Plusieurs milliers de personnes à la Gay Pride d’Istambulen 2011
Plusieurs milliers de militants turcs des droits LGBT ont défilé dimanche à Istanbul.
Portant des pancartes en turc et en anglais, les marcheurs ont manifesté dans l’une des rues les plus fréquentées de la ville.
Cette marche est le seul événement gay d’importance dans un pays musulman.
La semaine dernière, un rapport d’Amnesty International a accusé le gouvernement turc d’ignorer la discrimination et la violence contre les homosexuels.
Alors que l’homosexualité n’a jamais été criminalisée en Turquie, les personnes LGBT sont souvent victimes de discrimination dans des procédures pénales et civiles sur la base du "comportement immoral", affirme Amnesty.
e-llico Mis en ligne le 27/06/2011
Les manifestants proclament « la révolte des homos »
Ils étaient environ 300, hier, à défiler dans le centre d’Istanbul pour dénoncer les discriminations dont les gays, lesbiennes, bi et trans font l’objet en Turquie, pays à la population très majoritairement musulmane.
« La révolte des homosexuels continue », « ni crime ni péché, vive l’amour homosexuel », ont scandé les manifestants lors de la gay pride, au rythme des tambours et des sifflets, sur l’avenue Istiklal, l’allée commerçante la plus fréquentée de la métropole turque.
Les LGBT sans protection
« Les homosexuels meurent et l’Etat ne le voit pas », ont dénoncé les participants avant de lire les noms de plusieurs homosexuels tués dans des « crimes de haine » au cours des derniers mois.
Au contraire de nombreux autres pays musulmans, la Turquie ne réprime pas l’homosexualité et certains homos ont fait carrière dans le monde du spectacle.
Mais elle n’offre pas non plus de protection spécifique aux homosexuels alors que les pressions sociales et les actes homophobes sont nombreux.
Assassinats de trans
Dans un courrier envoyé fin février au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, des associations de défense des droits des homosexuels ont dénoncé les assassinats de huit transsexuels en 16 mois.
En mars, des déclarations de la ministre de la Famille et de la Femme Aliye Selma Kavaf, estimant que « l’homosexualité est un désordre biologique, une maladie, (…) une chose qui doit être soignée », ont créé un tollé parmi les militants gays.
Texte et photo : AFP.

