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Publié par Judith Silberfeld
Le 2 avril prochain se tiendra à Paris le premier Salon du livre homoparental, organisé par l’APGL.
Rencontres avec les auteur-e-s, dédicaces, tables rondes sont prévues.

Présentation de cette première édition – dont Yagg est partenaire – avec Tatiana, de l’Antenne IDF de l’APGL, qui, avec l’aide de plusieurs autres membres, coordonne le Salon.
Qu’est-ce qu’un salon du livre homoparental ?
Un salon du livre qui s’adresse aux homoparents ou un salon sur les livres homoparentaux ?
Tel que nous l’avons voulu au départ, il s’agit d’un salon permettant de mettre en avant les livres traitant de l’homoparentalité.
D’où notre volonté de « faire large » en invitant aussi bien des auteur-e-s jeunesse que des sociologues, pédopsychiatres…
L’homoparentalité est un sujet qui inspire les auteurs, il ne restait plus qu’à permettre à tous ces écrits de se rassembler.
Ce que nous tentons de faire. Il était en revanche clair, dès le départ, que ce salon s’adresserait au plus grand nombre sans aucune distinction entre hétéros/homos.
La tenue de ce premier salon du livre homoparental signifie-t-elle qu’il existe enfin suffisamment de livres et d’auteur-e-s qui traitent d’homoparentalité ?
« Enfin » est un bien grand mot, et puis il n’y a jamais assez de livres !
En revanche, ça veut clairement dire qu’il y a effectivement assez pour que chacun trouve quelque chose qui l’intéresse.
Du bout de chou de 4 ans à la grand-mère de 75 ans qui ne comprend pas très bien comment fonctionne la « famille » de son petit-fils en couple avec un garçon.
Les ouvrages jeunesse qui abordent l’homosexualité mais pas les questions de famille entrent-ils dans la définition ?
Pour cette première édition, nous avons souhaité ne pas faire « trop grand » (on réserve ça pour les prochaines fois !).
On est donc juste partis de l’homoparentalité, qui définit notre association, en nous disant qu’on aurait l’occasion, plus tard, d’ouvrir aux thèmes limitrophes.
En revanche, la librairie Violette and Co, qui sera présente, aura sur sa table des ouvrages traitant de questions proches.
Pour en venir au salon lui-même, pourquoi un tel événement ?
L’idée de départ était de réactualiser la liste des livres traitant de l’homoparentalité présente sur notre site.
Se faisant, nous nous sommes dit qu’il y avait là matière à échanges, rencontres… d’où le fait de permettre aux auteur-e-s et lecteurs/lectrices de se rencontrer.
Pourrait-on envisager un espace « livre homoparental » dans un salon du livre/salon du livre jeunesse classique ?
Je ne sais pas. Je pense qu’il serait surtout bon de voir chaque maison d’édition se lancer dans la diffusion de livres présentant toute sorte de famille, qu’elle soit constituée d’un papa et d’une maman, de deux papas, deux mamans ou de tout autre schéma familial.
À partir du moment où chaque enfant trouvera dans sa bibliothèque toutes les configurations possibles… nul besoin d’avoir un espace « réservé ».
Mais, en attendant, juste pour l’aspect pratique, ce serait peut-être intéressant.
Votre salon se tient le même week-end que le Printemps des Assoces, pourquoi cette date ?
Ce n’est pas fait exprès mais le hasard fait bien les choses.
C’est une autre façon de vivre l’associatif, en l’ouvrant vers l’extérieur.
Comment l’idée a-t-elle été reçue par les auteur-e-s, les éditeurs/trices ?
Ils ont tous été ravis de l’initiative.
Je crois que toute démarche faite dans le sens de faciliter la rencontre autour des livres est appréciée mais il faut bien avouer que les livres concernés sont rarement ceux que l’on voit dans les librairies de quartier…
Le principe de centraliser l’offre et de permettre aux auteur-e-s de rencontrer leur public leur a beaucoup plu.
Quel est le programme ?
Le salon ouvre à 13h et se termine à 17h30.
Tout au long de l’après-midi, les auteur-e-s vont se succéder pour dédicacer leurs ouvrages.
À 13h45 aura lieu une table ronde autour des livres de chercheurs et à 15h, nous prévoyons un temps d’échange autour de la littérature jeunesse.
Des lectures sont également programmées, chaque début d’heure et pendant 20 minutes. Pour l’instant, trois sont consacrées aux enfants et une aux adultes.
Enfin nous avons en projet de mettre en place une activité pour les enfants avec les illustratrices que nous avons la chance de compter parmi nous, à partir de 16h environ.
Pouvez-vous présenter un peu les auteur-e-s invité-e-s ?
Tou-te-s les auteur-e-s présent-e-s ont beaucoup de choses à apporter.
En ce qui concerne la littérature jeunesse, Muriel Douru, qui est l’une des premières à s’être lancée sur cette voie, sera des nôtres ainsi qu’Ingrid Chabbert qui a créé sa maison d’édition Les petits pas de Ioannis pour diffuser La fête des deux mamans.
Béatrice Boutignon et Nathalie Sizaret se joindront à elles.
Ensuite, pour la partie « témoignage-recherche », nous ne pouvions envisager ce salon sans la présence de Martine Gross qui a consacré ses recherches à ce thème. Stéphane Nadaud qui a rédigé sa thèse sur l’homoparentalité sera également présent. Brigitte Célier et Claire Altman présenteront quant à elles leur livre-témoignage.
D’autres devraient encore nous rejoindre, l’après-midi promet d’être beau !
Quels sont vos soutiens ? Avez-vous reçu des subventions ou des financements (publics ou privés) pour organiser ce salon ?
Comme l’idée est arrivée rapidement et tardivement nous n’avons pas fait de démarches particulières en ce sens.
Nous n’avons donc aucune subvention mais, si le salon doit se répéter dans l’avenir, nous songerons à l’agrandir et nous solliciterons sûrement des financements extérieurs. Pour cela nous attendons de voir comment cette première édition va être reçue.
Salon du livre homoparental, samedi 2 avril, de 13h à 17h30, au Pôle Simon Le Franc (9, rue Simon Le Franc, 75004 Paris). Entrée gratuite. Plus d’infos sur Paris by Yagg.

