:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Bas
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail Enregistrer au format PDF

Israel seul pays homophile de la région (1)

mais les intégristes y sont dangereux

www.e-llico.com

Jérusalem : modeste Gay Pride devant la Knesset

Yehonathan chante le mariage gay dans son nouveau clip

Homoparentalité forcée

The Young Professionals : « Il n’y a jamais eu autant de coming-out en Israël ! »

Têtu par Romain Burrel 29 janvier 2012,

Né de la rencontre entre Johnny Goldstein, un jeune DJ de Jérusalem, et la popstar israélienne Ivri Lider,
TYP publie ces jours-ci un premier album résolument dance.

De passage à Paris, TÊTU a rencontré le duo homo-electro pour évoquer sa musique mais aussi les contradictions de son pays. Johnny Goldstein hetero et Ivri Lider gay à droite

TÊTU : Pourquoi ce nom, « The Young Professionals » ?

Ivri Lider : On voulait un nom de groupe qui évoque la vie moderne.
Qu’on soit de Paris, Tel Aviv, Berlin ou New York, il me semble que le travail est ce qui nous définit le plus.
Pourtant on n’aspire tous qu’à une seule chose : y échapper, s’émanciper du stress du quotidien. TYP est né de ce genre de contradictions.
On a fondé le groupe il y a un peu plus d’un an.
Au départ Johnny vivait à Jérusalem et moi à Tel Aviv.
On travaillait par emails. La première année on s’est peut-être rencontré quatre fois tout au plus !

Vous êtes un groupe israélien mais vous chantez en anglais et votre disque lui sonne très occidental !
Ivri Lider : Selon moi, Israël est justement un pays très occidental.
Pour en revenir au disque, tu as raison, c’est un album résolument influencé par l’Europe.
Mais il y a dans chacun de nos morceaux une touche orientale. Comme dans nos vidéos d’ailleurs !

Vous êtes un duo électro de garçons avec un chanteur gay… vous n’allez pas échapper à la comparaison avec les Pet Shop Boys !

Ivri Lider : On les adore ! Les Pet Shop Boys sont l’une de nos plus grandes influences !
Ce que j’aime chez eux c’est qu’ils produisent une musique électronique tellement intelligente ! Une musique à la fois ambitieuse et populaire.
On peut danser sur leurs chansons comme on peut pleurer sur leurs textes !
C’est ce qu’on veut pour TYP.
En club, j’aime danser mais sur des paroles pas trop connes. Même un peu bourré, c’est toujours mieux !
Par exemple, je trouve merveilleuses les paroles de la chanson de Rihanna produite par Calvin Harris « We found love in a hopeless place ». C’est magnifique !

Votre morceau D.I.S.C.O reprend le gimmick d’un tube datant de 1979 du groupe OTTAWAN, un duo français !

Ivri Lider : Je suis un grand fan d’OTTAWAN ! Je connais cette chanson depuis que je suis môme ! J’ai demandé à Johnny de sampler ce morceau. On a refait une version plus douce-amère que l’originale !

Un des meilleurs titres du disque s’intitule « Fuck Off Berlin », c’est un règlement de compte ?
Johnny Golstein : Au contraire, c’est une déclaration d’amour à cette ville !

Ivri Lider : Oui ! Tout est parti d’un t-shirt que j’ai acheté en Allemagne avec inscrit dessus « Fuck Off Berlin ».
On a tous vu ces fameux t-shirts ‘I love New York’. Des mecs à Berlin ont eu l’idée de faire le même t-shirt, « I love Berlin ».
Mais ce n’était pas assez cool pour eux ! Alors ils ont conçu ce t-shirt « Fuck Off Berlin ! »
C’est pour ça que j’adore cette ville, elle ne se prend pas au sérieux ! Et puis mon boyfriend est allemand alors…

Ivri, tu as été l’une de premières personnalités israéliennes à faire ton coming-out il y a de ça plus de 10 ans. C’était important pour toi de revendiquer ton homosexualité ?

C’était une décision que j’ai prise après mon deuxième album.
Je me suis dit que ce n’était pas quelque chose dont je devais avoir honte.
Je savais qui j’étais, où j’en étais. Lorsque tu es connu, tu as une sorte de responsabilité vis-à-vis de ton public.
Quand tu reçois la lettre d’un gamin de 15 ans qui t’explique que ça l’a aidé à s’assumer auprès de sa famille, tu te dis que tu as fait le bon choix.

Personne n’a tenté de te dissuader de le dire ?

Si bien sûr ! Mon manager de l’époque passait ses journées à me répéter « Tu sais, je ne crois pas que ça soit bon pour ta carrière… ».
Mais j’avais besoin de le dire. Et je crois que les gens apprécient l’honnêteté. Regarde George Michael, le scandale autour de son coming-out aurait pu ruiner sa carrière. Mais finalement, ça n’a fait que le rendre plus humain.

Penses-tu que ton coming-out t’ait éloigné de ton public féminin ?

Sûrement pas ! Bien au contraire ! L’homme sur scène, ça reste un énorme fantasme !
Je crois que les filles voient ça comme un challenge : « Il est gay mais qui sait ? Je peux peut-être le changer ! » (Rires)

Vue d’Europe, la société Israélienne semble elle aussi être en proie à une montée des extrémismes, vous le ressentez ainsi ? Oui. Mais je ne sais pas si c’est pire qu’ailleurs…
Aux Etats-Unis aussi tu as des extrêmes, seulement Israël est un si petit pays que ces frictions s’expriment beaucoup plus directement qu’en Amérique.

Néanmoins, Israël demeure un pays ouvert.
Par exemple, ces quatre dernières années, il n’y a jamais eu autant de coming-out : des chanteurs, des présentateurs télé, des sportifs, des politiques…

Es-tu en train de me dire que tout le monde est gay en Israël ?

Oui, voilà ! (Rires) Non plus sérieusement, Israël est une société très libérale.
Mais tout n’est pas rose. Tu peux sortir dans un club où les mecs dansent à moitié à poil et lorsque tu rentres en bus, les femmes doivent s’assoir à l’arrière du car.
C’est une guerre culturelle que nous vivons. Et je ne sais pas qui va la gagner.

Dans vos clips on retrouve avec bonheur Uriel Yekutiel, ce trav’ flamboyant, qu’on avait déjà vu dans les vidéos de Arisa, comment l’avez-vous rencontré ?

C’était l’idée du réalisateur. On s’est dit qu’il collait parfaitement à l’esprit de TYP. Uriel est plus qu’un simple travesti, c’est une créature d’un genre nouveau, à la fois viril et féminin ! Et c’est de sa faute si à la fin du clip de D.I.S.C.O on finit en talons aiguilles !

Johnny : Ces vidéos ont été géniales à tourner ! Toute l’équipe de tournage était gay j’étais le seul hétéro de tout le set !

Y aura-t-il d’autres surprises sur le disque ?

Johnny : Absolument ! On vient d’enregistrer une version du ‘Video Games’ de Lana Del Rey. Tu verras elle risque de te surprendre !

Sondage US : Tel Aviv ville la plus gay friendly du monde

Tel Aviv a été classée "ville la plus gay-friendly au monde", par le récent sondage mené par le site américain GayCities.com.

La ville israélienne devance New York dans ce classement 2011, avec 43% des votes contre seulement 14% pour la métropole américaine. Suivent Toronto (7%), Sao Paulo (6%), Madrid et Londres (5%). San Francisco, quant à elle, est distinguée pour sa Gay Pride, suivie de Sao Paulo, Toronto, Amsterdam et Atlanta.

Selon le sondage, la meilleure vie nocturne se trouve à New York devant Londres et Madrid, selon le public américain.

Seule la gastronomie vaut une mention à Paris.

Pour la mode New York, se place au premier selon le sondage, avant Londres et Rome.

Mis en ligne le 18/01/2012

La France récompense deux associations LGBT religieuses israéliennes

Têtu par Julien Bahloul 16 décembre 2011,

Une association de soutien psychologique aux gays juifs orthodoxes, et une autre pour les lesbiennes juives également orthodoxes, ont été récompensées de ce prix décerné chaque année par la France depuis 1988. Daniel Jonas (Havruta), Michal Yechieli (Bat Kol), et l’ambassadeur Christophe Bigot lors de la remise du prix.

« Merci à la France, merci à l’Europe de nous soutenir et de nous encourager. »
Tandis que la question du mariage homo et de l’adoption sera probablement un thème de la campagne présidentielle de 2012, le mouvement LGBT israélien rend hommage à la « détermination française » sur les droits des homos.
Et pour cause, pour la première fois depuis la création du Prix des droits de l’homme en 1988 par le gouvernement français, des organisations de défense des droits des homosexuels sont récompensées.

Grâce au travail acharné de Laura Haddad, stagiaire à l’ambassade de France à Tel Aviv, deux organisations juives religieuses LGBT ont reçu ce prix des mains de l’ambassadeur Christophe Bigot, lors d’une cérémonie organisée hier dans sa résidence.
L’association Havruta assiste psychologiquement des gays juifs orthodoxes, et Bat Kol, représenté par Michal Yechieli, soutient des lesbiennes juives des mêmes milieux religieux.
Elles font partie des onze lauréats choisis parmi cent cinquante sept dossiers soumis au gouvernement français.

« Tout peut arriver » « Je ne pensais pas que la France voyait d’un bon œil la situation des droits de l’homme en Israël », a confié Daniel Jonas, le responsable de Havruta, organisation israélienne regroupant les juifs religieux gays.
« Mais je ne pensais pas non plus que notre mouvement serait un jour bien vu auprès des orthodoxes.
Et pourtant ce mois-ci un rabbin m’a téléphoné pour que je vienne en aide à un jeune rejeté par sa famille car homosexuel.
Cela prouve que tout peut arriver. »

« Grâce à ce prix et à cet appel, j’ai réalisé que nous sommes devenus un repère pour tous les religieux gays de ce pays, une lueur d’espoir, un foyer », a-t-il conclu.
Un discours émouvant qui a laissé place, durant le cocktail, à un débat sans fin pour savoir qui de la France ou d’Israël réserve un meilleur traitement aux citoyens homosexuels.

Israël / Palestine

Initiative de trois associations d’homosexuels juifs, chrétiens et musulmans français

Bertrand Delanoë, maire de Paris, parraine une initiative inédite et très symbolique : trois associations françaises culturelles et confessionnelles regroupant des personnes homosexuelles - Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien), David et Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuels musulmans de France) - organisent du 6 au 13 novembre prochain un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie.

Ces associations présenteront, vendredi 14 octobre à l’Hôtel de Ville de Paris, leur initiative. Mis en ligne le 28/09/2011

Jérusalem : un groupe de juifs orthodoxes trouble la gay pride

Têtu par Sébastien Maudet 29 juillet 2011,

Aucun incident majeur n’a été déclaré durant la gay pride à Jérusalem qui s’est déroulée hier, grâce notamment à un dispositif important de sécurité. Des juifs ultra-orthodoxes étaient tout de même venus troubler la fête…

C’est une habitude. Chaque année, des juifs ultra-orthodoxes prouvent leur homophobie durant la gay pride de Jérusalem, en Israël.
En 2005, l’un d’eux avait d’ailleurs poignardé trois participants de la manifestation, ce qui lui avait valu douze ans de prison.
Depuis, la ville met en place un dispositif de sécurité plus important, avec cette année plus de 1.000 policiers pour environ 3.000 participants.

« L’enfer attend les gays »

Malgré le nombre important de policiers durant la manifestation, les antigays étaient encore présents cette année.
Ils sont venus jeter des sacs d’un liquide nauséabond sur les participants en leur disant que c’était « l’enfer » qui les attendait.
D’autres manifestants étaient présents avec des pancartes où l’on pouvait lire « les gays vont en enfer » ou encore une comparaison de l’homosexualité considéré comme un « acte bestial ».

Ces derniers considèrent « l’événement comme une abomination et la profanation de la Ville sainte », alors que le député Nitzan Horowitz, l’un des leaders de la parade, dit « que cet événement est bien au-delà de la communauté gay et que c’est un symbole de la lutte pour la liberté à Jérusalem. »

Une gay pride pour la légalisation

Cette année, le thème de la marche était « chemins croisés ». Une façon de lutter pour la l’égalisation des droits, le logement, le salaire minimum et d’autres questions sociales.
L’une des particularités de la marche de Jerusalem, avec sa sobriété, est d’être particulièrement politisée.

La date de la gay pride, quant à elle, n’a pas été choisie au hasard : il s’agit du deuxième anniversaire de la fusillade du centre de jeunes LGBT de Tel Aviv.
Une belle façon de rendre hommage aux deux morts et aux plusieurs blessées lors du drame.

Le compagnon d’un diplomate se voit accorder la citoyenneté et un passeport diplomatique

L’État d’Israël a accordé au concubin d’un diplomate israélien un passeport diplomatique et la citoyenneté israélienne.

Les deux hommes vivent ensemble depuis quatre ans en Israël et y élèvent un enfant.

Le diplomate, nommé prochainement ambassadeur avait demandé que son compagnon - non Israélien - puisse l’accompagner dans son poste à l’étranger.

Son partenaire s’est donc vu accorder un statut identique à celui des compagnes des diplomates.

e-llico Mis en ligne le 20/07/2011

Découvrez le « Glee » israélien, signé Eytan Fox

Têtu par Louis Maury 16 avril 2011

Après « Yossi and Jagger », « Tu marcheras sur l’eau » et « The Bubble », Eytan Fox est de retour avec une mini-série musicale 100% gay en hébreu, qui sera présentée en avant-première ce week-end à Paris. Les premières images sur TÊTU.

Eytan Fox le reconnaît lui-même : sa première mini-série, Mary Lou, lui a été inspirée par Glee.
On pourrait penser aussi à Mamma Mia ! en hébreu.
Le propos de Mary Lou ? Entre kitscherie et telenovela, la série suit un jeune garçon, Meir, que sa mère a abandonné quand il avait dix ans.
Meir se convainc alors lui-même qu’elle est devenue choriste dans un groupe.
Plus tard, Meir devient drag-queen à Tel-Aviv
(deuxième photo). Mary Lou est rythmé par les chansons de la pop légende israélienne Zvika Pick.

Dans cette comédie dramatique musicale très chantée et dansée, on pense beaucoup à Jacques Demy.
Il y a aussi la marque de fabrique de la série de la Fox : une certaine candeur, un vrai amour du mélo et un casting sexy en diable, tant du côté des filles que des garçons.
Mary Lou rappelle aussi, par certains côtés, l’excellente série britannique Beautiful People (sortie en DVD et diffusée sur Série Club).

Projection exceptionnelle dimanche au Forum des images

La mini-série Mary Lou date de 2009 et compte quatre épisodes de 52 minutes.
Elle sera présentée en intégralité dimanche 17 avril à partir de 16h30 dans le cadre du festival Séries Mania, qui se déroule cette année encore au Forum des Images situé dans le Forum des Halles, à Paris. Eytan Fox sera présent à la projection et participera à un débat.
Dépêchez-vous, il y aura du monde, d’autant que cette séance unique sera gratuite.

Concours Eurovision

Dana International à nouveau candidate d’Israël

La chanteuse transgenre Dana International, de son vrai nom Sharon Cohen, représentera une nouvelle fois Israël lors du concours Eurovision de la chanson 2011.
E-llico.com

Mis en ligne le 09/03/2011

Dana International a remporté le concours pour Israël en 1998 avec un morceau titré "Diva" et a publié depuis huit albums, qui ont fait d’elle une des artistes les plus populaires dans son pays.

Ce sont d’ailleurs les téléspectateurs israéliens qui l’ont choisie pour les représenter une seconde fois avec une chanson intitulée "Ding Dong" lors de l’édition 2011.

Après l’annonce des résultats, elle a déclaré au journal Yediot Aharonot : "Je suis folle de ce pays et je suis vraiment heureuse d’avoir une autre occasion de ramener l’Eurovision en Israël". La finale de l’Eurovision aura lieu à Düsseldorf en Allemagne au mois de mai prochain.

Née Saron Cohen, Dana s’était fait connaître lors du concours 1998 avec une chanson intitulée "Diva" qui évoquait les obstacles rencontrés par les transgenres.

Sa première désignation avait suscité une levée de bouclier des juifs orthodoxes alors que le public européen s’était montré touché par sa performance en la couronnant vainqueur.

"Ma victoire prouve que Dieu est de mon côté", avait réagi Dana, ajoutant : "Je fais partie de la nation juive". Le single "Diva" s’était vendu à plus de 400.000 exemplaires dans le monde et avait rejoint le Top 10 dans cinq pays européens

Nomination du premier juge ouvertement gay

Dori Spivak, avocat et ancien président de l’Association israélienne pour les droits civils (ACRI), a été nommé juge au tribunal des Affaires sociales de Tel-Aviv devenant ainsi le premier juge ouvertement gay d’Israël.

E-llico.com

Mis en ligne le 22/02/2011

Diplômé de Harvard et conférencier dans le département de droit de l’Université de Tel Aviv, Dori Spivak s’est engagé dans plusieurs grandes affaires de droits des homosexuels.

En 1997, il est notamment intervenu dans un dossier pour lequel la Cour suprême a contraint l’Etat à diffuser un programme sur les adolescents homosexuels sur une chaîne publique de télévision.

Un avocat de l’ACRI, Dan Yakir, a déclaré au journal Ynet que sa nomination était "un excellent choix " et "contribuait au développement des droits de l’Homme".
Dori Spivak lui-même n’a fait aucun commentaire sur sa nomination mais son compagnon et collègue à l’université, le Dr Yishai Blank, a déclaré : "Je ne pense pas que les préférences sexuelles aient quelque chose à voir avec cette nomination. (…) Je ne suis pas objectif, bien sûr, mais je crois qu’il la mérite à la lumière de ses compétences, de ses capacités et de son engagement pour la justice et le droit".

Israël renonce à expulser le partenaire allemand d’un gay assassiné

Têtu par Alexis Puzyrev 11 février 2011

En perdant celui qui allait devenir son pacsé à la suite de la fusillade de Tel-Aviv, l’Allemand Thomas Schmidt avait perdu la possibilité de rester sur le territoire israélien.
Mais face à la mobilisation des LGBT israéliens, le ministère de l’Intérieur a renoncé à son expulsion
.

La mobilisation en faveur de Thomas Schmidt (photo) a semble-t-il payé.
Les Autorités d’Israël ont suspendu hier l’expulsion de ce ressortissant allemand, partenaire d’un garçon assassiné dans une tuerie sanglante en 2009. L’annonce de ce renvoi, le 9 février dernier, avait déclenché un tollé et indigné les leaders des associations gay israéliennes.

L’histoire commence en 2008 quand Thomas Schmidt, âgé de 27 ans, désire devenir le partenaire officiel du citoyen israélien Nir Katz.
Il engage une procédure très complexe. Mais, à peine un an plus tard, un drame arrive dans le couple. Un homme masqué ouvre le feu sur le centre LGBT, tuant ainsi deux personnes : une fille de 17 ans et Nir Katz, âgé de 26 ans.
C’est la plus grande tragédie pour la communauté LGBT de Tel-Aviv, qui est alors en deuil. Le Premier ministre du pays, Benyamin Netanyahou, promet la justice dans cette affaire et d’autres leaders appellent à la tolérance envers les LGBT. A ce jour, la police n’a toujours pas retrouvé le tueur et l’enquête continue.

« Il a arrêté tous contacts avec sa famille en Allemagne »

Trois ans plus tard, Schmidt attire malgré lui les regards. Venu il y a quelques semaine au ministère de l’Intérieur pour renouveler son visa, il essuie un refus.
La porte-parole du ministère, Sabine Haddad, annonce alors que le visa de Schmidt a été déjà renouvelé pour neuf mois par le Comité spécial humanitaire qui cette fois-ci a décidé de mettre fin à son séjour.

C’est alors que la polémique monte. « Schmidt vit en Israël depuis 2004 et veut rester dans le pays. Il s’est rapproché de la famille de Nir Katz et a arrêté tous contacts avec sa famille en Allemagne », déclare Nirit Moscovitch de l’Association des droits civils d’Israël, qui défend les intérêts du jeune homme.
Le député du parlement et le seul homme politique ouvertement gay du pays, Nizan Horowitch, écrit une lettre au ministre de l’Intérieur dans lequel il indique que « cela n’occasionnerait aucun dommage à Israël si une personne si positive comme Thomas Schmidt restait là, parmi nous, suite aux circonstances difficiles et exceptionnelles. »

« C’est tout un pays qui commet le crime de haine »
Yonatan Gher, directeur général de JOH (Maison Ouverte Israélienne pour prides et tolérances), leader du mouvement LGBT israélien, s’était aussi emporté contre l’expulsion de Schmidt en soulignant que « c’était une seule personne en 2009 qui a commis un crime de haine, aujourd’hui c’est tout un pays qui commet le crime de haine. »
Selon lui, « Israël annonce à la première occasion à quel point il est ouvert et accueillant pour la communauté gay.
Il a l’occasion de le faire aujourd’hui. »

Un appel visiblement entendu. Alors que Thomas Schmidt avait jusqu’au 20 février pour quitter le territoire israélien, le ministère de l’Intérieur a annoncé hier que son autorisation temporaire de résidence était prolongée, en attendant que son sort soit définitivement scellé.

Un gay obtient l’adoption de l’enfant de son conjoint Têtu par Taina Tervonen 21 décembre 2010,
Le couple avait conçu un enfant via une GPA en Inde.
La justice a reconnu au partenaire du père biologique le droit d’adopter l’enfant.

En Israël, la GPA n’est pas autorisée aux couples gays.
La cour a pourtant estimé qu’il était dans l’intérêt de l’enfant, né d’un projet commun du couple, ensemble depuis huit ans, de bénéficier de l’adoption.
L’enfant a désormais deux ans, et après plusieurs visite les affaires sociales ont émis un avis positif pour l’adoption, que la justice a suivi.

« Plus besoin de m’inquiéter » « Nous sommes très heureux », a déclaré le père biologique de l’enfant au site d’information Ynet. « Je n’ai plus besoin de m’inquiéter de ce qui se passerait s’il m’arrivait quelque chose. »

De son côté, Irit Rosenblum, avocate et dirigeante de la New Family Organization, défendait cette affaire et s’est réjouie du verdict : « c’est une avancée dans la légalisation des familles homoparentales en Israël, qui se sont multipliées en nombre au cours des années passées ».

Un couple de femmes dans l’émission Dancing with the stars

Le premier couple du même sexe a concouru mardi dernier dans l’émission téle "Dancing with the stars", un programme imaginé par la BBC et décliné un peu partout dans le monde.

C’est l’édition israélienne du show qui a eu cette audace. Gilli Shem Tov, une présentatrice de télévision ouvertement lesbienne, a dansé avec une partenaire féminine, Dorit Milman, une danseuse professionnelle hétérosexuelle.

"Parce que je partage ma vie avec une femme et une famille avec elle, c’est pour moi la chose la plus naturelle à faire", avait-elle estimé.

En mini-jupe et bas résille, chacune des deux femmes a mené la danse à tour de rôle.

www.e-llico.com Mis en ligne le 05/11/2010

Jérusalem doit aider financièrement sa communauté LGBT

http://yagg.com/2010/09/16/israel-j… Publié par Esther Trousset

La Cour suprême d’Israël a annoncé mardi matin que la municipalité de Jérusalem devait financer la communauté LGBT et plus particulièrement Jerusalem Open House (JOH), l’association majeure à Jérusalem qui organise également la gay pride de la ville et qui, jusqu’ici, était financée uniquement par des dons privés.
« PRESQUE 5 ANNÉES DE LUTTE JURIDIQUE » Dans son jugement, la Cour suprême a reproché à la municipalité de Jérusalem d’avoir rejeté les demandes d’aides de la JOH et a jugé qu’elle devait aider l’association à hauteur de 448000 shekels (environ 92000 euros).
« La conséquence directe de cette décision révolutionnaire, c’est qu’aucune institution de Jérusalem ne ne pourra exercer une politique discriminatoire à l’encontre des gays, lesbiennes, bi et trans’  », précise l’association Jerusalem Open House dans un communiqué dans lequel elle se réjouit de la décision et rappelle qu’il aura fallu « presque 5 années de lutte juridique » pour en arriver là.
« Les autorités en Israël ne seront plus en mesure d’ignorer la communauté homo et de la traiter sans respect et de façon inéquitable  », a déclaré Yonatan Gher, le directeur de la JOH, ajoutant que la décision de la Cour suprême resterait dans les mémoires comme une des dates-clefs de l’histoire de la communauté. UN COMPORTEMENT QUI « N’A PAS SA PLACE AU XXIe SIÈCLE » « Nous ne pouvons qu’exprimer l’espoir que la municipalité ne se comportera plus chichement et que les parties peuvent se serrer la main sans impliquer de nouveau le tribunal, ont écrit les juges Esther Hayut, Hanan Meltzer et Isaac Amit dans leur arrêt. Pour la juge Esther Hayut, la communauté homo devrait avoir la même reconnaissance que dans d’autres villes du pays, ce qui lui garantirait le financement de ses activités.
De son côté, le juge Meltzer a estimé que la municipalité s’appuyait sur des principes soi-disant objectifs pour justifier la discrimination envers les homos, un comportement qui « n’a pas sa place au XXIe siècle ».
Le juge Isaac Amit, quant à lui, a souligné que traiter correctement la communauté homo est un des critères d’un État démocratique et ce qui sépare Israël de « la plupart des États du Proche-Orient proches et lointains, dans lesquels les membres de la communauté homos sont persécutés par le gouvernement et la société  ».

Des membres d’une famille enlèvent et menacent un de leur parent homosexuel

Quatre habitants de Tamra, une petite ville arabe du nord d’Israël, ont enlevé un de leur parent, un homosexuel de 19 ans, à son domicile à Tel Aviv et l’ont retenu captif pendant 12 heures pour tenter de l’obliger à renoncer à son orientation sexuelle.

Le jeune homme, qui se fait appeler Angel, avait quitté sa ville arabe natale depuis quelque temps et s’était installé à Tel Aviv dans l’espoir de mener une existence plus libre et plus conforme à son homosexualité.

Mais selon la plainte qu’il a déposé auprès de la police, ses proches ont continué à le persécuter à plusieurs reprises après son départ, exigeant qu’il retourne dans sa ville natale et "se comporte comme une personne normale". Lundi, quatre membres de la famille d’Angel sont arrivées à son domicile à Tel Aviv et l’ont kidnappé après l’avoir aspergé de spray destiné à le paralyser. Deux amis qui l’accompagnaient, et qui ont été témoins de l’enlèvement, ont immédiatement alerté la police.

Angel a été retenu, menacé et frappé par sa famille pendant 12 heures jusqu’à l’intervention de la police à l’endroit où il était séquestré à Tamra.

Pour le surintendant principal de la police de Tel-Aviv, "il s’agit d’un incident grave d’enlèvement d’une personne relative à son mode de vie".

Mis en ligne le 27/08/2010

Haut

Citations

A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté, il ignore la lustration qui purifie ; sa morphologie permet de le reconnaître, le développement excessif de ses fesses, la déformation infundibuliforme de l’anus en entonnoir, le relâchement du sphincter, l’effacement des plis, les crêtes et caroncules du pourtour de l’anus…Suite demain…

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut