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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Ile Maurice : kidnappées pour « guérir » leur lesbianisme

Il s’agit d’enfermer l’esclave qui fuit

L’homophobie n’était pas Mauricienne à l’origine, ce sont les occidentaux et leurs religions qui l’ont imoportée.

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Une bonne esclave doit travailler à l’usine, jouer la domestique, fournir les plaisirs sexuels au mâle et faire l’élevage de la progéniture de Monsieur !

Une vraie conne.

L’Ile Maurice va-t-elle légaliser l’homosexualité ?

Le débat qui divise la société mauricienne sur une éventuelle dépénalisation des relations entre personnes du même sexe est le reflet des atermoiements de la classe politique africaine sur la question.

E-llico.com

Mis en ligne le 08/09/2011
Il aura fallu que l’Etat mauricien vote le 12 juin 2011 une résolution des Nations unies sur les droits des homosexuels pour mettre le feu aux poudres.
Ce pays de l’océan Indien, d’ordinaire si pudique lorsqu’il s’agit d’aborder des questions sensibles de société, connaît depuis plusieurs semaines une agitation toute particulière.
Même si les formulations sont un peu alambiquées, car personne n’ose vraiment appeler un chat un chat, la question de l’homosexualité est sur toutes les lèvres à l’île Maurice, notamment sur celles des politiques.

Au début du mois d’août, une vive altercation a opposé à l’Assemblée nationale mauricienne Paul Bérenger, le leader de l’opposition et Navin Ramgoolam, le Premier ministre :

"Maurice a toujours adhéré au principe d’universalité des droits humains", a déclaré en séance plénière à l’Assemblée, le chef du gouvernement mauricien, pour justifier l’adoption de la résolution onusienne.

Rien n’est gagné

Certes, il ne s’agit pas d’une reconnaissance formelle des droits des homosexuels dans ce pays, car la résolution de l’ONU n’est en rien coercitive pour les Etats qui l’ont votée.
Mais la déclaration de Navin Ramgoolam, même si elle a des relents de politiquement correct, est bien la toute première faite par les autorités mauriciennes en faveur des gays.

Le chef de l’opposition lui a répondu que le gouvernement avait agi de façon précipitée :

"Maurice aurait au préalable dû définir sa position sur la légalisation ou non de l’homosexualité et tous ses corollaires, à savoir le mariage et l’adoption, avant d’aller voter cette résolution."

Ce dernier est d’ailleurs soutenu par le député Cehl Meeah du Front solidarité mauricien, un parti que des observateurs soupçonnent pourtant de vouloir faire alliance avec la majorité :

"Le pays est en train de camoufler la réalité et se dirige vers la légalisation de l’homosexualité", estime Cehl Meeah, qui a déclaré à l’Express, le principal quotidien de l’île Maurice, être volontaire pour un combat contre la légalisation de l’homosexualité.

Il faut souligner qu’en la matière, l’île Maurice est un bel exemple de contradiction en Afrique.
Comme dans de nombreux pays du continent, l’homosexualité y est encore criminalisée.
Mais la loi, qui prévoit jusqu’à cinq ans de prison, n’a jamais été appliquée.

En 2008 d’ailleurs, une autre loi a été votée, l’Equal Opportunity Act, qui inclut le respect de l’orientation sexuelle des citoyens - même si sa promulgation se fait toujours attendre depuis lors.
Dans le même temps, depuis 2006, les homos peuvent librement se pavaner dans les rues de l’île à l’occasion de la Gay Pride mauricienne, la Rainbow March, sans être le moins du monde inquiétés par une éventuelle arrestation.

De la même façon, le militantisme gay s’est fortement développé ces dernières années au point de devenir un partenaire social incontournable dans le pays.
C’est d’ailleurs grâce à la détermination des associations homosexuelles, réunies au sein du collectif Arc-en-ciel, que la lutte contre les discriminations à l’encontre des gays a pu être introduite dans le fameux Equal Opportunity Act.
La vie n’est pas toujours rose

Malgré toutes ces avancées, une chape de plomb pèse toujours sur les homosexuels à Maurice et la dépénalisation ne semble pas pour demain.
En effet, le tissu social est encore imperméable aux identités sexuelles considérées comme "déviantes".
Certaines familles organisent même l’enlèvement de leurs enfants pour les "guérir de l’homosexualité" en les faisant interner dans des hôpitaux psychiatriques, comme l’a souvent raconté dans ses colonnes le magazine KotZot.

En général, aucune explication rationnelle n’est donnée pour justifier ce type d’abus.
Tous ceux qui combattent l’homosexualité à Maurice se réfugient derrière de prétendues "traditions et croyances religieuses".
De fait, les chefs religieux, nombreux et très influents dans la société multiraciale qu’est Maurice, sont ceux que l’on entend le plus dans le débat actuel autour de la légalisation des relations entre personnes du même sexe.

Tous sont montés au créneau pour dénoncer le vote de la résolution onusienne.
Jean-Maurice Labour, le vicaire-général du diocèse de Port-Louis, la capitale, n’est pas passé par quatre chemins pour déclarer dans la presse que "l’homosexualité est un dysfonctionnement hormonal, physiologique, psychologique et culturel". Les imams quant à eux ont appelé à un "front religieux commun contre l’homosexualité".

Nathalie Ahnee, la présidente du collectif Arc-en-ciel, estime pour sa part que "les valeurs religieuses n’ont pas leur place dans les décisions juridiques et l’élaboration des lois".
Or là est bien le problème. A Maurice, comme partout ailleurs, les chefs religieux semblent avoir une grande influence sur les responsables politiques.
Ce qui, de fait, freine considérablement toute velléité de légiférer clairement sur la question.
Obligeant les responsables politiques "progressistes" à utiliser des solutions de contournement, comme le vote de cette résolution du comité des Nations unies pour les droits de l’homme ; comme cet Equal and Opportunity Act qui n’a toujours pas été promulgué ; comme aussi cette déclaration de l’ONU signée en 2008 et dans laquelle déjà Maurice, avec quatre autre pays africains (Gabon, Cap-Vert, Guinée-Bissau, République centrafricaine) se prononçaient en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité. Hypocrisie généralisée

Tout cela est symptomatique d’une classe politique africaine qui n’arrive pas à se décider - ni à décider.
En mars 2011, l’ancien président du Botswana Festus Mogae déclarait qu’il avait clairement privilégié sa carrière au détriment des droits des homosexuels.

"Je n’étais pas prêt à perdre une élection au nom de la défense des homosexuels", avait-il affirmé.

Et l’actuel président, Ian Khama, même s’il tient un discours modéré, n’est pas plus enclin à légiférer sur la question.
Au contraire, les arrestations se multiplient, notamment à l’approche des échéances électorales.

C’est d’ailleurs ce qui s’observe au Cameroun depuis plusieurs semaines. En l’espace d’un mois, sept personnes ont été incarcérées pour "délit d’homosexualité" et risquent jusqu’à cinq ans de prison.
Des arrestations arbitraires, selon les ONG de défense des droits humains.
Une journaliste de La Nouvelle Expression, un des principaux titres camerounais, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a sa petite idée sur la question :

"Cette résurgence des arrestations de gays à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre est sûrement de nature à se rallier les chefs traditionnels conservateurs et le clergé qui avaient déjà ouvert la boîte de Pandore ayant mené à la publication de listes de présumés homosexuels dans la presse en 2006."

Les responsables politiques, partout sur le continent, sont donc très peu disposés à lutter efficacement contre l’homophobie, même quand celle-ci devient un délit, comme en Afrique du Sud.
Ce pays est le seul en Afrique à avoir autorisé depuis 2006 le mariage et l’adoption par les gays.
Les villes de Johannesburg et du Cap accueillent une Gay Pride depuis 1990, et pourtant les agressions homophobes y sont encore très présentes.

On a donc, d’une part, ceux qui veulent faire bouger les choses mais sont pris par des contingences socio-religieuses et culturelles, et d’autre part, ceux qui s’arc-boutent sur une pathétique hypocrisie, en essayant d’arrêter le vent du changement. A Maurice aussi, on en est toujours là.

Raoul Mbog (Article paru dans SlateAfrique.com)

Têtue Par Habibou Bangré 20 juillet 2010

Certaines familles organisent l’enlèvement de leur propre enfant pour mettre un terme à ses amours homosexuelles.
Une pratique que combat tant bien que mal, sur place, le Collectif Arc-en-Ciel.


Le 6 juin, la vie de Shalima a basculé. Cette Mauricienne de 20 ans a été violemment enlevée sous les yeux d’une amie et séquestrée pendant plus d’une semaine dans la maison de ses parents. « Mes proches n’ont jamais accepté mon orientation sexuelle et en m’enlevant, ils ont voulu tout bonnement m’éloigner de la femme que j’aime », a confié Shalima au journal local KotZot News.

A Maurice, île de l’océan Indien, la sodomie est interdite et la société tolère mal les relations gays et lesbiennes.
« Nous avons déjà eu le cas d’une jeune fille enlevée sur la plage par ses parents et séquestrée de la même manière (que Shalima), ou celui d’une jeune fille enfermée à l’hôpital psychiatrique et menacée physiquement par sa famille.
Mais pour ceux et celles qui ont le courage de témoigner, combien de cas sont passés sous silence ? » s’interroge Nathalie Ahnee, présidente de l’association locale Collectif Arc-en-Ciel.

Du bruit à la radio

La police ne se montre pas toujours coopérative.
Dans le cas de Shalima, « des policiers ont refusé de prendre la plainte de son amie qui avait assisté à l’enlèvement (…) arguant qu’il n’y avait pas de quoi poursuivre, essayant même de décourager et d’impressionner cette jeune femme, explique Nathalie Ahnee.
Ensuite, ils n’ont pas pris cas du fait qu’une personne avait été enlevée et était séquestrée, faisant fi de la notion de "non assistance à personne en danger" et prétextant que les parents avaient le droit d’agir de cette façon puisqu’ils étaient les parents. »

« Pour ceux et celles qui ont le courage de témoigner, combien de cas sont passés sous silence ? »
Alerté par des amis de Shalima et Radio One, le Collectif Arc-en-Ciel a donc pris le relais.
« Nous avons demandé à notre avocat conseil d’intervenir à la radio locale afin de montrer au grand public le caractère illégal d’un tel acte et les conséquences encourues.
Il a fallu attendre que l’émission ait lieu, que des hauts gradés l’écoutent et entendent tous les renseignements et le témoignage enregistré de Shalima pour que les choses bougent : les policiers ont été chez les parents de Shalima, ont interrogé son père et son frère, l’ont retrouvée et interrogée, le tout en moins de 2h.
A chaque fois, nous arrivons à résoudre ces situations grâce à un gros battage médiatique. »

Difficile de porter plainte

Shalima, de même que sa compagne, est aujourd’hui très fragile.
Le contrecoup du rapt.
Portera-t-elle plainte ? Rien n’est moins sûr : « Il n’est pas évident de porter plainte contre ses parents, observe Nathalie Ahnee. Porter plainte signifie aussi avouer son homosexualité, ce qui est encore très difficile.
De plus, on ne peut pas dire que l’attitude de la police incite à faire respecter ses droits. »
Et les associations doivent se contenter d’apporter un soutien moral et juridique : elles ne sont pas autorisées à ester en justice ou à se porter partie civile.

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Citations

"L’homosexualité : cet état de l’être normal qui peut se construire un joli chemin de vie" Christophe Botti auteur de la pièce "un cœur sauvage".

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