http://yagg.com/2010/10/01/homophob…
Publié par Esther Trousset

Le plan de lutte contre l’homophobie dans le sport annoncé par Rama Yade, la secrétaire d’État chargée des Sports, le 17 mai dernier, pour la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, est en train de voir le jour : hier, jeudi 30 septembre, s’est tenue au ministère de la Jeunesse et des Sports, une première réunion du groupe de travail.
PLUSIEURS POINTS DE TRAVAIL DÉFINIS
« Étaient présents des conseillers techniques de Rama Yade, les membres de son cabinet, des associations LGBT, le Comité Idaho, la FSGL, Paris Foot Gay et des entités du monde sportif non-LGBT comme l’Insep ou le Comité olympique« , raconte à Yagg Bartholomé Girard, président de l’association SOS homophobie, qu’il représentait lors de ce rendez-vous.
Différents plans de réflexion et d’action ont été programmés afin de lutter contre l’homophobie dans le sport.
« Le numéro d’écoute de SOS homophobie sera diffusé sur les sites internet des fédérations de sports mais aussi à des centres sportifs, explique Bartholomé Girard.
Il faut savoir que les victimes d’homophobie peuvent aussi contacter le ministère de la Santé et des Sports.
La formation est également très importante et avec l’Insep nous proposons d’intervenir auprès de sportifs et sportives de haut niveau qui porteront nos messages mais aussi auprès d’éducateurs, d’arbitres, de présidents de fédérations et d’une manière générale l’ensemble des personnes qui travaillent dans le monde du sport.
Notre dernier point concerne la diffusion d’une charte contre l’homophobie dans le sport, inspirée de la charte contre l’homophobie dans le football, en six points, dont le respect sera le symbole que les choses bougent concrètement sur le terrain. »
Une enveloppe financière d’un montant de 100 000 euros sera mise à disposition des associations ayant un projet concret de lutte contre l’homophobie dans le sport.
UNE ENQUÊTE MENÉE PAR SOS HOMOPHOBIE
« L’objectif de cette première réunion était de réfléchir à la mise en place des annonces du 17 mai dernier, souligne Bartholomé Girard.
Et pour SOS homophobie, cela concerne notre enquête sur l’homophobie dans le sport que nous allons mener et qui est fondamentale puisque nous aurons des résultats justes et scientifiques. Les résultats seront connus dans un an ou deux. »
S’il ne connait pas encore toutes les associations qui participeront à ce projet, le président de SOS homophobie sait que « l’Insep sera notamment chargé d’évaluer la valeur méthodologique de notre enquête ».
« Mais si nous devons attendre deux ou trois ans les résultats sans que l’on fasse d’autres choses en attendant, cela ne sert à rien, ajoute-t-il, donc il faut quand même que les résultats soient connus tôt. »
« IL Y A BEAUCOUP DE TRAVAIL À FOURNIR »
« Je tiens à saluer le fait que Rama Yade mette cela en place et s’engage contre l’homophobie dans le sport, s’enthousiasme le président d’SOS Homophobie.
Ce courage politique, j’aimerais bien que d’autres membres du gouvernement l’aient également pour lutter contre l’homophobie dans d’autres secteurs comme l’école, la santé mais aussi en ce qui concerne le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice. Il y a beaucoup de travail à fournir. »
Aucune date n’a encore été fixée pour de prochaines réunions, « la suite se fera en mini-groupes en fonction des projets communs », précise-t-il. Il y aura notamment très bientôt une réunion consacrée à l’enquête sur l’homophobie dans le sport ».
Sport à l’école, lutte contre l’homophobie, sport amateur : Rama Yade fait son bilan
http://yagg.com/2010/10/07/rama-yad…
Publié par Bénédicte Mathieu
À quelques jours d’un remaniement annoncé, Rama Yade vient d’envoyer un livret à plus de 1300 élu-e-s (parlementaires, présidents de régions et de départements, présidents de communautés et maires), Le sport en mouvement, afin « de revenir sur les chantiers ouverts ces derniers mois par le secrétariat d’État aux Sports et de mettre en perspective les défis qu’il reste encore à relever », indique le communiqué de presse.
« L’APPRENTISSAGE DU RESPECT DE L’AUTRE »
En 16 pages, la brochure recense les efforts pour le sport amateur, le sport à l’école, la lutte contre l’exploitation des sportifs mineurs, la réforme du sport de haut-niveau…, et rappelle aussi que d’un ministère l’autre, l’engagement de Rama Yade contre l’homophobie ne s’étiole pas.
Du secrétariat d’État aux Droits de l’homme à celui des Sports, elle poursuit sa mission, ainsi le soulignent ces lignes consacrées à la lutte contre l’homophobie au sein du chapitre « Un sport ouvert sur la société et le monde » : « Le sport est un espace de rencontres et d’apprentissage du respect de l’autre. Il est à cet égard un acteur incontournable des politiques de lutte contre les discriminations. Dans cet esprit, le ministère a lancé, en concertation avec le mouvement sportif et les associations gays et lesbiennes, un plan d’action pour la prévention et la lutte contre l’homophobie dans et par le sport. Il inclut la signature d’une Charte par les fédérations sportives, la mise en place d’un module de sensibilisation dans la formation des éducateurs sportifs et l’inscription de la lutte contre l’homophobie dans les actions financées par le CNDS [Centre national pour le développement du sport, ndlr] (avec, dès cette année, 100000 € consacrés à de telles actions) ».
Un plan qui est en train de voir le jour, comme l’indiquait Yagg le 1er octobre.
« JE CONNAIS LES RÈGLES DU JEU »
Rama Yade est régulièrement citée parmi les membres du gouvernement qui pourraient ne pas résister au remaniement. Pour l’heure, elle en est toujours.
Ainsi l’expliquait-elle à RMC dimanche : « Je suis très bien dans cette fonction, particulièrement flattée de côtoyer de grands champions, de m’occuper de dossiers aussi stratégiques que l’accueil de grands événements sportifs, la rénovation des stades, la construction de grandes enceintes pour les sports collectifs, la question de la lutte contre les discriminations…
Ce sont des enjeux très lourds qui ne me laissent pas le temps de penser à des remaniements, naturels dans la vie politique. Si je reste, c’est très bien, si je suis ailleurs, c’est très bien aussi. Je connais les règles du jeu ».
Rama Yade sera ce soir dans Le Grand Journal sur Canal + puis dans À vous de juger sur France 2, en couverture des Inrocks avec Daniel Cohn-Bendit et en librairie le 13 octobre avec la publication de son ouvrage Lettre à la jeunesse (Grasset).
La Charte contre l’homophobie dans le sport a été dévoilée par Rama Yade et Gareth Thomas.
http://yagg.com/2010/10/26/la-chart…
23 octobre 2010
Publié par Judith Silberfeld

C’était l’une des promesses de Rama Yade lors de la présentation de son plan d’action contre l’homophobie dans le sport à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie en juin dernier.
C’est désormais une réalité – dont on espère qu’elle ne restera pas symbolique.
La secrétaire d’État aux sports a présenté la Charte contre l’homophobie dans le sport, samedi, à Albi, à l’occasion du dernier match de la coupe d’Europe de rugby à XIII, entre la France et le Pays de Galles.
Très inspiré de la charte contre l’homophobie dans le milieu du football rédigée par Paris Foot Gay, le texte (téléchargeable sur le site du secrétariat d’État)
• engage ses signataires à “prendre en compte et reconnaître de manière explicite l’homophobie en tant que discrimination contraire aux principes universels de protection des Droits de l’Homme ;
• dénoncer et prendre les sanctions adéquates contre toute attitude homophobe, qu’elle se manifeste par un comportement discriminant, par des agressions verbales ou physiques, ou par des propos insultants en raison de l’orientation sexuelle réelle ou supposée ;
• promouvoir la diversité dans le sport et assurer la diffusion de messages sur la tolérance, le respect et la dignité, en incluant systématiquement l’orientation sexuelle et la lutte contre l’homophobie ;
• apporter aide et soutien aux pratiquants, entraîneurs ou autres personnes évoluant dans le sport qui pourraient être harcelés, insultés ou mis à l’écart en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée ;
• mettre en place des modules éducatifs sur la lutte contre toutes les discriminations, y compris l’homophobie, à destination de tous les acteurs du sport : un éducateur ou un entraîneur se doit d’empêcher ou de faire empêcher toute forme de discrimination et doit par conséquent y être préparé ;
• recenser les actes d’homophobie et en référer régulièrement au ministère chargé des Sports (cellule nationale de prévention de la violence et des discriminations dans le sport) afin de constater l’évolution des comportements dans le sport et d’ajuster les actions à entreprendre”.
La charte a été lue par Olivier Elima, capitaine de l’équipe de France de rugby à XIII, en présence du rugbyman gallois Gareth Thomas, parrain de la charte, mais sans Amélie Mauresmo, que Rama Yade espérait pourtant convaincre de rejoindre la lutte…
Les premiers signataires sont Nicolas Larrat, président de la Fédération de rugby à XIII, et Michel Amiel, président du club de Réalmont XIII (nationale 1).
Comme l’indiquait Rama Yade en mai, dix autres fédérations – football, tennis, rugby, karaté, lutte, judo, basket… – se sont engagées à signer la charte.

