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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Indonésie

Principes de Jogjakarta

Indonésie : Le festival de cinéma LGBT de Jakarta sous la menace des intégristes

Les transsexuels ont dorénavant leur maison de retraite

Abandonnés par leurs familles, trop âgés pour gagner leur vie sur le trottoir, des centaines de transsexuels se retrouvent SDF, la vieillesse venue. Pour les accueillir, une maison de retraite a été fondée spécialement pour eux en Indonésie, suscitant des remous dans le premier pays musulman de la planète.

E-llico.com Mis en ligne le 22/02/2013

Difficile de croire que les deux physionomies ne font qu’une seule et même personne.
Derrière Yoti Oktosea, un septuagénaire bedonnant au visage buriné par les années, trône le portrait d’une jeune femme mince et sexy, les longs cheveux noirs caressant de frêles épaules.

Il était alors l’un des plus demandés sur les trottoirs de Jakarta, assure Yoti, se remémorant ses 16 ans de "carrière".
"Mais tout est un peu plus flasque maintenant", lâche-t-il dans un éclat de rire, en remontant sa poitrine.

Aujourd’hui, Yoti n’a plus à arpenter la rue.
Comme une douzaine de transsexuels vieillissants, il a trouvé refuge dans ce qui pourrait bien être la première maison de retraite pour transsexuels au monde.

Elle n’est rien de plus qu’une bicoque dont la peinture rose n’arrive pas à masquer la modestie, située au bout d’une ruelle poussiéreuse dans la grande banlieue de Jakarta.
C’est en fait la maison de Yulianus Rettoblaut, un transsexuel militant pour les droits de sa communauté.

"Mami Yuli", comme il est affectueusement surnommé, a décidé l’an dernier d’ouvrir une partie de son logement, pourtant déjà pas bien grand, à une douzaine de transsexuels à l’allure de grands-mères qui y dorment sur de vieux matelas posés à même le sol.

"C’est très difficile pour eux. Nombre d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté et ils n’ont souvent pour seule option que de coucher sous les ponts".

L’ouverture de la maison de retraite représente une nouvelle victoire pour les transsexuels en Indonésie, après la fondation en 2008 à Yogyakarta (centre) d’une école islamique qui leur est spécialement réservée, où ils peuvent étudier le Coran et prier.

Une chose impensable il y a encore peu dans le pays musulman le plus peuplé de la planète, avec 240 millions d’habitants, dont le gouvernement considérait il y a seulement deux ans les transsexuels comme des "malades mentaux".
Aujourd’hui, les autorités accordent même des subventions à Mami Yuli pour l’aider à maintenir son activité.
Cet argent est cependant loin de suffire et les "retraités" sont mis à contribution, cuisinant, dansant et chantant afin de financer nourriture et autres frais de la maison.

"Ils ne peuvent pas rester à rien faire. Ils doivent essayer de trouver du travail pour gagner de l’argent", tranche Mami Yuli, qui a mis en place un programme de cours de cuisine, couture et coiffure.

Les "waria", contraction des mots indonésiens "wanita" (femme) et de "pria" (homme), seraient environ 35.000 en Indonésie, selon la Coalition pour l’Asie-Pacifique de la santé sexuelle masculine.

Relativement bien acceptés par la société - certaines communautés rurales les considèrent comme sacrés - les waria sont plus visibles en Indonésie que dans de nombreux pays occidentaux.
La nounou du président américain Barack Obama, quand il vivait enfant dans l’archipel, était ainsi un transsexuel.

Mami Yuli est le pur exemple de ces waria qui ont réussi à se faire accepter.
Après 17 ans à se prostituer, il est devenu à 46 ans le seul transsexuel déclaré à décrocher un diplôme de droit, qui plus est dans une université islamique.

Aujourd’hui âgé de 51 ans, Mami Yuli consacre sa vie à la lutte pour sa communauté.
En tailleur vert élégant et rouge à lèvres scintillant, ce sont désormais les couloirs des offices gouvernementaux qu’il arpente, à la recherche d’argents publics. Il vient de décrocher des subventions du ministère des Affaires sociales pour l’aider à nourrir et former ses pensionnaires.

Et, fervent catholique, Mami Yuli a également réussi à arracher le soutien de quelques églises chrétiennes.
"Eux aussi, ils ont besoin d’être guidés", estime le pasteur Romo Mardi.

A terme, si les finances sont réunies, Yuli rêve de pouvoir héberger les quelque 800 transsexuels âgés que compte Jakarta, et de se faire élire commissaire aux droits de l’homme en Indonésie.

Mais la récente montée de l’islamisme accroît les discriminations, jetant les transsexuels en grand nombre dans la prostitution.
34% des transsexuels de Jakarta sont séropositifs, selon des chiffres datant de 2007 compilés par le ministère de la Santé
.

"La loi islamique ne reconnaît que deux sexes : l’homme et la femme", tranche Ali Mustafa Yaqub, du Conseil indonésien des oulémas, plus haute instance religieuse du pays.

Ils "menacent les valeurs islamiques", estime de son côté Habib Salim Alatas, responsable à Jakarta du Front des défenseurs de l’islam (FPI), puissant groupe veillant à l’orthodoxie religieuse qui a déjà fait fermer un concours de beauté "Miss Waria" en décembre.

Lady Gaga, accusée de « satanisme » interdite de concert en Indonésie

Têtu par Rédaction (avec agence) 15 mai 2012,

Elle est « trop sexy » pour Jakarta ! Et peut-être trop gay-friendly ?
Après des plaintes d’islamistes qualifiant l’Américaine de « satanique », la police a interdit le concert prévu en juin.

« Lady Gaga, va en enfer » : des activistes musulmans manifestent, fin avril, contre la venue de la star.

« Nous n’allons pas accorder de permis pour le concert de Lady Gaga à Jakarta », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police nationale indonésienne, Saud Usman Nasution.
« Le concert du 3 juin devra être annulé », a-t-il ajouté, reconnaissant cependant l’éventualité qu’il puisse se dérouler ailleurs dans le plus grand pays musulman du monde : « Tout dépend de la police de la ville » en question.

La police nationale a donc suivi la recommandation négative donnée par son homologue à Jakarta, la capitale, qui a dit avoir reçu une plainte du Conseil des oulémas, plus haute instance religieuse islamique en Indonésie.
« Ses costumes sont trop sexy et érotiques », a expliqué un porte-parole de la police de la capitale.
Pas un mot, en tout cas de manière explicite, sur les positions très libérales de Lady Gaga, et le fait qu’elle soutienne très publiquement les droits des homosexuels.

« Elle est très dangereuse »

Mais les mots du Front des défenseurs de l’islam (FPI), bien connu pour ses raids souvent violents contre les bars et les salons de massage, étaient bien plus durs : « Va en enfer », lance-t-il à Lady Gaga dans des manifestations, en l’accusant de vouloir « répandre sa foi satanique » !
La semaine dernière, il avait promis de réunir « trente mille » manifestants à Jakarta afin de l’empêcher de se produire.
« Elle est très dangereuse, elle est vulgaire et ses costumes sexuels et indécents vont détruire la moralité de nos enfants », avait estimé le président du Front, Salim Alatas.

Décidément, le Born This Way Ball Tour de Lady Gaga est pour le moins mouvementé.
Il avait commencé le 27 avril à Séoul, en Corée du Sud… mais les prières qui ont accompagné sa venue n’ont pas réussi à faire annuler le concert.
A Jakarta, la « mother monster » était pourtant très attendue : les 50.000 places de concert s’étaient vendues comme des petits pains. En France, elle se produira le 22 septembre au Stade de France puis le 4 octobre au stade Charles-Ehrmann, à Nice.

9ème édition du festival gay Q !

Année après année, un festival du cinéma gay s’est imposé dans la vie culturelle de Jakarta, avec la volonté de vaincre les tabous, sans agressivité ni prosélytisme, dans le pays musulman le plus peuplé au monde. E-llico.com
Mis en ligne le 04/10/2010

Pour sa neuvième édition, le festival international Q !, considéré comme le plus important du genre en Asie, espère attirer 15.000 spectateurs à ses 120 projections, expositions et débats, tous gratuits. La publicité se fait de bouche à oreille ou par les sites de réseaux sociaux à cause de "la stigmatisation des homosexuels", explique John Badalu, le directeur du festival.

"Nous préférons ne pas trop promouvoir l’événement dans la presse locale car elle reste très conservatrice", précise-t-il.

L’homosexualité est autorisée entre adultes consentants dans l’immense archipel de 240 millions d’Indonésiens, dont plus de 80% sont musulmans, mais peu de LGBT osent afficher publiquement leurs préférences sexuelles.

Ils sont particulièrement montrés du doigt par les mouvements islamiques se présentant comme les défenseurs des valeurs musulmanes, qui n’hésitent pas à employer la force.

C’est ainsi que deux conférences, d’homosexuels et de transsexuels, ont été contraints cette année à jeter l’éponge lorsque des militants extrémistes ont envahi leurs salles de réunion.

De son côté, le ministre de la Communication, Tifatul Sembiring, élu d’un parti religieux, a provoqué une polémique en s’interrogeant sur le bien-fondé, pour l’Etat, de financer la lutte contre le sida, qu’il a lié à la pornographie.

Ces prises de position n’ont pas empêché son ministère d’approuver la tenue du festival Q !.
"Nous n’avons pas d’objection. Tant que les films ne sont pas trop sexuellement explicites ni trop vulgaires", a précisé son porte-parole, Gatot Dewa Broto.

Ce qui, pour M. Badalu, signifie : "ne pas faire de vagues" et éviter les provocations.

Pour asseoir sa légitimité, le festival Q ! a pris soin d’être parrainé par des clubs privés et des centres culturels étrangers, notamment français, néerlandais ou allemand, qui lui ouvrent leurs portes.

"Comme les financements proviennent d’organisations étrangères et les films sont projetés dans des centres internationaux, les radicaux n’oseront pas nous attaquer", souligne M. Badalu.

Mis en ligne le 28/09/2010

Le festival de cinéma gay dénoncé par les autorités musulmanes

Les plus hautes autorités musulmanes en Indonésie ont appelé vendredi à l’arrêt du festival de cinéma homosexuel Q !, jugeant qu’il promouvait des valeurs contraires à l’islam. Le Conseil des oulémas a également demandé à plusieurs centres culturels étrangers de Jakarta, dont l’allemand, le français et le néerlandais, à cesser de collaborer avec cette manifestation. "Nous condamnons la projection de films consacrés à l’homosexualité, qui est contre les valeurs musulmanes et indonésiennes", a déclaré à l’AFP son président, Ma’ruf Amin.

Mis en ligne le 01/10/2010

La police indonésienne annule la Conférence asiatique de l’ILGA

La police indonésienne a annulé la conférence régionale asiatique de l’ILGA qui devait se tenir le week end dernier à Surabaya, après une manifestation de musulmans fondamentalistes. E-llico.com
Mis en ligne le 02/04/2010

Après avoir été organisée en Inde, aux Philippines et en Thaïlande, la conférence régionale-Asie de l’ILGA (International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association) devait se tenir à Surabaya, en Indonésie, du vendredi 26 au lundi 29 mars.

La police a annulé la conférence après qu’un groupe de fondamentalistes musulmans ait envahi le hall de l’hôtel où se déroulaient les réunions.

Les extrémistes religieux ont exigé des policiers qu’ils chassent les délégués et annulent la conférence.

Des négociations entre les gérants de l’hôtel, les forces de police et les organisateurs de la conférence ont abouti à l’annulation de la Conférence.

"Nous avons été informés par l’ILGA dont nous sommes membres, que les 150 militants représentant une centaine d’associations LGBT de 16 pays d’Asie sont tous hors de danger ; ils ont été évacués dans des lieux plus sûrs après avoir été confinés 24 heures dans leurs chambres d’hôtel", expliquait hier soir Christine Le Doaré, la présidente du Centre LGBT Paris IdF.

La présidente de l’association LGBT de Surabaya a déploré que les polices locales fassent la loi dans un pays où l’homosexualité n’est pas interdite.

Le Comité IDAHO présent sur place a rappelé que cette année, l’International Day Against Homophobia est axé sur les relations entre religions et homophobie-transphobie.

Mis en ligne le 29/03/2010

Une loi instaurant le fouet contre les homosexuels contestée

Un mois après avoir été approuvée par le parlement local, une loi instaurant notamment le fouet contre les homosexuels dans la province d’Aceh, bastion de l’orthodoxie musulmane en Indonésie suscite une forte contestation. E-llico.com
Mis en ligne le 30/10/2009

une province adopte un Code pénal prévoyant le fouet pour homosexualité

Un bras de fer a été engagé par le gouverneur d’Aceh, Irwandi Yusuf, qui s’oppose à de tels châtiments, jusqu’à présent inconnus en Indonésie, le plus grand pays musulman au monde.

"Le gouverneur a refusé de signer la loi sur la lapidation, qui s’apparente à la peine de mort", a expliqué lundi son porte-parole, Abdul Hamid Zein.

Le nouveau texte est particulièrement sévère pour les délits et crimes contraires aux principes de l’islam.
Outre l’infidélité, il punit le viol d’un mineur (400 coups de bâton), la relation sexuelle entre adultes non mariés (100 coups), l’acte homosexuel (100 coups) et les jeux d’argent (60 coups).

Cette loi a été condamnée par les défenseurs des droits de l’Homme et désapprouvée par des partis nationaux à Jakarta. "La lapidation et la flagellation sont considérés comme des actes de torture dans toutes les circonstances", a dénoncé l’ONG Human Rights Watch, basée à Washington.

Mais des personnalités et une partie de la presse ont relativisé la portée de la loi en raison du contexte. Elle s’apparente en effet à un baroud d’honneur du parlement provincial sortant, au sein duquel les partis islamiques étaient influents.
Ce dernier a depuis laissé la place à une assemblée dominée par le Parti Acehnais, créé par l’ex-mouvement de rébellion ayant lutté pour l’indépendance de cette province du nord de l’île de Sumatra.

Les nouveaux députés sont "globalement" opposés aux châtiments corporels et prévoient de réviser la loi, a indiqué le président du parlement, Hasbi Abdullah.

Peuplée de 4 millions d’habitants, Aceh dispose d’un statut d’autonomie spéciale.
A la fin du long conflit avec les rebelles séparatistes, Jakarta l’a autorisé à mettre progressivement en vigueur la charia (loi islamique), avec notamment le port du jilbab (voile) et l’instauration d’une "police de la charia".

De ce fait, les responsables religieux y sont bien plus sourcilleux que dans le reste de l’Indonésie, où l’islam est pratiqué avec tolérance.

Mis en ligne le 27/10/2009

Une province adopte un Code pénal prévoyant le fouet pour homosexualité

Amnesty International a demandé à ce que le nouveau Code pénal d’une province indonésienne, qui prévoit notamment la lapidation à mort pour adultère et la bastonnade de 100 coups de fouet pour homosexualité soit abrogé. E-llico.com
Mis en ligne le 23/09/2009

Un nouveau Code pénal islamique a été adopté par la Chambre des représentants de la province d’Aceh, lundi dernier.

Il interdit un certain nombre d’actes, comme la consommation d’alcool, le jeu, l’intimité entre les couples non mariés, l’adultère et l’homosexualité.

L’organisation Amnesty International a réagi en se disant "préoccupée par des dispositions qui criminalisent l’adultère et l’homosexualité". "Les autorités indonésiennes doivent faire en sorte que ces dispositions sont abrogées en conformité avec le droit international et des normes relatives à l’intégrité physique et mentale et à l’égalité devant la loi", écrit l’ONG dans un communiqué.

Le Gouvernement central indonésien s’est contenté pour l’instant d’indiquer que la loi contrevenait à la Constitution du pays.

Une loi anti-prostitution adoptée en 2004 dans la région de Palembang, à Sumatra proscrit déjà l’homosexualité dans sa définition de la prostitution.

Mis en ligne le 21/09/2009

Un tueur en série homosexuel star dans son pays

Un tueur en série homosexuel indonésien s’apprête à sortir un disque de chansons intitulé "Ma dernière performance", avant d’être condamné à la peine de mort pour onze meurtres. Verry Idham Henyansyah, surnommé Ryan, âgé de 31 ans est un ex-modèle et il a déjà publié un livre autobiographique, en février dernier, dans lequel il reconnaît avoir tué sa dernière victime, l’un de ses amants, par jalousie amoureuse. Sur les dix autres victimes qu’il affirme avoir tuées, huit étaient "des homosexuels comme moi", a-t-il confié. "Ils m’avaient donné honte. J’ai été pris de colère, me suis battu et les aies tués accidentellement". La justice indonésienne ne s’est pas opposée à la publication des productions de ce serial killer auquel elle reconnaît un statut d’"artiste" qui lui vaut de passer pour une "star" auprès d’un certain public.

Mis en ligne le 31/03/2009

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Citations

"Selon certains, la raison principale de la filiation est l’ignorance de la vertu reproductive du coït : avant la reconnaissance de cette vertu, les femmes étaient engrossées par un ancêtre (femelle) des dieux, le vent : les femmes étaient l’intermédiaire par lequel passait la régénération de l’espèce." Wikipédia Suite demain…

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