Cette séance vient naturellement dans un cours d’éducation civique sur le sens des responsabilités, ou dans un cours d’histoire sur les fondements de la République et ses valeurs de liberté, d’égalité de fraternité et sur la Déclaration des droits de l’homme.
Cela vient dans toute matière en début d’année, quand on fixe les règles. Mais aussi avant les vacances pour profiter de ce que les élèves ne sont plus attentifs aux cours et particulièrement en juin lorsque les programmes sont terminés ou que de toutes façons, on ne les terminera pas.
Cela permet d’assurer un meilleur climat dans l’établissement pour les années suivantes.
Les équipes pédagogiques peuvent se répartir les niveaux et les documents.
Planche 7 : Carl
Lecture du document affiché par les élèves.
Quels actes discriminants Carl a-t-il dû subir pour en arriver là ? (du moins grave au plus grave) ? :
Mise à l’écart des jeux et discussions, moqueries, vexations et humiliations, insultes, agressions physiques dans la cour et sur le trajet de l’école
Avant le suicide, quelles ont dues être les conséquences de ces attitudes ?
Mal-être et idées noires, dépression nerveuse, angoisses face à l’adversité de la société, impression d’une grande solitude, interrogation sur sa nature : suis-je normal ? Puis-je changer ? Ou trouver du soutien ? échec scolaire.
Est-ce mérité ?
Qu’aurait-il pu faire ? (sa mère avait rencontré le CPE et le directeur sans être comprise)
Planche 8 Responsabilités
Qui est responsable, qu’auraient-ils-elles dû faire ?
Les élèves :
Ce sont eux et elles les agresseurs et agresseuses, oui ils sont moralement responsables.
Mais leur avait-on expliqué ce qu’est l’homophobie et ses conséquences et la responsabilité de tous et toutes ?
Ou avait-on pratiqué la politique de l’autruche ?
Et dans cet établissement fait-on de la prévention des actes homophobes ?
Et ceux et celles qui sans agresser, n’ont pas témoigné ne sont-ils et elles pas un peu responsables ?
Ne pas témoigner est un délit voire pire : une non assistance à personne en danger.
Penser à ses proches en cas d’agression, ils et elles sont bien content-e-s si quelqu’un-e s’oppose ou prévient les autorités puis témoigne.
Cela n’a rien à voir avec cafter, moucharder, balancer (ne pas se laisser culpabiliser par ce genre de propos, apprendre à être citoyen-ne c’est ça, faire la différence avec la délation)
Les surveillant-e-s :
Ce sont ceux et celles qui observent le mieux les élèves et à qui les élèves se confient, ils et elles auraient dû en parler et s’adresser chacun-e à Carl afin de lui donner des consignes : se plaindre toujours, donner les noms et à la police si ça se passe sur le trajet, puis l’adresser à l’infirmier-e…
L’infirmier-e :
Aurait du-e rassurer Carl : « il y a bien d’autres enfants comme toi, tu es normal, tu as le droit d’être efféminé, c’est ta liberté, tu as le droit d’être homo si c’est le cas, ils n’ont même pas le droit de le dire car c’est une diffamation, ils ont tous les torts, fais-toi respecter, exige de tous tes prof-e-s qu’ils et elles en parlent en citant les agresseurs-euses… ».
Le-la CPE :
Il ou elle aurait dû passer dans toutes les classes prévenir que c’est inadmissible que Carl soit le bouc-émissaire, le souffre-douleur de l’établissement.
Prévenir que des sanctions très graves seront appliquées car il y a comme des violences en réunion.
Demander à ce qu’il y ait des élèves chargé-e-s de sa surveillance et de sa protection
Lui demander de passer tous les jours au bureau pour les signalements…
Le-la directeur-trice :
Il ou elle a la responsabilité principale pour n’avoir pas pris des dispositions suite aux plaintes et avertissements de la mère, qu’aurait-il-elle fait si c’était un handicapé le souffre-douleur ?…
En France :
300 jeunes homos se suicident tous les ans (la moitié des jeunes qui se suicident).
La proportion est encore plus grande chez les jeunes transgenres ou intersexes, etc…
Des milliers font des tentatives et/ou finissent dans l’alcool, la drogue, le SIDA car on leur a appris "qu’ils ne valaient rien".

