Mis en ligne le 25/11/08
Sicile : l’Etat italien refuse d’indemniser le jeune homo privé à tort de son permis de conduire
Accusés d’avoir retiré de manière discriminatoire le permis de conduire à un jeune homosexuel, les ministères italiens des Transports et de la Défense refusent de verser les sommes qu’ils ont été condamnés à verser à la victime de ce préjudice. Le ministère des Transports, alerté par celui de la Défense, avait décidé en 2001 de suspendre le permis de conduire de Daniele Giuffrida, qui s’était déclaré homosexuel lors de la visite de trois jours précédant son service militaire. L’Etat cherche à se défausser sur la Région et ses avocats arguent désormais de "troubles de l’identité de genre" pour tenter de justifier la décision. La victime envisage d’augmenter sa demande d’indemnisation et de la porter à 500.000 euros au lieu des 100.000 déjà accordés par la justice italienne.
Source : tetu.com Mis en ligne le 14/10/2008
un projet de loi sur le concubinage
Après l’échec du projet de reconnaissance légale des couples de même sexe de la gauche italienne, des parlementaires du centre-droit, membre de la majorité, esquissent un projet de loi encadrant le concubinage qui offrirait un cadre légal en matière de santé, de succession ou d’héritage. Le texte - déposé à la Chambre des députés italiens - se démarque prudemment de toute forme d’union civile à laquelle la droite est farouchement hostile et son avenir politique reste incertain.
Mis en ligne le 14/10/2008
policiers et militaires gay créent leur organisation
Plus de 200 policiers et militaires italiens ont décidé de créer leur propre organisation LGBT dans la péninsule. Un symbole de visibilité et un refus de la discrimination.
La première assemblée de ce nouveau groupe est prévue à Bologne au cours du mois de septembre. Comme ailleurs, la discrimination dont sont l’objet les homosexuels dans la police ou l’armée sont à l’origine du projet.
"La naissance de ’Polis Aperta’ marque une étape dans la visibilité de la communauté LGBT", explique Arcigay, la plus importante organisation homosuelle d’Italie.
"La présence de gays et lesbiennes visibles dans les forces armées et la police va aider ces institutions à reconsidérer la question homosexuelle d’un point de vue nouveau et positif", espère les militants.
Même si une homophobie certaine règne dans ces institutions, l’Italie, comme les autres membres de l’Union Européenne, n’interdit pas l’accès de l’armée ou de la police aux homosexuels.
Les mentalités et le droit évoluent et même si l’élection de la droite populiste derrière Silvio Berlusconi constitue un point noir pour le progrès des droits LGBT, certains signes attestent d’une évolution de la société italienne.
Le ministère italien de la Défense a été condamnés à verser 100.000 euros de dommages et intérêts à un jeune homosexuel pour avoir suspendu son permis de conduire par un tribunal de Catane il y a quelques semaines.
L’hôpital militaire avait saisi le ministère des Transports, estimant que le jeune homme n’était pas en possession des "moyens psycho-physiques requis" pour conduire.
Son permis avait alors été suspendu. Le tribunal administratif de Catane a annulé la mesure, au motif que l’homosexualité ne pouvait être considérée comme "une maladie psychique" et parlé d’une "discrimination sexuelle évidente (…) au mépris des principes constitutionnels".
Mis en ligne le 04/09/2008
Rome : une Gay Pride revendicative qui réfute l’exhiitionnisme sexuel
Plus de 10 000 personnes ont manifesté samedi à Rome lors de la traditionnelle Gay Pride pour réclamer la reconnaissance des couples homosexuels mais aussi prouver au nouveau maire de droite de la ville que leur défilé n’est pas de l’"exhibitionnisme sexuel".
"Nous avons encore plus de raisons d’être ici aujourd’hui que les années précédentes", a estimé Vladimir Luxuria, travesti et ex-député de gauche, porte-drapeau du mouvement homosexuel pour la mise en oeuvre en Italie d’un PaCS (Pacte civil de solidarité) reconnaissant des droits aux couples de même sexe.
"Le pape a eu droit au baise-main de Silvio Berlusconi", s’est-il indigné, faisant allusion à l’audience accordée vendredi au chef de gouvernement par Benoît XVI, alors que l’Eglise catholique s’oppose fermement à un PaCS à l’italienne. "Et on a une ministre de la Parité qui dit qu’on n’a pas besoin de défiler car il n’y a pas de discrimination dans ce pays", a ajouté Vladimir Luxuria.
"Avec la droite au pouvoir, la Gay Pride devient une manifestation pour la liberté et contre les dérives autoritaires", a renchéri Franco Grillini, également ancien député de gauche et un des fondateurs de la principale association italienne des défense des homosexuels, Arcigay, qui avait pris la tête d’un cortège coloré et joyeusement bruyant.
Début mai, à peine installé dans son fauteuil de maire de Rome, l’ancien néo-fasciste Gianni Alemanno avait déclaré que la Gay Pride était "un acte d’exhibition sexuelle" et avait annoncé que le conseil municipal chercherait une formule au défilé "qui n’offense personne".
Quelques jours plus tard, la nouvelle ministre de la Parité du gouvernement Berlusconi, Mara Carfagna, 32 ans, ancienne présentatrice de télévision et candidate au concours Miss Italie, avait appelé à une Gay Pride "sobre", sans "exhibitionnisme" ni "folklore".
"Carfagna, toi nue sur les calendriers, nous à poil sur nos droits comme couples", pouvait-on lire samedi sur plusieurs pancartes installées le long du parcours de la Gay Pride, en allusion aux photos osées faites par la ministre de la Parité avant son entrée en politique.
"C’est de pire en pire dans ce pays, l’Europe avance et nous on recule, on est parmi les derniers pays de l’UE à ne pas avoir de PaCS.
Mais nous ne lâcherons pas, les féministes aussi ont dû se battre longtemps pour faire avancer la société, et nous avons encore de l’espoir", a souligné Sara Fontana, une Romaine d’une vingtaine d’années.
"Le maire de Rome ? Tout le monde connaît ses racines politiques, mais il a beau venir du fascisme, il ne pourra jamais interdire la Gay Pride. Là où il a raison malheureusement, c’est que ce soir, au (journal télévisé de) 20h, il n’y aura que des images de drag-queens et rien sur nos revendications", a déploré Francesco, venu manifester avec Gennaro, son compagnon depuis 14 ans.
"Franchement je vais vous dire, on n’a plus d’espoir en ce pays et en ses dirigeants. Si on avait les moyens, on irait vivre en Espagne. On rêve d’un Zapatero (chef du gouvernent espagnol) italien… mais c’est pas prêt d’arriver", résume amèrement Gennaro.
"C’est vrai que Zapatero a eu le courage de prendre le taureau par les cornes. Mais nous, ici, avec le Vatican, je ne suis pas sûr que quelque chose change avant longtemps.
Tant que les hommes politiques accepteront de subir l’influence de l’Eglise, eh bien on est tout simplement foutus", a estimé Gaetano Serminatore, la soixantaine, venu manifester avec son drapeau des "communistes italiens".
Mis en ligne le 09/06/08
La ministre de l’Egalité de Berlusconi s’en prend à la Gay Pride
Après le maire de Rome, c’est au tour de la nouvelle ministre de l’Egalité de Silvio Berlusconi d’attaquer la Gay Pride qu’elle qualifie "d’inutile".
Mara Carfagna, une ancienne concurrente de Miss Italy reconvertie un temps en "showgirl" sur une chaîne de télévision de Berlusconi s’était déjà distinguée par le passé par des prises de positions homophobes.
"L’homosexualité n’est plus un problème, en tout cas, pas comme voudraient nous le faire croire les organisateurs de ces défilés", a-t-elle estimé dans une déclaration au quotidien Corriere della Sera.
"La Gay Pride n’a pour but que de faire reconnaître officiellement les couples homosexuels au même niveau que le mariage. Et çà, je ne peux l’accepter", a-t-elle ajouté.
Mis en ligne le 20/05/2008
Le nouveau maire de Rome menace la Gay Pride
Le nouveau maire de Rome, l’ancien néo-fasciste Gianni Alemanno, a estimé mercredi que la Gay Pride était de "l’exhibition sexuelle" et que la municipalité allait "trouver une formule" pour que la manifestation "n’offense personne".
"Je respecte les personnes homosexuelles, j’en connais quelques unes et je ne fais pas dans la discrimination. Mais je crains que la Gay Pride soit tout autre chose, un acte d’exhibition sexuelle, et je suis opposé à toute forme d’exhibition, homosexuelle ou hétérosexuelle", a déclaré Gianni Alemanno.
"Le problème, ce n’est pas oui ou non à l’homosexualité, mais oui ou non à l’exhibition", a ajouté Gianni Alemanno qui a ravi le 28 avril la municipalité à la gauche qui dirigeait la capitale depuis 15 ans. Le maire de Rome a indiqué que la Gay Pride ferait l’objet de discussions au conseil municipal afin de "trouver une formule qui n’offense personne".
"Ce n’est pas de l’ostentation ou une exhibition de ses orientations sexuelles, mais un moment de réflexion pour les personnes gays, lesbiennes, et transsexuelles", a dénoncé Fabrizio Marrazzo, responsable romain de la principale association de défense des homosexuels, Arcigay. "On savait que la droite italienne, la pire d’Europe, n’aimait pas cette manifestation. Mais qu’elle la conteste en l’insultant montre qu’elle ne sait pas se mesurer avec ses adversaires. Pour la droite, le bon homosexuel est celui qui se cache et ne revendique pas de droits", a déploré Franco Grillini, ex-député de gauche.
Chaque année, Rome et Bologne accueillent chacune un défilé pour la défense des droits des homosexuels. Dans la capitale italienne, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient défilé le 16 juin dernier lors d’une Gay Pride organisée par une cinquantaine d’associations et partis politiques de gauche.
Mis en ligne le 07/05/2008
Rome : le centre LGBT saccagé par une bande de néo-nazis
La police italienne est à la recherche de la bande de jeunes qui a attaqué le centre LGBT de Rome dans la nuit de jeudi dernier. Le Cercle culturel homosexuel Mario Mieli a été saccagé alors que ses membres y étaient encore présents.
La bande de jeunes qui est l’auteur de cette attaque a proféré des slogans anti-gay et antisémites et à la gloire de Benito Mussolini,le dictateur fasciste allié d’Hitler pendant la seconde guerre mondiale. .
"Nous craignons que cette situation soit liée au climat électoral", a déclaré un responsable du centre, faisant référence à l’arrivée au pouvoir de Silvio Berlusconi allié à la puissante Ligue du Nord dont les positions xénophobes et homophobes sont bien connues.
La police italienne a indiqué que le groupe responsable de l’attaque était lié au mouvement skinhead et néo-nazi en Autriche, en Suisse et en Allemagne.
Mis en ligne le 21/04/2008
Le leader de la gauche s’engage pour les unions gay et contre l’homophobie
Le Parti Démocrate italien qui va porter les couleurs de la gauche lors des élections législatives anticipées des 13 et 14 avril prochains reprend à son compte la revendication principale de la communauté LGBT, à savoir la légalisation des unions de même sexe.
Le parti dirigé par Walter Veltroni "encourage la reconnaissance juridique des droits, des prérogatives et des facultés des personnes vivant en permanence sous le même toit, indépendamment de leur orientation
sexuelle", selon les termes du programme qu’il a rendu public le 25 février.
Le parti reprend également le projet de loi contre l’homophobie élaboré par la législature précédente mais jamais voté.
Le Parti démocrate a conclu une alliance la semaine dernière avec le Parti radical de Marco Pannella, une formation politique qui défend ardemment la laïcité en Italie et la reconnaissance des unions civiles, hétérosexuelles et homosexuelles.
Mis en ligne le 27/02/2008
la Cour Suprême qualifie les relations homosexuelles de déshonorantes
La Cour suprême italienne vient de rendre un arrêté, autorisant le témoin d’un procès à faire une fausse déclaration afin de "protéger un membre de sa famille d’un péjudice grave et inévitable", si ses déclarations doivent faire "apparaître des faits déshonorants", en l’occrrence la révélation de rapports homosexuels ou incestueux. L’association LGBT ArciGay a protesté estimant "gravissime" qu’une institution judiciaire définisse comme "déshonorant" un rapport homosexuel. "Ce qui est déshonorant, ce sont les préjugés sociaux. Ce qui est déshonorant, c’est l’homophobie. Ce qui est déshonorant, ce sont des sentences comme celle-ci", s’indigne ArciGay.
Mis en ligne le 25/02/2008
un bar gay incendié à Rome
Le bar gay romain le "Coming Out" a été l’objet d’un incendie criminel dans la nuit du 17 au 18 février. Des inconnus ont jeté des produits inflammables dans la boîte à lettres de l’établissement, provoquant un incendie. Le président de l’assoctaion LGBT ArciGay de Rome dénonce une volonter "d’entraver la visibilité des personnes LGBT". Les propriétaires du bar souhaitent le rouvrir le plus rapidement possible. L’association Arcigay a demandé aux forces de l’ordre et aux autorités de sécuriser la zone gay où se trouve l’établissement.
Mis en ligne le 19/02/2008
Législation anti-discrimination : l’Italie rappelée à l’ordre par la Commission Européenne
La Commission Européenne a adressé hier un courrier à l’Italie -ainsi qu’à la Letonnie et la Finlande- pour presser ce pays de transposer dans son droit national la directive datant de 2000 contre la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.
Le mois dernier, deux membres du Parlement Européen, Marco Cappato et Sophie In’t Veld, avaient demandé une intervention de la Commission qui avait fixé à décembre 2003 la date limite pour mettre en place une législation to approve anti-homophobe.
Marco Cappato a indiqué que la lettre d’hier pourrait être suivie par d’autres interventions, y compris une possibilité de saisir la Cour de Justice Européenne afin de faire respecter les règles fixées par l’Union Européenne par les pays qui s’y soustraient.
En Italie, la législation interdisant la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle est toujours en panne au Parlement, où elle a subi de nombreux avatars provenant de l’hostilité de l’Eglise, de l’opposition et de la majorité en place elle-même.
La commission Justice du Sénat italien a approuvé le 4 décembre un nouveau texte sur la reconnaissance juridique des couples de fait, mais l’adoption du projet, inspiré du PaCS français, est repoussé,au mieux à janvier 2008.
Critiquant l’aile catholique de la majorité gouvernementale, le député socialiste Franco Grillini, aincien leader de l’organisation LGBT Arcigay, a déclaré redouter que l’Italie devienne l’unique pays de l’Union sans dispositif anti-discrimination LGBT. "Au sein de l’Europe, sur les questions LGBT, nous somme l’exception, pas la règle", a-t-il déploré.
La Lettonnie a, quant à elle, connu des manquements graves à la liberté d’expression de la communauté homosexuelle, ces dernières années, dont des pressions visant à interdire la Gay Pride de Riga.
Mis en ligne le 12/11/07
Un élu parle de « nettoyage ethnique » contre les « pédés »
L’association LGBT italienne Arcigay a demandé jeudi au gouvernement d’intervenir contre le premier adjoint au maire de Trévise, membre de la Ligue du Nord (populiste), qui a promis un "nettoyage ethnique" des "pédés", selon des propos rapportés par les médias.
"Je vais donner immédiatement des instructions à ma commandante (de la police municipale) pour qu’elle fasse un nettoyage ethnique des pédés", a déclaré le vice-maire de 78 ans au micro de la TV locale "Rete Veneta".
Ancien maire de Trévise (1994-2003), Giancarlo Gentilini s’exprimait sur des protestations d’habitants, selon lesquels un des parkings de la ville serait devenu un lieu de drague homosexuel.
Le président de l’association Arcigay a demandé au ministère de l’Intérieur d’intervenir contre "une mairie qui incite à la violence et à la haine", qualifiant les déclarations d’"hallucinantes". "L’expression ’nettoyage ethnique’ rappelle des tragédies de l’histoire qui ont provoqué le deuil et les souffrances de millions de personnes", a ajouté la ministre de la Famille, Rosy Bindi (centre-gauche), déplorant des déclarations "très graves" qui ont également été condamnées à droite.
Pour répliquer à ces déclarations, le député de gauche et fondateur d’Arcigay, Franco Grillini, a proposé d’organiser un "grand kiss-in" dans la ville, sur le modèle de la manifestation organisée à Rome le 2 août dernier.
Mis en ligne le 10/08/07
Un baiser gay qualifié d’outrage public à la pudeur
L’organisation de défense des homosexuels "Arcigay" a demandé vendredi au ministre italien de la Défense d’ouvrir une enquête après l’interpellation par des carabiniers de deux homosexuels pour "outrage à la pudeur" devant le Colisée de Rome.
L’organisation a demandé dans un communiqué que le ministre vérifie si cette interpellation était conforme à la fois au règlement militaire et à la législation européenne sur les droits de l’Homme. Les deux jeunes gens interpellés de nuit à 01H30 du matin ont affirmé qu’ils ne faisaient que s’embrasser, tandis que les gendarmes les accusent d’avoir été beaucoup plus loin de "façon manifeste et non équivoque" et leur ont dressé procès-verbal pour "outrages publics à la pudeur".
Arcigay a appelé tous les gays et lesbiennes de Rome à venir s’embrasser jeudi prochain à 23H00 près de l’endroit où aurait été commis le délit, pour une manifestation baptisée "maxi-baiser". La polémique a immédiatement éclaté sur le comportement des forces de l’ordre dont les organisations de défense des lesbiennes et des gays estiment qu’elles se rendent régulièrement coupables de discriminations à leur encontre.
Dimanche soir déjà, une centaine de couples homosexuels se sont retrouvés pour un sit-in devant le Colisée en solidarité avec le couple interpellé par la police. Le "cercle de culture homosexuelle Mario Mieli", l’une des plus anciennes associations homosexuelles italiennes, avait fixé ce rendez-vous à la nuit tombée.
Cette affaire fait grand bruit en Italie, y compris au niveau de la classe politique. Plusieurs ministres du gouvernement de centre-gauche ont estimé que cet incident met en lumière les retards de l’Italie dans le respect des homosexuels. La ministre de l’Egalité des chances Barbara Pollastrini a annoncé pour septembre une campagne de sensibilisation au respect des différences. Le député de l’UDC (centre-droit) Luca Volonté a dénoncé de son côté une campagne destinée à exonérer la "caste gay" de l’application du code pénal qui réprime l’outrage à la pudeur.
Mis en ligne le 30/07/07
Première en Italie : un homosexuel partie civile pour son compagnon tué
Un tribunal a accepté pour la première fois en Italie la constitution de partie civile d’un homme pour le meurtre de son compagnon alors que les unions homosexuelles n’ont toujours pas de reconnaissance légale dans le pays.
Le tribunal de Rome a accepté la constitution de partie civile de Mario Chinazzo, 70 ans, dont le compagnon Roberto Chiesa, 63 ans, a été tué à coups de couteau le 7 mars dernier à son domicile par un jeune prostitué. L’avocat de Mario Chinazzo a produit pour justifier la demande de son client le testament de la victime le désignant comme héritier ainsi que divers documents établissant leur cohabitation.
L’association de défense des homosexuels Arcigay a salué dans un communiqué "une décision historique qui ne pourra que faire jurisprudence". "C’est un signal donné aux politiques", a ajouté le président d’Arcigay Aurelio Mancuso, alors que le projet de loi visant à reconnaître des droits aux couples non mariés, homosexuels ou hétérosexuels, est en attente d’adoption depuis plusieurs mois.
Une version édulcorée d’un premier texte est actuellement en discussion en commission au sénat. Une partie des parlementaires de l’opposition de droite mais aussi de la majorité de centre-gauche s’oppose à une telle loi et d’autres hésitent à prendre de front l’Eglise catholique, hostile à toute légalisation des unions homosexuelles.
"Le parlement ne peut pas continuer à rester sourd à ces petits pas accomplis pour que l’Italie devienne une nation européenne", a estimé Aurelio Mancuso. Le tribunal de Rome a en revanche rejeté la demande de constitution de partie civile d’Arcigay ainsi que de la mairie de Rome. La municipalité de centre-gauche dirigée par Walter Veltroni a récemment donné le nom d’un autre homosexuel victime d’un meurtre sur une place de la capitale.
Mis en ligne le 23/07/07
Rome : le maire donne le nom d’une victime de l’homophobie à une place de la ville
Une place située dans le nord-est de Rome a été baptisée mercredi, pour la première fois dans la capitale italienne, du nom d’un homosexuel tué il y a deux ans à Rome et dont les assassins n’ont jamais été retrouvés, a annoncé la municipalité.
La plaque qui a été apposée mercredi porte l’inscription "Place Paolo Seganti, victime de la violence et de l’homophobie, 1967-2005". "L’assassinat de Paolo a été une des pages les plus horribles et les plus tristes de l’histoire récente de Rome", a déclaré le maire Walter Veltroni en découvrant la plaque. "Cela nous rappelle combien il est difficile et nécessaire de construire une ville qui soit avant tout une communauté dans laquelle personne ne se sent exclu, discriminé ou marginalisé, pour quelque raison que ce soit", a-t-il ajouté.
Paolo Seganti, acteur, homosexuel, a été tué à coups de bâton le 11 juillet 2005 et laissé agonisant dans un parc de la zone nord-est de Rome où une place porte désormais son nom.
Mis en ligne le 12/07/07

