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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Gabon

Information sur la situation des homosexuels

attitude des autorités et de la société envers les homosexuels ; violations des droits de la personne en ce qui concerne les homosexuels

Peu d’information a été trouvée sur le traitement des homosexuels au Gabon parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Des sources concordantes rapportent que l’homosexualité est légale au Gabon (New Internationalist juill. 2006 ; Jeune Afrique 4 sept. 2005, AFP 22 mars 2004, Sexuality in Africa Magazine 2006 ; ILGA nov. 2006), et ce, depuis l’année 2000 (ibid.).

Toutefois, l’homosexualité demeure taboue au sein de la population du Gabon (AFP 22 mars 2004).
Selon un journaliste interrogé par l’AFP, l’homosexualité est généralement assimilée à une maladie ; ce journaliste a donné l’exemple d’un jeune homme qui, sous la pression familiale, a dû avoir recours à des rites d’initiation pour « "affermir sa virilité" » (ibid.).
Par ailleurs, selon le témoignage d’un homosexuel gabonais, la majorité des homosexuels n’affichent pas ouvertement leur homosexualité dans la mesure où la plupart d’entre eux sont mariés et ont fondé une famille (ibid.).
Selon ce même témoignage, les Gabonais sont tolérants envers les homosexuels en autant que ceux-ci ne soient pas « aguicheurs, qu’ils n’aient pas de comportements qui choquent  » ;
dans le cas contraire, ils sont généralement « agressés  » (ibid.).
Selon le New Internationalist, au Gabon, l’homosexualité est fortement réprimée dans les faits (juill. 2006).
Cependant, selon un autre homosexuel, qui est dans la quarantaine et « assure vivre son homosexualité à découvert », « les mentalités ont beaucoup changé et "on s’exprime davantage qu’avant" » (AFP 22 mars 2004.).

En 2004, une affiche de l’entreprise de cellulaires Libertis, célébrant la Saint-Valentin et montrant la photo de deux jeunes filles accompagnée du slogan « "premier amour" », a suscité des discussions dans la société gabonaise (ibid.).
L’AFP cite les interrogations suivantes de la part du quotidien gouvernemental L’Union : « La Saint-Valentin ne concerne t-elle plus les individus de sexe opposé ? Ou bien les responsables de la société de téléphonie mobile, conscients d’un fait réel sous d’autres cieux et peut-être confidentiel chez nous, veulent susciter un débat sur la sexualité entre personnes de même sexe.
Serait-ce aussi une façon subtile d’encourager la pratique ? » (ibid.).
En outre, les clients de Libertis ont réagi en grand nombre, avec humour ou stupéfaction (ibid).

À Libreville, il n’existe aucune association de défense des droits des homosexuels et les homosexuels ne disposent que de très peu de lieux de rencontre publics (ibid.).

Une publicité soupçonnée d’homosexualité

Par Judith Silberfeld 22 mars 2004, Une publicité pour un pack de deux téléphones mobiles, mettant en scène deux jeunes filles et baptisée " premier amour ", a suscité ces dernières semaines une polémique au Gabon, pays qui tolère une homosexualité discrète.
Ces affiches, qui font partie d’une série dont les autres mettent en scène des couples plus classiques et ont fleuri à Libreville depuis une campagne lancée à l’occasion de la Saint Valentin, ont fait réagir la presse gouvernementale. "
La Saint-Valentin ne concerne-t-elle plus les individus de sexes opposés ? ", s’est interrogé le quotidien l’Union.
" Ou bien les responsables de la société de téléphonie mobile, conscients d’un fait réel sous d’autres cieux, et peut-être confidentiel chez nous, veulent susciter le débat sur la sexualité entre deux personnes de même sexe.
Serait-ce aussi une façon subtile d’encourager la pratique ? ", questionne encore le journal. La compagnie de téléphonie mobile Libertis, initiatrice de cette campagne, dit avoir reçu de nombreuses réactions, choquées ou amusées, de la part de ses clients, assurant toutefois qu’il n’y avait aucune " malice " derrière cette publicité, qui continue d’orner les rues de la capitale gabonaise.
L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’une autre de ses publicités, un gigantesque panneau recouvrant toute la façade d’un hôtel désaffecté sur la route du bord de mer, fait l’objet depuis plusieurs mois de discussions : on y voit un jeune homme torse nu arborant un diadème, qui porte une fleur à son nez, le regard enjôleur.
L’homosexualité au Gabon, comme dans beaucoup de pays d’Afrique, est une pratique taboue, mais elle ne relève pas du code pénal, contrairement à ce qui se passe au Sénégal, au Kenya, en Ouganda, ou même au Nigeria où elle est passible de la peine de mort (avec AFP).

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Citations

"Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’église… » St-Paul, Suite demain…

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