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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Identité sexuelle. L’enseignement catholique s’en prend à des manuels scolaires

HETERHOMO : Il est intolérable que la passionaria intégriste de l’Opus Deï veuille faire sa loi de Dieu dans un pays laïque, qu’elle donne des leçons de tolérance et d’ouverture d’esprit, alors qu’elle défend un enseignement qui pratique le bourrage de crâne, l’idéologie patriarchale et sexiste, et cela contre les spécialistes en éducation.

Ce n’est pas une théorie parmi tant d’autres, c’est la Vérité établie par bien des études et par bien des disciplines scientifiques que l’Education Nationale ne peut continuer d’ignorer. L’obscurantisme recule un peu.


Gender studies : Des enseignants ripostent contre la « croisade » des assos catholiques

Têtu par Rédaction (avec agence) 06 juin

L’Unsa éducation dénonce un « retour de l’ordre moral » après la mobilisation des associations catholiques contre les nouveaux programmes de SVT au lycée.
Pour le syndicat, c’est bien l’homosexualité qui est la cible de ces attaques.

Les attaques des catholiques contre l’enseignement du « genre » au lycée ?
C’est bien une façon de cibler l’homosexualité selon Unsa Education.
Dans un communiqué, la fédération syndicale a dénoncé « le retour de l’ordre moral » et estimé que les associations familiales catholiques avaient pour cible « l’homosexualité » quand elles critiquent les nouveaux manuels de SVT.

« Les associations familiales catholiques lancent leur nouvelle croisade, accuse l’Unsa. Elles ont décidé de s’en prendre aux programmes de première des SVT et, comme le rappellent les programmes, à ’’l’acceptation des différences’’. (…)
Pour ces associations intégristes, l’hétérosexualité est la norme et les identités entre hommes et femmes établies une fois pour toutes.
Le mariage est la règle et ne peut que concerner les hétérosexuels
 ».

« Des citoyens et non des croyants

Pour l’Unsa Education, « les Eglises, quelles qu’elles soient, n’ont pas à donner leur avis sur des programmes scolaires qui visent à la formation de ’’citoyens’’ et non de ’’croyants’’, sauf à vouloir défaire la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ».
La fédération s’interroge : le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, « cèdera-t-il aux pressions des intégristes catholiques ? Ou y résistera-t-il ? ».

Le 27 mai, dans une lettre à Luc Chatel, ces associations catholiques ont exprimé leurs inquiétudes sur l’enseignement du concept de « genre », issu des gender studies, dans les nouveaux manuels de SVT destinés à certaines classes de première pour la rentrée 2011.

Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-Démocrate, a également écrit à Luc Chatel pour lui demander de faire retirer et corriger les nouveaux livres de SVT. « Nous ne pouvons accepter que l’école devienne un lieu de propagande, où l’adolescent serait l’otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d’imposer une vision de la ’’normalité’’ que le peuple français ne partage pas », jugeait-elle. Avec AFP.

La direction de l’enseignement catholique a mis en garde ses établissements scolaires contre de nouveaux manuels de sciences et vie de la terre (SVT)

destinés à la rentrée 2011 aux élèves de première, concernant la sexualité et contestant les différences homme-femme.

E-llico.com

Dans une lettre envoyée le 27 mai 2011 aux directeurs diocésains de l’enseignement catholique, révélée jeudi par Le Figaro, Claude Berruer, adjoint au secrétaire général de l’enseignement catholique écrit que "la théorie du genre se diffuse dans notre environnement, il est assurément indispensable d’ouvrir un débat avec les lycéens sur cette question".

Ce courrier dénonce une partie du programme de SVT sur la sexualité, notamment le chapitre ’devenir homme ou femme’ qui "fait implicitement référence à la théorie du genre, qui privilégie le ’genre’ considéré comme une pure construction sociale, sur la différence sexuelle".

"L’identité masculine ou féminine, selon cette théorie, n’est donc pas une donnée anthropologique, mais une orientation", critique la lettre.

"Il est donc utile d’attirer l’attention des chefs d’établissement sur le discernement à apporter dans le choix des manuels pour cette discipline", ajoute Claude Berruer.

Le responsable de l’enseignement catholique a précisé à l’AFP avoir passé en revue quatre ou cinq manuels de SVT.

"La théorie du genre, c’est que chacun choisit son identité sexuelle. Nous, nous disons qu’il y a une norme : on naît garçon ou fille et on réfute qu’on ait le choix de son genre", estime Claude Berruer.

"La confédération nationale des associations catholiques (CNACF) a aussi pris connaissance du contenu de ces ouvrages et est arrivée à la même analyse que nous", assure-t-il.

La CNACF, qui a étudié sur deux manuels, dénonce sur son site internet un programme de classe de première offrant "un panorama de la sexualité morbide et mortifère (contraception et contragestion) sans aucune ouverture vers la relation, l’amour de l’autre, le don de soi et l’ouverture à la vie".

"Au final, ces deux livres donnent une vision de la sexualité technique, où le corps est réduit à sa dimension matérielle.
C’est une sexualité qui est décrite comme proche de celle de l’animal, dans une continuité de comportement et avec une absence de sens (…)
Une espèce de fausse liberté invite à choisir son orientation sexuelle à un âge où les repères structurants manquent déjà, particulièrement dans le domaine de la sexualité", déplore la CNACF.

D’après Le Figaro, un manuel de l’éditeur Bordas indique que "si dans un groupe social, il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels".

HETERHOMO : Il s’agit alors d’un refoulement de l’homosexualité qui pousse au suicide, au mal être, à l’hypocrisie
Un responsable de Bordas, cité par le journal, a admis "une certaine maladresse dans l’élaboration d’un passage" du manuel.
Mais dans les programmes de première, "on nous demande d’évoquer l’influence du contexte sur le comportement sexuel. Il n’y a là rien de choquant", s’est défendu Mahin Bailly. Source : AFP

Boutin contre l’enseignement de la théorie du genre au lycée

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate Christine Boutin a écrit au ministre de l’Education nationale pour protester contre l’enseignement obligatoire de "la théorie du gender" - études des inégalités sociales hommes-femmes - dans certains programmes au lycée.

E-llico.com

Mis en ligne le 01/06/2011

"Inscrite officiellement dans les nouveaux programmes de SVT (science de la vie et de la terre) de première (S, L et ES), la doctrine du gender fera désormais partie de l’enseignement obligatoire des lycées français à partir de la rentrée 2011", écrit Christine Boutin dans un communiqué.

Nées sur le terreau du féminisme, les études de genre (gender studies) portent sur les stéréotypes hommes-femmes.
Aux Etats-Unis, plusieurs universités prestigieuses financent des départements ou des chaires professorales consacrées à ce champ de recherche.

Christine Boutin explique avoir écrit à Luc Chatel pour lui demandé de faire retirer et corriger les nouveaux livres de SVT.

"Il est impensable que ce qui ne représente qu’une option philosophique parmi tant d’autres soit présenté à des adolescents comme une explication scientifique : cela les incite à adhérer à une vision de l’homme et de sa sexualité qui non seulement est profondément contestable, mais qu’il ne relève pas du rôle de l’Education nationale d’inculquer", fait valoir l’ex-ministre du Logement. HETERHOMO : quand il s’agit d’inculquer elle sait de quoi elle parle
"Je n’accepte pas que les parents soient ainsi dépossédés de leur rôle d’éducateurs, poursuit la présidente du Parti Chrétien-Démocrate : c’est à eux qu’il revient de prendre en charge l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants.
L’Etat n’a pas le droit de s’attribuer ce rôle et de s’immiscer ainsi dans la formation de la conscience des jeunes". HETERHOMO : son église a pour vocation la prise de pouvoir sur les consciences par des sornettes dignes des autres sectes, les moyens employés sont la répétition sans toujours comprendre, la peur du châtiment divin, l’espoir du miracle, l’obligation de se confesser, les sanctions
Source : AFP Le Défenseur des droits veut intervenir dans l’affaire de l’enseignant homo écarté de son poste Cyril Couderc, instituteur employé d’une école privée évangélique en Alsace, a perdu son travail parce qu’il est gay. Il vient de saisir le Défenseur des droits Dominique Baudis, qui a promis jeudi qu’il interviendrait sur ce cas de "discrimination flagrante". E-llico.com Mis en ligne le 08/07/2011

Exclu d’une école privée pour homosexualité, un enseignant riposte

Cyril Couderc, instituteur employé d’une école privée évangélique en Alsace, a perdu son travail parce qu’il est gay. Il vient de saisir le Défenseur des droits Dominique Baudis, qui a promis jeudi qu’il interviendrait sur ce cas de "discrimination flagrante".

Cyril Couderc est un enseignant qui "tout d’un coup est écarté.
On ne veut plus de lui parce qu’il est homosexuel", a résumé sur Europe 1 Dominique Baudis, dont les services incluent désormais l’ancienne Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
"On va évidemment intervenir parce que là on est dans un cas de discrimination flagrante", a-t-il indiqué.

L’enseignant explique qu’il ne veut "plus laisser passer ça". "Il faut que quelqu’un leur dise que ce qu’ils ont fait n’est pas correct".

Cyril a enseigné pendant dix ans au collège-école Daniel, un établissement privé hors contrat, géré par une association protestante évangélique. Dans cette école installée dans un petit château à Guebwiller (Haut-Rhin), qui accueille 120 à 150 élèves, les enseignants sont supposés être "tous engagés dans la foi" et "éclairer d’une perspective chrétienne" les programmes de l’Education nationale.

En septembre dernier, la direction de cette école, ayant appris qu’il vivait en couple avec un homme, lui propose de "prendre un congé sans solde, le temps de ’guérir’".
"J’ai refusé et ils m’ont alors proposé une rupture conventionnelle de contrat, à l’amiable. J’étais sous le choc, j’ai signé". Une signature qu’il dit regretter aujourd’hui.

Dans un argumentaire détaillé adressé aux médias, le pasteur Luc Bussière, président de l’association gérant l’établissement en question, affirme "respecter le choix de vie des homosexuels". Mais il demande "aux membres du personnel encadrant une cohérence entre ce qu’ils vivent et ce qu’ils enseignent".

L’école revendique "le droit de soutenir et encourager le modèle d’une famille avec un papa et une maman", et celui de ne pas "défendre, encourager ou enseigner l’homosexualité et le modèle du couple homosexuel comme une de nos valeurs".

Pendant plusieurs mois après sa mise à l’écart, l’ex-enseignant ne s’est pas rebellé, et l’affaire n’a pas été ébruitée.
"Et puis récemment j’ai reçu par email l’affiche de la fête de fin d’année de l’école, qui proclamait ’Vivre ensemble’, et là ça a été la goutte qui a fait déborder le vase", dit-il.

Depuis, Cyril Couderc a décidé de se battre : il n’exclut pas de porter plainte au pénal pour discrimination, et veut saisir les prud’hommes pour obtenir des indemnisations supplémentaires. Une démarche qui étonne son ancien employeur, surtout "huit mois après les faits".

Face à l’ampleur de la polémique, la Fédération protestante de France (FPF), qui rassemble des luthériens, des calvinistes et des "évangéliques modérés" (mais pas les évangéliques qui gèrent l’école de Guebwiller) a tenu à se démarquer de cette affaire, qui ne la "concerne en rien".

"Dans nos écoles, nous ne nous intéressons pas à l’orientation sexuelle des enseignants", a résumé Jean-François Collange, responsable au sein de la FPF des quelques écoles protestantes sous contrat avec l’Etat.

Cyril Couderc, qui entre-temps a retrouvé un emploi pour la rentrée prochaine - dans une école catholique sous contrat - dit être resté, quoi qu’il en soit, un "chrétien pratiquant". "On peut être chrétien et homosexuel", conclut-il.
> Mise à jour : La direction de l’école privée s’est étonnée vendredi soir que le Défenseur des droits l’ait accusée publiquement d’avoir commis une "discrimination flagrante", sans l’avoir entendue au préalable.

"Il est pour le moins surprenant que le Défenseur des droits puisse ainsi, sans avoir entendu les deux parties et sans disposer de toutes les pièces du dossier, porter un jugement aussi grave à l’encontre de notre établissement", s’insurge l’école.

"Compte tenu de son expérience passée, le Défenseur des droits sait l’importance de la présomption d’innocence", ajoute l’école, en référence à l’affaire Alègre, dans laquelle Dominique Baudis avait été mis en cause à tort, en 2003, pour viol et proxénétisme.

"Dans ce dossier sensible que certains voudraient instrumentaliser, il importe d’avancer avec mesure et sans parti-pris", conclut l’école Daniel. Avec AFP

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Citations

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë

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