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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Forces armées et LGBT (3)

Militaire et homo ? Pas de problème, pour une majorité de soldats américains

Têtu par Rédaction 01 décembre 2010

Les résultats de l’étude commandée par le Pentagone étaient très attendus. Ils révèlent qu’une large majorité de soldats ne voient pas d’inconvénients à servir avec des camarades ouvertement homos.

Mais ils montrent aussi que certains clichés ont la vie dure…

Le Pentagone a dévoilé mardi une étude très attendue sur l’opinion des militaires américains au sujet de la présence de soldats ouvertement homos parmi eux. Le résultat est sans appel : quelque 70% des 115.000 militaires et 44.000 conjoints de militaires interrogés sont favorables à l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell ». Seul bémol : chez les Marines, corps d’élite de l’armée américaine, et dans certaines unités de combat de l’armée de terre, 40 à 60% des sondés voient en revanche d’un mauvais oeil la fin du tabou gay.

Ecrasante majorité

La conséquence sur la cohésion des troupes dans ces unités réfractaires est un « sujet d’inquiétude » mais pas une « barrière infranchissable » à l’abrogation de la loi, a jugé le secrétaire à la Défense Robert Gates. Il a appelé le Sénat à voter l’abrogation « avant la fin de l’année ».

De fait, 69% des militaires pensent avoir déjà côtoyé des camarades gays ou lesbiennes dans leur unité bien que ces derniers doivent cacher leur orientation sexuelle. L’écrasante majorité d’entre eux n’y a vu aucun problème, y compris dans les unités de combat les plus opposées à l’abrogation de la loi.

Peur des avances

L’étude fait aussi le point sur les craintes des sondés. Des inquiétudes souvent de l’ordre du cliché : les militaires redoutent que leurs collègues homos, s’ils n’ont plus à se cacher, se montrent efféminés, les harcèlent ou leur fassent des avances. Une peur « exagérée » pour les auteurs du rapport. « Dans la société civile, la plupart des gays et lesbiennes ont tendance à être discrets sur leur vie personnelle. Nous pensons que dans un environnement militaire, ce sera encore plus le cas », affirment-ils.

Le rapport, qui se garde de proposer un grand chamboulement des règles de conduite dans l’armée, insiste cependant sur l’éducation à dispenser dans les rangs pour faire accepter la fin du tabou gay.

Objectif : fin d’année

Cette étude avait été commandée en mars par le secrétaire à la Défense.

Pendant plusieurs mois, un général et le juriste en chef du Pentagone se sont rendus sur 51 bases américaines et ont tenu des réunions publiques avec des dizaines de milliers de militaires pour prendre le pouls des forces armées.

L’enjeu est de taille pour la Maison Blanche, le président Barack Obama ayant fixé pour objectif l’abrogation de la loi avant la fin de l’année, c’est-à-dire avant que la Chambre des représentants ne passe sous contrôle des républicains et que la majorité démocrate au Sénat ne s’effrite.

« Le temps est venu »

Saluant les conclusions de l’enquête, M. Obama a d’ailleurs exhorté mardi la chambre haute à « agir le plus vite possible, pour qu’il puisse promulguer cette abrogation cette année et faire en sorte que les Américains prêts à risquer leur vie pour leur pays soient traités justement ».

« Le temps est venu » de mettre fin au tabou gay, a réagi pour sa part le sénateur démocrate John Kerry, qui dirige la commission des Affaires étrangères du Sénat. Pour son homologue à la tête de la commission de la Défense, Carl Levin, l’étude montre que la loi peut être abrogée tout en « maintenant une armée forte et unie ».

M. Gates, les principaux responsables militaires du pays et les auteurs du rapport doivent être auditionnés mercredi et jeudi par la commission de la Défense du Sénat. Egalement attaquée sur le front judiciaire pour son caractère discriminatoire, la loi a conduit au renvoi de l’armée de quelque 14.000 soldats en raison de leur homosexualité, selon les associations de défense des droits civiques.

la justice ordonne la réintégration d’une militaire lesbienne

Têtue par Rédaction 29 septembre 2010
Son orientation sexuelle avait été « dénoncée » par l’ex-mari de sa compagne.
Mais un tribunal a considéré que cela n’avait aucune conséquence sur ses compétences militaires.

Alors que l’abrogation de la loi « Don’t ask, Don’t tell » est au point mort, après le blocage du Sénat américain, les bonnes nouvelles pour les soldats homos viennent de la justice.
Ainsi un juge fédéral de l’Etat de Washington a ordonné vendredi dernier la réintégration dans l’armée américaine d’une infirmière lesbienne qui en avait été exclue en 2007 au motif qu’elle était homosexuelle.
Son orientation sexuelle avait été révélée à sa hiérarchie par l’ex-mari de sa compagne.

Margaret Witt (photo) avait donc été exclue de l’armée de l’air, en application de cette fameuse loi « Don’t ask, Don’t tell » qui impose aux soldats homosexuels de cacher leur orientation sexuelle.

« Pas d’influence négative » « Aucune preuve crédible n’a été présentée devant cette cour indiquant que l’orientation sexuelle du major Witt ait pu avoir, à un quelconque moment, une influence négative sur l’unité morale, l’ordre, la discipline et la cohésion » de son escadron, observe le juge fédéral Ronald Leighton dans sa décision.
« Son renvoi a violé ses droits », poursuit la cour, qui conclut que Margaret Witt « a constitutionnellement le droit d’être réintégrée » dans l’armée.

Servicemembers United, une association de défense des droits des gays a salué la décision du juge Leighton. « Une nouvelle fois, un juge a rendu une décision juste, historique et courageuse contre une loi discriminatoire et anticonstitutionnelle », a déclaré son fondateur Alexander Nicholson.

Selon les derniers sondages, la population américaine est désormais largement favorable à l’abrogation de la loi « Don’t Ask, Don’t Tell ».

Le Sénat dit non aux soldats ouvertement homos dans l’armée

Par Rédaction mercredi 22 septembre 2010

Les sénateurs républicains ont bloqué hier le projet de loi qui devait abroger le « Don’t ask, don’t tell », le texte qui oblige les militaires gays et les lesbiennes à cacher leur orientation sexuelle. Les démocrates — et Lady Gaga — accusent le coup.

Le vote ne s’annonçait pas gagné d’avance, et les espoirs de permettre rapidement aux homos de servir ouvertement dans les rangs de l’armée américaine ont été effectivement douché hier par le sénat.
La Chambre a rejeté pour une durée indéfinie l’examen de l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell », décevant ainsi la Maison Blanche qui soutient cette proposition.

Les sénateurs républicains ont fait bloc

Les élus se sont prononcés par 56 voix contre 43, soit 4 voix de moins que nécessaire pour permettre l’ouverture formelle des débats sur une vaste loi de finance pour le Pentagone, qui comprenait notamment des dispositions pour l’abrogation de cette loi qui contraint les homos à cacher leur orientation sexuelle lorsqu’il entrent dans l’armée.

Les sénateurs républicains ont fait bloc pour s’opposer à cette loi, à l’exception de Lisa Murkowski qui était absente.
« Nous sommes déçus de ne pas pouvoir faire avancer ce texte, mais nous allons continuer à essayer de le faire », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lors de son point de presse.
Les républicains réclament les conclusions d’une étude du Pentagone sur la façon de procéder à l’abrogation de cette loi avant tout vote sur la question.

« Appel à la base gay et lesbienne »

Outre la proposition d’abrogation du « Don’t ask, don’t tell », les sénateurs, en refusant d’ouvrir les débats, ont également mis de côté une loi d’immigration, dite DREAM act, qui aurait permis à de jeunes immigrés d’être régularisés et intégrés après un passage par les universités américaines.

Le sénateur républicain John McCain, qui a mené l’opposition à l’abrogation de « Don’t ask don’t tell », a accusé peu avant le vote la majorité démocrate de vouloir « galvaniser sa base » par ce vote, « dans le cas du DREAM Act, le vote hispanique.
La popularité du président Obama chez les hispaniques a baissé de façon spectaculaire ».
« Et bien sûr, l’abrogation du "Don’t ask don’t tell" est un appel à la base gay et lesbienne », a-t-il dit à la presse.

Des démocrates votent contre

Le numéro deux de la majorité démocrate Richard Durbin a déploré l’issue du vote de mardi. « Ils sont d’accord pour risquer leurs vies pour les Américains, et nous disons non », a-t-il dit en parlant des militaires homosexuels écartés de l’armée.
L’abrogation est également la position du chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen.
Ce dernier demande toutefois que l’étude du Pentagone soit terminée avant toute action législative.

Le vote devait constituer une première étape vers l’abrogation.
Mardi, après le vote, la majorité à laissé la porte ouverte à une nouvelle tentative ultérieurement.
Mais la proximité des élections parlementaires de mi-mandat qui se tiendront le 2 novembre laisse peu de place à un éventuel accord entre les deux partis, d’autant que deux démocrates, Mark Pryor et Blanche Lincoln, ont voté contre.

L’info Lady Gaga du jour : Une vidéo contre Don’t ask, Don’t tell

http://yagg.com/2010/09/18/linfo-la…

Publié par Judith Silberfeld

Elle était arrivée aux MTV Video Music Awards flanquée de militaires homos, elle a dédié une page de son site au combat pour l’abrogation de la politique Don’t ask, Don’t tell, Lady Gaga apporte à nouveau son soutien à la lutte avec une vidéo comme elle les aime, plus grave que les dernières mais très Gaga quand même.

Elle y rappelle l’histoire et les conséquences de DADT, se présente comme une voix de sa génération, appelle les sénateurs à protéger la Constitution, quelle que soit leur avis sur l’homosexualité, énumère un certain nombre de cas de militaires exclu-e-s en raison de leur orientation sexuelle… Elle encourage celles et ceux qui trouvent DADT injuste à le faire savoir à leur représentan-e au Sénat.

Puis elle montre l’exemple, en téléphonant aux sénateurs qui la représentent. Son premier appel est pour le bureau de Chuck Shumer, où après une attente assez longue, la communication est coupée. Le second, adressé à Kirsten Gillibrand, est orienté directement vers une messagerie vocale pleine.

« Je ne cesserai pas d’appeler tant que je n’aurai pas réussi à les joindre, promet-elle, pour leur passer ce message : Je suis une électrice du sénateur, mon nom est Stephani Joanne Angelina Germanotta, également connue sous le nom de Lady Gaga. J’appelle pour demander au sénateur d’apporter sa voix aux sénateurs Harry Reid et Carl Levin pour abroger Don’t ask, Don’t tell et s’opposer à l’obstruction parlementaire honteuse de John McCain. »

Sur Twitter, la chanteuse a remercié Chuck Shumer et Kirsten Gillibrand pour leur soutien. Un tweet de Kirsten Gillibrand la remercie d’ailleurs de son appel, assure que la sénatrice fera tout pour aider à atteindre l’abrogation et demande à Lady Gaga si elle aurait un peu de temps pour une discussion… Le Sénat doit se prononcer sur l’abrogation de DADT mardi prochain.

une cadette fait son coming out et quitte l’armée

Tetue par Fabien Jannic 19 août 2010

Parce qu’elle est lesbienne, Katherine Miller a choisi de claquer la porte de l’école militaire West Point.
Le « Don’t ask, Don’t tell » empêche toujours les personnes LGBT de servir dans l’armée. Une politique que Barack Obama avait pourtant promis de réviser. Que fait-on quand on est lesbienne et que l’on travaille dans l’armée américaine ? La réponse est simple : on démissionne.
C’est ce que vient de faire Katherine Miller, une cadette de l’école militaire de West Point.
La raison ? Il lui était devenu impossible de supporter la chape de plomb sous laquelle l’armée américaine enferme les militaires homos. L’affaire a fait grand bruit outre-atlantique, au moment où la politique du « Don’t ask, Don’t tell » n’a jamais été autant critiquée.

Arrivée neuvième de sa promotion (sur 1.100), l’étudiante est décrite par ses professeurs comme brillante.
Elle aurait dû commencer en septembre sa troisième année de sociologie, mais pour ça elle aurait dû continuer à se taire. La cadette à fait le choix du coming out. Et donc de prendre la porte. « Je ne voulais plus mentir sur sa sexualité, explique-t-elle, pour moi, l’attitude de l’armée est incompréhensible. »

« Don’t ask, Don’t tell », littéralement « Ne rien dire, ne rien demander », désigne la politique de l’armée américaine vis-à-vis de l’homosexualité.
D’un côté les supérieurs ne doivent poser aucune question relative à la sexualité d’un soldat, et de l’autre aucune personne ouvertement lesbienne ou gay n’est autorisée à devenir militaire.
Résultat : Des centaines de soldats sont contraints de dissimuler leur sexualité de peur de perdre leur travail.

Porter un masque, c’est ce qu’a fait Katherine Miller pendant deux ans. Dans la lettre de démission envoyée aux responsables de West Point, elle explique qu’elle ne voulait plus « s’inventer constamment une fausse vie hétérosexuelle » et qu’elle voulait faire de son cas « un exemple des conséquences des politiques injustes en place ». L’occasion de rappeler Barack Obama à l’une de ses promesses de campagne.

« Citoyenne de seconde classe »

Les médias américains ont découvert au cours du week-end que la cadette possédait un blog.
Elle s’y livrait anonymement sous le pseudonyme de « citoyenne de seconde classe », partageant son quotidien sur le campus et les stratégies qu’elle mettait en place pour cacher son homosexualité à ses condisciples.
Elle y explique que sa petite amie Kristine devenait Kris quand elle passait les portes de l’école.

La décision de la direction de West Point devrait être rendue la semaine prochaine. Pas d’inquiétude à avoir pour autant, Katherine Miller est d’ores et déjà admise à l’Université de Yale pour la rentrée.
Elle a déclaré avoir obtenu une bourse pour les étudiants LGBT avec laquelle, et qu’avec, elle se battra pour mettre fin au « Don’t ask, Don’t tell ».
Et puisque celui-ci devrait être tombé à la fin de l’année, elle espère pouvoir réintégrer West Point à la rentrée 2011. En tant que lesbienne cette fois.

Le militaire gay Bradley Manning, un héros de paix ?

Têtu par Rédaction 12 août 2010

Son portrait a fait le tour des Etats-Unis. Bradley Manning, militaire gay opposé à la loi « Don’t ask don’t tell », est actuellement en prison pour avoir divulgué des documents secret-défense.

Pour certains, Bradley Manning est un militant homosexuel révolté. Pour d’autres, l’auteur présumé des fuites du site Wikileaks est un héros du pacifisme, qui a exposé la face noire des guerres en Irak et en Afghanistan.

S’il s’avère qu’il a bien divulgué ces milliers de documents confidentiels, le première classe « pourrait s’être identifié aux peuples d’Irak et d’Afghanistan qui ont souffert de la politique guerrière du gouvernement » américain, déclare à l’AFP Jeff Paterson, membre dirigeant de son comité de soutien.

« En partie, ajoute le pacifiste, car il ressent lui-même les mêmes choses, en tant que membre d’une minorité injustement traitée au sein de l’armée américaine et de la société américaine en général ».

Opposé au « Don’t ask, don’t tell »

Après une enfance passée à subir les quolibets de ses camarades, en raison de son côté « intello » et de son homosexualité, Bradley Manning rejoint les rangs de l’armée en 2007.

Recruté en tant qu’analyste de renseignement, ce natif de l’Oklahoma (sud) cherche un nouveau départ dans la vie, ont raconté des connaissances au New York Times, qui publiait ce week-end une enquête fouillée sur lui.

Mais très vite, le première classe a découvert la rudesse des règles du Pentagone, en particulier la loi « Don’t ask, don’t tell » (ne rien demander, ne rien dire), qui oblige les homosexuels à taire leur orientation sexuelle, sous peine de devoir quitter l’armée.

Fuite d’un document top-secret

« Il s’opposait ouvertement à la loi “Don’t ask, don’t tell” et en parlait ouvertement à ses amis », poursuit Jeff Paterson, dont l’association coordonne la défense du soldat qui a été arrêté en mai sur sa base militaire des environs de Bagdad, puis transféré en juillet dans une prison américaine.

Les autorités de Washington l’accusent d’avoir remis au site internet Wikileaks la vidéo d’une bavure de l’armée américaine en Irak.

Rendue publique en avril, elle montre le raid dans la capitale irakienne d’un hélicoptère américain au cours duquel ont été tués deux employés de l’agence de presse Reuters et plusieurs autres personnes. Depuis deux semaines, le jeune homme de 22 ans est également le principal suspect dans l’affaire des milliers de documents confidentiels portant sur les guerres en Irak et en Afghanistan et publiés sur Wikileaks.

Un geste de « désespoir » ?

Pour certains de ses proches interrogés par le prestigieux quotidien new-yorkais, un tel coup d’éclat pourrait avoir été motivé par « son désespoir à se faire accepter ».

Son ressentiment à l’égard du traitement imposé par l’armée aux homosexuels aurait été démultiplié après avoir rencontré son petit ami, peu de temps avant de partir en Irak. Amoureux, entouré de gens ouverts, « il avait trouvé une ambiance qui était à l’opposé de l’armée », écrit le New York Times, citant des amis du soldat.

M. Paterson met en garde : s’il s’avère qu’il est bien l’auteur des fuites, « il est difficile de croire qu’il l’ait fait pour toute autre raison que d’exposer les réalités de la guerre ».

« Héros » pacifiste

Et sur internet, Bradley Manning est carrément élevé au rang de « héros » du mouvement pacifiste américain.

Le site antiwar.com dénonce ainsi la « campage de diffamation » menée, selon ses auteurs, par le gouvernement américain afin de « détourner l’attention » du contenu des fuites et ne pas « débattre du sens de l’occupation de l’Afghanistan ».

Cette campagne, estime le site, vise à « discréditer un jeune homme très courageux et idéaliste » qui a participé au « réveil » du peuple américain.

S’il est reconnu coupable, le jeune homme risque plus de 50 ans derrière les barreaux.

Les fuites de WikiLeaks sont-elles liées à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de Bradley Manning ?

Publié par Judith Silberfeld http://yagg.com/2010/08/12/les-fuites-de-wikileaks-sont-elles-liees-a-lorientation-sexuelle-ou-lidentite-de-genre-de-bradley-manning/

Bradley Manning, serait gay, peut-être trans’.

L’info tourne sur le web depuis quelques temps, mais de façon très vague. Les rumeurs se sont d’abord appuyées sur l’historique de ses chats avec un ancien hacker devenu journaliste et expert en sécurité, Adrian Lamo. Puis les médias généralistes ont commencé à se pencher de façon plus approfondie sur cet aspect de la personnalité de Bradley Manning, qui, dans le contexte du débat sur la nécessité ou non d’abroger la politique Don’t Ask, Don’t Tell, jette un éclairage nouveau sur l’affaire.

Ce qui n’a échappé ni aux partisans ni aux opposants de Don’t Ask, Don’t Tell, les premiers estimant que cette histoire montre que les homos ne sont pas aptes à servir leur pays, les seconds estimant au contraire que c’est le mensonge dans lequel les militaires LGBT sont confinés qui pose problème.

LIBRE D’ÊTRE LUI-MÊME Le New York Times (très largement repris par Libération) raconte l’enfance du jeune homme, né dans l’Oklahoma il y a 22 ans.

Après le divorce de ses parents, sa mère, galloise, emmène le garçon chez elle, au Pays de Galles, où ses camarades de classe se moquent de lui parce qu’ils le soupçonnent d’être attiré par les garçons.

Sa mère le renvoie aux USA, mais son père le jette à la rue lorsqu’il découvre son homosexualité.

En 2007, Bradley s’engage dans l’armée, espérant trouver sa voie, et payer ses études universitaires. Avant son départ en Irak, il tombe amoureux de Tyler Watkins, musicien, chanteur et drag queen.

Auprès de lui et de ses amis, Bradley se sent enfin libre d’être lui-même. Mais selon Libération, « à en croire sa page Facebook, Bradley Manning aurait pourtant été déçu là aussi : il était sous le choc d’une rupture au moment de ses contacts avec WikiLeaks ».

« EN GARÇON… »

L’historique des conversations de Bradley Manning et d’Adrian Lamo laisse aussi penser que Bradley se poserait des questions sur son identité de genre.

Parmi les phrases relevées par boingboing, qui a publié cet historique :
« Ça ne me gênerait pas de passer le reste de ma vie en prison, ou même d’être exécuté, si ce n’était le risque que ma photo soit dans toute la presse mondiale… en garçon… ». Ce qui est effectivement le cas.

Si Bradley Manning est bien celui qui a transmis à WikiLeaks les documents en question, son geste est-il lié à ce sentiment d’être un citoyen de seconde zone ? On ne peut que spéculer sur les motivations du soldat Manning (en admettant, bien sûr, qu’il soit réellement à l’origine des fuites) puisque le principal intéressé n’a pas encore pu s’exprimer publiquement sur ce sujet.

Et il est fort probable qu’il n’y ait pas une seule et unique raison.

NB : Pour simplifier la lecture, nous avons fait le choix d’employer le masculin pour parler de Bradley Manning. Pour autant que nous sachions, Bradley Manning s’identifie dans le genre masculin, mais c’est une information quasi-impossible à confirmer pour l’instant. Si dans les prochains jours et les prochaines semaines il devient plus clair que Bradley se sent en réalité femme, nous adapterons notre vocabulaire.

Le plus célèbre militaire gay américain a été révoqué

Têtu par Rédaction 26 juillet 2010

Le lieutenant gay Dan Choi, qui milite depuis des années contre le « Don’t ask, don’t tell », est le licencié le plus connu, et donc le plus symbolique, de l’armée américaine.

C’est sans nul doute le militaire américain ouvertement gay le plus connu, et celui qui a combattu la ligne « Don’t ask, don’t tell » (ne rien demander, ne rien dire) de son armée avec le plus de courage.
La sanction qui vient de tomber contre Dan Choi est donc hautement symbolique.


Ce lieutenant, vétérant de la guerre en Irak, a en effet été officiellement licencié du bataillon de commande de la Garde nationale américaine.
Et ce, alors même que la loi qui a entraîné d’abord sa suspension, puis son licenciement le 22 juillet, est en voie d’être abrogée.

« Une insulte envers ce que représente l’Amérique »
Dan Choi avait fait un coming out très public en 2009, et attendait depuis la sanction à son endroit.
En mars dernier, il s’était enchaîné aux grilles de la Maison blanche en signe de protestation (photo et vidéo ci-dessous).

Il a commenté dans un communiqué : « Cette nouvelle est à la fois révoltante et douloureuse. Mais je me considère encore en service. Rester silencieux, alors que les membres de notre communauté son licenciés ou punis pour être ce qu’ils sont, serait ne pas défendre ce qui salit l’honneur de notre uniforme et est une insulte envers ce que représente l’Amérique. »

Dan Choi est diplômé de la préstigieuse West Point Academy en 2003.
Reconnu pour ses compétences (il parle l’Arabe et le Coréen), il avait été fait meneur de peloton d’infanterie après avoir combattu en Irak à deux reprises.
S’il est le plus médiatisé, il est loin d’être le seul à être licencié de l’armée pour homosexualité « visible »  : depuis la fameuse loi adoptée sous Bill Clinton en 1993, on estime à 13.500 le nombre de soldats ainsi sanctionnés.
Regardez une vidéo de l’action de Dan Choi devant la Maison blanche :

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Citations

"Femme empressée à perdre, et née pour tromper, experte à tromper, Gouffre inouï, la pire des vipères, belle pourriture, Sentier glissant… chouette horrible, porte publique, doux poison…" (La tradition chrétienne médiévale)

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