Cette séance vient naturellement dans un cours d’éducation civique sur la signification du mot discrimination, ou dans un cours d’histoire sur les fondements de la République et ses valeurs de liberté, d’égalité de fraternité et sur la Déclaration des droits de l’homme.
Cela vient dans toute matière en début d’année, quand on fixe les règles. Mais aussi avant les vacances pour profiter de ce que les élèves ne sont plus attentifs aux cours et particulièrement en juin lorsque les programmes sont terminés ou que de toutes façons, on ne les terminera pas. Cela permet d’assurer un meilleur climat dans l’établissement pour les années suivantes.
Les équipes pédagogiques peuvent se répartir les niveaux et les documents.
Planche 9 : Choix de sa sexualité
Avez-vous choisi d’être hétérosexuel ? quand ?
Vous n’avez pas choisi et par conséquent, vous ne pouvez en être fier-e-s car vous n’y êtes pour rien.
C’est comme être droitier ou gaucher ou ambidextre.
Vous pouvez seulement vous féliciter de ne pas être victime d’homophobie (sauf si on vous prend à tort pour un-e homo !)
Carl a-t-il choisi ? Pour finalement se suicider ?
Pour faire l’intéressant ? Par souci d’originalité ? Pour faire plaisir à sa mère, à sa famille, à ses ami-e-s ?
Pour affronter le reste de la société ?
C’est comme aimer la fraise ou le chocolat. Si on aime la fraise et pas le chocolat, on prend la fraise, on n’a pas le choix.
"Vous aimez ceux et celles du même sexe parce que vous n’aimez pas ceux de l’autre sexe, vous refusez l’altérité ! Vous êtes un-e handicapé-e de l’altérité ! Avez-vous essayé au moins ?"
On n’aime pas ceux du même sexe, parce qu’on n’aime pas ceux de l’autre sexe, les hétéros essayent-ils avec quelqu’un-e du même sexe pour voir avant de s’engager ?
Mais d’où vient l’homosexualité ?
La question est-elle intéressante ? Derrière cette question, n’y en a-t-il pas d’autres ? :
- Si nous savons d’où ça vient, nous pourrons guérir les frères et sœurs ?
Nous pourrons éviter d’avoir des enfants ainsi ?
- Si on le sait pendant la grossesse, on pourrait éliminer les embryons ! et aussi si la couleur des yeux n’est pas la bonne…
Bref tout pour éviter les différences, la prodigieuse biodiversité, et la tolérance ou mieux encore : l’acceptation des autres !
Les spécialistes ne sont pas d’accord, il existe des théories mais aucune n’est satisfaisante.
On connait des cas où chez des vrais jumeaux, l’un est hétéro et l’autre homo ; mêmes chromosomes, mêmes gènes parfaitement identiques, même milieu social, même éducation, et pourtant…
La psychologie sexuelle pour tous et toutes se forme de 0 à 2 ans maximum 5 ans.
Par la suite, elle peut changer mais c’est rare et c’est spontané, il n’y a rien à faire.
Ainsi on ne cesse pas d’être homo ou hétéro, mais en plus on ressent à n’importe quel moment de la vie, un sentiment nouveau, enfoui dans le subconscient et qui fait de nous un-e bi.
Celles et ceux qui prétendent « guérir » l’homosexualité sont des charlatan-e-s, comme on ne peut guérir de l’hétérosexualité.
Personne ne choisit sa « tendance » ses potentialités (éviter le terme préférence sexuelle, puisqu’il n’y en a pas).
Par contre on choisit de s’assumer et de le dire ou non
Si on ne s’assume pas cela veut dire qu’on se déteste toute la vie, et on déteste aussi les autres homos !
Cela veut dire qu’on reste seul toute la vie, ou avec quelqu’un-e de l’autre sexe en le-la trompant sur sa nature !
(c’est mal, mais à qui la faute sinon à l’homophobie ? Car personne n’aime bâtir sa vie sur des mensonges).
Au contraire si on s’assume, on va développer une culture homosexuelle, un ensemble de coutumes et de modes de vie propres au milieu (on n’ose parler d’une communauté qui n’existe pas vraiment), d’œuvres culturelles en tous genres…
On peut alors se dire « qu’on s’est construit homosexuel-le » et en être fier-e, être fier-e d’échapper d’avoir échapper àla honte.

