« La France a récolté (au moins) 187 médailles aux Gay Games de Cologne »
Têtue par Rédaction 12 septembre 2010
La FSGL organisait ce dimanche son 2e forum des associations, point de rencontre entre le public et les clubs LGBT.
L’occasion de revenir sur le bon bilan (encore provisoire) de l’équipe France aux Jeux de Cologne, avec le président de la FSGL, Bruno Aussenac.
Cécilia et Caroline déambulent entre les stands.
En main, la plaquette de l’association de cyclistes Les dérailleurs, et celle de Double Jeu, l’association de tennis.
Comme des dizaines de curieux, ces jeunes filles en couple profitent du deuxième forum organisé par la Fédération sportive gaie et lesbienne (FSGL) pour découvrir les clubs LGBT.
« Nous avons envie de nous mettre au sport, lancent-elles avec résolution. Nous cherchons une activité que l’on pourrait pratiquer ensemble, sans problème d’acceptation.
Et c’est aussi un moyen de rencontrer de nouvelles personnes. »
Ouverture d’esprit
Et elles ont l’embarras du choix, puisqu’une trentaine de sports sont représentés dans cette grande salle de la mairie du 4e arrondissement. Squash, lutte, golf, football, rollers ou randonnée…
Les associations ont dressé leur stand et leurs membres répondent avec le sourire aux questions des visiteurs.
« Certains savent déjà le sport qu’ils veulent pratiquer, d’autres se renseignent sur les horaires, les cotisations pour ensuite faire leur choix » remarque un responsable d’Entre2Basket.
Alessio est de ceux-là. « Ce que je veux, c’est une activité qui bouge » explique ce garçon tout en hauteur, à qui les basketteurs font les yeux doux.
Et pourquoi dans un club LGBT ? « Je suis homo, mais je ne cherche pas un club exclusivement gay. Je cherche surtout l’ouverture d’esprit et la mixité.
Qu’il y ait des filles, des hétéros, des trans, des bi et que tout le monde soit bien ensemble, c’est cela qui m’intéresse. »
Au milieu de l’après-midi, les prises de contact étaient toutefois moins nombreuses que lors de la précédente édition.
En cause, le changement de lieu. L’an passé, le forum s’était installé aux Blancs Manteaux, en plein coeur du Marais.
Cette année, il a fallu se rabattre sur cette mairie d’arrondissement un peu excentrée. « C’est une aberration de l’administration ! » peste Bruno Aussenac, le bouillant président de la FSGL, qui évoque un imbroglio dans les réservations.
187 médailles
Mais l’effet Gay Games devrait attirer son lot de sportifs remotivés à bloc par les beaux résultats de la délégation française, à Cologne le mois dernier.
« Nous avons dénombré 187 médailles » se réjouit Bruno Aussenac, qui rappelle que ces résultats ne sont pas encore officiel, plus d’un mois après la clôture des Jeux.
« C’est fou, mais l’organisation des tournois pour chaque sport a été confiée à des sociétés privées différentes, qui n’ont pas toujours envie de travailler ensemble.
Du coup, tous les résultats n’ont pas encore été centralisés ! »
Quoi qu’il en soit, l’athlétisme et surtout la natation française ont brillé pendant ces Gay Games, indique le président de la FSGL.
La cerise sur le gâteau aurait pu être ce record du monde au relai 4x50 mètres nage libre, en catégorie jeune.
Malheureusement, après moults vérifications, la Fédération internationale de natation n’a pas voulu homologuer l’exploit.
Roselyne Bachelot fait faux-bond
Record ou pas, les nageurs comme les autres médaillés de Cologne seront
reçu le 24 septembre par Roselyne Bachelot.
La ministre de la Santé et des Sport avait d’ailleurs promis de passer au Forum, avant de faire faux bond au dernier moment.
« On m’avait pourtant dit que je pouvais annoncer officiellement sa venue ! » se désole Bruno Aussenac.
Il faudra donc attendre quinze jours avant de franchir les portes du ministère.
D’ici là, la mission du président de la FSGL promet d’être délicate, puisqu’il devra connaître avec certitude tous les médaillés français afin qu’ils reçoivent leur invitation : « et là, le ministère ne veut pas seulement des chiffres, il veut aussi des noms ! »
C’est « Glee » à Cologne avec les pom pom boys and girls
Par Myrtille Rambion mercredi 04 août 2010, à 11h05 | 1095 vues
Première aux Gay Games : le cheerleading a eu le droit à sa compétition.
Les fans de « Glee » sont ravis, les autres découvrent avec bonheur la discipline, très spectaculaire. Le tout pour la bonne cause.
Backstage, ils préparent leurs pompons dorés.
Quelques minutes plus tôt, ils ont commencé leurs étirements.
Eux, ce sont les cheerleaders qui s’apprêtent à participer à la première compétition du genre de toute l’histoire des Gay Games.
Cheveux tirés en arrière pour les filles, gel à outrance pour les garçons ; rimmel et sourire figé pour les deux.
« C’est une grande première, nous écrivons l’histoire, se réjouit Justin, membre du « Cheer San Francisco », derrière ses lunettes sans branches en strass posées à même le visage.
Pour nos enfants et la génération future, c’est très, très important. »
Une culture camp
Notre esprit européen a peut-être encore du mal à le concevoir, mais aux Etats-Unis, pom pom girl, c’est une véritable culture. Tellement camp qu’elle ne pouvait échapper à la communauté LGBT.
Pionnier parmi les pionniers, le Cheer SF, la meilleure de toutes les formations à avoir enflammé Cologne, est la toute première équipe de cheerleaders LGBT professionnels à avoir jamais vu le jour, en 1980.
Son chef, Sanford, est leur Sue Sylvester, l’implacable coach de la série Glee, à eux.
La bedaine et la gentillesse en plus. « Je suis fan de Glee, explique-t-il. Mais jamais je ne pourrais faire aussi bien que Sue ! »
Pour bien comprendre ce que ces cheerleaders représentent, il faut avoir en tête qu’aux Etats-Unis, au bord du terrain de foot, les idylles lycéennes se nouent alors que, généralement, Brandon, le quarterback aux épaules musclées, sort avec Jennifer, la chef des cheerleaders, ces pom pom girls made in USA en mini-jupes et ongles vernis.
Les équipes qui ont fait le voyage aux Gay Games, elles, révolutionnent le genre, puisque chez elles, Dave sort sans se cacher avec Vince, et Brittany fait de même avec Nikki. « Nous acceptons tout le monde, gays, lesbiennes, trans ou hétéros, dit Justin, mais nous sommes majoritairement gays. Et cela vaut aussi pour les filles : la plupart sont lesbiennes. »
« Dans le cheerleading, il s’agit à la fois de gymnastique, de danse et… d’être fabuleux !, lance Rick, du « Cheer New York ». C’est une exigence de chaque jour car il faut être prêt à chaque instant, nous sommes de vrais athlètes. Moi, je vais par exemple six jours sur sept à la salle de gym. »
Sauts lancés à plusieurs mètres
Peut-être moins directement visibles dans la première partie des concours de cheerleading, celle réservée à la « show routine », c’est-à-dire une chorégraphie avec pompons où les seules acrobaties autorisées sont la pirouette simple et double, ces aptitudes athlétiques sont très clairement mises à l’épreuve dans la seconde partie, la « stunt routine », beaucoup plus spectaculaire.
Là, garçons et filles sont soutenus à bout de bras par leurs co-équipiers, et, éprouvant leur gainage jusque dans les moindres détails, ils réalisent des arabesques aériennes en appui sur les épaules de leurs coreligionnaires.
Mais surtout, clou du spectacle, ils réalisent des pirouettes et des sauts lancés à plusieurs mètres au-dessus de groupes de trois ou quatre camarades. « C’est une discipline très dangereuse », confirme Sanford, le chef du Cheer SF.
Même les gros bras admirent, tel Nico, belle masse californienne tout droit sortie d’un clip de Linkin Park, crâne lisse, casquette et bermuda de skater, croisé dans la foule des participants aux Gay Games venus en nombre pour assister au concours sur la place de Neumarkt. « J’ai plutôt l’habitude de ce genre de shows, a-t-il commenté. C’est super sympa à regarder, il y a tout : le spectacle, l’efficacité et le physique. »
Des fonds contre le sida
Mais pour ces cheerleaders LGBT, il ne s’agit pas juste de faire le spectacle pour le spectacle.
Popularisés par leur participation à l’émission de télévision « America’s got talent », ils ont également vocation à divertir en éduquant.
C’est qu’il ne faudrait pas s’arrêter à leur air nonchalant et très Britney version « Baby One More Time ». Même s’ils revendiquent cet aspect bitchy, car comme le dit Eric, de San Francisco, « notre credo c’est d’être énergiques à fond tout le temps », à chaque performance, y compris aux Gay Games, ils passent dans la foule afin de récolter des fonds pour diverses associations à but humanitaire.
« Nous reversons les recettes à des associations de lutte contre le sida et le cancer du sein, explique Justin.
Et ici, aux Gay Games, nous donnons une partie de l’argent récolté au programme de bourses mis en place pour la compétition. » Tout ça vaut bien la note artistique maximale.

Les Gay Games version filles, ça donne quoi ?
Têtue par Myrtille Rambion 07 août 2010
CHRONIQUE. La 8e édition des Gay Games s’est achevée ce week-end à Cologne.
Mais pourquoi « gay » d’abord, alors qu’il y a tellement de filles qui aiment le sport ? TÊTUE a pu une nouvelle fois s’en rendre compte.
Bien sûr, on pourrait s’étonner ou s’énerver à l’infini que la manifestation sportive et festive LGBT mondiale qui s’achève ce week-end à Cologne, en Allemagne, s’intitule « Gay Games »…
Et les « L » et les « B » et les « T », alors ? Le fait est là : lorsque l’Américain Tom Waddell a créé la manifestation en 1980, on ne parlait pas encore de communauté LGBT, et, l’appellation de Jeux « gays », bien plus facile à « vendre » et à retenir également il ne faut pas se le cacher, est restée.
Donc, oui, les filles, c’est vrai, on pourrait décider de se focaliser là-dessus. Mais ce serait bien réducteur.
D’abord parce la Fédération des Gay Games cherche elle-même la parité : à sa tête deux co-présidents, une femme et un homme.
Même chose pour ce qui est du comité d’organisation de Cologne 2010.
Quant à l’équipe de France présente en Allemagne, elle était fédérée par une femme, qui en est sa présidente, Christelle Foucault, par ailleurs vice-présidente de la FSGL et elle-même médaillée en triathlon et en golf lors de cette 8e édition.
Les basketteuses aux couleurs de TÊTUE
Et puis surtout, parce qu’aux Gay Games, il y en a aussi tout plein pour les filles ! Amatrices de piste, de parquet, de stabilisé, de terre battue, d’eau chlorée ou de dojo : tous les goûts sont contentés.
Et il y a de la fierté à plonger, du plaisir à transpirer, de la bonne humeur à assumer ce goût pour le sport, les filles, et les filles qui font du sport.
Sans pour autant se sentir exclues ou mises à l’écart.
« Au cours de ces Gay Games, on a ressenti que le sport réunissait les gays et les lesbiennes, constatent Sylvie et Isabelle de Golf Friendly.
On s’est vachement mélangé, on s’est encouragé les uns les autres, garçons et filles, on est allé se voir sur les différentes épreuves.
Et ça nous a changé parce que d’habitude, on ne se voit pas : on n’a pas les mêmes clubs, pas les mêmes lieux…
Là, on était supporters les uns des autres et on l’a ressenti très fortement. »
Cologne, c’était rien de moins que trente-cinq disciplines au total, parmi lesquelles, bien sûr, du hand, du foot, du tennis, du volley, du badminton et bien d’autres spécialités moins médiatiques chez nous mais très prisées des filles et qu’il faisait donc bon retrouver, comme le hockey sur gazon ou le softball. Et puis du basket bien sûr, et là, comment ne pas souligner la fierté que l’on a eu à voir évoluer les filles d’Entre2Basket portant haut et fort les couleurs de TÊTUE sur leurs maillots !
« C’est de l’intégration par le sport ! »
Autant d’occasions de se surpasser, d’un point de vue purement sportif, mais également celle de se brasser, de rencontrer des participantes d’âges, d’horizons et de pays différents.
En cela, les Chosen Few d’Afrique du Sud auront été l’une des formations les plus marquantes de ces huit jours colognais.
Ces deux équipes de footballeuses ne sont ni les plus techniques ni les plus athlétiques du tournoi, mais celles qui appellent au plus de respect sans conteste.
Lesbiennes clairement affichées dans un pays où le patriarcat et l’homophobie -comme leurs tee-shirts le proclamaient d’ailleurs- font la loi, même leur quotidien est un acte politique. De chaque instant.
« Pour moi, ce qui est important aux Gay Games, confirme Corinne, handballeuse au sein de l’association parisienne Décalage, c’est justement de rencontrer toutes ces filles qui viennent de pays où il est plus difficile que chez nous de vivre son homosexualité.
C’est de l’intégration par le sport. C’est touchant de voir ces filles qui viennent d’Afrique du Sud et qui ont toutes des histoires horribles de viol, de lapidations… Cela fait vraiment relativiser. »
L’une des phrases-clé des Gay Games est que « le sport peut changer le monde ».
Pendant ces huit jours, il aura été impossible de ne pas y croire. Et c’est déjà un bon début.

Cologne, voilà, c’est fini…
Têtu par Myrtille Rambion dimanche 08 août 2010
On raccroche les crampons !
Une moisson de médailles et un record du monde en natation pour la France.
La 8e édition des Gay Games s’est achevée samedi soir à Cologne. Bilan, en paroles et en images.
Même les meilleures choses ont une fin. Après huit jours de compétition et de fête, les Gay Games édition 2010 sont officiellement clos. Une ultime cérémonie a marqué le coup, samedi soir au Tanzbrunnen, sur la rive droite du Rhin.
Pour l’occasion, les 10 000 participants à cette 8e édition se sont, comme le veut la tradition, échangé leurs maillots et ont partagé de vive voix leurs meilleurs souvenirs de Cologne, avant que les représentants de Cleveland, ville hôte des prochains Gay Games, en 2014, ne se voient passer le témoin. En l’occurrence, un drapeau géant de la manifestation. Puis tout cela s’est prolongé sur un dancefloor en plein air puis par une « White Party » dans le théâtre voisin.
À l’heure du bilan, LA question que beaucoup se posent est « Mais alors, combien de médailles pour l’équipe de France ? »
« C’est difficile d’avoir le décompte précis, explique Bruno Aussenac, le président de la FSGL. On aura toutes les statistiques la semaine prochaine de façon à pouvoir faire un vrai débriefing.
Mais ce que l’on peut d’ores et déjà affirmer, c’est que cela aura été une très belle moisson avec plus d’or que d’argent ou de bronze. Et au final, on aura dépassé l’objectif qui était de 50 médailles. »
Avec, au passage, un record du monde réseau Master -homologué en bonne et due forme par la Fédération internationale de natation (FINA)- établi par le relais 4x50 m du Paris Aquatique, dans la catégorie 25-29 ans. « Et ça, ça va clairement faire monter le niveau des médailles, se réjouit le président de la FSGL. C’est très, très beau. Les garçons n’en avaient rien dit à personne, mais ils s’étaient secrètement fixé cet objectif avant la compétition. »

« Au-delà de nos espérances »
Mais au-delà des médailles, la plus grosse satisfaction côté bleu aura été l’alchimie réelle au sein de cette première véritable équipe de France de l’histoire des Gay Games.
Laquelle comptait 534 membres. « Notre but était de réunir le plus grand nombre de participants possible, explique sa présidente Christelle Foucault, et aussi d’attirer les "hors milieux", celles et ceux qui ne font pas encore partie d’associations LGBT.
Via Facebook, via nos soirées de présentation ou via le bouche-à-oreille, ça a été une réussite puisqu’ils sont environ 150 à nous avoir rejoints à Cologne.
Et puis il y a eu l’effet "tenue" indéniable. Un sentiment d’appartenir à un même groupe qui s’est prolongé le soir dans les rues, les bars et les restaurants puisque les gens portaient leur veste de l’équipe de France. Et ça, c’est au-delà de nos espérances. »
Une dynamique qui a poussé de nombreux membres du Team France à militer en faveur d’une candidature de la France pour 2018.
« Je sais qu’il y en a qui sont prêts à s’impliquer, confirme Bruno Aussenac. Il y a d’ores et déjà des gens prêts à porter le projet. Mais il va encore falloir réfléchir car nous n’avons pas envie de poser une candidature pour poser une candidature. Si on la pose, c’est pour l’avoir ! »
Or l’une des principales villes rivales de Paris pourrait être Londres, forte de toute l’infrastructure des Jeux olympiques de 2012…
Roselyne Bachelot a reçu avec « joie et fierté » les médaillés des Gay Games
Têtu par Myrtille Rambion 25 septembre 2010
Les médaillés de l’équipe de France engagée aux Gay Games de Cologne ont été officiellement reçus ce vendredi 24 septembre par Roselyne Bachelot, la Ministre de la Santé et des Sports. TÊTU y était.
« Joie », « fierté », « reconnaissance ».
Ces trois mots résument bien l’état d’esprit des médaillés français aux Gay Games reçus vendredi soir par Roselyne Bachelot dans le cadre très officiel de son Ministère. Basketteurs, handballeuses, athlètes, lutteurs, volleyeuses, nageurs, golfeuses…
Elles et ils étaient venus en nombre, médailles au cou ou pas, mais tous vêtus de la tenue « France » qui avait tant fait parler à Cologne, lors des Gay Games, car, pour la première fois, elle avait, de l’avis de tous, permis de fédérer réellement l’équipe. De créer une entité. Célébrée ce 24 septembre au beau milieu des ors de la République.
HETERHOMO : le mérite en revient surtout à Rama Yade
« Je tiens à souligner ce que vous apportez au sport français, mais plus largement à notre République. Les Gay Games sont un modèle. »
« C’est une reconnaissance officielle du gouvernement vis-à-vis de la communauté, soulignait ainsi Ping, de l’association Aquahomo.
Je trouve ça génial, les mentalités ont bien évolué. Personnellement, je suis fier de venir ici. » Reconnaissance aussi pour Christian, de Niji-Kan. « Celle de l’ensemble du travail associatif sportif LGBT. Il se passe beaucoup de choses dans les clubs et ce n’est pas forcément reconnu.
C’est la première fois que l’on nous reçoit comme cela. Il y a encore du boulot, mais on sent une évolution. »
« Le symbole de tous les combats de ma vie »
« Joie », « fierté », ce furent également les mots choisis par la Ministre de la Santé et des Sports en préambule de son discours, prononcé dans la solennité d’un salon bleu du 6e étage de l’Avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement parisien. « Il s’agit de ma fierté de ministre, a déclaré Roselyne Bachelot, et de ma fierté de femme. Mes engagements de toujours se conjuguent -une fois n’est pas coutume- avec mes fonctions ministérielles. Je tiens à souligner ce que vous apportez au sport français, mais plus largement à notre République. Les Gay Games vont au-delà des valeurs républicaines qui nous sont chères. Ils sont indispensables et ils sont un modèle. »
Elle confiera un peu plus tard à TÊTU : « Je suis Ministre des Sports et je trouve qu’il est tout à fait normal de recevoir cette équipe de France. On ne peut pas à la fois prêcher la lutte contre les discriminations et faire comme si cette compétition n’avait pas eu lieu, la mettre de côté. » Avant d’ajouter : « c’est le symbole de tous les combats de ma vie. Et je suis heureuse ! »
Et maintenant ? Une tenue officielle, une réception au Ministère : est-ce la fin d’un beau geste à jamais millésimé 2010 ?
« Non, maintenant, on continue !, a lâché sans hésitation Roselyne Bachelot. On continue l’aide logistique et l’aide financière et on continue la considération. Je ne me débarrasse pas de quelque chose par une subvention, je l’accompagne. »
« C’est une étape importante qui va constituer un modèle pour les autres pays, envisage la co-présidente de la Fédération des Gay Games Emy Ritt. Ce n’est pas une fin, ce n’est pas un commencement, mais c’est la fin du commencement… »
HETERHOMO : toujpours l’idée très cocorico que les Français sont faits pour donner des leçons au monde, or s’il y avait peu d’homophobie dans les clubs sportifs, les homos ne seraient pas obligés de se mettre à part afin de se protéger.
A quand une enquête internationale comparative de l’homophobie dans les sports nationaux ? et on verrait bien notre retard surtout sur les pays qui ont légalisé le mariage et l’adoption.
Gay Games : Les médaillé-e-s français-e-s reçu-e-s au ministère de la Santé et de Sports
Publié par Esther Trousset
Ce soir, les médaillé-e-s français des Gay Games de Cologne seront reçu-e-s au ministère de la Santé et des Sports, conformément à ce qu’avait annoncé début août Bruno Aussenac, le président de la FSGL. L’équipe de France avait rapporté un nombre impressionnant de 187 médailles dont 77 médailles d’or. Les célébrations ne sont pas terminées puisque les médaillé-e-s parisien-ne-s seront également reçu-e-s à l’Hôtel de Ville de Paris le 4 octobre prochain.
Gay Games : les médaillés parisiens reçus à l’Hôtel de Ville
Têtu par Myrtille Rambion 05 octobre 2010,
En déplacement à l’étranger, Bertand Delanoë n’était malheureusement pas là mais représenté par son adjoint chargé du sport, Jean Vuillermoz (ci-dessus, à gauche). « Nos sportifs et nos sportives sont déçus de ne pas rencontrer Monsieur Betrand Delanoë », a tenu à noter le président de la FSGL Bruno Aussenac (ci-dessus, à droite), avant de souligner avec enthousiasme qu’en « 25 ans d’existence de la FSGL, c’est la première fois qu’une délégation est reçue par la Mairie de Paris. »
Partenariat en vue
« Nous aurions tant aimé que ces Gay Games 2010 aient été organisés à Paris, a de son côté rappelé Jean Vuillermoz.
Betrand Delanoë avait apporté le soutien sans réserve de la Ville de Paris pour cette candidature.
Continuons ensemble à faire évoluer les mentalités, nous n’en avons pas fini avec l’homophobie. Nous serons toujours à vos côtés. »
L’adjoint au maire a en outre profité de l’occasion pour initier un rapprochement en vue d’un partenariat triennal avec la FSGL sur le mode des contrats d’objectif traditionnellement conclus entre la Ville et les clubs.
« À la Fédération de venir nous proposer des choses, a-t-il expliqué à TÊTU à l’issue de la réception.
Aujourd’hui, dans mon esprit, il s’agissait de la reconnaissance d’une volonté de lutter contre l’homophobie, contre toutes les discriminations et dans le sport en particulier. Car dans le sport, il y a un certain nombre de belles valeurs à développer. »

