La mobilisation semble avoir épargné la lapidation à une iranienne
Une vaste campagne de mobilisation internationale semble avoir conduit la République islamique d’Iran à renoncer à lapider une femme accusée d’adultère, à en croire l’ambassade d’Iran à Londres qui ne précise pas pour autant si elle sera graciée.
“Selon les informations transmises par les autorités judiciaires compétentes en Iran, (Sakineh Mohammadi Ashtiani) ne sera pas lapidée”, a annoncé l’ambassade d’Iran à Londres dans un communiqué cité par le Times et le Guardian.
Le communiqué ne précise toutefois pas si la condamnée, âgée de 43 ans, sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison, soulignent les quotidiens britanniques.
Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui est emprisonnée à Tabriz (nord-ouest) depuis 2006, dit avoir avoué un adultère sous la contrainte.
Son avocat, Mohammad Mostafavi, a indiqué vendredi “ne pas avoir été informé d’un arrêt de l’application de la peine”. “Ma cliente se trouve toujours en prison”, a-t-il précisé par téléphone à l’AFP.
La sentence de lapidation avait suscité de nombreuses condamnations de par le monde, Washington et Londres en tête.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait qualifié jeudi la sentence de “moyenâgeuse”, estimant que si elle était mise à exécution, cette lapidation provoquerait “dégoût et horreur dans le monde”.
“La lapidation comme moyen de mise à mort s’apparente à de la torture.
C’est un acte barbare et odieux”, a déclaré de son côté à Washington un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner.
Les enfants de la condamnée ont mené une campagne internationale pour mobiliser l’opinion sur le sort de leur mère.
“La campagne pour sa libération progresse bien”, a déclaré son fils Sajad au Guardian jeudi. “On m’a donné la permission de lui parler et elle est très reconnaissante aux gens du monde entier pour la soutenir”.
Le Times avait lancé une campagne pour faire annuler la lapidation et publié une lettre ouverte signée par plus de 80 personnalités, dont l’ex-secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, trois anciens ministres britanniques des Affaires étrangères et Jose Ramos-Horta, président du Timor Oriental et prix Nobel de la Paix.
Mme Ashtiani a été condamnée le 15 mai 2006 pour avoir eu “une relation illégale” avec deux hommes après la mort de son mari. Elle a reçu 99 coups de fouet conformément à sa sentence.
En septembre dernier, à l’occasion du procès d’un homme accusé d’avoir tué son mari, un autre tribunal a entamé des poursuites à son encontre pour adultère pour des faits survenus avant la mort de son époux.
Malgré le fait qu’elle soit revenue sur ses aveux — qu’elle dit avoir fait sous la contrainte — elle a été jugée coupable.
La lapidation punit l’”adultère commis en étant marié”. Au moins huit autres femmes et trois hommes courent le risque d’être lapidés en Iran.
Source : AFP
Un jeune homme condamné à mort pour sodomie
Selon l’Iranian Queer Organisation, un nouveau cas de condamnation à mort pour "homosexualité et acte de sodomie" a été prononcé à Tabriz en Iran.
Ebrahim Hamidi est accusé sans preuve et sans témoignage à charge, dans une affaire mettant en cause quatre jeunes hommes dans une affaire dispute.
Le principal accusateur s’est rétracté après avoir parlé d’agression sexuelle.
Néanmoins, l’accusé a dû avouer sous la torture des actes de sodomie.
Son dossier, rejeté à deux reprises par la Cour Suprême d’Iran pour des vices de procédures, n’a pas été stoppé par l’appareil judiciaire iranien très complexe et le verdict initial a été maintenu.
Trois hommes menacés de peine de mort pour homosexualité
Têtu par Habibou Bangré 19 juin 2010
Un quatrième homme aurait été battu à mort lors de sa détention.
Reza, Alireza et Hamid en danger de mort ?
Ces trois Iraniens ont été arrêtés en mai à Sari (province de Mazandaran, Nord) pour homosexualité, explique l’Iranian Railroad for Queer Refugees (IRQR), une organisation d’aide aux réfugiés LGBT iraniens.
Pendaison fréquente
Lors de leur raid, les forces de sécurité ont saisi pour preuve un ordinateur et des effets personnels d’Alireza, 28 ans, et Reza, 23 ans. Ils ont en outre arrêté leurs invités - libérés après qu’ils ont avoué de force que leurs hôtes vivaient en couple.
La condamnation des amants n’est pas connue mais, au pays des ayatollahs, la pendaison est fréquente pour châtier les homosexuels.
D’ailleurs, selon la rumeur, c’est le sort qui attend le troisième homme, Hamid, un quadragénaire qui a déjà reçu 74 coups de fouets parce que sa femme a dénoncé sa relation sexuelle avec un jeune de 17 ans. Jeune dont on ignore le devenir…
L’IRQR demande une enquête approfondie
Toujours à Sari, Amir a semble-t-il déjà payé de sa vie son orientation sexuelle.
Arrêté alors qu’il dinait avec sa petite amie, ce bisexuel de 23 ans aurait été battu à mort lors de sa détention.
Basée au Canada, « I’IRQR condamne l’arrestation, la torture et le meurtre des queers iraniens par les forces de sécurité, qu’elle considère comme une violation des droits humains internationalement reconnus, et exhorte le gouvernement iranien à agir pour cesser ces abus ».
Enfin, elle demande le soutien d’organisations internationales, « particulièrement d’Amnesty International et de Human Rights Watch », pour approfondir l’enquête sur ces affaires.
"Répression croissante" en Iran
Écrit par La rédaction - 09 Juin 2010
Il y a un an, la contestation de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad entraînait une vague de répression sanglante et d’incarcérations.
Au cours de l’année, la répression s’est même amplifiée, constate Amnesty International dans un rapport publié mercredi 9 juin .
Selon les information recueillies par l’ONG de défense des droits de l’Homme, « des centaines de personnes se trouvent toujours derrière les barreaux pour avoir participé aux manifestations de juin 2009 ou exprimé autrement leur désaccord avec le pouvoir ».
Dans son rapport Amnesty International avance le nombre d’au moins 5 000 personnes passées, ou toujours, derrière les barreaux depuis les élections contestées.
« La répression s’amplifie » même, estime l’ONG.
Les incarcérations arbitraires visent des journalistes, des étudiants, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des dignitaires religieux. De nombreuses militantes pour les droits des femmes ont elles aussi subi la répression du régime.
Les arrestations s’accompagnent du secret, ce qui facilite le recours à la torture et aux autres types de mauvais traitements - comme le viol, les simulacres d’exécutions - afin d’arracher des « aveux ».
Amnesty International rapporte ainsi le témoignage d’une femme, au sujet d’une défenseure des droits humains détenue avec elle : « Elle nous a dit que les agents chargés des interrogatoires avaient attaché des fils électriques à ses mamelons et lui avaient administré plusieurs décharges. Elle était si malade qu’elle perdait parfois connaissance dans la cellule. »
La « répression croissante » vise également des minorités ; Kurdes, Derviches, Azéris, ou disciples de la religion baha’ie.
Quatre Kurdes faisaient d’ailleurs partie des cinq prisonniers politiques mis à mort en mai « sans que leur exécution n’ait été annoncée, ce qui est contraire à la législation en vigueur en Iran ».
Pour Amnesty International, « les autorités iraniennes se servent du système de justice comme d’un instrument de répression meurtrier. »
Mahmoud Ahmadinejad, lui, ne trouve rien à y redire.
Face aux questions pressantes de Laurence Ferrari sur TF1, lundi 7 mars, le président iranien s’est mû en agneau, niant toute brutalité du régime.
Assurant que l’Iran est un pays de liberté, et se défendant d’interférer avec le pouvoir judiciaire, dont « l’attitude n’est pas violente », estime-t-il.
Ne lui déplaise, l’Iran est l’un des pays qui pratiquent le plus la peine de mort. Amnesty international y a recensé 115 exécutions depuis le début de l’année.
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, dans le cadre de son Examen périodique universel, doit justement se pencher sur le cas de l’Iran jeudi 10 juin.
Le pays devra notamment fournir une réponse aux demandes de plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations Unies à se rendre en Iran, jusque là restées en suspens.
Les chances d’une réponse positive sont à peu près égales à zéro. Les demandes les moins diplomatiques du Conseil, comme un droit de regard international sur la pratique de la torture, ou la libération des prisonniers politiques, ont d’ores et déjà été rejetées.
Les stewards gays de KLM ne veulent plus voler vers l’Iran
Têtu par Margaux Guignard 05 juin 2010
Le personnel homo de la compagnie néerlandaise, qui a fusionné en 2004 avec Air France, demande à être dispensé de vols vers l’Iran.
KLM, qui a déjà fait des aménagements pour les femmes, ne veut plus entendre parler de nouvelles exceptions.
Trop dangereux !
Les stewards et hôtesses de l’air sont effectivement parfois amenés à passer la nuit dans ce pays, réputé pour être l’un des plus dangereux au monde pour les homos. Selon le journal néerlandais AD, les stewards en question auraient demandé à la direction d’être déplacés vers d’autres destinations, sans succès.
Cinq vols par semaine
Car de son côté, la compagnie explique qu’elle a déjà permis à certaines hôtesses qui avaient subi « des choses désagréables », de ne plus servir sur les vols vers l’Iran, mais qu’elle fera plus d’autres exceptions.
Sauf si cela devient vraiment dangereux pour son personnel.
Selon un syndicat, cité par le site suisse 360°, la compagnie craint surtout de devoir remplacer son personnel gay par des équipages féminins.
Or les hôtesses ne se bousculent pas pour assurer cette destination.
Actuellement la compagnie KLM vole cinq fois par semaines jusqu’à Téhéran, la capitale iranienne, et pour des raisons de sécurité elles sont obligées de porter un voile à leur arrivée.
A ce jour aucune agression n’a été commise envers un steward gay à Téhéran. Mais rappelons que l’homosexualité est passible de la peine de mort sur le sol iranien, ou bien de coup de fouet selon les circonstances…
Une actrice iranienne risque la mort si elle rentre dans son pays
Têtue par Ursula Del Aguila Chef de rubrique Têtue.com 21 mai 2010
REVUE DE PRESSE. Une actrice iranienne, Kiana Firouz, se bat actuellement pour obtenir le droit d’asile au Royaume-Uni parce qu’elle craint pour sa vie si elle rentre en Iran, suite à son rôle dans le film « Cul de Sac » présenté hier soir en première mondiale à Londres.
Une jeune actrice iranienne, Kiana Firouz, a assisté jeudi soir dernier, à Londres, à la première mondiale de Cul de sac, film iranien de Ramin Goudarzi-Nejad et Mahshad Torkan dans lequel elle joue le rôle d’une lesbienne qui demande l’asile au Royaume-Uni pour fuir les persécutions du régime iranien. Elle voit alors sa demande rejetée et doit quitter le territoire et rentrer en République islamique, où l’homosexualité est un crime puni de peine de mort, selon le Times on line.
Malheureusement, la fiction rejoint la réalité pour Kiana Firouz (à gauche sur la photo) car le film est basé sur sa vie.
Le Royaume-Uni a bien rejeté sa demande d’asile, elle est sous le coup d’une demande d’expulsion pour rentrer en Iran où elle risque la flagellation et la peine de mort.
« Elle sera de toute évidence exécutée » précise Ramin Goudarzi Nejead, le réalisateur, basé à Londres, de Cul de Sac.
« Elle sera dans un grand danger une fois rentrée en Iran, non seulement parce qu’elle est clairement homo mais aussi parce que le film ne montre pas sous un jour très favorable le régime iranien.
Ils vont sûrement chercher à faire un exemple sur ce qui arrive aux opposants aux régimes avec ce cas », a expliqué à Times on Line, un des représentants légaux de l’actrice.
Une demande d’asile rejetée par les services britanniques
Kiana Firouz, 27 ans, est arrivé en Angleterre il y a deux ans comme étudiante, mais durant son séjour, les services de l’espionnage iranien ont découvert les rush d’un documentaire sur l’homosexualité en Iran qu’elle réalisait, en secret.
Les services de l’asile du Royaume-Uni ont rejeté sa demande en se basant sur l’hypothèse qu’elle pourrait dissimuler son homosexualité si elle rentrait en Iran, cette décision a été confirmé deux fois cette année par les tribunaux. Elle vient de faire appel une dernière fois auprès des tribunaux, arguant du fait que les scènes lesbiennes explicites qu’elle joue dans le film rendent son homosexualité publique et donc qu’en raison de cela, elle court un grand danger si elle rentre en Iran.
Des éditeurs de sites porno et gay risquent la peine de mort
Un procureur iranien a annoncé qu’il chercherait à obtenir la peine de mort pour des propriétaires iraniens de sites internet pornographiques récemment arrêtés.
"Une personne qui gère des sites immoraux, anti-religieux et anti-révolutionnaires" est considérée comme étant "corrompue sur terre", une expression mentionnée dans la charia, a dit le vice-procureur de Téhéran, Reza Jafari, cité par le journal Vatan Emrouz. Or l’accusation de "corruption sur terre est punissable de mort", a-t-il ajouté.
Selon lui, 50 Iraniens ont été interpellés et font l’objet d’une enquête pour avoir géré des sites de ce type. La moitié ont été relâchés sous caution, et 90 sites incriminés ont été fermés.
"Les accusés dans ces affaires font l’objet de plusieurs accusations et nous réclamerons donc la peine maximale prévue par la loi", a dit M. Jafari.
Selon lui, les sites incriminés comportaient des contenus avec de "l’inceste, du sexe avec des enfants et des animaux, de l’homosexualité et des histoire érotiques".
Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime islamique, avaient annoncé en mars avoir démantelé "plusieurs réseaux qui avaient créé des sites internet anti-religieux, obscènes et contre-révolutionnaires".
Les Gardiens avaient dit alors avoir arrêté "plusieurs personnes, dont certaines résidant habituellement à l’étranger".
Mis en ligne le 21/04/2009
Peine de prison confirmée pour deux spécialistes du sida accusés de complot
La justice iranienne a confirmé les peines de six et trois ans de prison infligées à deux médecins iraniens accusés d’avoir participé à un complot contre le régime islamique soutenu par la CIA américaine. L’arrestation en juin des médecins, des frères connus à l’étranger pour leur lutte contre le virus du sida, avait été rendue publique en juillet par des ONG américaines. Les autorités iraniennes accusent régulièrement des contestataires du régime de chercher à le renverser avec la collaboration de puissances étrangères.
Mis en ligne le 07/04/2009
Une étude révèle un fort taux d’expériences homosexuelles dans la population
Un sociologue membre d’une université iranienne vient de publier une étude indiquant un haut niveau d’expériences homosexuelles parmi la population du pays. En Iran, les relations sexuelles extra-conjugales, la masturbation et les relations homosexuelles sont interdites et réprimées par la loi.
Pourtant, selon Parvaneh Abdul Maleki, 24% des femmes iraniennes et 16% des hommes ont eu au moins une fois une expérience homosexuelle.
73% des hommes et 26% des femmes ayant pris part à l’étude disent aussi s’être masturbés.
Ces données ont été rendues publiques lors de la 3ème Conférence sur le bien-être familial, selon la presse iranienne qui parle de "déviance sexuelle et de nécessité de traitement".
On apprend encore que 75% des personnes élevées dans un environnement religieux conservateur ont visionné des produits pornographiques, 86% ont eu une relation hétérosexuelle extra-conjugale et 4% des relations homosexuelles hors mariage. e-llico 22 01 09
Six et trois ans de prison pour 2 médecins spécialistes du sida accusés de complot
Deux médecins iraniens, connus à l’étranger pour leur lutte contre le virus du sida, accusés d’avoir participé à un complot contre l’Etat soutenu par la CIA ont été condamnés à six et trois ans de prison.Arash Alaie a été condamné à six ans de prison et Kamiar Alaie à trois ans de prison. Leur avocat prévoit de faire appel de ces verdicts.
"Je vais demander leur libération car dans le dossier il n’y a aucune preuve étayant ces accusations. On a pris le point de vue de mes clients à propos du renversement pacifique du régime pour des aveux", a expliqué à l’AFP leur avocat Me Massoud Shafiie.
L’arrestation en juin des médecins, des frères connus à l’étranger pour leur lutte contre le virus du sida, avait été rendue publique en juillet par des ONG américaines.
Le directeur du contre-espionnage du ministère des Renseignements iranien avait affirmé lundi qu’ils faisaient partie d’un groupe de quatre personnes condamnées à des peines de prison pour collaboration avec les renseignements américains dans le but de renverser pacifiquement le régime islamique.
La justice iranienne avait annoncé la semaine dernière que les quatre personnes appartenaient à un réseau "lié à la CIA".
Les autorités iraniennes accusent régulièrement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de chercher à renverser le régime islamique. Elles ont accentué depuis plus d’un an leur répression à l’encontre d’Iraniens accusés de contribuer à ces efforts.
Mis en ligne le 21/01/2009
30 hommes arrêtés et poursuivis pour conduite immorale
30 hommes ont été arrêtés au cours d’une descente de police à un domicile privé dans la ville d’Ispahan et sont poursuivis pour différents motifs liés à leur "conduite morale", a annoncé l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch. Cette arrestation remonte à la fin février et les personnes arrêtées auraient été détenues sans avocat et sans charges précises pendant au moins quatre semaines. Ils sont désormais accusés de rapports homosexuels, consommation d’alcool ou de conduite immorale. Des examens médicaux ont été effectués sur eux par la police pour attester de leur homosexualité. Human Rights Watch demande aux autorités iraniennes de remettre ces hommes en liberté dans la mesure où ils ont été l’objet d’une violation de domicile et que les comportements qui leur sont reprochés ont eu eu lieu dans un cadre privé.
Mis en ligne le 31/03/2008
Une trentaine d’exécutions pour homosexualité en 2007
Les exécutions d’homosexuels se poursuivent en Iran selon des informations données par la presse iranienne elle-même. Ainsi, un homme reconnu coupable de "viols homosexuels", selon le motif officiellement invoqué, a été exécuté, le 14 décembre, à Kouhdasht. Un second a été pendu le19 décembre, prétendument coupable du viol de quinze adolescents. Ces nouvelles exécutions portent à près d’une trentaine le nombre de personnes tuées depuis début 2007 pour des raisons, réelles ou supposées, tenant à l’homosexualité.
Mis en ligne le 21/12/07

Exécution du jeune homme accusé de relation homosexuelle à l’âge de 13 ans
L’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) a annoncé que le jeune homme de 21 ans qui avait échappé à son exécution il y a dix jours a finalement été pendu hier matin. Le 15 novembre, le plus haut responsable de la justice iranienne avait suspendu l’exécution de Makvan Mouloodzadeh et ordonné un nouveau procès.
Makwan Moloudzadeh, aujourd’hui âgé de 21 ans, avait été condamné à mort le 1er août dernier après avoir été jugé coupable du "viol d’un garçon" de 13 ans, l’âge qu’il avait lui-même au moment des faits. Il aurait confessé sous la torture des relations sexuelles remontant à 1999, alors qu’il était encore mineur et cette circonstance aurait dû exclure sa responsabilité pénale selon le code pénal iranien.
Devant la forte mobilisation internationale, l’Ayatollah en Chef de la Justice iranienne, Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, avait ordonné un sursis, indiquant même dans son jugement que la peine de mort constitue une violation de des enseignements islamiques, des décrets des religieux chiites et de la loi même. Une première en Iran qui avait été saluée comme "un symbole du pouvoir de la mobilisation" par Paula Ettelbrick, la directrice exécutive de l’IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission).
Toutefois, Makwan Mouloodzadeh était resté en prison et son cas avait été renvoyé à un réexamen par une autre instance judiciaire. Son sort continuait d’inquiéter les organisations de défense des droits huains LGBT qui avaient rappelé que la loi iranienne punit les relations homosexuelles de peines allant de la flagellation pour les mineurs à la pendaison pour les adultes.
Le jeune homme a été pendu à 5 heures du matin à la prison centrale de Kermanshah, mercredi. Son avocat et sa famille n’ont été informé du jugement qu’après l’exécution, a précisé l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission dans un communiqué.
"C’est une parodie honteuse de justice", a déploré Paula Ettelbrick pour l’IGLHRC. "Combien de jeunes iraniens vont encore devoir mourir avant que la communauté internationale réagisse ?", a-t-elle ajouté.
Mis en ligne le 06/12/07
4 800 peines de prison pour « crimes de mœurs » en 6 mois
Alors qu’un officiel iranien confirmait il y a quelques jours que 31 exécutions d’Iraniens accusés d’homosexualité avaient eu lieu ces derniers mois dans la République Islamique, le chef de la police a de son côté rendu public le chiffre des condamnations liées à la campagne de répression engagée depuis 6 mois par le pouvoir : 4 800 personnes ont ainsi écopé de peines de prison sur le motif de « crimes de mœurs ».
Mis en ligne le 26/11/2007

Les propos d’Ahmadinejad sur les homosexuels censurés par les médias
Les réactions hostiles au discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l’université américaine de Columbia -qui a notamment affirmé qu’il n’y avait pas d’homosexuels en Iran- ont été censurées par les médias iraniens. Le discours d’Ahmadinejad a été traité de façon très factuelle par les médias d’Etat qui n’ont couvert que les déclarations du président. La télévision a procédé à des coupes sévères dans l’allocution présidentielle afin d’en exclure les sifflets et quolibets de l’assistance mais aussi les échanges avec des étudiants au cours desquels Ahmadinejad a assuré que l’Iran ne comptait pas d’homosexuels.
La télévision n’a pas mentionné non plus les sévères critiques adressées au président iranien par le président de l’Université, Lee Bollinger, dans son discours d’introduction.
Le chef du centre de recherche du Parlement iranien, Ahmad Tavakoli, a vu dans cette intervention "un complot dégoûtant" contre Mahmoud Ahmadinejad, ainsi qu’une marque d’"irrespect envers les Iraniens".
Aux Etats-Unis, les propos du dirigeant iranien sur les homosexuels ont, au contraire, fait l’objet d’un flot de commentaires de la prt des médias et des politiques. La Chambre des Représentants américaine a voté une résolution désignant les Gardiens de la Révolution iraniens comme groupe terroriste et a décidé d’augmenter les sanctions contre Téhéran.
Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le démocrate Tom Lantos, qui a parrainé cet texte a indiqué qu’il était nécessaire car les dénégations de l’Iran sur son programme nucléaire n’étaient pas crédibles, citant ses déclarations sur l’homosexualité en référence. "J’aimerais pouvoir prendre Ahmadinejad au mot, mais il est évident que ce n’est pas possible" a-t-il ajouté. "C’est le même homme qui, hier, a affirmé ’notre peuple est le plus libre du monde’ et ’il n’y a pas d’homosexuels en Iran’", a relevé le parlementaire.
Mis en ligne le 26/09/07
Il n’y a pas d’homosexuels en Iran, selon Ahmadinejad
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a esquivé lundi à New York une question sur les traitements réservés aux homosexuels en Iran, affirmant qu’il n’y en avait pas dans son pays et provoquant des huées dans le public. Mis en ligne le 25/09/07 Les activistes gays attendaient Ahmadinejad pancartes à la main qui montraient des photos de l’exécution de deux gays. Ils voulaient dénoncer le principe même de son invitation à l’université de Columbia à New York.
Interrogé sur la répression brutale à l’encontre des homosexuels, le dirigeant iranien n’a pas répondu et a choisi l’esquive et la dénégation. "En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, au cours d’un débat à l’Université de Columbia. Il s’est immédiatement fait huer par les étudiants présents dans l’assistance. "En Iran nous n’avons pas d’homosexuels. Nous ne connaissons pas ce phénomène, je ne sais pas qui vous a parlé de cela", a-t-il affirmé sous les sifflets.
Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International, un nombre significatif d’homosexuels se trouvaient parmi les 200 personnes exécutées en Iran cette année. "Pourquoi devraient-ils être sympathiques ?, a encore ajouté Mahmoud Ahmadinejad. N’avez-vous pas de peine capitale aux Etats-Unis ? Vous l’avez aussi. En Iran, nous avons la peine capitale".
Les déclarations du président iranien sur les homosexuels sont reprises aujourd’hui dans la presse américaine. De leur côté, les associations LGBT s’en indignent. "Les propos du Président Ahmadinejad pourraient apparaître comme simplement absurdes si on n’ignorait la violation des droits humains, les persécutions et les violences qu’il dissimulent", a commenté Joe Solmonese, le président de la principale organisation LGBT amériacaine, Human Rights Campaign.

