Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction (avec agence) 08 septembre 2011
Pour « éviter une polémique », la première chaîne italienne n’a pas diffusé un épisode de la série allemande « Un cyclone dans le couvent », qui mettait en scène un mariage entre deux hommes.
Ce n’est pas la première fois que la télé publique censure des scènes gays…
La Rai est toujours aussi frileuse lorsqu’il s’agit d’homosexualité.
La première chaîne de la télévision publique italienne est en effet pointée du doigt aujourd’hui dans la presse pour avoir censuré un épisode de la série allemande très grand public Un cyclone dans le couvent (Um Himmels Willen en version originale), dans lequel deux hommes se marient dans un couvent catholique.
« Eviter une polémique »
« Cette série allemande est très longue, nous devions enlever un épisode avant le début des programmes de la rentrée », s’est justifié Mauro Mazza, le directeur de la chaîne.
A propos de l’épisode intitulé « Roméo et Roméo », qui aurait dû être diffusé mercredi matin, il a expliqué que la chaîne avait « choisi de sacrifier celui-ci dans la mesure où le mariage homosexuel se déroulait devant l’autel d’une église catholique, en présence d’une religieuse et du maire ».
Mauro Mazza a argué que la direction de Rai Uno avait ainsi voulu « éviter une polémique », soulignant que « si les noces avaient été célébrées à la mairie, il n’y aurait pas eu de problème ».
En 2008 et en 2010, c’est la Rai 2 qui avait sorti ses ciseaux lors de la diffusion de Brokeback Mountain, amputé sans ménagement de ses scènes les plus explicites.
Les spectateurs s’étaient trouvés privés des moments clés du film. L’initiative avait aussitôt déclenché un concert de protestations et le patron de la chaîne avait alors prétexté « une erreur de bande ».
Cette fois, la mise à l’index des deux Roméos a abasourdi la société de production allemande, la NDF, qui a exprimé sa désapprobation.
« C’est un choix exagéré. Peut-être n’ont-ils pas bien regardé l’épisode », a-t-elle déclaré, selon des propos cités par le quotidien La Repubblica.
Car la séquence incriminée est on ne peut plus chaste : on n’y voit ni baiser, ni effusions entre les deux époux.
« Une énième censure homophobe »
La députée du Parti démocrate (la première force d’opposition du pays, situé à gauche de l’échiquier politique), Paola Concia, qui vient d’épouser sa compagne de nationailté allemande à Francfort, a quant à elle demandé que la Rai 1 diffuse l’épisode, rappelant que la série est « très suivie en Allemagne ».
Selon elle, « il y a désormais beaucoup de séries télévisées en Italie qui abordent le sujet de l’amour homosexuel sans susciter de remous ».
« Il est évident qu’avec cette opération, la direction de la Rai veut censurer la réalité », a-t-elle ajouté.
De son côté, Fabrizio Marrazzo, le porte-parole de l’association de défense des homosexuels Gay Center, a dénoncé « une énième censure homophobe de la part de la télévision d’Etat ».
Il a réclamé en conséquence la démission du directeur de la chaîne. Mauro Mazza est souvent critiqué dans les médias pour sa proximité supposée avec le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et la complaisance des journaux télévisés de sa chaîne à l’égard du Cavaliere.
Posté par Antony Griffo le 1 septembre 2011
Lundi dernier, lors d’un journal télévisé régional, le présentateur Daniele Vanni a déclaré publiquement : « Je refuse de diffuser les images de Miss Trans Italie ».
Après avoir conclu son sujet sur le concours de Miss Italie qui se tiendra dans les prochains jours, Daniele Vanni évoque un concours « d’un autre type », Miss Trans Italie, déclarant ne pas vouloir diffuser les images, pas plus que celles de Mister Gay Italie.
Les deux concours se sont tenus respectivement les 27 et 19 août, à Torre del Lago, dans la province de Lucques, en Toscane.
Il ajoute que si le fait de laisser les gens « différents » à l’écart est considéré comme injuste, « faire des gay prides ou organiser des concours de beauté me semble excessif ».
Il conclut sur le problème « d’ordre public », dont « on ne se rend peut-être pas compte », que pose selon lui le fait que Torre del Lago devienne une destination très prisée des homos.
Contacté par le site Gay.it, Daniele Vanni, journaliste mais aussi psychologue, n’a pas souhaité s’exprimer ni donner d’explications suite aux propos tenus durant l’édition quotidienne.
À QUAND UNE LOI CONTRE L’HOMOPHOBIE EN ITALIE ?
Rejetée par le parlement le 26 juillet 2011 pour la deuxième fois en Italie, la loi contre l’homophobie est de nouveau d’actualité après les images vu sur la chaine italienne.
Alessio De Giorgi, patron du concours Mister Gay Italie, et Regina Satariano, organisatrice de Miss Trans Italie, se sont révoltés face aux déclarations « vulgairement homophobes de Daniele Vanni ».
Selon eux, ces propos prouvent encore une fois qu’il est fondamental et urgent de mettre en place une loi qui punit « sévèrement l’homophobie, même verbale ».
Gaetano Saya, le leader du groupuscule extrémiste Droite nationale, entend "nettoyer l’Italie" des étrangers et des homos. Il est visé par une enquête pour incitation à la haine raciale et contre les homosexuels.
E-llico.com
Mis en ligne le 24/08/2011
Le leader du groupuscule Droite nationale - une formation néofasciste - vient de lancer un appel à combattre "les communistes, les Tziganes, les Albanais, les Marocains, les musulmans et autres, de couleurs diverses" et déclare également la guerre aux homosexuels, qu’il entend "bouter hors du Parlement et des institutions", selon le site Gay.it.
Pour ce faire, Saya recrute des "Légions pour la sécurité et la défense de la patrie" qu’il envisage de faire défiler à Gênes, les 24 et 25 septembre prochains.
Cerise sur le gâteau, le journal La Republica ajoute que depuis quelques jours une vidéo à la gloire du leader nationaliste circule sur les réseaux sociaux dans laquelle symboles et rhétorique nazis ont la part belle.
La députée du Parti démocrate ouvertement lesbienne Paola Concia a saisi l’Office italien contre les discriminations raciales, qui a ouvert une enquête au sujet de ses déclarations publiques incitant à la haine raciale et contre les homosexuels.
L’enquête pourrait déboucher sur une saisie de la justice italienne.
Têtu par Rédaction 08 août 2011,
Alors que l’Italie ne permet toujours pas à ses couples homos de se pacser, la députée italienne est partie à l’étranger pour s’unir à sa compagne allemande. Une union civile médiatisée qui fait polémique.
Elle est une des plus grandes militantes de la cause homo en Italie.
Mais c’est en Allemagne que la députée Paola Concia (ci-dessus à gauche) s’est unie la semaine dernière à sa compagne Ricarda Trautmann, une criminologue de 44 ans originaire de Cologne.
Sa partenaire étant Allemande, la députée du Parti démocrate (PD, principal parti d’opposition) a pu célébrer avec celle-ci un partenariat civil dans la ville de Francfort.
La cérémonie a été couverte en exclusivité par l’édition italienne de Vanity Fair (image ci-dessus), avec photos à l’appui.
On y voit les deux femmes vêtues de blanc cassé, chacune un bouquet de fleurs à la main, visiblement très heureuses.
Bien qu’il s’agisse d’un contrat d’union, le magazine a préféré titrer « Le mariage de Paola Concia ».
« Amis, frères et (même) ex-petites copines étaient présents à la cérémonie » précise Vanity Fair. « Le père, très âgé, de Paola Concia, n’a pas pu se rendre à Francfort, mais a envoyé une lettre touchante, qui a été lue pendant la cérémonie. »
Polémique
Figure emblématique de la lutte pour l’égalité des droits, Paola Concia avait récemment porté le projet de loi contre l’homophobie, rejeté pour la deuxième fois fin juillet par les députés italiens.
Son mariage n’a pas manqué de provoquer quelques réactions.
Ainsi le journal d’inspiration catholique Avvenire a soutenu dans un édito que cette cérémonie avait uniquement pour but de « faire de la propagande ».
« Ce qui est frappant et déroutant, juge le quotidien, c’est l’extraordinaire machine du consensus qui s’est mise en route et qui a transformé ce moment intime en un épisode marqué par une étiquette idéologique pesante. »
Le journal met en avant que les deux femmes sont parties en Allemagne « en s’entourant de nombreux journalistes et photographes ».
« De manière vraie et délicate » « Personne ne se marie pour provoquer » a répondu la députée à cette attaque. « L’exclusivité à Vanity Fair a été accordée gratuitement, car nous voulions que notre histoire soit racontée de manière vraie et délicate, comme cela a été fait », a-t-elle par ailleurs précisé.
Les deux femmes se sont rencontrées à Rome il y a 3 ans et demi et vivent ensemble à Rome depuis 2009.
En Allemagne, ce partenariat leur garantie des droits proches de ceux du mariage, alors qu’aucun équivalent du Pacs n’existe actuellement en Italie.
Têtu par Rédaction 05 août 2011,
Un étudiant auteur de plusieurs actes homophobes a été sévèrement sanctionné par le Conseil de son Université.
Une tolérance zéro qui fait figure d’exemple dans la Péninsule.
La sanction est sévère et se veut exemplaire : un étudiant de la prestigieuse université milanaise Bocconi, auteur d’agressions homophobes et de tags anti-gay, a été suspendu pour un an.
Non seulement le jeune homme ne pourra pas poursuivre son cursus et passer des examens durant les douze prochains mois, mais son dossier universitaire gardera en plus la trace de la sanction, comme pour toute autre mesure disciplinaire.
Code d’honneur
Cette décision prise par le Conseil de la faculté met un terme à trois mois de climat homophobe dans l’enceinte de l’établissement, spécialisé dans l’enseignement du management et de l’économie.
Tout commence le 17 mai dernier. Un étudiant de l’association LGBT Bocconi Equal Students (BESt) est agressé verbalement alors qu’il placarde des affiches pour la journée mondiale contre l’homophobie.
Il est même bousculé, menacé et ses affiches lui sont enlevées et déchirées.
Quelques semaines plus tard, d’autres affiches de BESt sont taguées : « I froci si curano a Zyklon B » Les pédés, on les soigne au Zyklon B le gaz utilisé dans les camps de concentration » ou encore : « Le vih est votre punition ».
Le recteur avait aussitôt condamné publiquement ces agissements, rappelant que les principes cardinaux de son établissement étaient « la liberté d’expression, la mise en valeur de la diversité, de l’éthique et de la solidarité ».
Finalement le visionnage des images des caméras de surveillance a permis de démasquer l’étudiant homophobe.
Son identité n’a pas été dévoilée, mais il a été convoqué devant le Conseil de la faculté où son exclusion lui a été signifiée.
La sanction est particulièrement sévère, mais prononcée en vertu du « Code d’honneur » adopté l’an dernier par l’établissement.
Les comportements qui « causent un préjudice ou un danger de préjudice à l’intégrité physique ou morale d’autrui » y sont formellement proscrits.
« Message d’espoir »
Du côté de l’association BESt, on se dit « satisfait des mesures prises par l’Université », mesures ressenties comme « un message d’espoir pour les étudiants de Bocconi mais pas seulement ».
Car, une semaine après que députés italiens ont rejeté un projet de loi contre l’homophobie, la tolérance zéro affichée par l’Université fait figure d’exemple.
Têtu par Rédaction (avec agence) 27 juillet 2011,
Raison invoquée par la droite : « Les homosexuels sont des citoyens comme les autres » – qui n’ont pas besoin de loi spécifique, donc.
Ce rejet a provoqué la colère des militants homosexuels, qui réclament l’intervention de l’UE.
Campagne italienne de lutte contre l’homophobie.
En s’opposant hier soir à une loi contre l’homophobie, c’est la deuxième fois que les députés italiens rejettent le texte contre l’homophobie soutenu par la gauche, qui prévoit notamment la condamnation des gestes, actions et déclarations homophobes.
« Les homosexuels sont des citoyens comme les autres…
Nous ne voulons pas d’une législation qui différencie les individus devant la loi »
« Dernier outrage »
« Ce parlement a décidé de trahir la justice et soutenir la violence », s’est insurgé Paolo Patanè, responsable de l’association Arcigay, qui parle du « dernier outrage d’une majorité composée d’hommes médiocres et pleutres, d’une volonté politique de poser des embûches aux LGBT à travers le pays ».
Il a appelé l’UE « à nous aider face à cette augmentation extrêmement dangereuse de l’homophobie, de la xénophobie et du racisme que le parlement italien a décidé de légitimer ».
« Du côté des violents »
Cette proposition de loi était défendue par le Parti démocrate (PD, opposition).
« Une majorité du parlement a choisi aujourd’hui de se tenir aux côtés des violents et non des victimes de la violence et de la discrimination », a déclaré une députée ouvertement lesbienne et elle-même victime d’homophobie de ce parti, Anna Paola Concia, qui avait mené la bataille pour que ce texte soit à nouveau examiné après une première tentative avortée en 2009.
Depuis plus d’un an, l’Italie a connu une recrudescence des agressions homophobes, conduisant les associations homosexuelles à organiser des manifestations et réclamer une loi anti-homophobie dans ce pays qui ne reconnaît pas les unions homosexuelles.
L’Italie, hôte de la conférence sur le sida qui se tient cette semaine à Rome, a cessé depuis deux ans de verser ses contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida - soient 260 millions de dollars - ont déploré mercredi les participants.
Rome n’a envoyé aucun représentant de haut niveau à cette réunion qui rassemble 5.500 experts, scientifiques et professionnels de la santé.
Mardi soir, le maire de Rome, Giovanni Alemanno, avait écrit au chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, pour témoigner des "appels désespérés" lancés à l’Italie par des responsables de la lutte contre le sida, afin qu’elle "tienne ses engagements" de participer financièrement à la lutte. Mis en ligne le 20/07/2011
Têtue par Jeanne Lefort 11 juillet 2011,
Oubliez la traditionnelle mariée de fin de défilé !
Pour sa nouvelle collection, une couturière italienne lui a préféré un couple de deux femmes. Un geste « courageux » selon une parlementaire homo.

La mode plus en avance que la politique ?
C’était le cas hier soir à Rome.
Lors de la présentation de sa collection automne-hiver 2011/2012, la couturière Giada Curti a surpris ses spectateurs : la traditionnelle mariée était accompagnée de… sa femme.
Une façon de rendre hommage à la peintre Tamara de Lempicka, connue pour ses peintures aux allusions saphiques et qui a inspiré toute la collection.
« Cela montre que notre pays est ouvert »
C’est la première fois, selon la styliste, qu’un défilé de haute couture se conclut par des mariées lesbiennes.
Une des deux épouses portait une robe de soie ivoire, avec manches longues et large ouverture dans le dos, ainsi qu’une traîne en tulle et dentelle.
Sa compagne portait un smoking noir avec talons aiguilles et nœud papillon.
Ce geste a été salué par la parlementaire italienne Paola Concia, ouvertement lesbienne.
« La mode intégre les changements de société plus vite que la politique, qui devrait les gouverner », a-t-elle commenté.
« A l’étranger, ils sont plus courageux que nous, qui nous scandalisons de la publicité Ikea.
Giada Curti est très courageuse. Je trouve positif que la mode partage nos batailles. Cela démontre que notre pays est ouvert au changement. Contrairement à notre gouvernement. »
Têtu par Charlie Vandekerkhove 14 octobre 2011
C’est une première dans la péninsule. A l’initiative de l’association Arcigay, et en partenariat avec le ministère du Travail, une enquête sur l’homophobie et la transphobie dans le milieu professionnel vient d’être menée. Les résultats ont été rendus publics mercredi.
Avec 2229 questionnaires remplis, 52 témoins et ses 17 récits de discriminations, les auteurs de l’étude « Je suis donc je travaille » (www.iosonoiolavoro.it) se sont fixé un objectif ambitieux : chiffrer la discrimination professionnelle des personnes LGBT dans un pays où il ne fait pas toujours bon sortir du placard.
Présentés mercredi à Rome par l’association Arcigay, à qui l’on doit cette initiative, les résultats de l’étude révèlent que 13% des homosexuels interrogés estiment qu’on leur a refusé un poste à cause de leur orientation sexuelle au cours des 10 dernières années ; chez les trans, le chiffre monte à 45%.
Ces derniers sont en effet les premières victimes de la discrimination au travail. Un sur quatre considère avoir été licencié injustement.
Contre 4,8% chez les homosexuels.
En outre, 19% des trans interrogés estiment que leurs collègues et employeurs ne les traitent pas de la même manière que les autres collaborateurs.
Un message aux politiques
Au total, plus d’un quart des personnes interrogées préfèrent cacher leur orientation sexuelle au travail.
Parmi les gays, le chiffre atteint 70%, même si, sans surprise, les proportions varient selon les domaines professionnels.
Dans les professions artistiques ou libérales, faire son coming-out apparaît plus facile que dans les métiers de la défense et de l’éducation.
Pour Arcigay, qui a bénéficié du soutien du ministère du Travail, ces chiffres sont autant de messages lancés aux politiques italiens.
Paola Concia, députée ouvertement lesbienne a tenu à remercier l’association. « La discrimination semble désormais évidente, aussi évidente qu’elle est inacceptable dans une société comme la notre. » En juillet dernier, le parlement italien a rejeté une loi anti-homophobie et transphobie. Grâce à l’engagement de députés de gauche, dont Paola Concia, la proposition de loi est à nouveau à l’étude depuis fin septembre.
1 juin, 2011
http://pdnews.yagg.com/2011/06/01/i…

« Grazie Italia » (Merci l’Italie) a titré en fanfares le quotidien de gauche l’Unita (ci-dessus) dans son édition du mardi 31 mai.
La coalition de gauche a remporté, dimanche et lundi, une large victoire aux élections municipales italiennes.
Malgré les sondages qui lui prédisaient une large défaite, Silvio Berlusconi a voulu faire de ce scrutin local « un test national ».
Mal lui en a pris. Après Turin et Bologne au premier tour, Milan, Naples, Trieste, Cagliari et Novara ont tourné le dos à son parti, le Peuple de la liberté (PDL), et ont rejoint l’opposition.
Même Milan, pourtant considérée comme le fief du « Cavaliere », a basculé à Gauche. Le président du Conseil en avait fait la vitrine de sa réussite professionnelle et politique.
Une vitrine qui semble avoir volé en éclats.
« TOUS LES JOURS, BERLUSCONI OU L’UN DES MEMBRES DE SON ÉQUIPE ONT ESSAYÉ D’EFFRAYER LES GENS »
« La communauté LGBT italienne en est très heureuse, confie Daniele Nardini, rédacteur en chef du principal site de presse LGBT italien Gay.it (ci-contre), parce que tous les jours pendant la campagne, Berlusconi et des membres de son équipe [au gouvernement, ndlr.] ont essayé d’effrayer les gens en leur disant que leur ville allait être envahie par des personnes LGBT en cas de victoire de la Gauche.
Bien sûr, cela n’arrivera pas et les gens vont voir par eux-même qu’ils mentaient. »
« Tant que Berlusconi sera au pouvoir, prévient toutefois le journaliste, la Droite restera homophobe. »
À Milan, l’association LGBT Arcigay Milan CIG (ci-dessus) a publié dès lundi un communiqué, adressant ses félicitations à Giuliano Pisapia, le candidat de centre-gauche à la mairie, pour sa victoire.
Rappelant que celui-ci a été « le seul élu à rencontrer publiquement l’association » avant le scrutin, « rompant ainsi avec le tabou qui interdisait d’aborder les questions liées à la communauté LGBT dans une compétition électorale », l’association dit « espérer enfin un changement dans ses relations avec la municipalité de Milan ».
« EN FAVEUR DES TAPETTES »
M. Berlusconi et ses alliés populistes et xénophobes de la Ligue du Nord n’ont en effet pas hésité à user des bonnes vieilles recettes pour garder la main sur les villes.
Racisme : le président du Conseil a ainsi pesé de tout son poids dans la campagne en multipliant, ces derniers jours, les apparitions télévisées pour mettre en garde les électeurs lombards.
« Avec la gauche, Milan deviendra une ville islamique », a prévenu le Cavaliere dans une vidéo et un « bidonville de Roms », dans d’autres interviews.
Et homophobie : Libero, un quotidien pro-Berlusconi, a brandi le péril homo en annonçant que Giuliano Pisapia ferait de Milan « la Mecque des gays ». « Le Palais Marino [la mairie de Milan] sera un genre de Camp David pour réconcilier les communautés LGBT et arabo-islamique. »
De même que Carlo Giovanardi, ce secrétaire d’Etat qui s’est récemment illustré en estimant qu’une pub gay-friendly d’Ikea « violait la Constitution », a prévenu que le candidat de gauche, s’il gagnait les élection, « discriminera les familles avec enfants en faveur des tapettes, des homos et des transexuels. »
Les observateurs restent néanmoins prudents sur l’avenir politique du « Cavaliere » et citent sa capacité à rebondir.
À l’instar de Daniele Nardini : « Plusieurs fois, la Gauche a dit que Berlusconi était fini alors que ce n’était pas le cas, souligne-t-il.
Quoi qu’il en soit, cela semble être le bon moment. »
« L’après-Berlusconi a commencé », estime pour sa part le quotidien milanais Corriere della Sera dans son éditorial de mardi, tout en soulignant que la situation ne va pas basculer à court terme, mais croit savoir que l’avenir de la coalition entre la Ligue du Nord d’Umberto Bossi et le parti de Berlusconi (qui en a besoin pour conserver la majorité au Parlement) est en question.
Posté par Judith Silberfeld le 12 mai 2011
http://tv.yagg.com/2011/05/12/famig…

L’association italienne des parents gays et lesbiens Famiglie Arcobaleno (familles arc-en-ciel) a publié début avril une petite vidéo d’enfants de familles homoparentales, des enfants souriant-e-s, timides, impressionné-e-s par la caméra, sérieux/ses, rigolard-e-s.
Des enfants, quoi. Qui parlent de leur famille, de celles et ceux qui la composent.
Pas besoin de parler italien pour comprendre le message…
Trois questions à Giuseppina La Delfa, présidente de Famiglie Arcobaleno.
Pouvez-vous présenter l’association en quelques mots ?
300 familles, 200 enfants, environ 600 membres.
Famiglie Arcobaleno existe depuis 2005 et a pour objectif l’intégration sociale de nos familles et l’inscription dans la loi des liens familiaux entre parents non biologiques et leurs enfants né-e-s grâce à l’AMP.
Nous soutenons la parentalité homo sous toutes ses formes, et le désir d’enfants.
Nous travaillons sur la visibilité comme arme d’intégration et la formation des enseignants à l’accueil de nos enfants.
Pourquoi cette vidéo ?
Parce que nous en avons assez d’entendre « les pauvres gosses », « parents irresponsables, égoïstes qui mettent au monde des enfants qui seront forcément malheureux parce qu’ils ont besoin d’un père et d’une mère », etc.
Parce qu’on parle toujours des « pauvres enfants malheureux » mais qu’on ne les voit jamais,
nous avons décidé de montrer que ce sont des gamin-e-s comme les autres, pas plus tristes que d’autres, plutôt éveillé-e-s et mignon-ne-s comme tout.
Comment s’est passé le tournage ?
Très facilement, nous étions à l’un de nos week-ends bi-annuels, l’un de nos membres, Marco Puccioni, est cinéaste [il a notamment réalisé Riparo, ndlr], il a eu cette idée toute simple de demander aux plus grand-e-s de se présenter, dire comment était faite leur famille et ce qu’ils/elles aimaient faire avec leur famille.
Têtu par Alistair Dupaquis 13 mai 2011
Un conducteur italien a eu la mauvaise surprise de découvrir que son permis n’était plus valide depuis plusieurs années, parce qu’il avait révélé qu’il était gay au cours d’une visite médicale.
Associations et politiques montent au créneau.

Encore sous le choc de l’affaire Danilo Giuffrida, ce jeune sicilien de 26 ans privé de permis de conduire parce qu’il était gay, les LGBT italiens découvrent que cette mésaventure n’est pas un cas unique.
Un autre garçon, originaire de Brindisi dans les Pouilles, vient d’apprendre que son permis était suspendu depuis plusieurs années en raison de son homosexualité.
« Pathologies préjudiciables »
C’est en faisant sa première demande de renouvellement de permis (obligatoire tous les dix ans en Italie après vérification de l’état de santé) que Cristian Friscina (ci-dessus) essuie le refus de l’administration.
On lui explique alors que son dossier mentionne des « pathologies qui pourraient être préjudiciables pour la sécurité de la conduite ».
De fil en aiguille, le jeune Apulien de 33 ans découvre l’origine de ce diagnostic : l’hopital militaire de Bari, où il avait révélé en 2000 son homosexualité, à la visite médicale du service militaire. Aussitôt, les services de l’armée ont averti la Motorizzazione Civile, l’administration en charge de la circulation routière.
L’avis stipule que cette révélation « fait surgir des doutes sur la continuité des aptitudes psychophysiques requises pour posséder le permis » et que celui-ci est suspendu dans l’attente d’une contre-visite.
Or, mystérieusement et contrairement à la première affaire, le conducteur n’est pas immédiatement prévenu.
Il roulera dix ans sans savoir que son permis n’est plus valide, jusqu’au moment de son renouvellement.
Question parlementaire
« Quand j’ai découvert ce qui s’était passé, j’ai été pris de colère et d’abattement.
Mais j’ai essayé de trouver le courage pour affronter le problème, pas tellement pour moi, mais pour tous ceux qui se trouvent dans la même situation et n’ont pas la force de se battre » explique Cristian au site Gaynews.it.
Aussitôt révélée, cette nouvelle initiative douteuse de l’administration militaire a provoqué de nombreuses réactions d’indignation.
Les Radicaux italiens, à gauche, se sont emparés du sujet et ont présenté mercredi une question parlementaire adressée aux ministères des Transports et de la Défense pour faire la lumière sur l’affaire.
Paola Concia, députée du parti démocrate ouvertement lesbienne et militante des droits des homos évoque un « acte de pure et simple homophobie d’Etat » et annonce qu’elle ajoutera sa signature au texte.
Recours recevable
Côté LGBT, on n’est pas moins scandalisé. Arcigay fulmine, et dénonce une « incroyable discrimination, de la pure ignorance. »
L’association Mario Mieli qualifie l’affaire d’« énormité, dignes de crétins patentés ».
Le gouvernement n’est pas en reste, par la voix de sa ministre de l’Egalité des chances, la belle et pas toujours gay-friendly Maria Carfagna.
« Nous interviendrons pour vaincre cette odieuse discrimination, dernier legs de théories et d’une période qui ne reviendront plus, écrit-elle dans un communiqué.
L’homosexualité ne peut bien sûr pas être considérée comme incompatible avec l’obtention du permis de conduire, des affaires comme celles-ci sont impensables. »
La suppression du service militaire en 2006 dans la Péninsule a mis de fait un terme aux dénonciations en provenance des cabinets médicaux des armées.
Et la résolution du problème de Cristian Friscina semble être sur la bonne voie. Dans un courrier qu’il a reçu mercredi, l’administration des transports juge son recours recevable. « J’espère que cela va mettre un terme à cette triste histoire » explique-t-il.
Suite à la plainte de Danilo Giuffrida, la justice italienne avait condamné le mois dernier en appel les ministères de la Défense et des Transports à lui verser 20 000 euros de dommages et intérêts, pour « discrimination et violation des principes constitutionnels ».
Têtu par Alistair Dupaquis 06 mai 2011
Simple bisou ou « rapport sexuel oral » ?
La justice italienne a tranché mercredi pour la version des carabiniers qui avaient arrêté deux garçons en 2007 près du quartier gay romain.
Mais Michele et Roberto ne comptent pas en rester là.

Kiss-in de protestation devant le Colisée après « l’affaire du baiser », en 2007.
Les deux garçons accusés d’avoir commis « des actes obscènes » il y a quatre ans sur la place du Colisée ont été condamnés hier à deux mois de prison.
Une peine convertie en une amende de 2.280 euros, à la demande de leur avocat qui a aussitôt annoncé un recours en appel.
Car ses clients jurent depuis toujours que l’acte en question n’était qu’un simple baiser.
En juillet 2007, l’affaire fait grand bruit quand les carabiniers mettent la main sur Michele et Roberto, âgé de 28 et 34 ans, les accusant d’effusions « contraires à la décence publique » tandis que les garçons ne reconnaissent qu’un baiser « un peu fougueux, sur les lèvres et la poitrine, mais rien de plus ».
Alors que plusieurs affaires d’homophobie ont déjà assombri l’été romain, les associations LGBT se mobilisent et un kiss-in de soutien (ci-dessus) est organisé pour défendre la liberté d’afficher son homosexualité en public. D’autant que le Colisée se situe au débouché de la rue gay de la capitale italienne.
De leur côté, les carabiniers se défendent de toute discrimination : ils ne sont pas intervenus à cause d’un baiser mais parce qu’ils ont surpris les deux garçons engagés dans rapport sexuel oral.
« La vraie discrimination aurait été de ne pas les arrêter », explique à l’époque le porte-parole des carabiniers.
Le rapport des gendarmes, dont un extrait est publié dans la presse, précise que les interpellés avaient leurs pantalons et leurs sous-vêtements baissés.
Version impossible
Et c’est apparemment la version des carabiniers qu’a suivi la justice italienne mercredi à Rome.
L’avocat général s’en est même explicitement remis à eux.
« Il faut s’en tenir au procès-verbal qu’ils ont rédigé.
Même en audience, ils ont expliqué ce qu’ils ont vu et le motif pour lequel ils sont intervenu.
S’il y a délit, tous deux doivent être condamnés, autrement les carabiniers n’ont plus qu’à changer de métier ! »
Mais pour les garçons, effondrés, l’accusation ne tient pas la route.
Roberto, soupçonné d’avoir bénéficié des « caresses » de son partenaire, rappelle qu’il en était concrètement incapable : « Je venais de subir une opération chirurgicale, je portais une gaine élastique autour des parties intimes, qui m’empêchait d’avoir des rapports sexuels d’aucune sorte. »
Une contradiction avec les déclarations des carabiniers qui pousse l’avocat de Michele et Roberto à faire appel du procès.
Vidéo surveillance
Un appel également souhaité par l’association Gay Center, dont le porte-parole souhaite qu’il permette de faire définitivement la lumière sur l’affaire.
« Nous espérons que la justice ne voudra pas faire passer de simples manifestations d’affection ou des baisers d’un couple gay pour des motifs de sanctions, lance Fabrizio Marrazzo.
Nous souhaitons aussi qu’en deuxième instance les autorités compétentes aient à fournir, comme demandé par la défense en première instance, les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance situées à proximité du Colisée. »
L’affaire n’est dont pas près de se conclure. Une bataille au long cours que justifie le porte parole de Gay Center : « Les décisions de justice se respectent, mais si l’on se trouve confronté, comme dans ce cas, à une erreur évidente, alors elles se contestent. »
Têtue par Rédaction (avec agence) 21 avril 2011,
La députée Paola Concia a été violemment prise à partie par un passant, alors qu’elle se promenait avec sa compagne. Une affaire qui indigne l’ensemble de la classe politique italienne.
HETERHOMO : incroyable ! Il y a une impunité totale pour insultes, menace de mort et appel à la haine, mais jusqu’où ce pays de Berlusconi va-t-il dans l’indignité ?
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La députée italienne de gauche Paola Concia (photo), lesbienne déclarée, a été insultée et menacée hier soir en plein centre de Rome alors qu’elle se promenait main dans la main avec sa compagne, non loin du siège du parlement.
« Lesbiennes de merde, on devait vous brûler dans les fours », leur a hurlé un passant d’une trentaine d’années, selon le récit fait par la députée sur son site internet et aux médias. « Je t’ai reconnue. Je m’en fous que tu sois parlementaire. On devrait vous mettre au four », a ajouté le passant.
Hostilité des passants
La députée du Parti démocrate (PD, principal parti d’opposition), connue pour ses prises des positions en faveur des droits des homos, a alors répliqué : « Comment te permets-tu de m’insulter ainsi ? »
Elle s’est alors fait reprendre par d’autres passants.
« Certains m’ont reproché de lui avoir mal répondu », a expliqué la députée à la presse aujourd’hui.
« Ils ont cherché à minimiser les faits, mais cette personne était très lucide et m’a offensée en connaissance de cause.
Il continuait de m’insulter et de s’approcher », a-t-elle raconté.
Un député qui se trouvait dans les parages est intervenu pour prendre la défense du couple.
L’homme en question s’est alors éloigné.
« Je n’ai pas eu peur, et je crois que c’est justement mon devoir de répliquer à ce genre d’agression.
C’est mon droit et celui de toutes les personnes homosexuelles de pouvoir marcher dans la rue main dans la main avec son compagnon ou sa compagne », a estimé la députée.
« C’est grave que ce genre de choses se produise encore (…) Et si cet homme avait fait la même chose envers deux femmes dans une rue de banlieue ? (…) Cela me met en colère ».
Indignation dans la classe politique
Cette affaire a suscité des réactions d’indignation dans l’ensemble de la classe politique italienne.
« Dans un pays civilisé, des épisodes de ce genre ne devraient jamais se produire », a dénoncé la ministre de l’Egalité des chances Mara Carfagna (droite), tandis que le maire de Rome Gianni Alemanno a exprimé sa « plus ferme condamnation pour ces insultes on ne peut plus rustres ».
Par Alexis Puzyrev 12 avril 2011
La cour d’appel de Catane en Sicile vient de donner à nouveau raison à Danilo Giuffrida, dont le permis de conduire avait été suspendu en 2005 dans des circonstances rocambolesques.

Les ministères de la Défense et du Transport italiens devront verser 20 000 euros à Danilo Giuffrida (photo), un Sicilien de 28 ans qui s’est vu retirer son permis de conduire en 2005 après avoir révélé son homosexualité lors d’un contrôle médical.
Trois ans après un verdict de première instance, la Cour d’appel civile de Catane vient de réitérer les condamnations pour discrimination et violation des principes constitutionnels, en réduisant toutefois le montant des indémnités de 100 000 à 20 000 euros.
« Trouble de l’identité sexuelle »
En 2005, lors d’une visite médicale pour le service militaire, Danilo Giuffrida, avait révélé son homosexualité.
L’Hôpital militaire avait alors informé le Ministère du Transport que le jeune homme ne répondait pas aux exigences psychologiques et physiques.
Son permis de conduire est alors suspendu en raison de « trouble de l’identité sexuelle », dans l’attente de vérifier « ses aptitudes ».
Une décision que Danilo a portée en justice.
Celle-ci a condamné en première instance en juillet 2008 les deux ministères à verser 100 000 euros à Danilo pour cette suspention de permis.
« Le comportement des deux administrations, déclarait alors Ezio Cannata Baratta, juge de la cinquième section civile du Tribunal de Catane, a gravement offensé et outragé la personnalité de M. Giuffrida dans l’un de ses aspects les plus sensibles et a provoqué en lui un sentiment pesant de méfiance à l’égard de l’Etat. »
« Droits piétinés »
La Cour d’Appel a réaffirmé la semaine dernière la sentence, en réduisant toutefois la somme des dommages et intérêts à 20 000 euros, ce qu’a déjà contesté l’avocat de Giuffrida, Giuseppe Lipera. Il a appelé à l’annulation de cette décision avec le transfert de l’affaire devant une autre Cour d’appel « pour l’absence de motif, de logique et pour l’erreur du montant des dommages moraux ».
Pourtant la décision de la Cour a été saluée par des activistes des droits LGBT.
« Dans ce pays où les droits civils des gays mais aussi des immigrants, des handicapés, des femmes et de beaucoup d’autres personnes sont quotidiennement piétinées, a annoncé Aurelio Mancuso, ex-président de la plus grande association LGBT italienne Arcigay, les sentences exemplaires sont nécessaires, pour rappeler des affirmations qui existent dans la Constitution.
Il n’y a qu’en Italie, ainsi que l’a vécu Giuffrida, qu’on suspend le permis de conduire quand on est gay » a-t-il ajouté.
Le Vice-président du Centre National de la Recherche italien, Roberto De Mattei fait scandale avec sa théorie sur la "peste homosexuelle" et le "châtiment divin" qui menacerait la civilisation occidentale.
E-llico.com
Mis en ligne le 07/04/2011
Professeur d’université et historien du christianisme, Roberto De Mattei a provoqué le scandale avec un exposé consacré à la chute de l’Empire romain, au cours duquel qu’il a qualifié Carthage de "paradis de la débauche et des homosexuels" avant d’affirmer que les Barbares avaient servi d’instrument à Dieu pour "châtier cette transgression morale" et éradiquer "cette peste".
Le tout en se basant sur un auteur du Ve siècle, Salvien de Marseille.
Il a défendu cette thèse sur Radio Maria, une radio intégriste, en janvier dernier, ajoutant qu’elle était toujours d’actualité.
"Nous vivons dans une époque ou les pires vices sont alimentés par les médias de masse et même inscrits dans la loi comme des droits de l’Homme.
Dieu tire le bien du mal, mais le mal doit avoir sa peine, dans le temps ou dans l’éternité", a estimé l’historien.
Les propos - passés alors inaperçus - ont été ressortis ces derniers jours par un site pro-laïcité qui tient le professeur dans sa collimateur pour ses attaques du féminisme et des projets de lois anti-discrimination qui, selon lui, imposent "une inadmissible censure sur toute critique morale du comportement sexuel".
Le plus inquiétant est que cet homme est aujourd’hui Vice-président du Centre National de la Recherche italien, l’équivalent de notre CNRS.
Une pétition, initiée par des universitaires et soutenue par les organisations LGBT italiennes, rassemble plus de 10.000 signataires qui réclament son limogeage.
Commentaire
Remettons les choses à leur juste place : Roberto de Mattei est un historien de "3ème catégorie", connu pour ses lubies qui tournent autour de la "déchristianisation" qu’il découvre dans le moindre événement, y compris le sens du vent quand il vient de Turquie ou de Lampedusa.
Il est certes vice-président de l’équivalent du CNRS en Italie (poste politique s’il en fût !), mais il est surtout connu pour ses positions anti-évolutionistes, anti-féministes, anti-tutti quanti, que ses collègues universitaires méprisent.
Oublions donc ce fâcheux ! Et prêtons plutôt une oreille attentive à ce que dit Don Andrea Gallo, prêtre au diocèse de Genova…
Têtu par Rédaction 15 mars 2011
« Nous sommes ouverts à toutes les familles » affirme la marque suédoise dans une campagne de presse à l’occasion d’une nouvelle ouverture.
Un pavé dans la marre dans un pays où la reconnaissance des couples homos est loin d’être acquise.

Ikea et les homos, c’est une veille histoire.
Au détour d’une page de catalogue ou dans ses spots, la marque suédoise cible depuis longtemps les couples gays et lesbiens (voir, par exemple, Vidéo : Quand Ikea revisite le « Ciel mon mari ! »).
Alors rien de très étonnant dans cette publicité pour la carte Family, où l’on voit deux hommes se tenir la main, sous le slogan « Nous sommes ouverts à toutes les familles ».
Sauf qu’elle est parue dans la presse italienne, dans un pays où la reconnaissance des couples homos reste un grand tabou, et celle des familles homoparentales, presque un sacrilège.
La marque bleue et jaune a lancé ce pavé dans la marre à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau point de vente, à Catane, en Sicile.
« Chez nous, vous vous sentirez comme à la maison, poursuit la publicité. Car ce que nous voulons faire, c’est rendre plus pratique la vie de chaque personne, de chaque famille et de chaque couple, quels qu’ils soient. »
« Campagne choc »
En fait, l’initiative d’Ikea s’inscrit également dans le cadre de son engagement avec l’organisation Parks.
Cette association qui ne rassemble que des grandes firmes s’est donnée pour objectif d’aider les entreprises à lutter contre les discriminations, notamment envers les LGBT.
Sur son site, Parks se félicite de « cette nouvelle démonstration que les entreprises sont prêtes à s’adresser à leurs clients (et à leurs employés) LGBT, même sur le marché italien, et pas seulement au nord ou dans les métropoles ».
Reste que tout le monde n’éprouve pas le même enthousiasme.
Certains ont grincé des dents, notamment Andrea Indini dans les colonnes du Giornale, sous le titre « La campagne choc d’Ikea sur les couples gays ».
Dans ce quotidien de centre-droit, propriété du groupe Berlusconi, le journaliste se lance dans un interminable argumentaire pour démontrer que la démarche d’Ikea est toute commerciale.
De même que chaque nom d’objet est soigneusement réfléchi, la stratégie publicitaire de la marque ne viserait pas à promouvoir les droits des couples gays, « mais à faire parler de soi, en se garantissant ainsi une visibilité assurée ».
_ « Ah bon ? s’amusent des bloggueurs italiens.
On ne savait pas que la pub servait à faire parler de soi et à obtenir de la visibilité. Vous le saviez, vous ? »

"Du refus de l’égalité des droits découlent l’infériorisation, la discrimination et la haine." SOS-Homophobie