de parade colorée sur fond de musique techno dans les couloirs du Pentagone, c’est à une table ronde que les employés civils et militaires du ministère de la Défense étaient conviés.

« incidents isolés » Après des années de militantisme des associations, de procès pour discrimination et une promesse de campagne de Barack Obama, cette loi de 1993 qui obligeait les militaires gays et lesbiennes à dissimuler leur homosexualité sous peine de renvoi, a été abrogée le 20 septembre 2011. Elle aura conduit en 18 ans au renvoi de quelque 14.000 soldats en raison de leur homosexualité, selon des sources associatives.

« Pour les militaires gays ou lesbiennes, nous avons enlevé un fardeau réel et personnel de leurs épaules. Ils n’ont plus à vivre dans le mensonge au sein de l’armée », s’est félicité Jeh Johnson, juriste en chef du Pentagone, qui a participé à l’abrogation de « Don’t ask, don’t tell. » Depuis l’abolition du tabou gay, « il y a eu quelques incidents isolés », a-t-il admis, « mais presque aucun problème ou effet négatif associé à l’abolition sur la cohésion des unités, y compris les unités combattantes. »

Une évolution des mentalités

L’abolition du tabou gay a été un combat de longue haleine. Des personnalités comme Lady Gaga sont montées au créneau tandis que certains élus, essentiellement républicains, et certains hauts gradés de l’armée comme le patron des Marines, le général James Amos, craignaient que cela nuise à l’efficacité des soldats au combat.

Pour ne rien brusquer, il a été convenu que la loi n’entrerait en vigueur qu’une fois l’armée prête à un tel changement.
Ce fut le cas après neuf mois de travail. Entre-temps, la quasi-totalité des 2,3 millions de militaires d’active et de réserve, dont une majorité était favorable à l’abrogation du tabou gay, ont été « formés » à l’idée d’accueillir des personnes reconnaissant leur homosexualité.

Le baiser gay d’un marine de retour de mission fait sensation sur le net

La photo du baiser des deux Marines enflamment le net depuis quelques jours. Le web y voit un symbole de la fin de la loi "Don’t Ask, Don’t Tell".

E-llico.com Mis en ligne le 29/02/2012 Une photo d’un Marine américain gay partageant un baiser avec son petit ami à Hawaï en retour de mission fait sensation sur Internet.

Le Sergent Brandon Morgan de Oakdale, en Californie, a posté une photo de ce baiser avec son petit ami Dalan Wells sur la page Facebook Gay Marines, où elle a attiré des dizaines milliers de visiteurs et suscité un nombre impressionnant de "like" (plus de 35.000), de commentaires (plus de 4.000) et de partages.

L’image est devenue un sorte de symbole de la fin du bannissement légal des homosexuels au sein l’armée américaine et a été reprise par la plupart des grands médias américains.

Les amants ont réagi à cette avalanche de visites et de commentaires en remerciant "tous ceux qui ont répondu de manière positive".

La défense de Manning plaide pour une réduction des accusations

Les avocats de Bradley Manning, accusé d’être la "taupe" de WikiLeaks, ont plaidé jeudi pour que le soldat américain bénéficie d’une réduction des accusations qui le visent, au dernier jour de l’audience qui devait déterminer s’il doit aller en cour martiale.

E-llico.com Mis en ligne le 23/12/2011

L’accusation "a exagéré" le nombre de chefs d’inculpation qui pèsent contre le jeune homme de 24 ans, a estimé David Coombs, avocat civil de Manning, lors de sa plaidoirie.

Me Coombs s’est prononcé pour l’abandon de toutes les accusations à l’exception de trois d’entre elles, passibles de 30 ans de prison. "Trente années comme peine maximum, c’est suffisant", a-t-il dit.

Manning fait l’objet de 22 chefs d’inculpation, dont le plus grave est celui de "collusion avec l’ennemi", qui le rend passible de la prison à vie.

Des accusations telles que l’utilisation de logiciels sans autorisation devraient être abandonnées parce que Manning servait dans une "unité sans foi ni loi" dans laquelle les soldats violaient systématiquement les règles en écoutant de la musique ou en regardant des films sur des ordinateurs de travail, a insisté David Coombs.

S’adressant à l’officier qui préside aux débats, le lieutenant-colonel Paul Almanza, Me Coombs a lancé : "vous avez l’occasion unique d’offrir au gouvernement américain ce dont il a besoin : voir les choses telles qu’elles sont".

Bradley Manning est accusé d’avoir transmis au site internet WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que 260.000 dépêches diplomatiques du département d’Etat.

De son côté, l’accusation a réclamé au lieutenant-colonel Paul Almanza, que Manning soit renvoyé devant une cour martiale.
L’officier devrait prendre plusieurs semaines avant de rendre sa décision.

Le capitaine Ashden Fein a jugé que Manning avait été "formé et qu’on lui faisait confiance pour manier des systèmes de renseignement".
Le soldat "a abusé de notre confiance (…).
Il a aidé les ennemis des Etats-Unis en leur fournissant indirectement des renseignements à travers WikiLeaks", a-t-il poursuivi.

Le capitaine Fein a ensuite montré ce qu’il a présenté comme étant des extraits de conversations en ligne entre Manning et Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, puis une vidéo dans laquelle un membre d’Al-Qaïda parle des dépêches que Manning aurait fourni au site internet.

La défense estime pour sa part que Manning a souffert de troubles émotionnels et sexuels, en raison en particulier de son homosexualité, lors de son déploiement près de Bagdad de novembre 2009 à mai 2010, mais que ses supérieurs n’ont pris aucune mesure pour y remédier.

Pour étayer ces affirmations, David Coombs a appelé le lieutenant-colonel Almanza à s’interroger "non seulement sur la façon dont les choses se sont passées, mais aussi sur la raison pour laquelle elles se sont passées" ainsi. Manning souffrait de "troubles de l’identité sexuelle", a noté l’avocat, expliquant que Manning s’était créé un avatar féminin sur internet baptisé "Breanna Manning". "Il souffrait dans son isolement, mais il ne souffrait pas en silence", a martelé David Coombs, avant de lire une lettre dans laquelle Manning s’adressait à l’un de ses supérieurs, le sergent Paul Adkins. "Ils me hantent de plus en plus, au fur et à mesure que je vieillis", écrivait Manning à propos de ses troubles.
"Le sergent a reçu cette lettre et il n’a rien fait", a précisé Me Coombs. "L’absence de réponse de l’armée a un goût d’injustice".

Selon David Coombs, la publication des milliers de documents confidentiels par WikiLeaks "n’a causé aucun tort. Au contraire, cela a rendu service". (Source AFP)

Les viols de soldats en augmentation

La question du viol au sein de l’armée américaine est évoquée par le site Internet Slate.fr dans un article mis en ligne le 12 décembre.

Selon Slate.fr, 37% des agressions sexuelles dans l’armée sont commises sur des soldats et le sont dans la plupart des cas par des hétérosexuels qui commettent ces agressions, "non par pulsion sexuelle, mais pour remettre les gens à leur place".

_HETERHOMO : une partie des "hétéros" sont en fait des homos homophobes qui ont bien des pulsions ! mais pour qui il faut se cacher et guérir
En 2007, le département de la Défense avait signalé 2.200 cas de viols dans l’armée ; le nombre a augmenté à 3.158 en 2010. Mis en ligne le 13/12/2011

Fuites à WikiLeaks Le soldat homo Bradley Manning devant la justice militaire

Bradley Manning, le jeune soldat américain homosexuel accusé d’avoir fourni des dizaines de milliers de documents secrets à WikiLeaks et d’avoir ébranlé la sécurité nationale américaine, comparaîtra devant la justice militaire à partir de vendredi à Fort Meade dans le Maryland.

E-llico.com Mis en ligne le 14/12/2011

Homosexuel révolté ou héros pacifiste, le mouchard du Pentagone intrigue

Incarcéré depuis 18 mois, le soldat Manning, dont le sourire juvénile a fait le tour du monde, apparaîtra au grand jour pour la première fois la veille de son 24e anniversaire, qui tombe samedi.

Cet ancien analyste de renseignement en Irak est soupçonné d’avoir fourni à WikiLeaks, qui les a ensuite rendu publics, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et des milliers de câbles diplomatiques du département d’Etat. Il risque la prison à vie.

Première étape avant la cour martiale, cette audience préliminaire est "similaire à un grand jury civil, avec des droits supplémentaires pour l’accusé", selon l’armée de terre.

Manning est accusé en particulier de "collusion avec l’ennemi", "diffusion de renseignements militaires", "publication sur internet de renseignements en sachant qu’ils seront accessibles à l’ennemi" ainsi que "fraude et violation du règlement militaire", a détaillé l’armée dans un communiqué.

L’audience, qui devrait durer cinq jours, a pour "principal objectif d’évaluer les forces relatives et les faiblesses de ce dossier du gouvernement et de fournir à la défense la possibilité d’obtenir" des nouveaux éléments avant le procès, a indiqué l’avocat de Manning, David Coombs, sur son blog.

Les conditions de détention - isolement et régime ultra-restrictif - de Manning à la prison de Quantico, près de Washington, qui avaient valu à l’armée américaine les critiques du monde entier, devraient être soulevées.

Même si elles sont globalement meilleures depuis que Manning est incarcéré au Kansas, ces conditions "étaient extrêmement problématiques", a souligné Ben Wizner, juriste de l’Organisation de défense des libertés ACLU.
"Il est fondamental que ce procès soit ouvert et transparent".

La défense a soumis une liste d’une cinquantaine de témoins mais, avant que le tribunal militaire ne tranche, le gouvernement s’y est opposé dans sa quasi-intégralité, a ajouté Me Coombs.

Parmi ces témoins cités par la défense, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’ancien chef du Pentagone Robert Gates et le président Barack Obama en personne.

Leurs noms ont été cachés sur la liste de 20 pages consultée par l’AFP mais leurs identités sont reconnaissables par les explications qui les accompagnent.

S’il était cité, ce qui est improbable, Barack Obama, le témoin 36, devrait par exemple s’expliquer sur sa déclaration du 21 avril 2011 dans laquelle il affirmait que Manning avait "enfreint la loi", ce qui constitue, pour la défense, en sa qualité d’"officier supérieur dans la chaîne de commandement", une "influence illégale de commandement" selon les règles de cour martiale.

Bradley Manning "ne peut pas avoir un procès juste devant la justice militaire car le président Obama l’a déjà dit coupable", a déclaré à l’AFP Kevin Zeese, membre du comité de pilotage du réseau de soutien à Bradley Manning.

En outre, "il y a des inquiétudes très exagérées sur la nature secrète des documents" rendus publics sur WikiLeaks, a ajouté ce juriste, estimant que ces documents n’ont pas eu "d’impact négatif sur la sécurité nationale".

Ces révélations ont eu toutefois "un rôle de catalyseur pour le mouvement de démocratisation au Moyen-Orient", a indiqué l’ancien analyste militaire Daniel Ellsberg, soulignant au cours d’une télé-conférence leur "impact énorme" et "l’absence de preuves" de leurs conséquences néfastes.

"Il encourt la prison à vie pour nous avoir dit la vérité", a ajouté M. Ellsberg.

Le procès ne devrait pas se tenir avant le printemps. Manning a été victime de traitements homophobes au sein de l’armée

Plusieurs rapports indiquent que Bradley Manning avait été victime de traitements homophobes et d’intimidation de la part des membres des services militaires auxquels il a appartenu.

Manning a dévoilé des brimades dans des messages à partir de 2009, écrits alors qu’il était stationné à Fort Drum, dans l’État de New York, selon le magazine "New York".

"Il leur a fallu un certain temps, mais ils ont commencé à se moquer de moi, me harceler, me chahuter avec une ou deux attaques physiques", écrit notamment Manning à Zachary Antolak.

Il apparaît également que Bradley Manning a également évoqué une perspective de changement de sexe.
Il a consulté un conseiller sexuel en ligne qui a confié au magazine que Manning était "très solide" sur ce désir.

(Source AFP)

Les aumôniers militaires peuvent désormais célébrer des mariages

homosexuels dans les Etats américains qui reconnaissent les unions entre deux personnes du même sexe, a annoncé vendredi le Pentagone, dix jours après l’abolition du tabou gay dans l’armée.

E-llico.com Mis en ligne le 01/10/2011

L’Etat fédéral américain ne reconnaît pas le mariage entre personnes du même sexe, ce qui interdit aux conjoints de militaires homosexuels de bénéficier des mêmes droits et prestations que les conjoints hétérosexuels, comme de vivre sur une base militaire ou de bénéficier de la couverture maladie pour les familles de militaires.

Mais une directive du département de la Défense publiée vendredi prévoit "qu’un aumônier militaire peut participer ou officier à une cérémonie privée, sur ou en dehors d’une base militaire, tant que cette cérémonie n’est pas interdite par la loi locale ou de l’Etat".

Le mariage homosexuel n’est reconnu que dans six (Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, New York) des 50 Etats américains, ainsi que dans la capitale Washington.

Un aumônier militaire n’est cependant pas tenu d’officier pour un mariage homosexuel si cela contredit ses croyances personnelles. Une telle cérémonie célébrée par un officier militaire ne constitue en rien une reconnaissance de cette union par le département de la Défense, ajoute le Pentagone.

Un soldat américain fait son coming out à son père… et poste la vidéo sur internet

Têtu par Jordan Grevet 21 septembre 2011
Quelques heures après la fin du tabou homosexuel dans l’armée américaine, un militaire prend son courage à deux mains et téléphone à son père pour lui révéler son homosexualité. Séquence émotion.

« J’ai appelé mon père pour lui dire les mots les plus durs qu’ont à prononcer les homos de toute leur vie ».
C’est par cette phrase, postée sur YouTube en guise d’introduction à une vidéo, qu’un soldat américain stationné en Allemagne annonce qu’il a décidé de dire à son père qu’il était gay.
« Tu m’aimes toujours ? »

Dans les premières secondes d’une vidéo de plus de sept minutes, ce soldat de 21 ans, connu sous le pseudonyme de « AreYouSurprised », déclare à visage découvert devant la caméra que son secret le ronge et il prend alors le téléphone pour appeler son père.
« Je peux te dire un truc ? », commence-t-il. « Tu me promets de m’aimer, peu importe ce que je vais te dire ? ».
Son paternel répond par l’affirmative.
« Papa, je suis gay. Je l’ai toujours été », finit-il par révéler, avant d’expliquer à son père qu’il ne voulait pas faire son coming out par téléphone, mais qu’il ne l’a pas vu depuis un an et ne sait pas quand il aurait eu l’occasion de lui dire face à face.

Après quelques secondes de silence, le soldat demande : « Tu m’aimes toujours ? ».
« Je t’aime toujours, mon fils », lui répond l’homme à l’autre bout du fil.
Et lorsque son père lui demande comment il vit son homosexualité dans l’armée, le jeune homme lui répond que tous les autres soldats sont au courant et que tout se passe bien.

« J’en ai assez de cacher ça »

Cette vidéo semble être la fin d’une véritable bataille à laquelle s’est livrée le militaire. Depuis avril dernier, le jeune homme a en effet posté plusieurs séquences sur YouTube, toujours à visage caché, témoignant de sa vie d’homo dans le placard dans l’armée, à quelques mois de la fin du « Don’t ask, don’t tell ».
Ne comptabilisant au départ que quelques centaines de vues, ses vidéos ont rapidement fait le tour de la toile et le jeune soldat est devenu un symbole pour de nombreux gays de l’armée américaine.

Egalement présent sur Twitter, le jeune homme se décrivait lui-même comme « un militaire dans le placard, utilisant les médias sociaux pour se donner le courage de faire son coming out à sa famille, sa petite amie, ses amis et ses collègues ».
« J’en ai assez de cacher ça », concluait-il. Le secret n’est plus.

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Citations

"La violence contre les homosexuels n’est autre que la manifestation de la haine contre la partie de soi, homosexuelle que l’on voudrait effacer, ce mécanisme de défense permettrait de réduire l’angoisse intérieure de s’imaginer soi-même en train de désirer un individu du même sexe, l’homophobie est un dysfonctionnement psychologique" Daniel Borillo

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