Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction 30 juillet 2010,
REPORTAGE. 2.000 manifestation ont rejoint hier la manifestation dans la « ville sainte », et autant de contre-manifestants ont participé à une prière collective afin de marquer leur opposition.
Quelque 2.000 personnes se sont symboliquement rassemblées jeudi devant la Knesset à l’occasion de la gay pride annuelle de Jérusalem pour réclamer une législation assurant les droits de la communauté homosexuelle.
« Nous marchons aujourd’hui pour exiger l’égalité », ont scandé les manifestants, encadrés par un service d’ordre de quelque 1.500 policiers.
Têtu par Sébastien Maudet 29 juillet 2011 Aucun incident majeur n’a été déclaré durant la gay pride à Jérusalem qui s’est déroulée hier, grâce notamment à un dispositif important de sécurité. Des juifs ultra-orthodoxes étaient tout de même venus troubler la fête…
C’est une habitude. Chaque année, des juifs ultra-orthodoxes prouvent leur homophobie durant la gay pride de Jérusalem, en Israël.
En 2005, l’un d’eux avait d’ailleurs poignardé trois participants de la manifestation, ce qui lui avait valu douze ans de prison.
Depuis, la ville met en place un dispositif de sécurité plus important, avec cette année plus de 1.000 policiers pour environ 3.000 participants.
« L’enfer attend les gays »
Malgré le nombre important de policiers durant la manifestation, les antigays étaient encore présents cette année.
Ils sont venus jeter des sacs d’un liquide nauséabond sur les participants en leur disant que c’était « l’enfer » qui les attendait.
D’autres manifestants étaient présents avec des pancartes où l’on pouvait lire « les gays vont en enfer » ou encore une comparaison de l’homosexualité considéré comme un « acte bestial ».
Ces derniers considèrent « l’événement comme une abomination et la profanation de la Ville sainte », alors que le député Nitzan Horowitz, l’un des leaders de la parade, dit « que cet événement est bien au-delà de la communauté gay et que c’est un symbole de la lutte pour la liberté à Jérusalem. »
Une gay pride pour la légalisation
Cette année, le thème de la marche était « chemins croisés ».
Une façon de lutter pour la l’égalisation des droits, le logement, le salaire minimum et d’autres questions sociales.
L’une des particularités de la marche de Jerusalem, avec sa sobriété, est d’être particulièrement politisée.
La date de la gay pride, quant à elle, n’a pas été choisie au hasard : il s’agit du deuxième anniversaire de la fusillade du centre de jeunes LGBT de Tel Aviv.
Une belle façon de rendre hommage aux deux morts et aux plusieurs blessées lors du drame.

Souvenir
Ce défilé, le 9e du genre dans la « ville sainte », a surtout été l’occasion de marquer le premier anniversaire d’une attaque à l’arme automatique contre un centre réservé aux gays de Tel-Aviv qui avait fait deux morts et onze blessés en août 2009.
« Je dénonce l’homophobie de la société israélienne, qui conduit à tous les excès » « Les assassins courent toujours. Nous voulons commémorer les victimes, et presser les dirigeants du pays de faire leur examen de conscience », a affirmé Hen Lender, 24 ans, grièvement blessé durant cet attentat.
En 2005, un juif ultra-orthodoxe avait poignardé trois participants de la gay pride de Jérusalem et avait été condamné à 12 ans de prison.
Un député présent
Aucun incident notable n’a cependant marqué la gay pride cette année à Jérusalem.
Les manifestants, surtout des jeunes, ont marché en brandissant des drapeaux multicolores et lâché des ballons.
Parmi eux, beaucoup portaient la kipa des juifs religieux aux couleurs arc-en-ciel de la communauté gay.
Tout comportement jugé provocant a délibérément été interdit par les organisateurs.
Défenseur de la cause des gays, et lui-même homosexuel, le député Nitzan Horowitz, du parti Meretz (gauche laïque), a conduit le défilé depuis le parc de l’Indépendance au centre-ville jusqu’au jardin Rose en face du parlement.
Contre-manifestation Malgré l’hostilité que les homosexuels, surtout masculins, suscitent dans les cercles religieux en Israël, l’homosexualité n’est plus pénalisée depuis 1988 et certains droits des couples gays ou lesbiens sont depuis lors reconnus par les tribunaux.
Pourtant, à quelques kilomètres de la Knesset, dans le quartier juif ultra-orthodoxe de Méa Shéarim, quelque 2.000 hommes en noir ont récité des prières et se sont lamentés pour dénoncer cette nouvelle gay pride dans la « ville sainte », car la Torah considère l’homosexualité comme « une abomination ».

"Qu’il s’agisse du sur-mâle viril plein d’assurance ou de la femme-objet incarnation parfaite de la féminité, on ne peut exister en tant que stéréotype, d’où une grande frustration". Guillaume Carnino.