Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Écrit par Arnaud Bihel - Lundi, 07 Juin 2010
Au cours des dernières décennies, les politiques éducatives des Etats européens ont pris en considération le traitement de l’égalité hommes-femmes.
L’égalité, de fait, s’est renforcée.
Mais des différences liées au sexe subsistent, « tant dans le choix des études que dans le niveau d’instruction atteint », note une étude de la Commission européenne et du réseau Eurydice, publiée lundi 7 juin.
Et pour ce qui est de l’égalité après l’école, « la plupart des pays ont encore un long chemin à parcourir ».
Appliquer une politique égalitaire entre les hommes et les femmes dans le domaine de l’éducation, c’est l’un des objectifs majeurs de l’Union européenne depuis les années 70.
Depuis lors, « la nature des inégalités de genre en matière d’éducation a profondément évolué », remarque Androulla Vassiliou, Commissaire chargée de l’éducation.
Aujourd’hui, habituellement, les filles décrochent des diplômes d’un niveau supérieur et obtiennent des taux de réussite plus élevés dans les examens de fin d’études.
Les garçons, eux, sont plus nombreux à quitter prématurément l’école ou à redoubler.
Plus spécifiquement, ces derniers ont plus souvent des lacunes en lecture, alors que les filles semblent moins douées pour les mathématiques.
Pourtant, relève l’étude, rares sont les pays qui ont mis en oeuvre des politiques destinées à corriger ces différences.
Car ces différences, qui se transforment souvent en inégalités, sont liées en bonne partie aux stéréotypes.
Filles littéraires, garçons scientifiques : cela reste un schéma traditionnel profondément ancré dans les mentalités, et pourtant sans fondement solide.
L’exemple des mathématiques est frappant. Alors que les test internationaux ne font pas apparaître de différences significatives de résultats entre genres, il apparaît que les filles « ont tendance à manifester moins d’intérêt et d’engouement pour les mathématiques que les garçons », et qu’elles montrent « un niveau d’anxiété plus élevé » à l’égard des maths.
Car la perception que les élèves ont d’eux-mêmes reste primordiale.
Et dans ce contexte, l’attitude des enseignants, hommes comme femmes, joue un rôle.
Plusieurs études de différents pays ont montré qu’inconsciemment ils encouragent la passivité et la conformité chez les élèves de sexe féminin, alors qu’ils valorisent l’indépendance et l’individualité chez les garçons
Dans les manuels scolaires, les stéréotypes de genre (les garçons « rient » tandis que les filles « gloussent », par exemple) existent encore mais ont tendance à s’estomper.
De fait, ces dernières années, les politiques éducatives en Europe se sont concentrées sur la réparation des préjudices à l’égard des filles et des femmes.
C’est particulièrement vrai dans l’optique de l’enseignement supérieur, pour les inciter, par exemple, à s’engager dans les filières des technologies et des sciences naturelles.
Les garçons, en revanche, ne font pas l’objet de politiques spécifiques, malgré leur retard en lecture ou leur taux de rupture scolaire plus élevé.
Et les auteurs de l’étude de regretter le manque de politiques globales liées au genre dans l’éducation.
Ils insistent sur la nécessité de mieux sensibiliser les parents aux questions d’égalité des genres.
Et sur les enjeux de l’orientation professionnelle, pour que « les conseillers d’orientation prennent davantage conscience des différences liées au sexe, afin d’être mieux à même de faire abstraction des stéréotypes. »
Le document signale aussi des lacunes dans un domaine qui, celui-là, concerne en premier lieu les filles : la lutte contre la violence et le harcèlement fondés sur le sexe.
Dans ce domaine, les stratégies nationales spécifiques font également défaut, et « semblent limitées aux projets et aux initiatives individuels souvent liés à la participation d’ONG ».
L’étude fait également remarquer que favoriser l’égalité auprès des élèves ne suffit pas.
Car si les filles dans l’ensemble réussissent mieux scolairement que les garçons, cet aspect ne se reflète pas dans la vie active.
Et en particulier au sein même des établissements scolaires.
Puisque, si dans les pays européens le métier d’enseignant est principalement exercé par les femmes, la direction des établissements « est laissée dans une large mesure à l’initiative des hommes », signale l’étude.
En France, les femmes directrices d’école restent majoritaires en primaire, mais dans le secondaire la majorité des chefs d’établissement sont des hommes.
La question de la représentation des femmes dans les postes décisionnels n’est pourtant pas nouvelle, souligne le document.
Et pourtant, « la plupart des pays ont encore un long chemin à parcourir »
Ultime remarque, comme une évidence : les inégalités de genre ne sont qu’un des aspects des inégalités en milieu scolaire.
Pour la réussite des élèves, « le facteur le plus important demeure la situation socio-économique », de même que l’origine ethnique, rappelle l’étude.
Et « ces facteurs sociaux deviennent plus influents au fur et à mesure que les élèves grandissent. »

"La famille matrilinéaire est un système de filiation dans lequel chacun relève du lignage de sa mère. Cela signifie que la transmission, par héritage, de la propriété, des noms de famille et titres passe par le lignage féminin". Wikipedia Suite demain…