Le baiser gay d’un marine de retour de mission fait sensation sur le net
La photo du baiser des deux Marines enflamment le net depuis quelques jours. Le web y voit un symbole de la fin de la loi "Don’t Ask, Don’t Tell".
E-llico.com
Mis en ligne le 29/02/2012
Une photo d’un Marine américain gay partageant un baiser avec son petit ami à Hawaï en retour de mission fait sensation sur Internet.
Le Sergent Brandon Morgan de Oakdale, en Californie, a posté une photo de ce baiser avec son petit ami Dalan Wells sur la page Facebook Gay Marines, où elle a attiré des dizaines milliers de visiteurs et suscité un nombre impressionnant de "like" (plus de 35.000), de commentaires (plus de 4.000) et de partages.
L’image est devenue un sorte de symbole de la fin du bannissement légal des homosexuels au sein l’armée américaine et a été reprise par la plupart des grands médias américains.
Les amants ont réagi à cette avalanche de visites et de commentaires en remerciant "tous ceux qui ont répondu de manière positive".
La défense de Manning plaide pour une réduction des accusations
Les avocats de Bradley Manning, accusé d’être la "taupe" de WikiLeaks, ont plaidé jeudi pour que le soldat américain bénéficie d’une réduction des accusations qui le visent, au dernier jour de l’audience qui devait déterminer s’il doit aller en cour martiale.
E-llico.com Mis en ligne le 23/12/2011
L’accusation "a exagéré" le nombre de chefs d’inculpation qui pèsent contre le jeune homme de 24 ans, a estimé David Coombs, avocat civil de Manning, lors de sa plaidoirie.
Me Coombs s’est prononcé pour l’abandon de toutes les accusations à l’exception de trois d’entre elles, passibles de 30 ans de prison. "Trente années comme peine maximum, c’est suffisant", a-t-il dit.
Manning fait l’objet de 22 chefs d’inculpation, dont le plus grave est celui de "collusion avec l’ennemi", qui le rend passible de la prison à vie.
Des accusations telles que l’utilisation de logiciels sans autorisation devraient être abandonnées parce que Manning servait dans une "unité sans foi ni loi" dans laquelle les soldats violaient systématiquement les règles en écoutant de la musique ou en regardant des films sur des ordinateurs de travail, a insisté David Coombs.
S’adressant à l’officier qui préside aux débats, le lieutenant-colonel Paul Almanza, Me Coombs a lancé : "vous avez l’occasion unique d’offrir au gouvernement américain ce dont il a besoin : voir les choses telles qu’elles sont".
Bradley Manning est accusé d’avoir transmis au site internet WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que 260.000 dépêches diplomatiques du département d’Etat.
De son côté, l’accusation a réclamé au lieutenant-colonel Paul Almanza, que Manning soit renvoyé devant une cour martiale.
L’officier devrait prendre plusieurs semaines avant de rendre sa décision.
Le capitaine Ashden Fein a jugé que Manning avait été "formé et qu’on lui faisait confiance pour manier des systèmes de renseignement".
Le soldat "a abusé de notre confiance (…).
Il a aidé les ennemis des Etats-Unis en leur fournissant indirectement des renseignements à travers WikiLeaks", a-t-il poursuivi.
Le capitaine Fein a ensuite montré ce qu’il a présenté comme étant des extraits de conversations en ligne entre Manning et Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, puis une vidéo dans laquelle un membre d’Al-Qaïda parle des dépêches que Manning aurait fourni au site internet.
La défense estime pour sa part que Manning a souffert de troubles émotionnels et sexuels, en raison en particulier de son homosexualité, lors de son déploiement près de Bagdad de novembre 2009 à mai 2010, mais que ses supérieurs n’ont pris aucune mesure pour y remédier.
Pour étayer ces affirmations, David Coombs a appelé le lieutenant-colonel Almanza à s’interroger "non seulement sur la façon dont les choses se sont passées, mais aussi sur la raison pour laquelle elles se sont passées" ainsi.
Manning souffrait de "troubles de l’identité sexuelle", a noté l’avocat, expliquant que Manning s’était créé un avatar féminin sur internet baptisé "Breanna Manning". "Il souffrait dans son isolement, mais il ne souffrait pas en silence", a martelé David Coombs, avant de lire une lettre dans laquelle Manning s’adressait à l’un de ses supérieurs, le sergent Paul Adkins.
"Ils me hantent de plus en plus, au fur et à mesure que je vieillis", écrivait Manning à propos de ses troubles.
"Le sergent a reçu cette lettre et il n’a rien fait", a précisé Me Coombs. "L’absence de réponse de l’armée a un goût d’injustice".
Selon David Coombs, la publication des milliers de documents confidentiels par WikiLeaks "n’a causé aucun tort. Au contraire, cela a rendu service". (Source AFP)
Les viols de soldats en augmentation
La question du viol au sein de l’armée américaine est évoquée par le site Internet Slate.fr dans un article mis en ligne le 12 décembre.
Selon Slate.fr, 37% des agressions sexuelles dans l’armée sont commises sur des soldats et le sont dans la plupart des cas par des hétérosexuels qui commettent ces agressions, "non par pulsion sexuelle, mais pour remettre les gens à leur place".
_HETERHOMO : une partie des "hétéros" sont en fait des homos homophobes qui ont bien des pulsions ! mais pour qui il faut se cacher et guérir
En 2007, le département de la Défense avait signalé 2.200 cas de viols dans l’armée ; le nombre a augmenté à 3.158 en 2010.
Mis en ligne le 13/12/2011
Fuites à WikiLeaks Le soldat homo Bradley Manning devant la justice militaire
Bradley Manning, le jeune soldat américain homosexuel accusé d’avoir fourni des dizaines de milliers de documents secrets à WikiLeaks et d’avoir ébranlé la sécurité nationale américaine, comparaîtra devant la justice militaire à partir de vendredi à Fort Meade dans le Maryland.
E-llico.com Mis en ligne le 14/12/2011
Homosexuel révolté ou héros pacifiste, le mouchard du Pentagone intrigue
Incarcéré depuis 18 mois, le soldat Manning, dont le sourire juvénile a fait le tour du monde, apparaîtra au grand jour pour la première fois la veille de son 24e anniversaire, qui tombe samedi.
Cet ancien analyste de renseignement en Irak est soupçonné d’avoir fourni à WikiLeaks, qui les a ensuite rendu publics, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et des milliers de câbles diplomatiques du département d’Etat. Il risque la prison à vie.
Première étape avant la cour martiale, cette audience préliminaire est "similaire à un grand jury civil, avec des droits supplémentaires pour l’accusé", selon l’armée de terre.
Manning est accusé en particulier de "collusion avec l’ennemi", "diffusion de renseignements militaires", "publication sur internet de renseignements en sachant qu’ils seront accessibles à l’ennemi" ainsi que "fraude et violation du règlement militaire", a détaillé l’armée dans un communiqué.
L’audience, qui devrait durer cinq jours, a pour "principal objectif d’évaluer les forces relatives et les faiblesses de ce dossier du gouvernement et de fournir à la défense la possibilité d’obtenir" des nouveaux éléments avant le procès, a indiqué l’avocat de Manning, David Coombs, sur son blog.
Les conditions de détention - isolement et régime ultra-restrictif - de Manning à la prison de Quantico, près de Washington, qui avaient valu à l’armée américaine les critiques du monde entier, devraient être soulevées.
Même si elles sont globalement meilleures depuis que Manning est incarcéré au Kansas, ces conditions "étaient extrêmement problématiques", a souligné Ben Wizner, juriste de l’Organisation de défense des libertés ACLU.
"Il est fondamental que ce procès soit ouvert et transparent".
La défense a soumis une liste d’une cinquantaine de témoins mais, avant que le tribunal militaire ne tranche, le gouvernement s’y est opposé dans sa quasi-intégralité, a ajouté Me Coombs.
Parmi ces témoins cités par la défense, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’ancien chef du Pentagone Robert Gates et le président Barack Obama en personne.
Leurs noms ont été cachés sur la liste de 20 pages consultée par l’AFP mais leurs identités sont reconnaissables par les explications qui les accompagnent.
S’il était cité, ce qui est improbable, Barack Obama, le témoin 36, devrait par exemple s’expliquer sur sa déclaration du 21 avril 2011 dans laquelle il affirmait que Manning avait "enfreint la loi", ce qui constitue, pour la défense, en sa qualité d’"officier supérieur dans la chaîne de commandement", une "influence illégale de commandement" selon les règles de cour martiale.
Bradley Manning "ne peut pas avoir un procès juste devant la justice militaire car le président Obama l’a déjà dit coupable", a déclaré à l’AFP Kevin Zeese, membre du comité de pilotage du réseau de soutien à Bradley Manning.
En outre, "il y a des inquiétudes très exagérées sur la nature secrète des documents" rendus publics sur WikiLeaks, a ajouté ce juriste, estimant que ces documents n’ont pas eu "d’impact négatif sur la sécurité nationale".
Ces révélations ont eu toutefois "un rôle de catalyseur pour le mouvement de démocratisation au Moyen-Orient", a indiqué l’ancien analyste militaire Daniel Ellsberg, soulignant au cours d’une télé-conférence leur "impact énorme" et "l’absence de preuves" de leurs conséquences néfastes.
"Il encourt la prison à vie pour nous avoir dit la vérité", a ajouté M. Ellsberg.
Le procès ne devrait pas se tenir avant le printemps. Manning a été victime de traitements homophobes au sein de l’armée
Plusieurs rapports indiquent que Bradley Manning avait été victime de traitements homophobes et d’intimidation de la part des membres des services militaires auxquels il a appartenu.
Manning a dévoilé des brimades dans des messages à partir de 2009, écrits alors qu’il était stationné à Fort Drum, dans l’État de New York, selon le magazine "New York".
"Il leur a fallu un certain temps, mais ils ont commencé à se moquer de moi, me harceler, me chahuter avec une ou deux attaques physiques", écrit notamment Manning à Zachary Antolak.
Il apparaît également que Bradley Manning a également évoqué une perspective de changement de sexe.
Il a consulté un conseiller sexuel en ligne qui a confié au magazine que Manning était "très solide" sur ce désir.
(Source AFP)
Les aumôniers militaires peuvent désormais célébrer des mariages
homosexuels dans les Etats américains qui reconnaissent les unions entre deux personnes du même sexe, a annoncé vendredi le Pentagone, dix jours après l’abolition du tabou gay dans l’armée.
E-llico.com Mis en ligne le 01/10/2011
L’Etat fédéral américain ne reconnaît pas le mariage entre personnes du même sexe, ce qui interdit aux conjoints de militaires homosexuels de bénéficier des mêmes droits et prestations que les conjoints hétérosexuels, comme de vivre sur une base militaire ou de bénéficier de la couverture maladie pour les familles de militaires.
Mais une directive du département de la Défense publiée vendredi prévoit "qu’un aumônier militaire peut participer ou officier à une cérémonie privée, sur ou en dehors d’une base militaire, tant que cette cérémonie n’est pas interdite par la loi locale ou de l’Etat".
Le mariage homosexuel n’est reconnu que dans six (Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, New York) des 50 Etats américains, ainsi que dans la capitale Washington.
Un aumônier militaire n’est cependant pas tenu d’officier pour un mariage homosexuel si cela contredit ses croyances personnelles. Une telle cérémonie célébrée par un officier militaire ne constitue en rien une reconnaissance de cette union par le département de la Défense, ajoute le Pentagone.
Un soldat américain fait son coming out à son père… et poste la vidéo sur internet
Têtu par Jordan Grevet 21 septembre 2011
Quelques heures après la fin du tabou homosexuel dans l’armée américaine, un militaire prend son courage à deux mains et téléphone à son père pour lui révéler son homosexualité. Séquence émotion.
« J’ai appelé mon père pour lui dire les mots les plus durs qu’ont à prononcer les homos de toute leur vie ».
C’est par cette phrase, postée sur YouTube en guise d’introduction à une vidéo, qu’un soldat américain stationné en Allemagne annonce qu’il a décidé de dire à son père qu’il était gay.
« Tu m’aimes toujours ? »
Dans les premières secondes d’une vidéo de plus de sept minutes, ce soldat de 21 ans, connu sous le pseudonyme de « AreYouSurprised », déclare à visage découvert devant la caméra que son secret le ronge et il prend alors le téléphone pour appeler son père.
« Je peux te dire un truc ? », commence-t-il. « Tu me promets de m’aimer, peu importe ce que je vais te dire ? ».
Son paternel répond par l’affirmative.
« Papa, je suis gay. Je l’ai toujours été », finit-il par révéler, avant d’expliquer à son père qu’il ne voulait pas faire son coming out par téléphone, mais qu’il ne l’a pas vu depuis un an et ne sait pas quand il aurait eu l’occasion de lui dire face à face.
Après quelques secondes de silence, le soldat demande : « Tu m’aimes toujours ? ».
« Je t’aime toujours, mon fils », lui répond l’homme à l’autre bout du fil.
Et lorsque son père lui demande comment il vit son homosexualité dans l’armée, le jeune homme lui répond que tous les autres soldats sont au courant et que tout se passe bien.
« J’en ai assez de cacher ça »
Cette vidéo semble être la fin d’une véritable bataille à laquelle s’est livrée le militaire. Depuis avril dernier, le jeune homme a en effet posté plusieurs séquences sur YouTube, toujours à visage caché, témoignant de sa vie d’homo dans le placard dans l’armée, à quelques mois de la fin du « Don’t ask, don’t tell ».
Ne comptabilisant au départ que quelques centaines de vues, ses vidéos ont rapidement fait le tour de la toile et le jeune soldat est devenu un symbole pour de nombreux gays de l’armée américaine.
Egalement présent sur Twitter, le jeune homme se décrivait lui-même comme « un militaire dans le placard, utilisant les médias sociaux pour se donner le courage de faire son coming out à sa famille, sa petite amie, ses amis et ses collègues ».
« J’en ai assez de cacher ça », concluait-il. Le secret n’est plus.

