Lancement d’un magazine arabe ouvert aux homosexuels
Des intellectuels palestiniens et arabes israéliens ont lancé lundi un nouveau magazine en ligne en Israël décidé à défier les tabous, en consacrant notamment une rubrique à des auteurs homosexuels.
"Notre site sera comme un oasis culturel où chacun pourra s’évader pour lire une nouvelle ou regarder un évènement culturel via Youtube," a expliqué Alaa Hlehel, fondateur de Qadita.net et citoyen arabe d’Israël.
Le magazine, qui tire son nom d’un village détruit pendant la guerre de 1948 au moment de la création de l’Etat d’Israël, s’en prend aux restrictions imposées à la liberté d’expression dans les sociétés arabes et musulmanes.
"Des écrits insoumis ou ’non conservateurs’ ne devraient pas tomber sous le coup de la censure juste parce que leur propagation énerve certains ou offense des ’sensibilités’", a indiqué le communiqué de présentation du magazine.
Le site va publier des contributions de nombre d’auteurs arabes et palestiniens, et consacrera une rubrique spéciale à des écrivains homosexuels, qui publieront anonymement.
L’homosexualité est vivement dénoncée dans les sociétés arabes et considérée comme un délit dans beaucoup de pays du Moyen-Orient.
"Nous faisons cela pour autoriser les homosexuels à s’exprimer, fuir leur ghetto et devenir une part naturelle de la culture arabe et palestinienne", a dit Alaa Hlehel, ajoutant qu’il ne craignait pas d’attaques de groupes extrémistes ou religieux.
"Nous attaquer sur le sujet de l’homosexualité sera facile, mais à cause de ça nous allons nous assurer que tous nos écrits seront de grande qualité".
Les citoyens arabes représentent environ 20% de la population israélienne.
Mis en ligne le 17/08/2010
Un colon extrémiste et homophobe jugé à Jérusalem
Le procès de Jack Teitel, un activiste religieux d’extrême-droite de 37 ans accusé d’être l’auteur d’une campagne terroriste qui a notamment coûté la vie à deux Palestiniens, s’est ouvert mercredi devant un tribunal de Jérusalem. L’accusé, d’origine américaine, a été interpellé le mois dernier à Jérusalem alors qu’il collait des affiches appelant au meurtre de "sodomites" et faisant l’apologie de l’attentat contre un centre d’aide à la communauté gay qui avait fait deux morts l’été dernier à Tel-Aviv.
Mis en ligne le 10/12/2009
Le rabbin des forces armées proteste contre un reportage sur les militaires gay
Le rabbin en chef des forces armées israéliennes a prostesté publiquement contre le magazine officiel de l’armée qui a consacré un dossier aux militaires gay. Sa réaction a été mise en parallèle avec son silence sau lendemain de la fusillade de Tel-Aviv par un député progressiste.
Mis en ligne le 13/08/2009
Shimon Peres ira à un meeting de solidarité avec les homosexuels à Tel Aviv
Le président israélien Shimon Peres doit prendre la parole samedi à un meeting de solidarité à Tel Aviv avec la communauté homosexuelle après l’attaque meurtrière dont elle a été la cible, a annoncé vendredi son bureau.
Le meeting "d’identification et de mémoire" avec les victimes de l’attaque est organisé par des mouvements de défense des droits des homosexuels, avec le soutien de la municipalité de Tel Aviv.
Le président Peres avait déclaré après cette attaque qui a fait deux morts et quinze blessés que "ce meurtre choquant" était "intolérable pour toute société éclairée".
Des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur la place Rabin au centre de Tel Aviv, où des vedettes de la chanson israélienne doivent se produire.
Fait sans précédent, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu jeudi, accompagné du chef de la police Duddy Cohen, dans le centre d’aide à des adolescents homosexuels à Tel Aviv visé par l’attaque.
Des représentants de la communauté des gays et des lesbiennes lui ont remis une lettre l’appelant à agir "contre les incitations à la violence" en prévoyant des cours sur la tolérance dans les établissements scolaires.
Benjamin Netanyahu a dénoncé toute forme de "haine aveugle" en Israël assurant à ses interlocuteurs qu’il comprenait les "besoins de la communauté gay" en proie à des préjugés persistants.
Le 1er août, un inconnu au visage masqué et vêtu de noir a ouvert le feu au pistolet sur un groupe de jeunes avant de s’enfuir.
Nir Katz, un moniteur, et une adolescente, Liz Tarbishi, ont été tués et quinze personnes blessées dont trois grièvement.
Mis en ligne le 07/08/2009
Sondage : 46% des Israéliens considèrent les homosexuels comme des déviants
46% des Israéliens considèrent les homosexuels comme des "déviants", selon un sondage réalisé après l’attaque contre un centre d’aide à des adolescents gays à Tel-Aviv qui a fait deux morts et 15 blessés le 1er août.
A la question : "est-ce que l’homosexualité constitue selon vous une déviance ?", 46% des personnes interrogées ont répondu par l’affirmative contre 42% d’un avis contraire, le reste étant sans opinion, selon ce sondage publié jeudi par le quotidien Haaretz.
Parmi les ultra-orthodoxes, la proportion de ceux qui pensent que l’homosexualité constitue une déviance atteint 71%. Parmi la minorité des Arabes israéliens, ce pourcentage est de 64% et de 57% parmi les Israéliens originaires d’ex-URSS.
En revanche, seuls 24% de ceux qui se définissent comme "laïcs" estiment que l’homosexualité est une déviance, selon le sondage réalisé auprès de 498 personnes représentatives de la population israélienne (marge d’erreur 4,5%).
Camil Fuchs, qui a réalisé ce sondage pour l’institut Dialog, estime que ces résultats marquent une "certaine diminution de l’homophobie" par rapport aux sondages précédents qui traduisaient une attitude moins libérale vis-à-vis des homosexuels que dans la plupart des pays occidentaux.
Camil Fuchs indique toutefois que le choc provoqué par l’attaque de Tel-Aviv doit être pris en considération.
L’enquête policière pour retrouver le tireur n’a pas encore abouti.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait se rendre jeudi matin dans le centre visé par l’attaque, selon la radio.
Malgré l’hostilité que l’homosexualité, surtout masculine, suscite dans les cercles religieux juifs en Israël -qui parlent d"abomination"-, elle n’est plus passible de sanctions pénales depuis 1988 et certains droits des couples de gays ou de lesbiennes sont depuis lors reconnus par les tribunaux.
Mis en ligne le 06/08/2009
Le gouvernement crée un comité d’urgence pour soutenir la communauté gay
Le ministre de la Santé et des Affaires sociales israélien a annoncé hier la mise en place d’un comité d’urgence chargé d’étudier les besoins de la communauté LGBT après la fusillade contre le Centre gay de Tel Aviv. Des travailleurs sociaux sont chargés de rencontrer les responsables de la communauté LGBT pour évaluer les mesures à même de remédier aux conséquences à long terme de l’attentat de samedi sur la population homosexuelle israélienne. Le ministère a indiqué qu’une étude établissait que la moitié des gays étaient victime d’agressions verbales ou physiques du fait de leur orientation sexuelle.
Mis en ligne le 05/08/2009
Fusillade de Tel Aviv : doutes de la police, solidarité LGBT en France
L’auteur de la fusillade contre le centre LGBT de Tel Aviv est toujours recherché par la police israélienne qui émet des doutes sur le caractère homophobe de l’attaque. En France les associations LGBT manifestent leur solidarité.
Le centre LGBT de Tel Aviv où s’est produit la fusillade qui a fait deux morts et 15 blessés samedi dernier a réouvert ses portes au public hier lundi.
La police continue de rechercher le tireur qui s’est enfui mais ne considère pas à 100% cet acte comme un crime homophobe. Elle s’interroge sur les motivations de l’attaque et évoque d’autres raisons possibles qu’elle qualifie de "personnelles".
Selon le quotidien Haaretz, une source proche de l’enquête aurait fait état de "querelle privée". "Toutes les pistes vont être étudiées soigneusement", explique la police qui se dit "aux premiers pas de l’enquête".
Certains membres de le police ont même critiqué les réactions de la communauté LGBT israélienne pour son "empressement" à dénoncer l’homophobie.
Quoi qu’il en soit, les associations LGBT françaises tiennent pour acquis le caractère homophobe de l’attaque.
Le Centre LGBT de Paris exprime sa "profonde solidarité" avec son homologue de Tel Aviv. "Ce crime homophobe nous concerne tous, ici et là-bas, explique Christine Le Doaré, sa présidente. Les cibles de prédilection des fanatiques ne varient guère, aussi les pouvoirs publics doivent-ils employer tous les moyens à leur disposition pour combattre la violence en général et en particulier sexiste et homophobe".
Le Beit Haverim "condamne avec fermeté" la tuerie. "Une fois de plus la violence homophobe s’est exprimée et nous devons rester vigilants et intransigeants face à cette haine qui fait encore aujourd’hui dans le monde de nombreuses victimes", explique le groupe juif gay et lesbien de France. Le Beit Haverim se dit "d’autant plus choqué que cet acte homophobe intervient à un endroit où la vie homosexuelle est la plus ouverte. Israël est en effet le rare pays du Proche-Orient où l’homosexualité n’est pas considérée comme un crime".
SOS homophobie adresse ses condoléances aux parents et aux proches des victimes ainsi qu’à toutes et tous les LGBT d’Israël. "La haine envers les gays, les lesbiennes, les bi et les trans, qu’elle soit d’origine religieuse ou politique n’a malheureusement pas de frontières, souligne l’association. On l’a vu récemment aux World Outgames de Copenhague (mardi 28 juillet : trois bombes, un athlète blessé, de nombreux spectateurs en état de choc, ndlr) ou lors des marches des fiertés dans différents pays de l’Est de l’Union européenne dont les militants ont fait l’objet de nombreuses agressions de groupes extrémistes religieux et politiques".
Le Centre LGBT de Tel Aviv organise samedi 8 août à 20h30 heure locale une manifestation de commémoration en l’honneur des victimes de l’attaque dont il a été la cible. En solidarité, le Centre LGBT de Paris IdF et ses associations membres organisent, simultanément, c’est-à-dire à Paris à 19h30, un rassemblement commémoratif dans ses locaux. De 19h30 à 20h, des bougies seront allumées et un silence de recueillement observé. D’autres Centres LGBT dans le monde - à Berlin, Varsovie, Madrid, Berne, Belfast, Budapest (Ambassade Israélienne) - participeront à cette manifestation de commémoration.
Mis en ligne le 04/08/2009
La communauté LGBT sous le choc après l’attentat
La communauté LGBT israélienne était sous le choc dimanche après l’attaque sans précédent d’un centre d’aide à des adolescents homosexuels à Tel-Aviv, qui a tué deux personnes et blessé 15.
Les homosexuels de Tel Aviv, ville israélienne considérée comme la plus "libérale", se disaient dimanche traumatisés par l’attaque contre un centre de leur communauté qui a fait deux morts et onze blessés dans la nuit de samedi à dimanche.
Des drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel de la communauté gay ont été placardés près du lieu du drame et des bouquets de fleurs y ont été déposés. Des slogans comme "la mort des droits de l’Homme", "A bas l’homophobie", ou "nous n’avons pas peur" ont été affichés sur les lieux.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi près du centre d’aide aux homosexuels pour protester contre l’attaque, dénonçant un "crime haineux" et exprimant leur solidarité avec la communauté homosexuelle.
"Tout indique qu’il s’agit d’un acte criminel, et pas d’une attaque terroriste, dirigé contre la communauté des gays et lesbiennes", a déclaré le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.
"Il y a beaucoup de haine au sein de la société israélienne et j’espère qu’on trouvera un moyen pour la combattre et y mettre fin", a déclaré Meir Galis, 30 ans, alors que plusieurs dizaines de personnes agitaient des drapeaux arc-en-ciel.
La ville côtière de Tel Aviv est connue depuis des années comme étant le bastion de la communauté homosexuelle d’Israël. L’image de la ville contraste avec un conservatisme général dans la société israélienne et un dégoût public à l’égard des homosexuels exprimé par les groupes religieux.
Yael Relevi affirme que la fusillade intervenait après une longue série d’attaques et de menaces à l’encontre de la communauté homosexuelle ces dernières années.
En 2005, un Juif orthodoxe avait blessé trois participants de la Gay Pride à Jérusalem en les poignardant.
"J’ai été bouleversé quand j’ai réalisé qu’on faisait l’objet d’une telle haine", explique Yael, 22 ans, soulignant que ces faits ont été précédés "par de nombreuses attaques contre la communauté".
Yoav Zemer, 58 ans, vêtu d’une chemise rose, affirme refuser de se laisser intimider. Mais il ne peut retenir ses larmes.
"L’incident d’hier se reproduira. Nous ne sommes pas les seules cibles, il a pris pour cible Israël qui était source de fierté et de pluralisme", affirme-t-il.
"Nous appelons tous les députés à mettre fin aux incitations à la haine en général, non seulement à l’encontre de la communauté des gays", affirme Yitzik Dror, un porte-parole de la communauté des gays et lesbiennes.
Gal Ochovski, membre de la communauté des gays d’Israël, explique lui que "toute personne vivant en Israël sait que dans un tel climat de violence, une telle chose peut arriver. Israël est à la fois un endroit très tolérant pour les gays et lesbiennes et un endroit très violent". "Parfois, malheureusement, les deux peuvent se heurter", ajoute-t-il.
"Notre communauté (homosexuelle) ne se laissera pas effrayer, elle affrontera la tête haute et avec fierté tous ceux qui la menacent, à la guerre nous répliquerons par la guerre", a réagi Nitzan Horowitz, député du parti Meretz d’opposition de gauche.
Deux morts dans un attentat contre le centre homosexuel de Tel Aviv (+ vidéos)
Deux personnes ont été tuées et 15 blessées samedi soir par des tirs d’un inconnu devant le centre de la communauté homosexuelle à Tel Aviv. Des milliers de gays se sont rassemblés spontanément après l’attentat pour dénoncer l’homophobie.
La police a lancé d’intenses recherches dimanche pour retrouver l’homme qui a ouvert le feu dans un centre d’aide aux homosexuels à Tel Aviv, tuant deux personnes et blessant 15, semant l’effroi au sein de la communauté des gays et lesbiennes de cette ville libérale d’Israël.
L’attaque a fait deux tués, Nir Katz, un jeune homme de 26 ans, et Liz Tarbishi, une jeune fille de 17 ans, ainsi que quinze blessés, dont trois grièvement atteints, selon les médecins.
Un inconnu au visage masqué et vêtu de noir a ouvert le feu à l’arme automatique sur un attroupement de jeunes de la communauté de gays et lesbiennes à l’entrée du centre, situé à l’angle des rues Ahad Haam et Nachmani, au coeur de Tel Aviv, avant de prendre la fuite, selon des témoins.
Peu après la nouvelle connue, en pleine nuit, des milliers de gays se sont rassemblés avec des drapeaux Rainbow et des bougies en signe de deuil et de révolte. Un député d’opposition de gauche, Nitzan Horowitz du parti Meretz, a proclamé que "notre communauté (homosexuelle) ne se laissera pas effrayée, elle affrontera la tête haute et avec fierté tous ceux qui la menacent, à la guerre nous répliquerons par la guerre".
La police de son côté a imposé un black out total sur les détails de l’enquête.
"Nous n’en sommes qu’au premier stade de l’enquête, nous poursuivons les recherches et nous ne sommes pas certains du motif de cette attaque, le centre n’ayant pas reçu récemment de menaces", a déclaré le chef de la police de Tel Aviv, le commandant Shahar Ayalon.
Il a cependant décidé la fermeture samedi soir d’un des bars homosexuels voisins en guise de précaution et demandé à tous ces établissements de se montrer particulièrement vigilants.
Le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a estimé pour sa part que l’attentat avait des motifs homophobes et a promis que la police ferait tout pour arrêter le coupable, rapporte la radio militaire.
"Tout indique qu’il s’agit d’un acte criminel, et pas d’une attaque terroriste, dirigé contre la communauté des gays et lesbiennes", a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.
Le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, a ordonné à la police de faire tout son possible "pour retrouver l’assassin et le traduire en justice". "Nous sommes un Etat de droit, démocratique, nous sommes un pays de tolérance", a-t-il déclaré, s’élevant contre cette attaque à l’instar de toute la classe politique israélienne. Le Président israélien Shimon Peres, quant à lui, a parlé d’un "meurtre choquant qu’une nation civilisée ne peut accepter".
Des représentants de la communauté homosexuelle se sont déclarés convaincus qu’il s’agissait bien d’une attaque homophobe, rappelant que dans le passé des croix gammées avaient été peintes à l’entrée du centre pour stigmatiser les homosexuels.
"Pas étonnant qu’un crime pareil puisse être commis, compte tenu de l’incitation à la haine contre la communauté homosexuelle", a déclaré aux journalistes le président de la communauté des gays et lesbiennes à Tel Aviv, Maï Pelem, faisant référence aux dénonciations virulentes de l’homosexualité par les milieux religieux.
"Dans nos pires cauchemars nous n’aurions imaginé que la haine contre notre communauté qui ne fait de mal à personne aille si loin", a renchéri le président de l’association nationale des gays et des lesbiennes en Israël, Mike Hamel.
Si l’enquête confirme la motivation homophobe, il s’agirait de l’agression la plus grave jamais commise en Israël contre des gays et des lesbiennes.
En 2005, un Juif orthodoxe avait poignardé trois participants de la Gay Pride. Il avait par la suite été condamné à 12 ans de prison.
Contrairement à Jérusalem, Tel Aviv à la réputation d’être une cité très libérale du point de vue des moeurs.
Malgré l’hostilité que l’homosexualité, surtout masculine, suscite dans les cercles religieux en Israël - qui la considèrent comme une "abomination" -, elle n’est plus passible de sanctions pénales depuis 1988 et certains droits des couples gays ou lesbiens sont depuis lors reconnus par les tribunaux.
Fusillade contre un centre gay à Tel Aviv (BFMTV - 02/08/09) par GayClic
Photo : AFP Mis en ligne le 02/08/2009
Un ministre et le Grand rabbinat veulent délocaliser la Gay Pride de Tel Aviv
Le ministre israélien de l’Intérieur, Eli Yishaï, du parti ultra-orthodoxe Shass, et le Grand rabbinat d’Israël ont réclamé mercredi que la Gay Pride prévue vendredi à Tel-Aviv, source d’"abominations", soit délocalisée hors du centre-ville.
"Nous vous demandons d’ordonner l’annulation de la parade homosexuelle dans Tel-Aviv", écrit l’avocat de Eli Yishaï et du Grand rabbinat dans un courrier adressé au Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, au maire de Tel-Aviv et au chef de la police israélienne.
"Nous vous exhortons à contenir le cortège dans un espace fermé où l’entrée sera limitée aux personnes de plus de 18 ans", poursuit le texte, qui demande par ailleurs à la police de s’assurer que les participants soient "’habillés et qu’ils ne possèdent pas d’objets ou de jouets à connotation sexuelle".
Pour les auteurs du courrier, au regard de son trajet, cette manifestation, semblable à d’autres s’étant déroulées par le passé, "représente une grave insulte aux sentiments du public, particulièrement du public musulman, chrétien et juif".
L’an dernier, la Gay Pride avait eu lieu à Jérusalem et avait donné lieu à quelques violences.
Contrairement à la Ville sainte, Tel-Aviv a la réputation d’une cité libérale du point de vue des moeurs.
"Même au sein d’une démocratie sensible à la liberté d’expression, il n’est pas permis d’autoriser le déroulement d’abominations", argumentent encore le ministre et le Grand rabbinat.
"S’il vous plaît, donnez l’ordre que cet évènement (se déroule) dans la banlieue de la ville, loin de la population croyante et des mineurs", plaident-ils.
Mis en ligne le 11/06/2009
Israël octroie un congé paternité à un couple d’homosexuels
La Caisse nationale d’assurances d’Israël a octroyé un congé paternité à un homosexuel pour la naissance d’un bébé, né d’une mère porteuse en Inde, qu’il entend adopter, a rapporté lundi la presse.
Selon le quotidien Haaretz, Yonathan Gar a obtenu un congé paternité de 64 jours pour la naissance de cet enfant qu’il entend adopter avec son compagnon avec lequel il vit depuis sept ans.
Le bébé a vu le jour dans une clinique de Bombay, car la loi israélienne ne permet pas aux homosexuels israéliens d’avoir recours à une mère porteuse dans l’Etat hébreu.
Toujours selon Haaretz, le couple formé par M. Gar et son compagnon a soumis à la Caisse nationale d’assurances d’Israël une demande en vue d’obtenir des allocations familiales.
En avril 2008, les autorités israéliennes ont pour la première fois reconnu la paternité légale d’un couple gay sur un enfant non-biologique adopté à l’étranger. Jusqu’alors, seule l’adoption de l’enfant biologique d’un conjoint dans un couple homosexuel était autorisée par les tribunaux israéliens.
Selon Haaretz, le tribunal des Prud’hommes de Tel-Aviv doit se prononcer incessamment sur une demande d’allocations familiales présentée par ce premier couple gay, pour le bébé né d’une mère porteuse aux Etats-Unis.
L’Etat d’Israël a reconnu en février 2006 le statut de parents légitimes à un couple de femmes dont l’une était la mère naturelle des enfants qu’elle élevait.
La justice israélienne a en outre déjà reconnu de facto en décembre 2004 la validité des mariages homosexuels pour tout ce qui concerne les questions de propriété et d’héritage.
Mis en ligne le 16/03/2009
Un couple d’homosexuels autorisé à adopter l’enfant qu’il élevait depuis 1995
Un tribunal des Affaires familiales de Tel Aviv a autorisé, le 10 mars, un couple gay à adopter l’enfant dont il a été la famille d’accueil depuis 1995.
Uzi Even et Amit Kama, qui se sont mariés en 1994 au Canada, sont le premier couple d’hommes israélien à se voir accorder le droit à l’adoption.
Leur fils, Yossi Even-Kama, aujourd’hui âgé de 30 ans, avait été confié au couple à l’age de 16 ans, après avoir été rejeté par sa famille en raison de son homosexualité.
Le couple avait engagé une procédure officielle d’adoption parce que l’université de Tel Aviv refusait à leur fils une bourse d’étude réservée aux familles légales.
"Notre combat est politique", ont affirmé les deux hommes. "C’est le moyen de faire reconnaître par l’Etat et les autorités que nous sommes une famille. Cela légitime notre vie de tous les jours, nos sentiments, nos émotions".
Mis en ligne le 12/03/2009
Un projet de loi sur le mariage gay déposé au Parlement
Le tout nouveau député israélien ouvertement gay Nitzan Horowitz, n°3 du parti Meretz, a indiqué qu’il allait soumettre un projet de loi permettant à tous les Israéliens de se marier civilement, y compris les homosexuels. Le seul mariage officiellement reconnu en Israël est religieux. Ce projet de loi a fort peu de chance d’être voté dans la mesure où le nouveau parlement est fortement orienté à droite et compte de nombreux élus de partis religieux opposés aux droits homosexuels. Néanmoins, Horovitz espère susciter un début de débat sur la question dans la société israélienne.
Mis en ligne le 20/02/2009
Un à sept ans de prison ferme pour un groupe néo-nazi anti-gay
Le tribunal de district de Tel-Aviv a condamné dimanche un groupe de huit jeunes, dont trois mineurs, à des peines de un an à sept ans de prison ferme pour "activité néo-nazie" en Israël. Les membres du groupe, qui avaient accepté de plaider coupables, ont été condamnés pour une série de délits racistes et des actes de violences contre des travailleurs immigrés, des drogués, des homosexuels ainsi que des juifs religieux. Ils ont également été reconnus coupables de la profanation d’une synagogue dans la banlieue de Tel-Aviv et d’avoir projeté d’agresser des groupes punk à l’aide d’explosifs.
Mis en ligne le 24/11/2008
Un activiste gay va prendre la tête d’une organisation de défense des droits de l’Homme
L’ex-directeur exécutif du centre LGBT de Jérusalem va diriger l’une des plus importantes organisations de défense des droits humains israéliennes. Hagai El-Ad avait préalablement présidé aux destinés de la Jerusalem Open House. Il va désormais prendre les commandes de l’Association pour les droits civils en Israël. Diplômé de physique de l’Université de Jérusalem, il a oeuvré pendant plus de sept ans au développement de la visibilité de la communauté LGBT israélienne face à l’hostilité des groupes religieux. "Nous devons réaliser, en tant qu’être humains vivant en démocratie, que nos propres droits ne sont pas, et ne peuvent pas être complètement réalisés si les droits élémentaires de tous les individus ne sont pas respectés", a déclaré Hagai El-Ad qui s’est dit honoré de ses nouvelles responsabilités.
Mis en ligne le 10/07/08
La Cour suprême autorise la Gay Pride à Jérusalem
La Cour suprême israélienne a rejeté lundi un appel visant à interdire la tenue jeudi de la Gay Pride à Jérusalem. L’appel avait été présenté par un groupuscule d’extrême droite, le Front National Juif qui estimait que cet événement constituait une "provocation".
La municipalité de Jérusalem, dirigé par un maire ultra-orthodoxe Uri Lupolianski s’est également opposée à l’organisation de cette Gay Pride, mais ne s’était pas jointe à l’appel devant la Cour suprême.
La "Maison Ouverte", l’association de défense des homosexuels de Jérusalem, avait rejeté dans un communiqué les accusations de provocation, exprimant l’espoir que cette année "la parade pourrait se dérouler pacifiquement", sans violence de la part d’ultra-nationalistes ou d’ultra-orthodoxes.
Chaque année, ces milieux tentent de s’opposer à cette manifestation qui se se déroule à l’écart des quartiers religieux. En 2007, des appels à la justice pour interdire la Gay Pride à Jérusalem avaient été repoussés par la Cour suprême. En 2006, la Gay Pride qui devait se tenir dans les rues de Jérusalem avait été annulée en raison des violentes manifestations des milieux ultra-orthodoxes juifs. A sa place s’était tenu un rassemblement au stade de l’université de Jérusalem. En 2005, lors du quatrième défilé homosexuel à Jérusalem, un ultra-orthodoxe avait poignardé trois participants et avait été condamné à 12 ans de prison ferme.
Mis en ligne le 24/06/08
Un monument à la mémoire des victimes homosexuelles du nazisme à Tel Aviv
Un monument à la mémoire des victimes homosexuelles durant l’holocauste va être érigé en Israël, à Tel Aviv précisément. Le conseil municipal de la ville et les organisations LGBT se sont concertés pour en déterminer l’emplacement. Il s’agira d’un parc public de la ville. Le maire de Tel Aviv Ron Huldai a indiqué que le monument consisterait en un triangle d’acier sur lequel serait gravé le nom des victimes identifiées. C’est la première fois qu’un monument commémorant l’extermination des homosexuels par le régime nazi est édifié en Israël. Il existe des monuments dédiés à la mémoire homosexuelle de la déportation a Amsterdam, Copenhague, San Francisco et Sydney. Un est en cours de construction à Berlin.
Mis en ligne le 02/05/2008
L’adoption d’un enfant étranger par un couple gay reconnue
Les autorités israéliennes ont reconnu la paternité légale d’un couple gay sur un enfant non-biologique adopté à l’étranger. Cette décision crée un précédent en Israël, où seule l’adoption de l’enfant biologique d’un conjoint dans un couple homosexuel était jusqu’à aujourd’hui autorisée par les tribunaux israéliens. Le couple homosexuel avait adopté en 2000 aux États-Unis un enfant d’origine cambodgienne. Depuis 2001, le ministère israélien de l’Intérieur refusait d’inscrire l’enfant comme fils légitime du couple sur les registres d’état civil et de lui accorder la citoyenneté israélienne. Le conseiller juridique du gouvernement Menahem Mazouz, qui fait fonction de procureur général de l’État, a notifié dans une lettre envoyée au couple que l’État avait accédé à sa demande.
Mis en ligne le 28/04/2008
Un gay palestinien autorisé à résider avec son compagnon
Un gay palestinien de Jénine en Cisjordanie a été autorisé par l’armée israélienne à résider temporairement à Tel-Aviv auprès de son compagnon israélien, a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole militaire.
"Nous avons accordé un permis temporaire à ce Palestinien car son avocat a expliqué que sa vie était en danger parmi les siens en raison de ses orientations sexuelles", a affirmé le commandant Peter Lerner, porte-parole de l’administration militaire chargée des questions civiles palestiniennes.
Le porte-parole a précisé que cette autorisation, qui a "un caractère tout à fait exceptionnel", est renouvelable tous les mois. "Il a demandé un permis de séjour à long terme dans le cadre d’un regroupement familial, mais seul le ministère de l’Intérieur est habilité à accorder ce genre de statut", a poursuivi le porte-parole.
Le quotidien Yédiot Aharonot a pour sa part précisé que ce Palestinien âgé de 33 ans s’était vu refuser depuis des années par le ministère de l’Intérieur un permis qui lui aurait permis de vivre légalement avec son ami israélien, un quinquagénaire travaillant dans le secteur de l’informatique.
Dans une lettre adressée au chef de l’administration militaire chargée des questions civiles palestiniennes, le général Yossef Michlav, le Palestinien dont le nom n’a pas été divulgué a expliqué qu’il était victime de "persécutions et de menaces" depuis que sa famille avait été mise au courant de ses relations avec un Israélien. "Nous aurions voulu un permis de cinq ans, car j’ai une maladie de coeur et j’ai besoin de mon partenaire auprès de moi", a pour sa part affirmé au journal son ami israélien.
Mis en ligne le 25/03/2008
la justice reconnaît l’adoption d’enfants par des couples homosexuels
La justice israélienne a formellement reconnu dimanche l’adoption d’enfants par des couples de gays ou de lesbiennes. Le Conseiller juridique du gouvernement a annoncé que l’Etat ne s’opposerait pas dans l’avenir à de telles adoptions.
L’Etat "n’a aucune opposition à ce que des couples du même sexe adoptent un enfant", a déclaré le Conseiller juridique du gouvernement Menahem Mazouz - qui fait fonction d’avocat général de l’Etat - lors d’une rencontre avec les responsables des services de l’adoption. Le "seul critère est le bienfait de l’enfant" compte tenu des capacités de la famille adoptive, a ajouté Menahem Mazouz, qui a donné des consigne pour que cette adoption soit traitée comme pour celle de couples hétérosexuels.
Le ministre des Affaires sociales Yitzhak Hertzog s’est félicité de cette mesure. L’Etat d’Israël avait déjà reconnu en février 2006 le statut de parents légitimes à un couple de femmes dont l’une était la mère naturelle des enfants qu’elle élevait. Cette reconnaissance était survenue après une longue bataille juridique qui avait été tranchée en faveur des deux femmes par la Cour suprême en 2005. La justice israélienne a déjà reconnu par ailleurs de facto en décembre 2004 la validité des mariages homosexuels pour tout ce qui concerne les questions de propriété et d’héritage.
Des groupes de défense des homosexuels s’étaient félicités de ce changement de politique dénoncé par des rabbins, qui avaient averti que l’Etat juif risquait de connaître le sort de Sodome et Gomorrhe, les villes détruites pour leurs pêchés, selon le récit biblique.
Cette reconnaissance de facto, ne signifie pas pour autant que l’Etat reconnaisse formellement la légalité de telles unions. En Israël, seul le mariage religieux est reconnu. Malgré l’hostilité que les homosexuels des deux sexes suscitent dans les cercles religieux en Israël, l’homosexualité n’est plus pénalisée depuis 1988.
Mis en ligne le 11/02/2008
De plus en plus de villes reconnaissent les couples homosexuels
Tel Aviv est la dernière ville israélienne en date à avoir annoncé qu’elle va reconnaître les couples de même sexe. Ce mouvement de reconnaissance des couples homosexuels rend furieux les rabbins et les partis religieux.
La Ville de Tel Aviv a indiqué qu’elle reconnaîtrait les cartes de partenariat émises par l’organisation "New Family" qui représente les couples gay ou de confessions religieuses différentes qui n’ont pas accès au mariage en Israël.
Tel Aviv offrira aux couples dotés de cette carte les mêmes avantages qu’aux couples mariés en ce qui concerne tous les services et les impôts municipaux.
Les villes de Lod et Mevaseret Zion ont déjà fait de même et d’autres municipalités envisagent des dispositions du même ordre.
Le mariage civil n’existant pas en Israël, les rabbins continuent d’exercer un véritable contrôle social à travers le mariage religieux. L’an passé la Cour suprême israélienne a ordonné au gouvernement de reconnaître les mariages entre personnes de même sexe mariés dans les pays où ces unions sont légales, sans toutefois lui imposer d’instaurer le mariage gay en Israël.
Le parti religieux Shas a indiqué qu’il comptait introduire une législation qui interdirait aux municipalités des reconnaître les couples de même sexe ou de religion différente. "C’est une idée folle, a déclaré le leader du Shas, C’est une idée destinée à détruire l’âme juive et le peuple juif".
Un récent sondage d’opinion indique qu’en dépit de l’opposition violente des groupes juifs orthodoxes religieux, la majorité de la population est favorable à l’égalité entre couples homosexuels et hétérosexuels mariés. Selon l’opinion israélienne, les couples gay et lesbiens devraient bénéficier des mêmes conditions d’héritage et de retraite que les couples mariés. 56% estiment cette mesure "bonne ou nécessaire".
Mis en ligne le 08/01/08
La Cour suprême exige de reconnaître comme mères un couple de lesbiennes
La Cour suprême d’Israël a exigé dimanche du ministère de l’Intérieur qu’il reconnaisse comme mères d’un bébé un couple de lesbiennes.
L’une des deux femmes est la mère naturelle de l’enfant et l’autre a été reconnue comme sa mère adoptive par un tribunal de San Francisco, aux Etats-Unis.
La présidente de la Cour, la juge Dorit Beinish a blâmé le ministère de l’Intérieur pour son refus d’enregistrer comme mère, la mère adoptive, Nicole Berner Kadish. Elle a accusé le ministère de "dicter ses lois" rappelant que L’Etat d’Israël a déjà formellement reconnu en 2006 l’adoption de leurs enfants par un couple de lesbiennes.
La justice israélienne avait reconnu auparavant de facto, en décembre 2004 la validité des mariages homosexuels pour tout ce qui concerne les questions de propriété et d’héritage. Cette reconnaissance ne signifie pas pour autant que l’Etat reconnaisse formellement la légalité de telles unions. En Israël, seul le mariage religieux est reconnu.
Malgré l’hostilité que les homosexuels suscitent dans les cercles religieux en Israël, l’homosexualité n’est plus pénalisée depuis 1988.
Mis en ligne le 10/12/07
L’opinion est favorable aux droits des couples homosexuels
Un nouveau sondage d’opinion mené en Israël indique qu’en dépit de l’opposition violente des groupes juifs orthodoxes religieux, la majorité de la population est favorable à l’égalité entre couples homosexuels et hétérosexuels mariés.
Selon l’opinion israélienne, les couples gay et lesbiens devraient bénéficier des mêmes conditions d’héritage et de retraite que les couples mariés. 56% estime cette mesure "bonne ou nécessaire".
Les couples de même sexe obtiennent des droits progressivement en Israël, même si aucun statut ne reconnaît encore légalement les couples homosexuels comme en Europe ou en Amérique du Nord.
Le mariage en Israël est sous la coupe des rabbins dans la mesure où le mariage civil n’existe pas.
Mis en ligne le 12/07/07
Proche-Orient : les gays Arabes commencent à s’organiser
Une rencontre de militants LGBT arabes est prévue le 28 mars prochain en Israël, à Haïfa provoquant la réprobation des musulmans ultra-conservateurs.
Initiée par une association de lesbiennes palestiniennes en Israël, Aswat, cette rencontre,intitulée "Home & Exile", souhaite mettre en lumière la condition des homosexuels arabes vivant en Israël. 100 à 150 personnes sont attendues à cette conférence pionnière sur ce sujet brûlant. En effet, si Israël offre un cadre législatif assez tolérant envers les homosexuels, les communautés gay arabe et juive vivent très séparées. L’annonce de la conférence a soulevé une réprobation violente des milieux musulmans conservateurs. "Les lesbiennes ont besoin d’être soignées et n’ont pas à propager leurs idées dans la communauté arabe", a déclaré le porte-parole du Mouvement Islamique en Israël, ajoutant que "l’homosexualité est strictement interdite par l’Islam et représente un cancer".
La réunion de fin mars ne veut pas se laisser impressionner par les menaces des fondamentalistes et veut ouvrir des brèches dans l’opprobre qui pèsent sur les homosexuels arabes des deux sexes. L’exemple, pour les organisateurs, est le Liban voisin, perçu comme le pays arabe le plus ouvert envers les personnes LGBT avec son droit d’association, de réunion et une presse gay libre.
"Un jour vendra, explique une des organisatrices du meeting, où partout dans le monde arabe, les individus feront face aux persécutions et pourront vivre ouvertement leur sexualité".
Mis en ligne le 15/03/07

