Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
http://www.tetu.com/actualites/inte…
Têtu par Charlie Vandekerkhove 08 juin 2012,
Plus de 4.000 lycéens européens sont embarqués dans le projet Niso, financé par la Commission européenne. Son but ?
Combattre l’homophobie à l’école.
A Rome, les lycéens ont pour l’occasion réalisé six vidéos.
« Voice Out » (faites-vous entendre) !
Voilà le mot d’ordre lancé à plus de 4.000 lycéens européens engagés dans le projet Niso, financé par la Commission européenne et porté notamment par la préfecture de Rome.
Dans chacun des pays participants, Hollande, Estonie, Belgique et Italie, trois établissements d’enseignement supérieur ont été sélectionnés pour s’affronter dans une sorte de jeu éducatif.
Présenter une proposition à Bruxelles
A Rome, les élèves des lycées Socrate, Vivona et Giordano Bruno ont ainsi planché toute l’année scolaire sur un projet multimédia de sensibilisation à l’homophobie.
Les étudiants se sont ensuite répartis en deux groupes dans chaque lycée, chacun mettant au point son propre message pour lutter contre l’homophobie.
Le résultat ? Discrimin-Action, Drag Queer, Human Pride… Six vidéos, différentes par leur niveau, leur ton, leur durée et leur registre, du plus grave au plus optimiste, comme Just Love.
Ce clip, parmi les plus intéressants, met en scène deux garçons sur le point de s’embrasser et pris en flagrant délit, puis deux filles dans la même situation.
Mais les réactions sont plutôt inattendues… Voyez par vous-mêmes :
La fille : « Mais il n’y a plus de bières ? »
Le garçon : « Mais vous n’avez pas vu le panneau ? » « Peinture fraîche »
Les vidéos ont ensuite été mises en compétition - les internautes étant appelés à voter - puis ont été départagées par un jury présidé par Andrea Occhipinti, à la tête d’une célèbre société de production italienne à qui l’on doit notamment Le Ruban Blanc, de Michael Haneke.
Le prix a été remis hier lors d’une cérémonie organisée dans la capitale italienne, qui a récompensé le lycée Socrate pour le clip Discrimin-Action.
Le groupe gagnant se rendra à Bruxelles en compagnie des vainqueurs des trois autres pays pour présenter au Parlement une proposition de loi contre les discriminations.
Têtue par Charlie Vandekerkhove 16 février 2012,
Les propos homophobes du sénateur de droite Carlo Giovanardi ont déclenché les représailles de la communauté LGBT et d’une partie de la classe politique italienne.
« Deux femmes qui s’embrassent dans la rue ? C’est comme faire pipi en public, ça peut déranger. »
C’est, pour résumer, la phrase qui révulse depuis dimanche la communauté LGBT et une partie de la classe politique italienne.
Une phrase qui n’est pourtant qu’une petite partie de la diatribe homophobe de Carlo Giovanardi.
« Un rapport homo n’est pas aussi naturel »
Interviewé sur la radio 24 ore, le sénateur du Pdl, parti de Berlusconi, et ancien sous-secrétaire délégué à la Famille, répondait à la prise de position de l’actuelle ministre du Travail, Elsa Fornero, en faveur des LGBT.
« Les organes de l’homme et de la femme ont été créés pour certaines fonctions déterminées (…)
Et un rapport entre deux hommes ou deux femmes n’est pas aussi naturel.
Si la ministre Fornero voulait au contraire enseigner aux enfants que les rapports homosexuels sont normaux, elle déclencherait la révolte du Parlement ».
La journaliste, visiblement agacée, lui demande alors l’effet que cela lui ferait de voir deux femmes s’embrasser dans la rue.
A quoi Carlo Giovanardi répond : « Et vous, quel effet cela vous fait de voir quelqu’un faire pipi ? Si c’est dans les toilettes, ça va, mais si c’est dans la rue, devant vous, cela peut vous déranger. »
Appel à la démission
Quelques heures plus tard, l’élue ouvertement lesbienne Paola Concia est une des premières à réagir : « Les déclarations du sénateur Giovanardi sont d’une violence inouïe et déconcertante ».
La député de gauche lance aussitôt une campagne sur Facebook et Twitter : « Disons stop à l’homophobie institutionnelle (…) Envoyez un mail à giovanardi_c@posta.senato.it avec pour message ‘‘L’homophobie est une maladie’’.
Depuis lundi, une pétition appelant à la démission de Carlo Giovanardi est également disponible sur internet.
Interviewée à son tour, Paola Concia a interpellé le sénateur en l’invitant à déjeuner : « Je vous expliquerai un paquet de choses sur les gays et lesbiennes, entre quatre yeux ». Une invitation immédiatement acceptée.
Un kiss-in devant le siège des députés
Au sein du Pdl, les réactions ne sont pas moins tranchées.
Giancarlo Galan, ancien ministre de la Culture, a ainsi présenté des excuses au nom de sa famille politique : « Bonne Saint-Valentin à toutes les femmes qui s’embrassent (…) Je leur demande pardon en mon nom et parce que les membres de mon parti pensent comme moi et croient au respect de la liberté personnelle, au respect d’un sentiment qu’il faut protéger et non juger ».
A l’initiative d’Arcigay et pour la Saint-Valentin, les associations, agacées par cet énième dérapage, avaient organisé mardi matin à Rome un kiss-in gay et lesbien devant le Palazzo Montecitorio, siège des députés italiens.
Têtu par Charlie Vandekerkhove 15 janvier 2012,
REPORTAGE. Comme chaque année, la communauté LGBT de Rome s’est retrouvée devant la Place Saint-Pierre pour commémorer le suicide d’Alfredo Ormando.
Ecrivain sicilien, homo et croyant, il s’est immolé par le feu en 1998 pour protester contre l’homophobie de l’Eglise.
Vendredi, une cinquantaine de militants étaient devant la basilique Saint-Pierre pour rendre hommage à Alfredo Ormando.
« Ma vie a été un enfer. A côté, celui des Chrétiens ressemble à une histoire pour endormir les enfants. (…)
Je n’arrive plus à me faire une raison de ma marginalité, de ma solitude infinie. »
Quelques semaines après avoir écrit ces mots, Alfredo Ormando, écrivain et fervent catholique originaire de la province sicilienne de Caltanissetta, mourait à l’hôpital des suites de ses brûlures.
C’est le 13 janvier 1998, que l’homme alors âgé de 40 ans s’immole par le feu devant le Vatican.
Quatorze ans après, et comme chaque année depuis 2001, ils étaient une cinquantaine, hommes et femmes du milieu associatif LGBT ou simples citoyens, à se réunir vendredi dernier pour se rappeler ce geste d’une violence inouïe.
Contre la diabolisation de l’homosexualité
Giancarlo, originaire de la même province du centre de la Sicile, se souvient : « On en a beaucoup parlé dans mon village, quand c’est arrivé, mais personne ne le connaissait.
Moi non plus d’ailleurs, mais son histoire m’a énormément marqué.
Au journal télévisé, sa mère, la petite vieille sicilienne typique, a expliqué qu’elle était au courant de l’homosexualité de son fils, elle disait l’avoir acceptée. Elle ne comprenait pas son geste. »
Dans une lettre retrouvée sur lui, Alfredo Ormando s’explique : « Ils penseront que j’étais fou parce que j’ai choisi la Place Saint-Pierre pour m’incendier, alors que je pouvais le faire tout aussi bien à Palerme.
J’espère qu’ils comprendront le message que j’ai voulu donner ; c’est une forme de protestation contre l’Eglise qui diabolise l’homosexualité, diabolisant par là-même la nature, parce que l’homosexualité est sa fille. »
Cette diabolisation, Alfredo Ormando l’a vécue dans sa chair, lui qui est entré dans un séminaire franciscain avant de passer deux ans dans un monastère, qu’il quitte pour se consacrer à son écriture.
« Pourquoi c’est si dur d’être homo en Italie ? »
Pour les organisateurs du rassemblement, après 14 ans, le poids du Vatican sur la société italienne est toujours aussi lourd : « Pourquoi c’est si dur d’être homo en Italie ?
Cette place à elle seule suffit à le raconter », explique Marianna, 24 ans, en désignant du regard la place et ses colonnes.
« Ici, en Italie, nous les homos, nous ne valons rien, et quand nous nous promenons dans la rue, comme le racontait Alfredo, nous sommes mal perçus », résume la jeune femme.
Pour Andrea Rubera, qui préside l’association Nuova proposta, destinée aux homosexuels chrétiens, le problème vient de la classe politique : « Les hommes politiques savent pertinemment qu’il faut faire quelque chose pour les homosexuels.
Mais ils se laissent influencer par l’homophobie de la hiérarchie catholique.
Et de regretter : « On se souvient du geste d’Alfredo parce qu’il a eu lieu Place Saint-Pierre.
Mais, dans le sud de l’Italie par exemple, là aussi des homosexuels se suicident. »
Un adjoint au maire du sud de l’Italie qui avait insulté dimanche le président ouvertement homosexuel de la région des Pouilles, Nichi Vendola, en le traitant sur le réseau facebook de "demoiselle" affectée de "troubles psychiatriques", a démissionné lundi de ses fonctions.
E-llico.com
Mis en ligne le 09/01/2012
La démission de Giuseppe Ripa de sa charge à la circulation et à la mobilité à Lecce, a été officialisée après une rencontre avec le maire de cette ville, Paolo Perrone, comme lui membre du parti de Silvio Berlusconi PDL (Peuple de la liberté, centre-droit).
Ripa "a bien fait de démissionner.
Qui offense les institutions comme il l’a fait avec le président de la région des Pouilles ne peut pas les représenter", a commenté Fabrizio Marrazzo, de l’organisation Gay Center, en parlant de "victoire de la communauté gay".
"C’est la première fois qu’un administrateur public est obligé de quitter ses fonctions à cause de déclarations homophobes", a affirmé Aurelio Mancuso de l’association Equality Italia, se réjouissant aussi que "l’avalanche de reproches soit venue de tous les bords politiques".
"Dans la nature, il n’existe que deux types d’êtres humains : l’homme et la femme. Le reste est classifié comme relevant de troubles psychiatriques à traiter par la psychanalyse", avait écrit Giuseppe Ripa, sur la page facebook du maire de la ville.
Le maire avait immédiatement pris la défense de Nichi Vendola et s’était dissocié des propos de son adjoint en disant "aimer faire de la politique en débattant avec (ses) adversaires sur les contenus, pas sur les préférences sexuelles de tel ou tel, qui relèvent de la vie privée".
Outre les organisations de défense des homosexuels, plusieurs dirigeants politiques de gauche comme de droite avaient dénoncé les propos de Giuseppe Ripa.
Le propre parti de Ripa, le PDL, avait ainsi condamné "sans réserves" son dérapage, appelant à "mettre en oeuvre une loi qui sanctionne de tels comportements".
Écrit par La rédaction - Lundi, 12 Décembre 2011
« On ne pourra pas sortir de la crise sans les femmes ! » Un slogan répété par des dizaines de milliers d’Italiennes, dimanche 11 décembre.
Le mouvement entend construire une Italie différente.
Un pays aujourd’hui débarrassé de Berlusconi, pas du machisme.
Le slogan a changé, le combat reste le même. Le 13 février, des centaines de milliers d’Italiennes manifestaient pour réclamer la démission de Silvio Berlusconi, à l’appel du collectif « Se non ora quando ? » : « S’il ne part pas maintenant, alors quand ? ».
Aujourd’hui, Berlusconi a quitté le pouvoir.
C’est donc un nouveau message que 200 000 femmes, à Rome et dans plusieurs grandes villes du pays, ont adressé dimanche 11 décembre au nouveau gouvernement de Mario Monti : « Se non le donne, chi ? » : « Si ce ne sont pas les femmes, alors qui ? ».
« Le gouvernement a changé, mais pas le pays », déclarait à Rome la cinéaste et écrivaine Cristina Comencini, l’une des leaders du mouvement.
« Et les femmes ne s’en iront pas. Elles restent pour dire que nous voulons travailler, nous voulons avoir des bébés, et être au centre du plan de développement économique »,
L’Italie est par exemple le pays d’Europe, après Malte, qui compte le plus faible taux d’emploi des femmes (46%, contre 58% en moyenne dans l’UE).
Le pays occupe la 74ème place du classement de la parité du Forum économique mondial.
"Enfin se sentir citoyennes"
A l’agenda de Mario Monti et de son gouvernement, c’est la gestion de la rigueur qui est la priorité.
« Les temps sont durs, difficiles », constatait le collectif dans son appel à manifester.
Mais « c’est précisément dans des moments comme celui-ci que nous devons construire ensemble un pays différent dans lequel les femmes, italiennes de naissance ou par choix, peuvent enfin se sentir citoyennes ».
Et le slogan répété dimanche sur les places italiennes sonnait comme un programme : « Solo con le donne di esce dalla crisi ».
On ne pourra pas sortir de la crise sans les femmes.
Au-delà du projet politique, c’est l’image médiatique des femmes qui doit aussi changer en Italie.
Dans les médias, dont beaucoup sont encore contrôlés par Berlusconi, elles restent souvent cantonnées à des rôles décoratifs.
« Cette représentation consolide la position subordonnée dévolue aux femmes dans la société italienne », soulignait l’universitaire Chiara Volpato peu avant le mouvement du 13 février.
C’est aussi le constat de la réalisatrice Lorella Zanardo qui dans son film « Il corpo delle donne » "Le corps des femmes", dénonce « l’élimination de l’identité des femmes » par la télévision berlusconienne.
22 novembre 2011
http://callmejulie.yagg.com/2011/11/22/giuseppe-schisano-premier-acteur-italien-a-faire-son-coming-out-trans/
Aujourd’hui, je voudrais saluer un jeune acteur de la télé italienne Giuseppe Schisano, qui dans un pays où les droits LGBT rament encore plus qu’en France (quoique ?), vient de faire son coming-out trans.
Ce nom ne vous dit certainement rien.
Pourtant, Giuseppe Schisano, est une de ces belles gueules de la télé italienne qui a tourné dans la série de la Rai1 Io e mio figli (série policière de prime-time).
Ce napolitain de 32 ans, a publiquement annoncé qu’il avait entamé un processus pour changer sexe et devenir Vittoria.
Alors qu’il tournait CanePazzo, l’acteur n’a plus supporté le déni dans lequel il vivait, expliquant :
Quand vous êtes jeune vous ne comprenez pas exactement ce que vous ressentez et du coup vous vous radicalisez.
Donc, je me suis de plus en plus masculinisé.
Je me suis laissé pousser la barbe et je suis allé à la gym pour développer une musculature plus masculine que j’aurais naturellement eu.
Puis, sur le tournage de CanePazzo, lorsqu’il a fallu jouer un personnage d’hétéro caricatural […] j’ai littéralement fait une crise identitaire.
Je me regardais dans le miroir et je ne pouvais pas me reconnaître.
J’aimais l’homme que je voyais, mais comme petit ami, pas pour moi-même.
Giuseppe a fait une dépression.
Au début, il n’a osé en parler à personne.
Puis, il s’est finalement confié à quelques amis puis à, sa sœur, modèle féminin qui l’a soutenu.
Avec ses parents, la démarche a été plus difficile.
Aujourd’hui, Vittoria espère pouvoir décrocher des rôles féminins. Sa démarche, dans un pays tel que l’Italie, est des plus courageuses.
Elle espère faire évoluer l’image du transsexualisme qui renvoie encore trop à la prostitution : « Je veux porter un message d’une normalité différente. »
Têtu par Charlie Vandekerkhove mardi 08 novembre 2011,
Un règlement basé sur une loi vétuste empêche les couples gays, lesbiens et hétéros non mariés d’être enterrés côte à côte dans les cimetières de Lombardie. La presse et les politiques locaux s’emparent de la polémique.
L’affaire est née dans la petite ville de Castellanza, une localité de 14 000 âmes, dans les environs de Milan.
Massimo d’Agostino, un habitant, interpelle le journal local pour dénoncer un règlement qui lui interdit d’être enterré à côté de son compagnon dans le cimetière de la commune, où de nouvelles concessions viennent d’être mises en vente.
Une fois l’information vérifiée et relayée, les pouvoirs publics sont interpellés.
Et l’affaire se corse. Le règlement en question est en fait rattaché à une ancienne loi régionale, donc valable pour tous les cimetières de la Lombardie.
Les couples « de fait » exclus
Il stipule que pour les concessions, seuls les membres de la famille au sens le plus strict et biologique du terme peuvent être réunis.
Cela exclut donc les couples « de fait », qu’ils soient hétéros en concubinage, gays ou lesbiens.
Le règlement ne concerne néanmoins pas les caveaux familiaux, où les proches, sans distinction, peuvent être enterrés sur la décision du propriétaire.
Fabrizio Giachi, conseiller municipal de Castellanza en charge des cimetières, reconnaît que ce règlement est dépassé, mais il refuse pour l’instant de le modifier, préférant qu’une nouvelle loi soit édictée pour toute la région.
L’affaire pourrait donc être renvoyée devant le parlement régional.
« Conserver la mémoire d’une personne chère est un désir légitime pour chacun », a réagi le jeune député du Parti démocrate Giuseppe Civati, conseiller régional de Lombardie.
« Le Parti démocrate va étudier la question pour éviter qu’à l’avenir des situations comme celle-ci se présentent à nouveau », a-t-il promis.
Avant un dernier voeux pieux : « D’ici là, j’en appelle à l’humanité des administrateurs locaux. »
Têtu par Alistair Dupaquis 20 septembre 2011
Dénonçant l’hypocrisie des parlementaires italiens, un activiste menace de révéler l’homosexualité de dizaines de députés qui ont voté contre la loi anti-homophobie en juillet dernier.
Une méthode qui fait polémique.
Le blog est apparu en ligne la semaine dernière. Un simple rendez-vous, sur fond arc-en-ciel : 23 septembre, 10h.
L’auteur promet de procéder ce jour-là à l’outing d’une dizaine de personnalités importantes, c’est-à-dire, comme il l’explique lui-même, « déclarer publiquement la pratique homosexuelle, ou d’autres sexualités différentes, de personnes connues et influentes. »
Une centaine de noms

Derrière cette menace, on trouve Aurelio Mancuso (photo).
Ce militant gay est président de l’association Equality Italia après avoir dirigé le principal groupe LGBT italien Arcigay.
Il fut aussi longtemps engagé politiquement derrière les Démocrates de gauche.
C’est d’ailleurs par le combat politique que Mancuso justifie son intention d’outer d’abord des parlementaires, quelques semaines après le rejet - pour la deuxième fois - d’une loi anti-homophobie par les députés.
Nous avons décidé cela pour faire comprendre clairement que les règles de l’hypocrisie et de la discrimination sont en vigueur dans le Parlement italien.
Il y a beaucoup d’autres hommes politiques dont nous connaissons les vraies orientations sexuelles, présents dans tous les partis, mais pour le moment nous nous limitons à publier une liste de ceux appartenant aux partis qui ont voté contre la loi sur l’homophobie. »
Mais le militant prévient : plusieurs listes pourront suivre, composées d’autres hommes politiques, mais aussi d’ecclésiastiques haut-placés, ou de stars du spectacle et de la télévision.
En tout, une centaine de noms prêts à être dégainés en cas d’attaques homophobes de leur part.
Personne ne sait si Aurelio Mancuso mettra sa menace à exécution, mais son initiative provoque d’ores et déjà de nombreux débats chez les militants italiens.
L’actuel président d’Arcigay, Paolo Patanè, s’est rapidement dissocié de l’opération et a fermement condamné le principe de l’outing, rappelant que tout le monde avait droit à une vie privée et que cette pratique allait à l’encontre de la dignité de la personne.
D’autres associations, citées par le quotidien italien La Repubblica, ont des réactions similaires : « Nous n’approuvons pas l’outing, ni d’un point de vue humain, ni d’un point de vue politique », explique par exemple la présidente de Digayproject.
« Et comment déterminer qui est homophobe ?
Celui qui vote contre la loi sur l’homophobie est homophobe ?
Je ne suis pas d’accord.
L’outing est un geste agressif et violent, qui empiète dans la vie des gens, et déplace l’attention de ce qui est au départ une question politique. »
Certains appuis politiques du militantisme LGBT ont aussi affiché leur désapprobation.
« La publication de ces noms est incorrecte, vulgaire et violente », réagit ainsi le président du parti Démocrate Ivan Scalfarotto, qui a démissionné du comité honorifique d’Equality Italia en guise de protestation.
De son côté, la parlementaire ouvertement lesbienne Paola Concia s’est montrée moins véhémente, décrivant l’outing comme « un remède extrême, qui naît d’un état de fait, celui des homosexuels italiens, des citoyens sans droits ».
La députée du Parti démocrate rappelle en outre que cette pratique est assez habituelle aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Et certains militants LGBT se reconnaissent dans cette position plus modérée, considérant que dire la vérité n’est pas forcément faire preuve de violence.
En fin de compte, l’initiative d’Aurelio Mancuso fait peut-être trembler certains députés bons pères de famille, mais elle provoque aussi des crispations parmi les militants.
Qui en sortira le plus affaibli ? La réponse est attendue vendredi.
Un militant politique gay italien a annoncé dans la presse qu’il comptait divulguer les noms de 100 politiciens, religieux et journalistes homosexuels qui défendent des positions homophobes.
E-llico.com
Mis en ligne le 19/09/2011 Le militant gay Aurelio Mancuso, ancien président de la plus importante association LGBT italienne - entend se venger du rejet - pour la seconde fois - par le Parlement de son pays d’une loi contre l’homophobie, en juillet dernier.
Il a annoncé jeudi dans le quotidien "La Repubblica" qu’il s’apprêtait à rendre publique une liste de personnalités connues pour leurs positions homophobes, mais qui sont eux-mêmes homosexuels ou bisexuels.
Dix premiers noms devraient être communiqués au public le 23 septembre. Pour ce faire, un site a été récemment créé pour accueillir ce "outing", sur le modèle de WikiLeaks afin d’éviter les poursuites judiciaires.
Cent personnalités dénoncées pour leur "hypocrisie" devaient apparaître sur le site dédié.
Parmi eux des "ministres en fonction" et un cardinal.
"A partir de maintenant, en cas d’attaque par la hiérarchie catholique, le monde des médias ou la de la politique, nous nous réservons le droit de réagir de manière appropriée", a expliqué Aurelio Mancuso.
Aurelio Mancuso est membre du Parti Démocrate de centre-gauche et dirige Equality Italia, qui se veut le "premier lobby des droits civils" en Italie. Toutefois, son initiative ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté gay italienne. Arcigay récuse "une pratique d’une extrême violence, totalement étrangère à notre histoire, de notre culture et de notre horizon politique".
Têtu par Rédaction 13 septembre 2011,
Pour la première fois, les couples gays et lesbiens devraient être décomptés à l’occasion du recensement organisé cet automne dans toute la Péninsule. L’occasion enfin d’une reconnaissance par la loi ?
Les associations veulent y croire et lancent une campagne de mobilisation.
Les homos italiens comptent bien se faire une place sur la photo de famille, cet automne, à l’occasion du recensement décennal organisé dans la Péninsule.
Car pour la première fois cette année, les couples gays et lesbiens auront la possibilité de se déclarer clairement comme tels sur les formulaires distribués par l’Istat, l’équivalent transalpin de l’Insee.
« Occasion très importante »
C’est une victoire pour les militants LGBT italiens qui s’étaient mobilisés autour du site Gay.it pour que les couples homos soient enfin pris en compte dans ce recensement, et que leur déclaration de vie commune ne soit pas escamotées comme ce fut le cas en 2001.
A l’époque, les questions posées auraient déjà pu permettre de compter les couples de même sexe se présentant comme « couples de fait », c’est-à-dire en union libre.
Mais par un tour de passe-passe, seuls les couples de faits hétérosexuels ont été comptabilisés lors de la parution des résultats !
Les couples homos échouant, quant à eux, dans la catégorie des autres types de vie en commun.
Or, cette année, les nouveaux questionnaires ne devraient plus permettre aucune ambiguïté.
Les partenaires pourront remplir un formulaire unique, et déclarer qu’ils habitent ensemble parce qu’ils vivent en couple l’un avec l’autre, en d’autres termes parce qu’ils entretiennent une relation affective et non pour partager un loyer par exemple.
« Pour la première fois dans l’histoire de l’Italie, les couples gay et lesbiens seront officiellement recensés par l’Istat » affirme Alessio De Giorgi, président de Gay.it, qui appelle en même temps à la mobilisation : « C’est maintenant au tour des gays et des lesbiennes italiens de saisir cette occasion très importante. »
« Souriez au photographe ! »
Car l’enjeu de ce dénombrement est stratégique.
Dans ce pays, les progrès des droits LGBT sont au point mort, montrer que les familles homos existent et représentent une proportion non négligeable de la population servirait à engager un rapport de force.
A condition que les gays et les lesbiennes franchissent le pas et se déclarent ouvertement.
D’où le lancement par gay.it, en collaboration avec les associations Arcigay, Rete Lenford et Certi Diritti, d’un site pédagogique « Fai contare il tuo amore » (« Fais compter ton amour ») pour inciter les homos à bien remplir leur questionnaire.
On y trouve des conseils pour cocher la bonne case, mais aussi des réponses pour rassurer ceux qui ont peur de se dévoiler : les données sont confidentielles, et pour cette édition 2011 il est possible dans la plupart des cas de remplir le questionnaire par internet, sans contact avec un agent communal.
L’appel à répondre en toute transparence au recensement est aussi relayé par des partis politiques de gauche, comme le Parti démocratique, qui compte dans ses rangs la députée ouvertement lesbienne Paola Concia.
Sur son blog, le vice-président du parti, Ivan Scalfarotto, lance son propre appel : « Des familles gay et lesbiennes, nous ne savons officiellement rien ou pas grand chose, du fait que personne ne les a jamais comptées. C’est pour cela qu’il est essentiel que nous tous répondions sans crainte et correctement au questionnaire, et que nous permettions à l’Istat d’approcher de nous sa loupe. Je vous recommande vraiment de sourire au photographe ! »
Des proches de Silvio Berlusconi s’en sont pris à Madonna - présentée comme gay-friendly - à la suite d’un commentaire peu flatteur de la chanteuse italo-américaine sur le président du conseil.
E-llico.com
Mis en ligne le 13/09/2011
Des proches de Silvio Berlusconi ont accusé Madonna d’avoir "offensé" des millions d’Italiens, à la suite d’un commentaire de la chanteuse italo-américaine sur le président du conseil, rapportent mardi les médias de la péninsule.
"Madonna a offensé des millions de compatriotes. Madonna va à l’encontre du choix démocratique de millions d’Italiens qui ont voulu et voté avec conviction pour ce gouvernement", a dénoncé la secrétaire d’Etat Daniela Santanchè.
A l’occasion de la présentation de son film "W.E" lors du festival de Venise, la pop-star avait déclaré à l’hebdomadaire italien "Oggi" : "ce que je pense de Berlusconi ? Je ne veux pas en parler maintenant. Mais l’hebdomadaire britannique The Economist a déjà tout dit, non ?"
En "Une" de son édition datée du 9 juin dernier, The Economist présentait Silvio Berlusconi comme "l’homme qui a dupé tout un pays".
C’est la quatrième fois en dix ans que l’hebdomadaire britannique étrille le président du conseil italien.
"Je suis très déçue que Madonna ait repris les thèses de The Economist.
De toute évidence, elle a un service de presse communiste qui l’a poussée à dire cela pour que ce soit repris par les journaux communistes", a répliqué Gabriella Carlucci, députée du Parti de la liberté, la formation de droite de Silvio Berlusconi.
Le secrétaire d’Etat à la famille, Carlo Giovanardi, a quant à lui affirmé que "Madame Ciccone est favorable aux familles homosexuelles. En conséquence, elle se positionne contre notre culture et notre Constitution qui ne prévoient pas les familles gays".

Le tragique du drame de l’identité sexuelle réside dans le fait que notre société soi-disant égalitaire n’accorde aucune place a un comportement ambigu : on est soit complètement femme, soit complètement homme. Si l’on n’entre pas dans l’une ou l’autre des deux catégories, on n’a pas de place. Etre tout bonnement humain-e, mais ça ne suffit pas ! Bien au contraire, ça peut mener un-e être humain-e à un conflit déchirant qui se terminera bien souvent par le suicide.