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Iran (1) triste record mondial d’homophobie institutionnelle

Un peuple LGBT important, courageux, bien organisé, mais nié, et terrorisé

Chacun sait que le "président " actuel est un dictateur honnis par son peuple

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Le tyran Almadinedjad espère-t-il pendre 5 % de la population de l’ancienne Perse qui à l’origine n’était nullement homophobe ? Espère-t-il un jour pouvoir dire sans provoquer les éclats de rire à l’ONU : il n’y a plus d’homosexuels en Iran ?

www.e-llico.com

autres pays condamnant à mort : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Mauritanie, Nigéria, Soudan, Yemen

Qu’on se rassure un peu : 2 millions d’homosexuel-le-s, tous les petit-e-s ami-e-s du pouvoir ne seront jamais inquiété-e-s, il leur faut seulement être hypocrites ;

Malgré 4000 arretations en 30 ans, ils n’ont pas empêché une culture homosexuelle souterraine de prospérer.

L’essentiel pour ce pouvoir est de condamner même d’innocents hétéros sans preuve afin de terroriser.

Film : Quelques jours de répit… pour des iraniens

Le Canada a aidé un grand nombre d’homosexuels iraniens à émigrer

E-llico.com

Mis en ligne le 17/09/2012

Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Jason Kenney "travaille avec des groupes qui sont actifs dans ce domaine et on a aidé un grand nombre de personnes à venir au Canada", a affirmé M. Baird en réponse à une question, après avoir prononcé un discours consacré aux "valeurs canadiennes" et à leur défense par la diplomatie de son pays.

Son intervention en français devant le Conseil des relations internationales de Montréal, un organisme sans but lucratif réunissant universitaires, hommes d’affaires et responsables politiques, a porté notamment sur la promotion de la femme et de ses droits ainsi que sur la condition des homosexuels.

"Trop de pays ont actuellement des lois régressives et punitives qui criminalisent l’homosexualité", a-t-il estimé, citant notamment l’exemple d’un militant homosexuel ougandais, l’enseignant David Kato, battu à mort l’an dernier.

Interrogé une nouvelle fois sur les raisons qui l’ont amené à suspendre la semaine dernière les relations diplomatiques avec Téhéran, le chef de la diplomatie a répété qu’il n’avait reçu "aucune information préalable sur une action militaire quelconque", dans une allusion à une possible opération israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.

Il a évoqué avec insistance l’insécurité de l’ambassade canadienne à Téhéran et l’absence de toute protection de la mission diplomatique de la part des autorités iraniennes, alors que des violences meurtrières continuaient de secouer vendredi plusieurs pays du Proche-Orient après la diffusion d’un film dénigrant l’islam.

Les autorités ferment une maison d’édition pour avoir encouragé l’homosexualité, l’inceste et les relations hors mariage

Les autorités iraniennes ont fermé vendredi 22 juin une maison d’édition renommée pour avoir prétendument encouragé "l’homosexualité, l’inceste, et les relations sexuelles entre hommes et femmes en dehors du mariage". Le sous-ministre au ministère de la Culture et de l’Orientation islamique a déclaré aux médias iraniens que les accusations portées contre Cheshmeh heurtait les convictions religieuses et que "même les officiers de la censure avaient honte d’examiner les livres". La Comission Internationale Gay et Lesbienne pour les droits de l’Homme (IGLHRC) a déclaré : "La décision du gouvernement iranien est un parfait exemple de la façon dont la loi hystérique sur la sodomie nuit à la société tout entière, y compris les intellectuels et les membres de la société civile qui s’intéressent simplement à la question de l’homosexualité".

e-llico Mis en ligne le 25/06/2012

Deux footballeurs risquent 74 coups de fouet pour une main aux fesses et un bisou

Publié par Paul Denton

http://yagg.com/2011/11/03/iran-deu…

Si la vision de joueurs s’embrassant ou s’étreignant sous l’effet de l’adrénaline après un but victorieux ne choque personne en Europe, il en va tout autrement en Iran.
Mohammed Nosrati et Sheys Rezai, deux joueurs vedettes du club le plus populaire du pays, le Persepolis de Téhéran, viennent d’en faire l’amère expérience.
Ils risquent de se voir infliger jusqu’à 74 coups de fouet sur la pelouse où ils ont remporté un match samedi dernier, selon l’agence semi-officielle Fars.

SUSPENSION ET AMENDE

Leur crime ? Selon les autorités, les deux joueurs se seraient livrés à un geste « déplacé » vers la fin de la rencontre.
Pour tenter de comprendre, il faut revenir sur les dernières minutes de la partie.
Sur les images, on voit Mohammed Nosrati mettre sa main entre les fesses de son coéquipier – certains évoquent un simple pincement – puis, Sheys Rezaei lui-même étreindre un autre joueur et lui faire une bisou (sur la joue) peu avant la fin du match pour saluer la victoire de son équipe.

Ces deux actions hors jeu n’ont pas été du goût de parlementaires religieux conservateurs, de responsables sportifs et de magistrats qui ont demandé une « punition rapide » pour les deux joueurs, selon The Washington Post.
Conséquence : tous deux ont écopé d’une suspension pour une durée indéterminée et d’une amende de 500 millions de rials (environ 30 000 euros) chacun.

« Cet acte peut être considéré comme une atteinte à la chasteté publique », a asséné le juge Valiollah Hosseini à l’agence Fars, tout en précisant que « ce crime est puni par une peine de prison et jusqu’à 74 coups de fouet ».
De son côté, Jalal Yahyazadeh, un religieux également député, a dénoncé un « geste éhonté » qui a « affecté, enragé et indigné » tous les fans de sport.

SUR LE FIL

Avec le retour en force des conservateurs marqué par l’arrivée au pouvoir du président Mahmoud Ahmadinejad en 2006, « les sportifs, comme les acteurs, doivent marcher sur le fil, étant des personnages publics sans appartenir à l’establishment religieux », décrypte The Washington Post.

Le quotidien rappelle qu’une actrice a récemment été condamnée au fouet pour être apparue dans un film sans foulard — la sentence a cependant été annulée – et que la semaine dernière, un autre footballeur a dû couper ses longs cheveux sur le terrain avant d’être autorisé à jouer.

Dialogue de sourds à l’ONU sur la situation des droits de l’homme

Les experts du Comité des droits de l’ONU examinant pour la deuxième journée consécutive les mesures prises par l’Iran pour promouvoir les droits civils et politiques ont déploré mardi l’insuffisance des réponses apportées par la délégation iranienne, notamment sur le sort réservé aaux homosexuels.

E-llico.com

Mis en ligne le 18/10/2011

Les 18 experts du Comité sont chargés de passer en revue les politiques des Etats parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Après avoir entendu la délégation iranienne composée d’une vingtaine de personnes venues d’Iran, les experts ont fait part de leur incompréhension face aux réponses apportées par Téhéran, notamment sur l’application de la peine de mort, le sort réservé aux femmes et aux homosexuels ainsi que les conditions de détention.
"Je ne comprends pas pourquoi on a imposé des peines de mort à des mineurs. Je ne comprends pas pourquoi on pratique la lapidation", a ainsi déclaré Fabián Omar Salvioli, expert argentin.

"Hier vous nous avez dit que la polygamie n’était pas interdite…nous avons besoin d’une réponse claire et rapide", a asséné pour sa part le tunisien Abdelfattah Amor.

L’experte française Christine Chanet a jugé les réponses iraniennes "partielles et floues", soulignant que la délégation n’avait toujours pas donné de liste exhaustive sur le nombre de sentences de mort prononcées et exécutées.

"Je constate que le pays est très embarrassé par cette question. Tout cela est passé sous silence", a-t-elle dit.

"Je constate qu’il n’y a pas de réponses précises par rapport à des questions précises", a déclaré pour sa part l’experte roumaine Iulia Antoanella Motoc, déplorant l’absence de "statistiques exactes" du nombre de morts et de personnes disparues lors des évènements violents qui ont entouré la présidentielle de 2009.

Dans ses réponses sur la peine de mort, la délégation iranienne a expliqué qu’elle ne concernait en principe que les "crimes les plus graves" mais que parfois elle pouvait être prononcée pour "d’autres délits (qui) peuvent être considérés comme de moindre importance".

"Mais jusqu’à présent ces condamnations (pour des délits moins importants) n’ont jamais été suivies d’une exécution" a assuré la délégation.

« C’est l’un des comportements les plus laids de la société » : Mahmoud Ahmadinejad en remet une couche sur les homos

http://yagg.com/2011/09/24/%C2%ABcest-lun-des-comportements-les-plus-laids-de-la-societe%C2%BB-mahmoud-ahmadinejad-en-remet-une-couche-sur-les-homos/

24 septembre 2011

Publié par Xavier Héraud

En marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies où de nombreux chefs d’État se trouvent actuellement, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est allé à la rencontre des journalistes.
Wolf Blitzer, un journaliste de CNN, l’a interrogé sur les propos sur les homosexuels qu’il avait tenu quelques années plus tôt à l’Université de Columbia.
Voici ce que Mahmoud Ahmadinejad répond à Wolf Blitzer :

« Ma position n’a pas changé. En Iran, on méprise l’homosexualité et on la considère comme un acte sale.
Peut-être y en a-t-il qui se lancent dans ce genre d’activité et vous êtes peut-être en contact avec eux et vous les connaissez sans doute mieux.
Mais dans la société iranienne, ce type d’activités, de pensées, de comportements sont honteux. Par conséquent, ces éléments ne sont pas connus au sein de la société iranienne.
Rassurez-vous, c’est l’un des comportements les plus laids de notre société.
C’est contre la volonté divine, les enseignements divins de n’importe quelle foi et cela va certainement à l’encontre des humains et de l’humanité.
Mais en tant que gouvernant, je ne peux pas aller dans la rue, arrêter ma population et les interroger sur une orientation spécifique, donc ma position sur le sujet est claire ».

ROI DES HYPOCRITES

Trois pendaisons pour homosexualité

Trois hommes ont été exécutés en Iran dimanche accusés de relations homosexuelles, selon Iran Human Rights (IHR), une organisation de défense des droits humains.

E-llico.com

Mis en ligne le 06/09/2011

Un rapport accablant sur une génération sacrifiée d’homosexuels

Dans un article sur son blog, cette organisation affirme que l’agence d’état iranienne ISNA rapporte que trois personnes ont été pendus après avoir été reconnus coupables de sodomie et d’autres crimes comme le vol.

Le porte-parole du IHR Mahmood Amiry-Moghaddam a déclaré que les cas dans lesquels le gouvernement iranien exécute des personnes pour des actes explicitement homosexuels sont "rares".
La plupart du temps, les autorités présentent de tels cas comme des "viols".

L’état iranien nie l’homosexualité ou la présente comme marginale ou étrangère à la culture et la morale qu’il défend.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad s’est tristement rendu célèbre pour avoir déclaré à un journaliste au cours d’une conférence aux Etats-Unis "qu’en Iran, il n’y avait pas d’homosexuels".

Y a-t-il deux gays en passe d’être lapidés en Iran ?

Par Paul Parant 22 janvier 2011

L’annonce de ces exécutions a provoqué l’émoi et la consternation sur le web ces derniers jours.
Mais une association internationale rappelle qu’elle est entourée de beaucoup d’incertitude et invite à prudence, tout en condamnant la peine de mort, quel qu’en soit le motif.

La nouvelle a fait cette semaine le tour de la toile, essentiellement sur des sites militants LGBT : deux jeunes gays devaient être exécutés hier, vendredi 21 janvier, par lapidation à Piranshahr, dans le Kurdistan iranien.
Selon certains rapports, ils auraient violé un autre jeune homme, et même filmé leurs ébats, et inclu –affront suprême– des images du président Ahmadinejad dans le film.

HETERHOMO : ceci est totalement invraisemblable et arrangé pour l’abominable amalgame : homosexuel = pédophile = obsédé = violeur ; en imaginant 2 gays faisant cela, ils ne sont pas assez stupides pour s’enregistrer et donner l’enregistrement à la police pour être lapidé. Il s’agit d’une nouvelle ignominie du tyran.

Dans les faits, les contours exacts de cette affaire restent très flous.
Chose rare, l’association américaine IGLHRC a pris la plume dans une déclaration adressée aux blogs et aux militants, sans faire de communiqué officiel, précisément pour exprimer ce faisceau d’incertitudes et faire l’état de sa propre enquête. Un peu plus tôt dans la semaine, elle avait même invité les blogs américains qui avaient relayé les rumeurs à retirer leur article.

Crier au loup

« Cette affaire est une nouvelle preuve de problèmes beaucoup plus larges en Iran, écrit IGLHRC : les abus du système judiciaire et la censure de l’information.
Des personnes, y compris des LGBT, sont arrêtés, torturés, et inculpés sans preuves. Et il est difficile, voire impossible, de vérifier les faits derrière ces suspicions. »

Le problème est qu’il y a peut-être effectivement deux hommes qui sont en passe d’être exécutés…
Mais impossible de savoir s’ils sont véritablement gays, ou simplement gays supposés, ou si ce sont des rumeurs diffusées pour attirer la compassion et l’attention sur des exécutions bien réelles.
Bien que le premier site à avoir diffusé cette information se nomme le « Comité international contre la lapidation » – et que sa cause soit juste – il est bien peu connu des réseaux militants et son sérieux n’est absolument pas démontré.
Pour ne pas diffuser une information à la légère et décrédibiliser des informations similaires lorsqu’elles seraient, cette fois, avérées, aucune ONG international « crédible » n’a relayé l’info.

Des exécutions bien rélles

« Ce que nous savons, c’est que tuer sous toutes ses formes, c’est mal, même si c’est commis par un Etat », affirme Hossein Alizadeh, coordinateur de IGLHRC pour le Moyen-Orien et l’Afrique du Nord.
C’est en effet tout ce que peut faire cette ONG, comme d’autres : condamner les exécutions en général, toutes les formes de torture, et appelé l’Iran à annuler cette exécution, la pratique de la lapidation à ne pas criminaliser l’homosexualité. Pour rappel, la communauté internationale s’était émue de l’exécution par pendaison de deux adolescents en 2005.
Et TÊTU avait pu affirmer que cinq jeunes hommes étaient condamnés à mort (toujours par pendaison) en 2009.
Chaque fois, après de longues et difficiles vérifications… Ce qui n’a pas été possible dans le cas présent.

Un rapport accablant sur une génération sacrifiée d’homosexuels

HRW a publié mercredi un important rapport accablant sur les violences d’Etat perpétrées contre la communauté LGBT en Iran.

E-llico.com Dans un rapport de 102 pages sur les "Discriminations et violences contre les minorités sexuelles en Iran", basé sur le témoignages de plus de 100 Iraniens, HRW dénonce abus et violations de droits, arrestations et détentions arbitraires, mauvais traitements et torture et l’absence de protection et de procès équitable.

"En Iran, les minorités sexuelles, et en particulier les LGBT, sont victimes de persécutions perpétrées tant par les acteurs publics que privés, notamment parce que ces acteurs savent qu’ils pourront ne pas être inquiétés", écrit le rapport sous-titré "Nous sommes une génération sacrifiée".

HRW souligne que les forces de sécurité iraniennes, la police, mais aussi les membres de groupes paramilitaires, "s’appuient sur les lois discriminatoires pour harceler, arrêter et mettre en détention des personnes qu’ils suspectent d’être homosexuelles".

Ces incidents se produisent souvent dans des parcs et des cafés, mais HRW fait également état de cas dans lesquels les forces de sécurité font des descentes dans des domiciles privés.

Une surveillance des sites Internet est également opérée afin d’arrêter des personnes soupçonnées de se livrer à des pratiques ou à des expressions d’identité sexuelle non conformes aux normes prescrites en Iran.

Le rapport recense des exemples prècis de persécutions anti-gay comme le cas de Navid, un homosexuel âgé de 42 ans et propriétaire d’un café à l’extérieur de Téhéran, victime d’une agression en 2007 de la part de deux agents en civil. Enlevé alors qu’il quittait son travail, il a été menotté et frappé avant d’être violé.

Selon HRW, les personnes accusées de se livrer à des pratiques homosexuelles consenties ont peu de chance de bénéficier d’un procès équitable. Les juges ignorent les règles du code pénal qui imposent des preuves dans les cas de sodomie et s’appuient souvent sur des aveux extorqués par des actes de torture physique et une pression psychologique extrême.

Et, selon le Code Pénal, la lavat (sodomie) est passible de la peine de mort si un juge établit qu’il y a eu pénétration.

D’autres formes de sexe sans pénétration entre hommes sont passibles de 100 coups de fouets pour chacun des partenaires et de la peine de mort à la quatrième condamnation. Les relations sexuelles lesbiennes ou mosaheqeh, donnent lieu aux mêmes sanctions, rappelle le rapport.

D’autres lois sur la moralité interdisent l’organisation ou la participation à un rassemblement "immoral" ou "dépravé" ou criminalise la production, l’utilisation et la diffusion de contenus jugés immoraux par la loi iranienne, parmi lesquels les sites internet, les écrits et autres formes d’expression LGBT.

Cette situation terrible n’a pas fait disparaître pour autant les homosexuels d’Iran comme le prétendait une déclaration du Président Ahmadinejad en 2007.

"Des milliers d’Iraniens se considèrent comme des LGBT et fréquentent des personnes en public comme en privé et apportent leur contribution aux communautés LGBT dynamiques et rebelles de la blogosphère en persan", affirme le rapport de HRW qui invite les États et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à mettre en œuvre des politiques et recommandations afin de protéger les droits des demandeurs d’asile et réfugiés LGBT iraniens, qui se trouvent dans une situation particulièrement vulnérable.

Un jeune de 18 ans condamné à mort en Iran pour « homosexualité »

Têtu par Rédaction 12 août 2010

Hillary Clinton s’est dite « inquiète » de la condamnation à mort du jeune iranien Ebrahim Hamidi, accusé à tort d’homosexualité et qui risque une exécution imminente. Une pétition est ouverte en ligne.

Mohammad Mostafaei, l’avocat du jeune homme, à Oslo (Norvège) le 8 août.

Un jeune iranien de 18 ans risque actuellement d’être pendu après avoir été accusé – apparemment à tort – d’homosexualité. Ebrahim Hamidi a été condamné le 21 juin dernier à Tabriz, dans le Nord-ouest de l’Iran, à la peine capitale pour homosexualité et acte de sodomie.

Et ce sans preuve, sur la base de « la connaissance du juge », une faille juridique du système iranien, basée sur un seul témoignage, retiré depuis, dans le cadre d’une banale dispute entre deux familles.

C’est le quotidien britannique The Guardian qui a révélé ce drame dans son édition du 8 août.
Les cas de condamnations à mort en Iran sont difficiles à vérifier et sont rarement connus à l’étranger, mais cette fois l’avocat du condamné n’est autre que Mohammad Mostafael (photo), qui a dû fuir vers la Norvège après l’arrestation de sa femme, il y a deux semaines.

Hillary Clinton « inquiète »

L’émotion a gagné les Etats-Unis, où la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a publié mardi un communiqué afin d’exprimer son inquiétude.

« Nous sommes inquiets par les informations rapportant qu’Ebrahim Hamidi, un homme de 18 ans accusé d’homosexualité risque une exécution imminente même s’il n’a actuellement pas d’avocat », a dit Mme Clinton.

Selon Mme Clinton, cette affaire, ainsi que celle de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une femme condamnée à mort par lapidation pour adultère (défendue par le même avocat, une affaire assez médiatisée qui a d’ailleurs entraîné les menaces contre M. Mostafaei), n’a été traitée avec « la transparence et le droit à un procès équitable gravés au sein même de la constitution iranienne ».

Pétition en ligne

A Londres, le militant Peter Tatchell tente de mobiliser la diplomatie britannique. « Le cas d’Ebrahim est la preuve que des hétérosexuels innocents peuvent être condamnés à mort sur des accusations factices d’homosexualité » en Iran, a-t-il déclaré.

Dans ce pays, une personne accusée de sodomie peut être condamnée à des coups de fouet, à la pendaison ou à la lapidation à mort.

La loi prévoit diverses sanctions, telles que 99 coups de fouet si deux hommes dorment dans le même lit, sans être de la même famille et « sans y être contraints », même s’ils n’ont pas eu de rapports sexuels. Et un garçon violé par un homme peut également être fouetté si la cour décide qu’il a « aimé » cela.

Une pétition en ligne est ouverte pour tenter d’empêcher l’exécution d’Ebrahim Hamidi.

Menacé, un défenseur des droits LGBT en Iran vient de fuir son pays

Publié par Audrey Banegas

Mohammad Mostafaei, l’avocat iranien spécialiste des droits humains dans son pays, notamment de cas de mineurs accusés d’homosexualité et condamnés à mort, ainsi que de cas de femmes accusées d’adultères, a dû fuir l’Iran, il y a quelques jours.
Sa vie étant menacée à son tour, il est depuis samedi en exil en Norvège et se dit fortement préoccupé par les cas de condamnations en cours.

Souvenez-vous du cas d’Ebrahim Hamidi. Nous vous en parlions le mois dernier. Ce jeune homme, accusé, sans la moindre preuve et sans le moindre témoignage à charge, d’homosexualité et d’acte de sodomie, venait alors d’être condamné à mort par pendaison à Tabriz, au nord-ouest de l’Iran.

Il avait été arrêté sur le simple témoignage d’un garçon de son âge avec qui il venait de se disputer ; quelques heures plus tard ce dernier s’était rétracté et admettait avoir menti.
Peu importe, Ebrahim Hamidi sera torturé pour avouer les faits et condamné début juillet à la peine de mort.
Bien que cette affaire ait été rejetée par deux fois par la Cour suprême d’Iran – après que celle-ci a relevé de nombreuses fautes de procédures – la Cour de la province de Tabriz a insisté pour maintenir son verdict.

UN AVOCAT QUI NE SE TAIT PAS
Si l’histoire d’Ebrahim Hamidi a fait le tour du monde, c’est parce que son avocat n’a cessé de la relayer, notamment par le biais de l’IRQO (Iranian Queer Organisation), l’association iranienne de défense des droits LGBT basée à Toronto, au Canada, qui l’a elle-même transmise à la presse internationale.

Pour de nombreux jeunes hommes iraniens, comme pour Ebrahim Hamidi, abandonné par la justice de son pays, l’avocat Mohammad Mostafaei restait le seul espoir de survie. L’avocat n’a pas pour habitude de se taire.
Il interpelle très régulièrement la communauté internationale sur les terribles affaires dont il s’occupe. Il communique systématiquement à la presse étrangères et aux ONG les évolutions des dossiers qu’il traite.

Il a, depuis, été forcé de fuir l’Iran après avoir attiré l’attention internationale sur un autre cas qu’il défendait, celui de Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Iranienne de 43 ans, mère de deux enfants, récemment condamnée à mort par lapidation pour adultère, sans la moindre preuve.

Le 22 juillet dernier, des policiers ont débarqués dans le bureau de Mohammad Mostafaei à Téhéran, avec un mandat d’arrêt. Comme il n’y était pas, la femme de l’avocat, Fereshteh Halimi, a été arrêtée et a été maintenue en détention isolée dans la prison Evin à Téhéran, sans la moindre charge contre elle.
Elle aurait été relâchée samedi. Sa vie étant menacée, Mohammad Mostafaei a alors fui vers la Turquie, où il a d’abord été arrêté pour être entré sur le territoire illégalement, puis a été relâché vendredi suite à des pressions de diplomates de l’Union européenne sur les autorités turques.
Il est arrivé en Norvège samedi mais n’a depuis cessé de répéter ses craintes pour la vie de sa femme : « Ils l’ont prise comme otage, c’est un kidnapping  », a t-il déclaré avant d’ajouter : « Regardez simplement ce qui arrive à ma femme et réalisez les défauts et les échecs du système judiciaire iranien, particulièrement envers Ebrahim Hamidi et Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui attendent leur exécution sur la base de fausses accusations ».

POURRA-T-IL CONTINUER SON TRAVAIL EN EXIL ?

Mohammad Mostafaei est connu dans son pays et par la communauté internationale pour avoir sauvé la vie de plus de 50 personnes pendant sa carrière, parmi lesquels de nombreux adolescents. L’un de ses clients récents, Ali Mahin-Torabi, 21 ans, a été relâché au mois de juillet après que l’avocat s’est battu pour faire annuler sa peine de mort.
Avec l’exil de Mohammad Mostafaei, les militants et défenseurs des droits s’inquiètent du sort de ses clients mais l’avocat assure qu’il continuera dans son exil à les représenter et à alerter la communauté internationale.

Cinq autres jeunes sont actuellement sous le coup de la même condamnation qu’Ebrahim Hamidi dans le pays et sont détenus dans des conditions inconnues à Tabriz, Sardasht, Ardabil et Shiraz en attendant l’application de leur peine.
Parmi eux, Nemat Safavi, un autre Iranien de 21 ans, emprisonné depuis l’age de 16 ans, lui aussi condamné à mort pour le même chef d’accusation, le 2 novembre dernier.

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Citations

« Imaginons la situation sociale actuelle en renversant les rôles. Les femmes possèdent, distribuent et administrent tout le capital et toutes les industries. Dirigez maintenant votre regard sur Wall street : les capitaines de l’industrie et les habitués sont tous des femmes".

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