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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Italie (5)

Bientôt une prison spéciale pour transsexuels

Une prison spécialement aménagée pour accueillir une trentaine de détenus transsexuels ouvrira bientôt ses portes à Empoli, au coeur de la Toscane, une initiative saluée mercredi par les organisations de défense des homosexuels et des transsexuels.

Les travaux sont en voie d’achèvement et les détenus transsexuels, venus de la prison de Sollicciano, dans la banlieue de Florence, devraient y être transférés vers la fin mars, a déclaré à la presse Maria Pia Giuffrida, responsable de l’administration pénitentiaire en Toscane.

"C’est une bonne nouvelle qui concrétise un travail de l’administration toscane réalisé en collaboration avec des associations comme Trans Genere, Ireos et Mit", a commenté Aurelio Mancuso, président de l’organisation Arcigay.

Maria Pia Giuffrida a présenté la nouvelle structure, entourée d’un hectare d’oliviers et dotée d’une serre, d’un terrain de sport et d’une bibliothèque, aux détenus trans de Sollicciano qui lui ont paru "très satisfaits".

Les agents pénitentiaires de la nouvelle maison d’arrêt ont suivi une formation spécifique.

"C’est une idée géniale, la structure motivera les trans pour des projets de réinsertion sociale", a estimé Regina Satarinao, présidente du Mouvement national identité transgender (Mit).

Selon Regina, "les femmes en prison ne veulent pas des trans, et, pour éviter des problèmes, ils ne sont pas non plus hébergés avec les hommes. Dans les prisons, on crée des espaces pour eux mais c’est pratiquement de l’isolement, même l’heure de promenade ils la font séparément".

"Les trans ne peuvent bâtir un avenir que s’ils sont détenus dans une structure faite pour eux", a estimé la présidente du Mit.

Pour le plus célèbre transsexuel d’Italie, Vladimir Luxuria, "c’est une question de dignité" et l’unité prévue à Empoli est "une bonne chose".

Du Nord au Sud, "à l’exception de Belluno, les trans sont pénalisés dans toutes les prisons et doivent non seulement purger leur peine mais payer pour leur identité sexuelle", a-t-il déploré. Selon lui, ils sont discriminés car "on limite leur accès aux espaces communs comme la bibliothèque ou les heures de promenade sous prétexte d’éviter la promiscuité" et on les oblige à suspendre leurs traitements hormonaux.

Mis en ligne le 28/01/2010

Un couple gay en grève de la faim pour sa reconnaissance légale

Un couple d’homos italiens de Savone, Francesco Zanardi et Manuel Incorvaia, observe une grève de la faim depuis le 4 janvier dernier pour que leur pays légalise les unions entre couples de même sexe. Ils ont aussi saisi la justice qui doit se prononcer mercredi.

Pour des raisons médicales, le plus jeune des deux hommes a dû suspendre son jeûne au bout du 10ème jour pour ne pas mettre sa vie en péril. Francesco, lui, a déjà perdu une dizaine de kilos après trois semaines de combat.

Malgré son caractère spectaculaire, l’initiative du couple reste peu relayée dans la péninsule, notamment auprès des responsables politiques pourtant interpelés.

Seuls la députée ouvertement lesbienne du Parti Démocratique Anna Paola Concia et son collègue sénateur Ignazio Marino soutiennent pour l’heure cette grève de la faim.

L’action du couple est néanmoins relayée en direct sur Internet grâce à une webcam, 24 heures sur 24 sur www.glbt-tv.it et un groupe de soutien s’est créé sur le réseau social Facebook qui compte 2.500 membres environ.

Demain, la justice italienne doit se prononcer sur une plainte déposée par le couple.

En novembre 2009, avec 23 autres couples de même sexe, Francesco Zanardi et Manuel Incorvaia ont tenté de se marier civilement, mais le maire de Savone a refusé leur demande au prétexte que la moi l’interdirait.

Le couple a alors décidé de porter son cas devant la justice, en affirmant au contraire que la Constitution italienne n’interdit pas aux couples homosexuels de se marier.

Mis en ligne le 26/01/2010

Les homos italiens déportés par Mussolini racontés en bande dessinée

"En Italie, il n’y a que des vrais hommes", une bande dessinée, raconte le confinement des homosexuels par Mussolini sur un îlot perdu, à la fin des années 1930. Un épisode oublié de l’histoire italienne.

Deux journalistes (fictifs) servent de fil conducteur à "En Italie, il n’y a que des vrais hommes" (Dargaud) de Luca de Santis et Sara Colaone.

Le titre est une citation de Mussolini, qui avait décrété qu’il n’y avait pas de place pour les homosexuels dans la nouvelle Italie.

Les deux journalistes vont rencontrer un des survivants de cette époque aujourd’hui âgé de 75 ans, un dénommé Antonio Angelicola que tout le monde appelle Ninella.

En 170 pages, ce roman graphique raconte leur confinement sur un îlot perdu au large des Pouilles, dans le sud du pays, à la fin des années 1930. Episode oublié de l’histoire italienne.

De Santis, le scénariste, et Colaone, la dessinatrice, se sont basés sur les travaux de deux chercheurs, Tommaso Giartosio et Gianfranco Goretti, qui rédigent la préface. "C’est une chance unique qu’un épisode aussi important de l’histoire gay - et de l’histoire italienne - soit raconté sous la forme d’un album de BD, média on ne peut plus contemporain et donc susceptible de toucher un nouveau public", écrivent-il.

Au début du récit, Antonio, jeune homosexuel des environs de Naples, est expédié aux îles Tremiti parce qu’il cause "un grave préjudice à la morale publique et à l’intégrité de la race". Il y découvre la faim, l’humiliation, mais aussi des compagnons d’exil qui donnent la drôlerie de l’histoire.

"En Italie, il n’y a que des vrais hommes" de Luca de Santis et Sara Colaone - Dargaud - 170 p. - 15,50 euros)

Mis en ligne le 22/01/2010

L’auteur de l’agression homophobe d’un couple à Rome condamné à 7 ans de prison

L’auteur de l’agression contre deux homosexuels à Rome l’été dernier, un Italien surnommé "Svastichella" ("Petite croix gammée"), a été condamné à 7 ans de prison.

Dans la nuit du 21 août 2009, Alessandro Sardelli, 40 ans, avait poignardé à Rome deux homosexuels qui s’embrassaient à la sortie d’une manifestation baptisée "Village gay", blessant grièvement l’un d’eux, un homme de 31 ans qui avait dû être hospitalisé pendant plusieurs semaines.

Le maire de la capitale, Gianni Alemanno, un ancien néo-fascite rallié à Berlusconi, avait rencontré les associations LGBT romaines pour tenter d’apaiser l’émotion suscitée par cette agression.

Alessandro Sardelli a été reconnu coupable de tentative d’homicide, blessures et détention illégale d’armes, mais s’est vu accorder des circonstances atténuantes pour déficience mentale.

"Justice a été faite", s’est félicité Fabrizio Marazzo, responsable de l’association LGBT Arcigay, partie civile dans ce procès.

L’agression avait déclenché une série de sit-ins et de manifestations contre l’homophobie dans le centre de Rome pendant l’été 2009.

Environ 10.000 personnes avaient manifesté fin septembre 2009 dans le centre historique de la capitale pour protester contre la recrudescence de violences contre la communauté homosexuelle.

Mis en ligne le 14/01/2010

Les violences homophobes continuent en attendant une loi

Le week end dernier, un nouveau cocktail molotov a été lancé contre la discothèque gay le Qube à Rome par deux jeunes à moto provoquant un début d’incendie, alors que les députés s’apprêtent à discuter un texte réprimant les violences homophobes.

La nouvelle attaque homophobe du week-end dernier rend plus que jamais urgente la mise en place d’une législation réprimant spécifiquement les violences à l’encontre des homosexuels.

Un projet de loi existe qui prévoit de doubler les peines acteullement prévues. Il est soutenu par la députée homosexuelle Paola Concia du Parti démocrate (centre gauche) et doit être examiné dans quelques jours par la Commission justice de l’Assemblée nationale afin de tenter d’accorder les points de vue de la droite et de la gauche sur ce sujet.

La proposition de loi se heurtent aux nombreuses réticences des élus de la Ligue du Nord, un parti largement xénophobe et de l’Union du centre, proche du Vatican, ce qui risque de réduire la portée du texte envisagé, si toutefois il aboutit.

Officiellement, depuis la vague de violences à l’encontre de la communauté homosexuelle, le pouvoir se dit disposé à agir. La ministre de l’égalité de Silvio Berlusconi assure que le gouvernement est prêt à mettre une campagne de sensibilisation à l’homophobie.

Le maire de Rome, Gianni Alemanno, un ancien néo-fascite rallié à Berlusconi, a promis de s’attaquer aux "scélérats, qu’il faut identifier et isoler" tandis que son Adjoint à la sécurité de la ville a proposé l’installation de caméras dans le quartier gay de la capitale.

Reste à traduire cette bonne volonté affichée en actes.

Mis en ligne le 22/09/2009

Le rédacteur en chef d’un journal catholique contrant à la démission après des accusations d’homosexualité

Le rédacteur en chef d’un magazine catholique italien qui avait critiqué Berlusconi a été contraint de démissionner après des accusations d’homosexualité.

Le rédacteur en chef d’un magazine catholique italien a été contraint de démissionner après des accusations d’homosexualité.

Dino Buffo, le rédacteur en chef d’Avvenire, le journal de la Conférence épiscopale italienne, avait critiqué le Premier ministre italien Silvio Berlusconi pour son style de vie "immoral" en allusion à ses relations extra-conjugales et au divorce qui s’en est suivi.

A la suite de ces critiques, il a été l’objet d’attaques de la part du quotidien Il Giornale, qui appartient à la famille Berlusconi.

Il Giornale a affirmé que Buffo était gay et avait été impliqué dans un scandale avec un amant présumé en 2004.

Selon le journal, Buffo aurait été condamné pour avoir harcelé au téléphone la femme de son amant, des faits que conteste l’intéressé.

Dans une mise au point publiée dans "Avvenire", Buffo a estimé que ses attaques avaient "violé" sa vie privée et annoncé qu’il démissionnait pour protéger sa famille.

Dino Buffo a reçu le soutien du Cardinal Bagnasco, le chef de la Conférence Episcopale qui a parlé d’une “attaque médiatique inqualifiable”.

Ces tensions entre la presse catholique italienne et Il Giornale ont aussi conduit à l’annulation par le Vatican d’un dîner prévu entre Silvio Berlusconi et le Secrétaire d’Etat du Saint Siège qui lui aussi a apporté son soutien au journaliste.

Mis en ligne le 07/09/2009

Mostra de Venise : Jack Lang parrain d’un film sur l’amour homosexuel

L’ex-ministre français de la Culture parraine vendredi dans le cadre du festival de cinéma de Venise le film "L’amour tout court" de Stefano Consiglio où des couples homosexuels italiens, français, espagnols et allemands témoignent. Il doit participer également à un débat sur les attaques homophobes dont sont victimes les homosexuels italiens depuis quelques jours en particulier.

Mis en ligne le 04/09/2009

Rome : un millier de personnes manifestent contre la vague d’agressions homophobes

Un millier de personnes ont manifesté mercredi soir dans la rue du centre de Rome baptisée "Gay Street" où avait eu lieu la veille une agression homophobe, dernier épisode d’une série d’attaques visant des homosexuels à travers le pays.

Mardi soir, l’explosion de deux gros cocktails molotov devant un bar gay de la rue San Giovanni in Laterano (photo ci-dessus), en face du Colisée, avait fait un blessé léger et des dégâts matériels, un acte dénoncé par Arcigay, la principale association italienne de défense des droits des homosexuels, qui a immédiatement appelé à manifester.

Le maire de Rome Gianni Alemanno - un ancien néo-fascite rallié à Berlusconi - a aussi vivement condamné cet acte : "Malheureusement dans une ville de 2,8 millions d’habitants, il y a des minorités et des groupes de scélérats, qu’il faut identifier et isoler", a-t-il réagi depuis Lourdes (France), où il était en pèlerinage.

Son adjoint à la sécurité, Giorgio Ciardi, a proposé d’installer des caméras de télésurveillance et d’instaurer des patrouilles de police plus fréquentes dans le quartier gay.

"Nous ne voulons pas seulement des mesures en matière de sécurité, mais aussi un changement au niveau des lois", notamment la loi Marino, qui réprime les discriminations raciales et religieuses mais pas celles fondées sur l’orientation sexuelle, a déclaré à l’AFP Fabrizio Marrazzo, président de l’Arcigay Roma.

"Une ville normale est une ville où deux personnes qui s’aiment peuvent manifester publiquement leur affection aussi bien dans les banlieues que dans le centre de Rome, et pas seulement dans quelques zones protégées", a renchéri Vladimir Luxuria, l’ex-député de Refondation communiste et icône de la communauté gay italienne qui participait à la manifestation.

"Il s’agit d’un acte de violence qui exige une mobilisation de toutes les forces politiques au-delà des clivages", a-t-il dit à l’AFP.

Dans un communiqué du 31 août, Arcigay avait dénoncé la hausse des actes d’homophobie en Italie, citant entre autres le cas d’un couple de touristes gay tabassés par une trentaine d’agresseurs le 26 août dans le centre de Naples.

Arcigay rapportait également l’exemple plus ordinaire d’un commerçant des Pouilles (sud) qui avait insulté et menacé des clients homosexuels.

Mis en ligne le 03/09/2009

Nouvelle agression homophobe à Rome et sit-in de protestation

Le climat homophobe s’alourdit à Rome. Hier soir, des cocktails molotov ont été jetés dans la rue principale du quartier gay de la capitale. Arcigay appelle à un sit-in ce mercredi pour dénoncer un "climat de haine" contre les homosexuels.

L’explosion de deux cocktails molotov devant un bar gay de Rome hier soir a fait un blessé léger et des dégâts matériels. Les deux explosions, qui se sont produites peu avant minuit mardi devant le bar Colosseum, à deux pas du Colisée, ont été entendues à plusieurs centaines mètres. Un jeune a été blessé à l’oreille, et des vases ainsi qu’un scooter ont été endommagés.

"Malheureusement, ces violences ne se produisent pas seulement à Rome, chaque jour nous avons de nouveaux exemples d’actes homophobes", a déclaré le président d’Arcigay, l’association de défense des droits des homosexuels, Aurelio Mancuso, en s’élevant contre "ce climat de haine".

"Nous attendons des réponses législatives de la part du parlement et du gouvernement concernant les droits des homosexuels", a-t-il affirmé.

Arcigay appelle à un sit-in ce mercredi pour dénoncer un "climat de haine" contre les homosexuels. Le sit-in doit se tenir mercredi à partir de 22h sur le lieu où se sont produites les explosions, rue San Giovanni in Laterano, surnommée la "gay street" (photo) en raison de la présence de plusieurs établissements fréquentés par la communauté homosexuelle.

Cette attaque survient après deux agressions enregistrées en l’espace de 10 jours. Dans la nuit du 21 au 22 août dernier, deux jeunes homos qui échangeaient un baiser à la sortie d’une manifestation baptisée "Village gay" avaient été frappés à coups de couteau et de bouteille par un repris de justice, sympathisant d’extrême-droite. Et il y a une semaine, le club gay le Qube, à Rome toujours, a été la cible d’un incendie criminel.

> Voir un reportage sur l’attaque (en italien) :

Mis en ligne le 02/09/2009

un couple de footballeurs homosexuels impossible en sélection

Le sélectionneur de l’Italie Marcello Lippi a estimé mercredi que le "contexte actuel" italien ne permettrait "jamais" à des des joueurs de la sélection d’avoir une relation homosexuelle au grand jour, car cela "entrerait en conflit" avec les "intérêts" du milieu.

"Dans le contexte actuel, deux joueurs de la Nazionale ne pourraient jamais avoir une relation au grand jour", a-t-il affirmé sur une web-TV. "Il ne s’agit pas d’une question culturelle, mais d’un mécanisme et d’intérêts avec lesquels ce genre de relation créerait un conflit", selon lui. "Imaginez un peu comment serait perçu la nouvelle d’un couple d’homosexuels jouant au football…", ajoute Lippi.

"Même si d’un point de vue culturel une grande partie des gens est favorable et capable de comprendre et d’accepter une situation de ce genre, (un couple homosexuel) serait de toute façon instrumentalisé et finirait par être jugé de manière négative", a-t-il estimé.

En janvier dernier, Marcello Lippi avait affirmé "qu’il n’avait jamais connu d’homosexuel en 40 ans de carrière" et que, selon lui, "il n’y en a pas parmi les joueurs" de football.

"Je n’excluerais jamais un gay de la Nazionale, mais je pense qu’il serait difficile qu’un joueur puisse vivre de façon naturelle son homosexualité" parmi ses coéquipiers, avait-il ajouté.

Mis en ligne le 26/08/2009

Festival de San Remo : plaidoyer contre l’homophobie par l’acteur Roberto Benigni

L’acteur et réalisateur italien Roberto Benigni s’est livré à un plaidoyer contre l’homophobie lors de la soirée inaugurale du 59e Festival de San Remo qui était diffusée sur la RAI. Roberto Benigni a fait allusion à la déportation d’homosexuels pendant la seconde guerre mondiale et terminé son intervention en lisant un extrait d’une lettre du poète homosexuel britiannique Oscar Wilde à son amant Alfred Douglas écrite alors qu’il était emprisonné à cause de son homosexualité. Cette intervention ne doit rien au hasard. Elle a eu lieu alors que le chanteur italien Giuseppe Povia interprétait au cours de la même soirée une chanson dans laquelle il évoque sa "guérison" de l’homosexualité. Giuseppe Povia défend le principe d’une homosexualité "réversible" selon une théorie défendue par l’église catholique notamment. Une manifestation d’activistes gay est par ailleurs prévue samedi pour protester contre la sélection de cette chanson par le festival.

Mis en ligne le 20/02/2009

Une chanson prônant la guérison de l’homosexualité suscite la polémique

Un chanteur italien, auteur-compositeur, Giuseppe Povia suscite la polémique à cause d’une chanson intitulée "Luca era gay" (Luca était gay) dans laquelle il évoque sa "guérison" de l’homosexualité sous un angle autobiographique. Giuseppe Povia défend le principe d’une homosexualité "réversible" selon une théorie défendue par l’église catholique notamment. Pour l’association de défense des droits LGBT italienne Arcigay, cette chanson est "une opération publicitaire minable". Elle menace de perturber la participation du chanteur au festival de chanson de San Remo en février prochain, où il doit défendre ce titre qui a été retenu par les organisateurs.

Mis en ligne le 07/01/2009

La télévision censure des scènes gay de Brokeback Mountain

Les associations italiennes de défense des droits homosexuels ont vivement dénoncé mardi la censure imposée par la télévision publique Rai qui a programmé le film "Brokeback Mountain" amputé de deux scènes montrant les effusions amoureuses entre les deux héros homosexuels.

"Brokeback Mountain", western gay du réalisateur taïwanais Ang Lee sur les amours interdites et passionnées de deux cow-boys dans l’Amérique profonde des années 1960-70, a notamment reçu trois Oscars et le Lion d’or à la Mostra 2005 de Venise.

A sa sortie sur les écrans italiens, le film avait été interdit aux moins de 14 ans, une mesure cependant supprimée en mai 2007.

Lors de sa programmation lundi soir sur la chaîne Rai Due, deux scènes ont été coupées, celle où les deux hommes s’embrassent et celle où est évoqué leur premier rapport sexuel.

"En revanche, des scènes de sexe hétérosexuel nettement plus explicites ou d’autres particulièrement violentes n’ont pas été censurées", a relevé l’agence Ansa.

"Nous voulons savoir qui a décidé de diffuser ce film avec des coupes grossières dignes de la censure des années 1950 ? Qui s’est permis de penser que le public adulte ne pouvait pas supporter les baisers et les effusions entre deux hommes ?", a protesté sur son site internet Arcigay, principale association de défense des droits homosexuels.

"C’est une absurdité. Que l’on veuille transformer un film qui raconte un grand amour homosexuel en une simple histoire d’amitié entre hommes, cela en dit long sur le climat culturel en Italie", a déploré l’ancien député de gauche Franco Grillini, porte-drapeau du mouvement homosexuel italien.

"Rai Due a révélé son âme bigote en transformant un film raffiné sur l’amour et la passion entre deux hommes, aucunement vulgaire, en un film puritain", a déploré une autre association, le Circolo omosessuale Mario Mieli.

Mis en ligne le 09/12/08

Un joueur prétend avoir eu des relations homosexuelles avec une trentaine de footballeurs connus

Un footballeur italien prétend avoir eu des relations sexuelles tarifées avec une trentaine de joueurs de football de la Ligue 1 italienne - dont des "internationaux mariés", précise-t-il, sans toutefois livrer aucun nom.

Ces déclarations ont été faites sur une chaîne de télévision italienne, La 7, par un joueur anonyme de 3ème division. Celui-ci affirme s’être livré à ces relations homosexuelles pour arrondir ses fins de mois.

"J’ai environ 30 clients qui sont footballeurs dont une douzaine de Série A et des joueurs de sélection nationale. On m’a même demandé plusieurs fois de prendre part à des séances de groupe", a ajouté le joueur. "Ils savent tous que je suis également footballeur, mais ils m’aiment bien parce que je suis discret".

"Beaucoup d’entre eux sont bisexuels, ils sont mariés ou ont une petite amie. Il sont une image respectable image et aucun n’admettra jamais être gay, enfin, pour l’instant", a encore estimé le joueur qui se fait appeler Victoire et qui affirme tarifer 1.500 euros ses prestations.

"Ils payent sans problème. La plupart du temps, on se voit à l’hôtel après les matches. Ils veulent se détendre et n’ont aucun problème pour m’embrasser sur la bouche. Mais ils sont terrifiés à l’idée d’être découverts…", a encore expliqué "Victoire" qui n’a donné aucun des noms de ses prétendus clients.

Ces révélations interviennent quelques jours après que le président de l’association homosexuelle italienne Arcigay, Franco Grillini, ait lui-même évoqué l’homosexualité dissimulée d’une vingtaine de joueurs de série A.

Mis en ligne le 09/12/08

Manifestation des associations d’homosexuels italiennes contre le Vatican

Environ deux à trois cents personnes ont manifesté samedi après-midi sur la Place Saint-Pierre à Rome pour protester contre la décision du Vatican de ne pas soutenir à l’ONU la proposition de la France de dépénalisation universelle de l’homosexualité.

Les manifestants, une chandelle à la main et pour certains un noeud coulant autour du cou, étaient réunis sous les banderoles des associations italiennes de défense des homosexuels telles Arcigay, Arcilesbica et Rosa Arcobaleno.

Les militants critiquent le "mauvais choix que fait le Vatican en tant qu’Etat" de continuer à considérer l’homosexualité comme un délit, a affirmé Aurelio Mancuso, président d’Arcigay, qui a rappelé que l’homosexualité est encore punie de mort dans neuf pays.

Le Vatican, qui milite en permanence contre la peine de mort, refuse de soutenir la proposition française, car il voit dans la résolution proposée un atout pour les partisans du mariage homosexuel.

Cette proposition " peut clairement devenir un instrument de pression ou de discrimination à l’égard de ceux qui (…) considèrent le mariage entre un homme et une femme comme la forme fondamentale et originelle de la vie sociale", avait déclaré début décembre le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, à Radio Vatican.

Le projet français de "Déclaration sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre", annoncé en mai par la secrétaire d’Etat française aux droits de l’Homme Rama Yade, est parrainé à l’ONU par plusieurs "coauteurs" (Argentine, Brésil, Gabon, Japon, Norvège, Croatie, Ukraine, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas notamment).

Mis en ligne le 07/12/08

Homosexuels, avortement : un journal italien appelle à boycotter le Vatican

Le quotidien communiste italien Liberazione a appelé mercredi à "boycotter" le Vatican en raison des positions qu’il défend à l’ONU sur l’homosexualité et l’avortement.

Alors que l’ONU célébrait mercredi la journée mondiale des handicapés, l’ensemble de la presse italienne rappelait que le Vatican n’avait pas signé en 2006 la convention internationale sur les droits des handicapés au motif qu’elle n’exclut pas formellement l’avortement.

Les médias établissaient un rapprochement avec les réticences du Vatican concernant l’intention française de proposer l’adoption par l’ONU d’une déclaration sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

Sous un titre un première page "Boycottons le Vatican", le directeur du journal Liberazione appelle à réagir au "choix fondamentaliste" de l’Eglise qui mettrait "en danger les bases de notre civilisation".

Il suggère aux croyants de "décider d’un jour durant lequel ils déserteraient leurs fonctions religieuses, ou quelque chose de ce genre" et propose à tous de manifester au Vatican revêtus d’un T-shirt rose "le jour où l’ONU votera sur la résolution pour la dépénalisation de l’homosexualité".

La France a confirmé mardi sa volonté de proposer à l’Onu une déclaration sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

Le Vatican affirme craindre que cette initiative n’ouvre la porte à des poursuites contre les Etats refusant de reconnaître les unions homosexuelles.

Mis en ligne le 03/12/08

Vladimir Luxuria pourrait se présenter aux élections européeenes

Les associations LGBT italiennes se sont réjouies de voir Vladimir Luxuria, l’ex-député trans, remporter le concours de télé-réalité "L’îles des célébrités" par le truchement du vote des téléspectateurs. "Les gens ordinaires sont prêts à soutenir nos combats", estiment-elles. Cette forme de consécration populaire pourrait pousser Refondation communiste (les néo-communistes italiens dont Vladimir fut un des députés) à l’inviter à se présenter sur une liste aux élections européennes de 2009.

Mis en ligne le 27/11/08

L’ex député trans Vladimir Luxuria remporte le concours de télé-réalité L’Ile des célébrités

Vladimir Luxuria, qui fut durant deux ans le premier transgenre élu député pour le parti italien Refondation communiste (PRC), a remporté lundi soir grâce aux votes des téléspectateurs la finale du jeu de télé-réalité "L’Ile des célébrités" de la chaîne de télévision publique Rai2.

Durant dix semaines Luxuria, de son vrai nom Wladimiro Guadagno, 43 ans, le plus célèbre transgenre de la Péninsule, a du vivre en autarcie sur des plages du Honduras en compagnie d’autres "naufragés" célèbres comme lui auxquels le public l’a finalement préféré.

"J’ai admiré sa capacité de défier les préjugés de ses compagnons. Au début, ses camarades du parti et les électeurs de Refondation communiste n’ont sans doute pas apprécié de voir leur ancien député en bikini mais le public a récompensé son choix", a déclaré Giorgio Gori, le producteur de l’émission.

Luxuria a décidé de reverser la moitié de son prix de 100.000 euros à l’Unicef "parce que je n’aurai pas d’enfant mais je veux aider des enfants défavorisés", a-t-elle déclaré.

Né homme mais se vivant femme, l’acteur et comédien icône du mouvement gay de la Péninsule s’était laissé convaincre à 40 ans par le chef du PRC, Fausto Bertinotti, de représenter son parti pour les législatives du 9 avril 2006 à Rome, une circonscription qui lui assurait un siège de député.

Luxuria, qui milite notamment pour l’adoption en Italie d’un statut reconnaissant légalement les couples de même sexe, n’a pas été réélue aux législatives d’avril 2008.

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Citations

Inversons les rôles : "Seules exceptions : quelques jeunes hommes sténographes qui bavardent et quelques hommes de ménage assez âgés, avec leur seaux et leurs balais. Cela vous permet de mesurer l’absurdité ridicule de la situation actuelle. » Charlotte Perkins Gilman discours lors de la Journée de la femme le 25 fév. 1912 in Chicago Daily Socialist, 26 fév. 1912

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