Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.
C’est cruel et stupide.
L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.
L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !
Têtu par Rédaction (avec agence) 19 mars 2012, Trois organisations de défense des droits de l’Homme lancent un appel aux autorités irakiennes pour qu’elles enquêtent « immédiatement » sur la récente série de meurtres d’adolescents perçus comme homosexuels, qui aurait fait 15 victimes.
Le magazine Rolling Stone était l’un des premiers à alerter sur ces événements.
Amnesty International, Human Rights Watch et l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission dénoncent dans un communiqué commun publié vendredi « l’atmosphère de terreur » en Irak, « chez ceux qui se considèrent comme des victimes potentielles ».
Une référence à la récente série de meurtres d’adolescents perçus comme homosexuels.
Ces trois organisations de défense des droits de l’homme exigent que les autorités irakiennes enquêtent « immédiatement » et en traduisent les responsables en justice.
Selon des sources médicales interrogées la semaine dernière par l’AFP, les agressions ont fait au moins 15 morts ces dernières semaines.
Les trois ONG disent avoir été informées début février que des tracts et des affiches avaient fait leur apparition dans certains quartiers de Bagdad, « menaçant nommément des gens de “la colère de Dieu” s’ils ne se coupaient pas les cheveux courts, s’ils n’abandonnaient pas les “vêtements sataniques”, (…) ou ne dissimulaient pas leurs tatouages ».
Il y aurait eu 15 meurtres de « emos » – un terme désignant souvent les homosexuels en Irak. Ambiance de peur
Les autorités de leur côté ont démenti tout lien entre les attaques et la culture dite « emo » (un sous-genre du mouvement punk), rappelle le communiqué.
Les emos en Occident sont généralement des jeunes écoutant de la musique alternative et portant des vêtements noirs et serrés avec des coupes de cheveux caractéristiques… mais en Irak, le terme s’applique souvent aux homosexuels.
« Le gouvernement a contribué à l’ambiance de peur et de panique alimentée par les actes de violences contre des emos", accuse Joe Strok, vice-directeur pour le Moyen Orient de HRW, cité dans le communiqué.
« Au lieu de prétendre que ces récits sont inventés, les autorités irakiennes doivent lancer une enquête transparente et indépendante pour faire face à cette crise ».
Perçus comme un danger par le gouvernement
Les ONG rappellent en outre que le ministère de l’Intérieur a qualifié en février dernier les emos de « satanistes représentant un danger pour la société » et annoncé une campagne pour lutter contre cette culture à Bagdad.
La réponse du ministère de l’Intérieur est dans le meilleur des cas inadéquate, dans le pire elle tolère la violence contre les jeunes emos », accuse Hassiba Hadj Sahraoui, vice-directrice pour le Moyen orient à Amnesty International.
« Les autorités irakiennes devraient condamner les attaques sans équivoque, enquêter sur tous les meurtres et protéger toute personne en danger », conclut-elle.
Des adolescents irakiens perçus comme déviants, les "emos", font depuis plusieurs semaines l’objet d’une violente campagne d’agressions qui a fait au moins 15 morts, selon des responsables et des groupes de défense des droits de l’Homme, ce que dément Bagdad.
E-llico.com
Mis en ligne le 11/03/2012
"Quatorze adolescents ont été tués en un mois, dont 7 avec des pierres et 5 par balles", a déclaré dimanche à l’AFP une source à l’hôpital de Roussafa de Bagdad.
Un autre corps a été trouvé il y a deux jours à Bayaa, dans l’ouest de Bagdad, selon une autre source médicale et le chiffre d’une centaine de victimes est même avancé par d’autres sources comme GayMiddleEast.com.
"La police en général s’occupe de ces incidents.
Ils n’aiment pas que les médecins ou les ambulances les prennent", a précisé la source médicale.
"Plusieurs incidents se sont produit à l’encontre d’adolescents qu’ils appellent ’emos’.
Quatre ont été tués il y a environ deux semaines dans (le quartier conservateur chiite de Bagdad) Sadr City et un corps a été trouvé vendredi à l’est de Bagdad", a confirmé à l’AFP un responsable au ministère de l’Intérieur.
Dans les pays occidentaux, les "emos", du mot anglais "emotional", sont généralement des jeunes écoutant de la musique alternative et portant des vêtements noirs et serrés avec des coupes de cheveux caractéristiques.
En Irak toutefois, le terme s’applique souvent aux homosexuels.
"Près de 40 personnes ont été enlevées, brutalement torturées et tuées.
Les autorités irakiennes n’ont ni répondu ni condamné publiquement cette violence ciblée", qui frappe essentiellement dans les zones à majorité chiite de Bagdad et Bassora (sud), dénonce l’association dans un communiqué.
"Un groupe militant chiite considéré comme l’auteur de ces atrocités", ajoute l’association.
Pour l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, certaines milices islamistes "décrètent la peine de mort contre quiconque ne correspond pas" à la définition traditionnelle de la famille - un homme, une femme - considérée comme "la pierre angulaire d’une société islamique pieuse".
Selon elle, "42 homosexuels ont été torturés et tués jusqu’à présent, la plupart avec des blocs de béton, et certains démembrés".
Selon des habitants du bastion chiite de Sadr City interrogés par l’AFP, "une liste de 22 noms d’adolescents a été affichée ces derniers jours dans la rue principale de Sadr City, appelant les familles à prendre soin de leurs fils, sans quoi ils seraient punis". Elle était signée par la milice Saraia al-Gathab (brigade de la colère).
Le ministère irakien de l’Intérieur a cependant affirmé dans un communiqué "n’avoir enregistré aucun cas de meurtre sur la base du phénomène ’emo’".
"Tous les cas de meurtres dont il a été question étaient liés à des vengeances ou avaient des motifs sociaux, criminels ou politiques", a-t-il assuré.
Le communiqué du ministère met en garde "certains groupes extrémistes tentés de s’ériger en protecteurs des lois morales et religieuses et de s’en prendre à des gens sur la base de leur style ou de leur coiffure, car la Constitution garantit les libertés publiques".
Mais dans un autre communiqué datant du 13 février et toujours disponible sur son site internet, le même ministère avait assuré suivre "le phénomène des ’emos", ou adorateurs du diable", évoquant "un phénomène menaçant" et précisant qu’il avait "une autorisation officielle pour les éliminer dès que possible".
Pour sa part, le site GayMiddleEast affirme que les responsables irakiens disposaient d’une liste de personnes visées par les meurtres, mais n’ont rien fait pour les protéger.
Têtu par Rédaction 17 août 2009
Mise à jour 15h45. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, les actes de torture et les exécutions sommaires visant des hommes soupçonnés d’homosexualité s’intensifient en Irak, sur fond de laxisme de la part des autorités.

Extrait de la couverture du rapport de HRW. Ce graffiti, dans un quartier de Nadjaf, signifie
« Mort au peuple de Loth » en référence à l’histoire biblique de Sodome et Gomorrhe, devenu un terme péjoratif en arabe pour évoquer les homosexuels.
Les actes de torture et les exécutions sommaires visant des hommes soupçonnés d’homosexualité s’intensifient en Irak, et les autorités ne font rien pour prévenir ces violences, a affirmé lundi l’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW).
Selon un rapport (en anglais) de 67 pages, des centaines d’hommes ont été enlevés, torturés et tués cette année dans le quartier chiite de Sadr City, à Bagdad, un bastion de l’Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite Moqtada Sadr.
Le rapport, intitulé « Ils veulent nous exterminer : meurtre, torture, orientation sexuelle et genres en Irak », affirme qu’il est impossible de connaître le nombre exact de morts, mais les estimations font état de centaines de victimes.
Selon ce rapport, des porte-parole de l’armée du Mahdi avaient suggéré que l’action militaire était un remède contre la transformation des hommes irakiens en personnes « efféminées ».
Le texte cite également des blessés, qui affirment que les miliciens faisaient irruption dans les maisons et interrogeaient les victimes sur l’identité d’autres cibles potentiels, avant de les tuer.
Des médecins irakiens et des employés à la morgue ont également remarqué des marques de mutilation.
Les meurtres étaient justifiés, selon leurs auteurs, par « la menace pour la virilité des Irakiens », affirme l’organisation. Certaines exécutions sont par ailleurs assimilables à des « crimes d’honneur », commis par des membres des familles des victimes.
Selon le rapport, certains ont fui vers des pays voisins, même si l’homosexualité y est punie, comme en Egypte, en Jordanie ou au Liban.
« Plusieurs milices en Irak prétendent qu’elles sont en train d’appliquer la charia » (loi islamique) mais, selon HRW, les meurtres ont été commis sans preuves ni procès.
Par ailleurs, certains survivants cités par le rapport parlent de l’implication de membres des forces de sécurité irakiennes.
« Les leaders irakiens sont supposés défendre tous les Irakiens », a souligné Scott Long, directeur du programme des droits des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels au sein de HRW.
MISE A JOUR 15h45 : Le porte-parole du mouvement Sadr dans la ville sainte irakienne de Nadjaf, cheikh Salah al-Obeidi, a régi auprès de l’AFP : « Il faut des preuves pour accuser.
Il y a d’autres entités religieuses, politiques ou sociales qui partagent notre rejet de ce phénomène (sic). Il n’y a donc aucune raison pour nous accuser sans preuve, a-t-il déclaré. Il est exact que nous sommes opposés à ce que ce phénomène se développe en Irak. Nous le considérons comme mauvais et étranger à la société irakienne. Nous organisons des séminaires et des réunions pour régler cela de manière civilisée », a-t-il ajouté.
Un homme cité dans le rapport raconte l’enlèvement et l’assassinat en avril dernier de son partenaire, avec qui il a vécu 10 ans : « Tard dans la soirée, ils sont venus le kidnapper chez ses parents. Ils étaient quatre hommes armés, masqués et habillés en noir. Ils l’ont appelé par son nom, l’ont insulté, puis l’ont enlevé sous les yeux de ses parents. (…) Son cadavre a été retrouvé dans les poubelles du quartier le lendemain. Il avait été égorgé et ses organes génitaux tranchés », a-t-il ajouté.
Avec AFP. Illustration : Human Rights Watch.
Selon les résultats d’une enquête internationale publiée en 1999 par l’Association lesbienne et gay internationale (ILGA), [traduction]
les relations sexuelles entre personnes consentantes de même sexe ne constituent pas un délit en vertu du Code pénal iraquien.
Toutefois, l’homosexualité est un sujet tabou et il n’existe aucun appui apparent aux droits des gays et lesbiennes (23 avr. 1999.
Le rapport d’enquête signale également qu’en vertu de l’article 395 du Code pénal de 1969, [traduction]
l’âge requis pour le consentement à la sodomie a été établi à 18 ans. Dans le cas où le mineur au moins 15 ans et qu’il n’oppose pas de résistance à la sodomie, l’adulte encourt une peine maximale de sept années d’emprisonnement.
Si le mineur est âgé de 14 ans ou moins, la peine maximale est de 10 années d’emprisonnement (ILGA 23 avr.1999).
Un article du numéro de septembre 1998 de la revue QSF Magazine, qui a depuis cessé de paraître, cite le témoignage d’une iraquienne lesbienne qui a été élevée dans la foi assyrienne (chrétienne).
Elle affirme que la diversité sexuelle n’est pas reconnue dans la société iraquienne, les homosexuels ne sont pas respectés et que ces derniers ne sont pas considérés comme des personnes ou des citoyens à part entière (QSF Magazine sept. 1998).
Elle ajoute que la perception de l’homosexualité au Moyen-Orient procède non pas d’une vérité quelconque, mais bien de postulats d’ordre culturel (ibid.).
Selon elle, [traduction]
On nous enseigne qu’il faut coucher avec une personne du sexe opposé.
On m’a élevée dans la croyance qu’être gay va à l’encontre de la volonté divine, que les homosexuels sont des gens malades et qu’ils doivent aller à l’église ou dans un temple pour recevoir de l’aide (ibid.).
Un article sur les homosexuels au sein de l’armée américaine publié en 2003 sur le site AtomicQueens.com dans le contexte du conflit iraquien cite les propos d’un homosexuel iraquien à Bagdad qui a affirmé dans une entrevue que les homosexuels sont mieux traités en Iraq que dans d’autres pays arabes et qu’il n’a jamais été témoin d’une répression en règle des homosexuels en Iraq.
Il a néanmoins décrit l’Iraq comme une société [traduction] « complexe et répressive » qui ferme les yeux sur la réalité des homosexuels et où on lance des accusations homophobes contre des rivaux politiques plutôt que de s’attaquer directement aux homosexuels (Atomic Queens.com 2003).
Un article portant sur le statut des homosexuels en Iraq depuis la chute de Saddam Hussein, paru dans la revue Southern Voice d’Atlanta, cite les propos d’un journaliste homosexuel américain d’origine arabe qui voyage fréquemment au Moyen-Orient et qui a affirmé que ce sont les familles qui, au Moyen-Orient, déterminent les orientations d’un pays, que les opinions des familles et des communautés tribales en matière de droits individuels varient énormément et qu’il serait naïf de croire qu’un nouveau gouvernement pourrait en peu de temps améliorer la situation des gays et des lesbiennes en Iraq (18 avr. 2003).

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë