Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Le peuple Indonésien n’était pas homophobe, c’est l’Islam qui a importé l’homophobie.
L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.
C’est cruel et stupide.
L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.
L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !
Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).
17 septembre 2009
La nouvelle loi sanctionnant l’adultère par la peine d’exécution par lapidation et l’homosexualité par une peine de bastonnade pouvant aller jusqu’à 100 coups de bâton doit immédiatement être abrogée, comme l’a déclaré ce mardi 15 septembre Amnesty International.
Têtu par Rédaction 28 septembre 2010
Le festival international Q ! est devenu au fil des années le plus important d’Asie.
Une manifestation LGBT qui s’est installée tant bien que mal dans le plus grand pays musulman du monde, en composant avec la tolérance des uns et l’intransigeance des autres.
Année après année, un festival du cinéma gay s’est imposé dans la vie culturelle de Jakarta, avec la volonté de vaincre les tabous, sans agressivité ni prosélytisme, dans le pays musulman le plus peuplé au monde.
Et pour sa neuvième édition, le festival international Q !, considéré comme le plus important du genre en Asie, espère attirer 15.000 spectateurs à ses 120 projections, expositions et débats, tous gratuits, jusqu’au 3 octobre.
Des mouvements islamiques qui emploient la force
La publicité se fait de bouche à oreille ou par les sites de réseaux sociaux à cause de « la stigmatisation des homosexuels », explique John Badalu, le directeur du festival.
« Nous préférons ne pas trop promouvoir l’événement dans la presse locale car elle reste très conservatrice », précise-t-il.
L’homosexualité est autorisée entre adultes consentants dans l’immense archipel de 240 millions d’Indonésiens, dont plus de 80% sont musulmans.
Les LGBT y bénéficient d’une certaine tolérance mais rares sont ceux à oser afficher publiquement leurs préférences sexuelles.
Ils sont particulièrement montrés du doigt par les mouvements islamiques se présentant comme les défenseurs des valeurs musulmanes, qui n’hésitent pas à employer la force.
Des islamistes extrêmistes ont manifesté hier à Jakarta devant le centre culturel néerlandais, l’un des parrains du festival Q ! Sida lié à la pornographie
C’est ainsi que deux conférences, d’homosexuels et de transsexuels, ont été contraints cette année à jeter l’éponge lorsque des militants extrémistes ont envahi leurs salles de réunion.
A Aceh, bastion de l’islam sur l’île de Sumatra, les députés locaux ont été jusqu’à déclarer l’homosexualité punissable de 100 coups de bâton, au nom de la loi islamique. Mais le gouvernement provincial a refusé d’approuver cette loi locale.
De son côté, le ministre de la Communication, Tifatul Sembiring, élu d’un parti religieux, a provoqué une polémique en s’interrogeant sur le bien-fondé, pour l’Etat, de financer la lutte contre le sida, qu’il a lié à la pornographie. « Double standards » Ces prises de position n’ont pas empêché son ministère d’approuver la tenue du festival Q !. « Nous n’avons pas d’objection. Tant que les films ne sont pas trop sexuellement explicites ni trop vulgaires », a précisé son porte-parole, Gatot Dewa Broto.
« Je suis sûr que les organisateurs connaissent les limites et ont conscience des particularités éthiques et culturelles en Indonésie », a-t-il souligné.
Ce qui, pour M. Badalu, signifie : « ne pas faire de vagues » et éviter les provocations. « Les Indonésiens sont généralement tolérants envers les gays car ils sont familiers, pour la plupart, des "double standards".
Certains affichent leur religiosité mais surfent sur des sites pornos à la maison ; certains dénoncent le piratage tout en regardant des DVD piratés », témoigne l’organisateur.
Pour asseoir sa légitimité, le festival Q ! a pris soin d’être parrainé par des clubs privés et des centres culturels étrangers, notamment français, néerlandais ou allemand, qui lui ouvrent leurs portes.
« Comme les financements proviennent d’organisations étrangères et les films sont projetés dans des centres internationaux, les radicaux n’oseront pas nous attaquer », souligne M. Badalu.
Il interdit un certain nombre d’actes tels que la consommation d’alcool, la participation à des jeux d’argent, les rapports intimes entre personnes non mariées, l’adultère et la fornication, ainsi que l’homosexualité.
« La nouvelle règlementation va à l’encontre du droit international relatif aux droits humains et des dispositions de la Constitution indonésienne, a souligné Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.
« La lapidation jusqu’à ce que mort s’en suive est un châtiment particulièrement cruel qui constitue un acte de torture, que le droit international interdit en toutes circonstances. »
Le gouvernement central de l’Indonésie a indiqué que cette loi pourrait violer les dispositions de la Constitution du pays qui protègent les droits humains.
« Nous nous félicitons des préoccupations exprimées à différents niveaux du gouvernement indonésien au sujet de ces lois, a ajouté Sam Zarifi. Mais ce sont les faits qui comptent, et tant qu’elles seront en vigueur ces lois représenteront une grave entorse aux obligations internationales de l’Indonésie. »
Certaines de ces dispositions, en particulier celle relative à la peine de bastonnade, existaient déjà auparavant en Aceh et elles violaient déjà les normes internationales relatives aux traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Mais c’est la première fois que des législateurs de la région sanctionnent l’adultère par la peine d’exécution par lapidation (rajam). Le droit international relatif aux droits humains s’oppose pourtant à l’élargissement du champ d’application de la peine de mort.
Amnesty International exhorte la nouvelle assemblée législative de l’Aceh, qui prendra ses fonctions au mois d’octobre, à abroger cette loi de toute urgence.
L’organisation lui demande également de veiller à ce que toute la règlementation locale soit parfaitement conforme au droit international relatif aux droits humains ainsi qu’aux autres dispositions garantissant ces droits inscrites dans la Constitution indonésienne et dans la loi de 1999 relative aux droits humains.
Le gouvernement indonésien devrait veiller à ce que le processus de décentralisation et l’autonomie régionale ne se fassent pas au détriment des droits humains.
La législation islamique locale a été graduellement mise en place en Aceh depuis les années 1999-2000 par le biais de plusieurs accords relatifs à l’autonomie de la région. La peine de bastonnade est infligée depuis plusieurs années par des tribunaux islamiques pour sanctionner des infractions telles que l’adultère, le vol ou le fait de jouer à des jeux d’argent. En 2005, au moins 31 hommes et quatre femmes ont été déclarés coupables de participation à des jeux d’argent et soumis à une peine de bastonnade en application de la législation islamique en vigueur en Aceh, et en 2006, au moins huit personnes (cinq hommes et trois femmes) déclarées coupables de participation à des jeux d’argent et d’adultère se sont vu infliger cette peine.

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë