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« Pink parade » 2011 à Nice : attention à la dernière marche !

Têtu par Frédéric Maurice 14 juillet 2011,
Ultime gay pride de la saison, le défilé niçois qui continue de revendiquer son indépendance réinvestit cette année le centre-ville

« M’en bati sieu nissart ! » Cette année encore, la gay pride niçoise reprend à son compte cette expression populaire du patois local qu’on peut traduire par « J’m’en fous, j’suis niçois ! »
Une nouvelle fois, la « Pink parade » cultivera sa singularité samedi.
L’événement se complaît à jouer les beaux derniers en demeurant l’ultime marche organisée en France (en dehors du pittoresque Festy-gay de Gourin le 6 août dans le Morbihan).
Et il continue de défiler en marge de la coordination nationale des gay prides qu’il n’est toujours pas décidé à rallier.
« On tient trop à notre liberté », se dresse-t-on chez Aglaé, l’association organisatrice.

A moins d’un an de la mère des élections, la présidentielle, la « Pink parade » s’apprête toutefois à faire bloc avec le mot d’ordre national : « En 2011 je marche, en 2012 je vote ».
Mais à la sauce niçoise, ce qui donne : « Egalité homo-hétéro, à quand le courage politique ? »
C’est que « l’heure est grave, justifie Alexandra Toussaint, porte-parole d’Aglaé.
Au plan local, on a obtenu la concrétisation de toutes les promesses que la municipalité avait faites à son élection en 2008 : le PaCS en mairie, la commémoration des homosexuels déportés et l’ouverture d’un centre LGBT.
Mais rien n’a bougé au plan national. Il faut mettre la pression sur les candidats à la présidentielle ! » Six mille participants espérés

Preuve que les organisateurs niçois savent aussi se montrer solidaires, ils sont allés défiler à la gay pride de Marseille le 2 juillet.
En contrepartie, il n’y aura pas, comme l’an dernier, de défilé concurrent ce samedi dans la Cité phocéenne
.
Plus aucun obstacle n’entravant désormais sa marche, Nice espère effacer sa contre-performance de 2010 (photo ci-contre) en réunissant autour de sa dizaine de chars habituels, au moins « six mille participants », le double de l’an passé.
Rendez-vous est donné à partir de 16 heures, place Garibaldi, dans le quartier gay, pour un parcours inédit de 3,5 km qui continue de parader sur la mythique Promenade des Anglais mais privilégie, cette année, le centre-ville.
Pas de changement en revanche à l’arrivée : le gigantesque « Pink drink » sera servi à partir de 19 heures sur l’esplanade du Musée d’art moderne et d’art contemporain. La soirée se poursuivra ensuite au High pour s’achever au petit matin au Blue.

La communauté est à l’unisson.
Toute la semaine, une douzaine de commerçants organisent des événements en guise d’échauffement.
« Un marathon des bars » finement intitulé « Barathon » invite d’ailleurs à aller trinquer dans toutes les enseignes partenaires. Les associations ne sont pas en reste.
Certaines ont prévu d’offrir la projection de Certains l’aiment chaud vendredi en plein air ou une représentation dimanche du Cabaret sexuel.
« Cerise sur le gâteau » se réjouit-on chez Aglaé, Lionel Florence, jury de la première saison de l’émission Nouvelle star et compositeur à succès de la variété française, a écrit une chanson, D’Homme à homme, dont le CD sera vendu au profit de l’association.

Succès pour la 8ème Pink Parade

La huitième édition de la Pink Parade de Nice - organisée par l’Association gay et lesbienne d’expression (Aglae) - se déroulait samedi 16 juillet. Ses organisateurs se sont félicités de son "succès" avec plus 2.500 personnes rassemblées selon le journal Nice Matin. Le député-maire UMP de la ville, Christian Estrosi, a symboliquement donné le coup d’envoi de cet gay pride locale et le vice-président de la région Paca, Patrick Allemand, était présent à la manifestation qu’il a qualifié d’"un des temps forts de la ville". e-llico Mis en ligne le 18/07/2011

Gay prides 2010 : La Pink Parade de Nice ferme la marche

Têtu par Frédéric Maurice 07 juillet 2010
Entre 3 000 et 7 000 personnes ont défilé sur la Promenade des Anglais, pour cette 7e édition de la Pink Parade.
La parade niçoise revendique son indépendance par rapport aux autres Marches françaises.
Mais avec plus de 6.000 participants, elle fait bel et bien partie des rassemblements LGBT les plus importants.


Samedi, la célèbre promenade des Anglais servira de boulevard aux LGBT.
Nice se prépare à voir défiler sa septième Pink parade.
Une marche des fiertés qui n’en porte pas le nom car ses instigateurs se refusent toujours à rallier la coordination nationale des gay prides. « Il n’est pas question de se laisser dicter des mots d’ordre venus de Paris, se rebiffe Alexandra Toussaint, une des organisatrices. Nous sommes indépendants et tenons à le rester. »

A la remorque de personne, la Pink parade s’enorgueillit toutefois d’être la voiture balais de toutes les marches de France.
De telle sorte qu’elle s’adresse aussi bien aux LGBT de la région qu’à ceux qui ont déjà la chance d’être en vacances sur la Côte d’Azur.

Le cortège, composé de huit à dix chars, ambitionne de dépasser de 10 à 20% les six mille personnes qu’il avait drainées l’an passé.

« Tous unis contre l’homophobie »

Plus que les années précédentes, l’association Aglaé qui chaperonne le défilé espère une mobilisation massive après le passage à tabac dont aurait été victime un couple de jeunes garçons dans un jardin public au printemps.
Une affaire qui a fait grand bruit à Nice.
Sans attendre les conclusions de l’enquête de police, la Pink parade s’est choisie pour mot d’ordre « Tous unis contre l’homophobie ».
« Bien sûr, c’est lié à cette agression, mais pas seulement.
Parce que l’homophobie reste malheureusement une réalité. Sur la Côte d’Azur comme ailleurs », pointe Alexandra Toussaint.

Même si son inauguration n’aura lieu qu’en fin d’été, le centre LGBT de Nice, le premier du Sud-Est de la France, ouvrira pour la première fois ses portes à l’occasion de ce week-end qui, à l’instar de la parade (dont le coup d’envoi sera donné à 16 heures au jardin Albert-Ier), se veut « festif et militant ».

Une nuée de soirées et d’événements est annoncée jusqu’au 13 juillet.
L’association culturelle Polychromes en profite pour réitérer ses « Nuits bleues ».
Une soirée consacrée au sport avec l’appui de Paris Foot Gay vendredi et une exhibition des breakdancers du Sayajin crew samedi en bouquet final de la Pink parade.

Toutes les infos sur www.aglae06.fr ou www.polychromes.fr Photos : AFP et DR.

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Citations

"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon

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