Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Jeanne Samak 21 avril 2010
Avec ses répliques trash et ses personnages hystéros, la nouvelle comédie de Franck Le Hen (« Les Homos préfèrent les blondes ») brocarde gentiment le Marais et les années 90.
Le pitch de Bonjour Ivresse ! le voilà : le jour de ses 30 ans, Benoît retrouve une vieille liste de résolutions, écrite du temps de son acné, et qu’il s’était juré de réaliser… avant ses 30 ans. Vu comme ça, la pièce semble bien gentillette.
Mais non, elle est hyper trash ! Car avec la touche de Franck Le Hen - auteur du spectacle et co-auteur des Homos préfèrent les blondes - on se retrouve devant une comédie bien rentre-dedans comme on les aime !
On adore la répartie au Kärcher des personnages - « Toi, t’as pas débourré depuis 1999 ! ». On comprend les angoisses nietzschéennes du héros – « Dans le milieu à cet âge-là (ndlr : 30 ans), on commence à s’inscrire aux bals musette du dimanche après-midi. Chuis périmé ! ».
On est attendri et/ou horrifié face aux vieux looks années 90 des personnages, parce qu’il se trouve que nous aussi, on a porté ça – « On aurait dit Véronique qu’aurait bouffé Davina ! ».
Franck Delay ancien 2be3
On se dit aussi qu’on aimerait bien devenir pote avec les comédiens tellement ils nous font marrer : le trentenaire flippé qui vit son quart d’heure nostalgique (Franck Le Hen), la sœur ultra coincée qui part en vrille (Agnès Miguras), la fille à pédés hystérique qui se la joue Lady Gaga, les bourrelets en plus.
Sans oublier Frank Delay (photo), reconverti dans le théâtre
Petit détail qui fait tout le charme : plein de clins d’oeils aux pubs et aux musiques d’antan –on se surprend à se rappeler de l’intégralité des paroles de « Quelque chose dans mon cœur » d’Elsa. Et ça, c’est pas tout à fait rien !
Bonjour Ivresse !, jusqu’au 23 juin 2010, au Théâtre Le Méry, à Paris (17e). www.tetu.com

"Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles." Montaigne, Essais, III, 5