Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
À l’école, comment les informations concernant la sexualité sont-elles données aux enfants et aux adolescents et qui se charge de les expliquer ? Se contente-t-on de discuter de questions de base ou aborde-t-on également des sujets plus délicats, comme l’abus sexuel et la contraception ?
Petit survol de l’éducation sexuelle en milieu scolaire.
À la maternelle, les premières manifestations de l’éveil sexuel chez les tout-petits représentent, pour le personnel éducateur, des moments privilégiés pour échanger avec eux sur des notions de base : apprentissage des différentes parties du corps humain, différenciation des organes génitaux des filles et des garçons, discussion sur l’origine de la vie, etc.
Au cours des deux cycles du primaire, c’est dans le cadre du volet « éducation à la sexualité » du programme de formation personnelle et sociale que sont enseignées les connaissances en cette matière.
Plusieurs questions sont alors abordées : les changements anatomiques propres à la puberté, les fonctions des organes génitaux féminins et masculins, le fonctionnement du système reproducteur, la grossesse, l’accouchement et les notions de base concernant l’exploitation sexuelle.
Généralement, ce sont les titulaires de classes qui intègrent les questions relatives à l’éducation sexuelle dans le cadre de discussions plénières, en alternance avec d’autres thématiques pédagogiques.
Toutefois, comme le soulignent Mélanie Legault et Jasmine Rondeau, deux jeunes enseignantes au primaire : « Notre formation académique ne nous outille pas vraiment pour faire face aux questions de plus en plus précises des enfants.
Ainsi, l’éducation à la sexualité qui est dispensée dans les classes dépend grandement de l’ouverture de l’enseignante en regard de ces sujets. »
Dans des contextes sociodémographiques particuliers, la participation de l’infirmière de l’école peut également s’avérer pertinente.
Au secondaire : des problématiques bien réelles
Dans les écoles de niveau secondaire du Québec, c’est souvent le professeur de morale ou encore l’infirmière qui dispense l’enseignement de nature sexuelle.
Parfois aussi, les directions d’école font appel à des professionnels spécialisés dans l’éducation sexuelle des jeunes pour donner des ateliers ou des conférences.
Mais, comme l’explique Nicole Gagnon, responsable du programme des programmes d’enseignement au ministère de l’Éducation du Québec : « Il faut considérer l’apprentissage de la sexualité à l’école comme faisant partie d’un ensemble de projets pédagogiques et pas comme un sujet isolé.
Car il s’agit non seulement d’acquérir des connaissances mais aussi d’avoir des attitudes responsables par rapport à sa propre sexualité.
« Cependant, les contenus d’éducation sexuelle, demeurent une dimension exploitée de façon insuffisante à l’école, poursuit madame Gagnon.
Conséquemment, l’objectif premier de ces enseignements, qui est de permettre aux jeunes d’avoir en main les outils pertinents pour pouvoir poser des gestes éclairés en matière de sexualité, ne peut être complètement atteint ».
Car il ne faut pas l’oublier, le secondaire amène avec lui sa panoplie de thématiques complexes desquelles il est primordial de discuter avec les adolescent-e-s : contraception, grossesses, orientations sexuelles, masturbation, adoption de comportements préventifs, maladies transmises sexuellement, etc.
Bien des sujets pas toujours roses qui enlèvent une part de magie à l’amour et à la sexualité.
Pourtant, selon David Auclair, sexologue clinicien et psychothérapeute, spécialisé avec la clientèle adolescente, « il est important de cesser d’aborder la sexualité en regard de problèmes comme c’est trop souvent le cas.
Il faut aussi, et même surtout, approfondir la discussion en parlant du plaisir associé à la sexualité, de la nécessité de se sentir prêt dans son corps et dans sa tête pour pouvoir profiter pleinement de cette facette si riche de la vie adulte ».
« Les jeunes sont de plus en plus curieux et dégourdis en regard de tout ce qui concerne la sexualité.
Ils connaissent aussi mieux les ressources mises à leur disposition en cas de pépins tels les cliniques d’avortements, le soutien psychosocial, les CLSC, le personnel infirmier en milieu scolaire, etc.
Mais l’enseignement qu’on leur prodigue à l’école, en plus d’être minimal, est très « technique » et relègue aux oubliettes toutes les dimensions affectives liées à la sexualité. Or, ce que les jeunes ont surtout le goût d’entendre, ce sont de belles histoires.
Ils veulent qu’on leur parle d’amour, de plaisir, de complicité, d’intimité », explique le sexologue.
En fait, l’idéal serait de conjuguer les différents types d’information transmise aux jeunes.
Aujourd’hui, si les adolescent-e-s ont de plus en plus accès dans leur quotidien à des contenus de nature sexuelle, ils ne sont pas nécessairement mieux informés qu’avant concernant les conséquences de leurs gestes parfois irréfléchis.
Et pas nécessairement mieux outillés pour vivre sereinement les prémisses de leur vie sexuelle active.
À preuve, l’augmentation saisissante du taux de grossesse chez les adolescentes de moins de 15 ans, qui a fait un bond de 50% au cours des 20 dernières années.
D’où l’importance de préparer adéquatement les enfants puis les adolescent-e-s à avoir des attitudes respectueuses et éclairées par rapport à leur vie sexuelle.
« L’école a véritablement un rôle de normalisation à jouer en regard de l’éducation sexuelle des jeunes au sens large, c’est-à-dire, dans cette facette de la pédagogie qui consiste à aider à en faire des individus responsables et conséquents.
Mais il faut aussi que les parents s’impliquent. Bien sûr, ceux-ci ont ouvert davantage le dialogue avec leurs enfants, depuis deux décennies, mais l’éclatement des familles et la disparition des modèles traditionnels n’a rien fait pour donner aux jeunes des images positives d’amour et de sexualité. C’est dans cette voie-là qu’il faut maintenant travailler », souligne David Auclair.
La réaction et l’attitude des jeunes face à la sexualité sera souvent tributaire de l’ouverture dont leurs parents auront fait preuve relativement à ces questions au cours de leur éducation.
Les adultes doivent donc prendre conscience de leur rôle fondamental en matière d’éducation sexuelle et ne pas être tentés de reléguer ces tâches ingrates à l’école.
Bien sûr, aborder la sexualité avec ses enfants n’est pas toujours facile, souvent même embarrassant.
Mais ce dialogue parents-enfants confère une note de « vécu » aux enseignements scolaires théoriques.
Et le plus tôt on commence à discuter de ces sujets avec ses enfants, plus de ponts on construit pour mieux traverser les différentes étapes de la vie à leurs côtés.
Si les jeunes se reconnaissent dans l’expérience parentale, si les parents s’attardent à raconter le plus simplement possible leurs réalités sexuelles adolescentes et même adultes, le dialogue s’en trouvera facilité et, souvent, des problèmes pourront être évités.
Il est important de ne pas brusquer la conversation, de ne pas s’immiscer dans l’intimité sexuelle de ses ados, de respecter leur rythme, leur pudeur et leurs interdits. Bref, on se montre réceptifs et ouverts à l’échange.
Une fois la timidité estompée donc, trois règles d’or à observer : simplicité, franchise et communication.
Ainsi, on pourra bâtir, avec sa progéniture, un dialogue constructif sur la sexualité qui les aidera à se forger une identité sexuelle harmonieuse et à intégrer les valeurs qui y sont rattachées comme un enrichissement dans leur vie.

" Un-e bon-ne homo est un-e homo invisible, il-elle rigole des plaisanteries homophobes, il-elle en raconte même, il-elle laisse sans réagir prononcer des insultes homophobes, il-elle ne manifeste pas, il-elle paye ses impôts, il-elle ne revendique rien et se laisse plumer ". Heterhomo