par tkf le 29 Octobre 2009 dans News / Général
http://www.et-alors.net/articles/ne…
Dans notre premier article¹, nous avions tenté d’évaluer l’homophobie en France à partir de différents sondages.
Nous avions constaté que l’on ne pouvait pas diviser la population en deux simples catégories, avec seulement des homophobes et des gens qui acceptent les homosexuels, et qu’il fallait être un peu plus nuancé.
Nous proposions alors de créer une troisième catégorie intermédiaire, celle des gens simplement tolérants, qui n’acceptent qu’en partie les homosexuels et l’homosexualité.
Cela nous permis de faire une évaluation de la société en France, en tablant sur la proportion de 9 à 22 % de réels homophobes, de 36 à 59 % de personnes simplement tolérantes, et de 32 à 55 % de personnes acceptant pleinement les homosexuels.
Mais ces estimations restaient frustrantes car très grossières. Le problème venait du fait d’un manque d’assise méthodologique, notamment dans la définition même des différents degrés de l’homophobie.
Ce problème méthodologique a été en grande partie à notre sens résolu dans notre sixième article², où nous proposions différentes échelles pour évaluer l’homophobie.
L’une d’entre elles, l’échelle du degré des mentalités de la société sur l’homosexualité, permettait une classification beaucoup plus précise en sept catégories graduelles que nous retranscrivons ici :
Niveau 1 : La répulsion / le rejet. L’homosexualité provoque un sentiment de répulsion, de dégoût, qui justifie les actes de suppression (physique, curative ou eugénique).
Niveau 2 : L’incompréhension. L’homosexualité est jugée comme anormale, et peut provoquer incompréhension, dégout, peur, honte, ce qui justifie le rejet et l’évitement des homosexuels ou la volonté qu’ils deviennent hétérosexuels.
Niveau 3 : La tolérance. L’existence de l’homosexualité est implicitement reconnue, mais reste considérée comme anormale et non souhaitable, et doit rester discrète car relevant de la vie privée.
Niveau 4 : La reconnaissance. L’homosexualité n’est plus considérée par principe comme anormale mais comme une manière acceptable (ou comme une autre) de vivre sa sexualité. Un inconfort individuel face à l’homosexualité peut persister lorsqu’elle devient visible et concrète.
Niveau 5 : L’acceptation. Les homosexuels sont reconnus comme des êtres égaux aux hétérosexuels. Toutefois, une gêne peut persister lorsque l’homosexualité concerne un proche dans l’environnement familial.
Niveau 6 : L’intégration. Les gens n’ont pas de honte ou d’inconfort à aborder le sujet de l’homosexualité, ou à côtoyer des gays et des lesbiennes.
Niveau 7 : L’homophilie. Les homosexuels sont appréciés, voir leur compagnie recherchée. Possible transformation des normes sexuelles vers une augmentation d’expériences homosexuelles.
Malgré cela, nous n’avions pu proposer une évaluation précise du degré d’homophobie en France, par manque de sources statistiques.
Tout au plus supposions-nous que la société française dans son ensemble était au niveau 5, soit une attitude d’acceptation.
Mais cela fit débat, certains pensant que nous devions être au niveau 6.
Seule mon intuition me faisait penser qu’il fallait que la proportion de personnes favorables au mariage gay devienne majoritaire pour que cela soit le cas, mais sans pouvoir en apporter de preuves théoriques.
Mais aujourd’hui, à la lumière de la découverte de nouvelles statistiques plus récentes ou inexploitées, il nous semble désormais possible de chiffrer plus précisément l’homophobie en France.
Pour cela, nous avons délimité des seuils :
Premier seuil : le rejet des homosexuels.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur les appréhensions d’avoir un voisin homosexuel.
On peut chiffrer ce seuil à partir du total de réponses de personnes se déclarant très mal à l’aise à l’idée d’avoir un voisin homosexuel.
Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude homophobe, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude d’incompréhension.
Cela parait logique car le voisin lambda est la personne la moins proche de l’entourage de toute personne : rejeter même cette personne si elle est homosexuelle signifie bien que l’on ne supporte vraiment pas l’homosexualité de près ou de loin.
Deuxième seuil : le rejet total de l’homosexualité de son enfant.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur les appréhensions d’avoir un fils homosexuel.
On peut chiffrer ce seuil à partir du total de réponses de personnes déclarant « je serais choqué et je ferais tout pour le faire changer.
Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude d’incompréhension, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude de tolérance.
Car si on peut tolérer l’homosexualité d’un voisin (seuil précédent), c’est autre chose lorsque cela concerne son propre enfant, car cela concerne l’univers proche.
Troisième seuil : le rejet global de l’homosexualité de son enfant homosexuel.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur les appréhensions d’avoir un fils homosexuel. On peut chiffrer ce seuil à partir du total de réponses de personnes déclarant « je serais choqué et je ferai tout pour le faire changer » ou « si possible, je chercherais à le faire changer ». Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude de tolérance, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude de reconnaissance. Car ce seuil représente la limite entre l’acceptation et le rejet de l’homosexualité dans l’espace proche.
Quatrième seuil : les préjugés sur l’homosexualité.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur les opinions des Français pour savoir s’ils considèrent que c’est une forme de sexualité normale.
Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude de reconnaissance, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude d’acceptation.
Car ce seuil représente l’indicateur des mentalités et des préjugés de la population sur les homosexuels et l’homosexualité, qui influent sur l’accord et / ou le soutien pour l’accès à la liberté et l’égalité pour les communautés homosexuelles.
Cinquième seuil : le rejet global d’étendre le droit du mariage aux couples homosexuels.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur l’opinion des Français sur le mariage homosexuel.
Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude d’acceptation, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude d’intégration.
Car ce seuil représente un symbole d’égalité avec les couples hétérosexuels, et l’avant dernière revendication des communautés homosexuelles pour accéder à l’égalité totale.
Sixième seuil : le rejet global de la notion d’homoparentalité.
Ce seuil peut être symbolisé par un sondage sur l’opinion des Français sur l’adoption d’enfants par les couples homosexuels.
Ce seuil permettrait de pouvoir délimiter la limite haute du nombre de personnes ayant une attitude d’intégration, et la limite basse du nombre de personnes ayant une attitude d’homophilie.
Car ce seuil représente un symbole d’égalité avec les couples hétérosexuels, et l’ultime revendication des communautés homosexuelles pour accéder à une égalité totale.
A partir de là, nous avons réalisé un graphique à partir de différents sondages publiés entre 2004 et 2008, afin de réaliser une image instantanée de l’opinion des Français sur l’homosexualité et les homosexuels, et de ce fait de l’homophobie en France durant cette période.
sur le site
Les personnes ayant une attitude de répulsion, de rejet (niveau 1).
Notre première définition était la suivante : l’homosexualité provoque un sentiment de répulsion, de dégoût, qui justifie les actes de suppression (physique, curative ou eugénique).
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Pour eux, les homosexuels ont une sexualité anormale, ce qui justifie qu’ils n’aient pas les mêmes droits que les autres (le mariage et l’adoption bien sûr, mais aussi le simple fait de pouvoir être protégé des insultes et injures à la hauteur de ce que la loi propose contre le racisme et l’antisémitisme par exemple), et qu’ils ne sont pas jugés aptes à certaines professions comme par exemple président de la République (manque de crédibilité sans doute) ou enseignant (peurs non fondées mais persistantes de la pédophilie ou de la transmission de l’homosexualité probablement).
Etant donné qu’ils considèrent l’homosexualité comme anormale, pour eux, l’homosexualité des gens doit rester quelque chose d’invisible, refusant de voir des gestes de démonstration d’affection entre homosexuels en public, comme un baiser ou le fait de se tenir la main, car cela est jugé comme très indécent.
Voir, provoquant : pour eux, le fait de ne pas respecter cette obligation de discrétion peut expliquer pourquoi certains homosexuels sont agressés, en pensant qu’ils l’ont cherché en s’affichant indécemment ainsi en public.
L’homosexualité les met très mal à l’aise, au point de ne même pas pouvoir envisager sereinement ne serait-ce que d’avoir un voisin homosexuel, alors ne parlons même pas du fait d’avoir un enfant homosexuel, qui serait automatiquement rejeté en tant que tel, ou serait forcé à changer.
Bref, cette catégorie de personnes rejette en bloc l’homosexualité et les homosexuels et peuvent justifier la violence faite contre eux.
Ils représentent 3 à 4 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude d’incompréhension (niveau 2).
Notre première définition était la suivante : l’homosexualité est jugée comme anormale, et peut provoquer incompréhension, dégout, peur, honte, ce qui justifie le rejet et l’évitement des homosexuels ou la volonté qu’ils deviennent hétérosexuels.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Ces personnes se différencient peu de celles qui ont une attitude de répulsion et de rejet.
On peut donc en grande partie reprendre la même définition.
Pour eux, les homosexuels ont une sexualité anormale, ce qui justifie qu’ils n’aient pas les mêmes droits que les autres (le mariage et l’adoption bien sûr, mais aussi le simple fait de pouvoir être protégé des insultes et injures à la hauteur de ce que la loi propose contre le racisme et l’antisémitisme par exemple), et qu’ils ne sont pas jugés aptes à certaines professions comme par exemple président de la République (manque de crédibilité sans doute) ou enseignant (peurs non fondées mais persistantes de la pédophilie ou de transmission de l’homosexualité probablement).
Etant donné qu’ils considèrent l’homosexualité comme anormale, pour eux, l’homosexualité des gens doit rester quelque chose d’invisible, refusant de voir des gestes de démonstration d’affection entre homosexualité en public, comme un baiser ou le fait de se tenir la main, car cela est jugé comme très indécent.
Ce qui va différencier ces personnes de celles qui sont dans une attitude de répulsion et de rejet est que leur sentiment d’inconfort face à l’homosexualité est quand même plus nuancé et modéré.
Ainsi, si la gêne face à l’idée d’avoir un voisin homosexuel reste présente, elle est toute de même moins forte.
De même, ils sont moins catégoriques à affirmer que les agressions homophobes s’expliquent par le comportement des victimes.
Mais ils sont par contre tout aussi opposés à avoir des homosexuels au sein de leur environnement familial : ils seraient ainsi tout aussi choqué d’avoir un homosexuel et ferait tout pour le faire changer.
Bref, cette catégorie de personnes rejette l’homosexualité et les homosexuels.
Ils représentent 4 à 6 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude de tolérance (niveau 3).
Notre première définition était la suivante : l’existence de l’homosexualité est implicitement reconnue, mais reste considérée comme anormale et non souhaitable, et doit rester discrète car relevant de la vie privée.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Ces personnes tolèrent l’homosexualité à partir du moment que cela reste discret et circonscrit dans la sphère privée.
Ainsi, cela ne les gênerait pas d’avoir un voisin homosexuel par exemple, et les violences homophobes ne sont pas justifiables à leurs yeux.
Mais dès que l’homosexualité devient quelque chose de visible, d’affichée, cela devient gênant, d’où un fort inconfort face à des gestes d’affection en public entre deux homosexuels par exemple.
Cette gêne s’explique par la croyance que l’homosexualité est une forme de sexualité anormale.
C’est pour cela que l’idée d’avoir un enfant homosexuel est complètement rejetée, et que ces personnes feraient tout pour le faire changer.
De même, les homosexuels ne sont pas jugés, à cause de leur sexualité, comme compétents dans certains domaines, comme par exemple président de la République (manque de crédibilité sans doute) ou enseignant (peurs non fondées mais persistantes de la pédophilie ou de transmission de l’homosexualité probablement).
Et bien évidemment, pour eux, cette « anormalité » justifie l’inégalité des droits, et la non reconnaissance du mariage et de l’homoparentalité.
Bref, cette catégorie de personnes tolère l’homosexualité du moment que cela ne les concernent pas directement au sein de leur famille par exemple, et conditionnent la discrétion et rejettent la notion d’égalité.
Ils représentent 7 à 9 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude de reconnaissance (niveau 4).
Notre première définition était la suivante : l’homosexualité n’est plus considérée par principe comme anormale mais comme une manière acceptable (ou comme une autre) de vivre sa sexualité. Un inconfort individuel face à l’homosexualité peut persister lorsqu’elle devient visible et concrète.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
L’homosexualité ne fait plus réellement peur à ces personnes, et ils considèrent les homosexuels comme des personnes comme les autres : de ce fait, ils sont plutôt à l’aise à l’idée d’avoir un voisin homosexuel, par exemple.
Ils ne s’opposent pas à la défense contre l’homophobie qu’ils ne trouvent pas particulièrement justifiable, avec l’alignement des sanctions sur les infractions racistes et antisémites.
Mais s’ils reconnaissent aux homosexuels le droit de vivre comme ils l’entendent, au point par exemple d’accepter leur enfant s’il était homosexuel, même si cela leur ferait de la peine, ils ne les perçoivent pas comme des gens égaux à eux.
Ils continuent de penser que l’homosexualité est plutôt une sexualité marginale.
De ce fait, ils restent très gênés devant les démonstrations d’affection en public entre deux homosexuels.
Et ils ne considèrent pas les homosexuels, à cause de leur sexualité, comme compétents dans certains domaines, comme par exemple président de la République (manque de crédibilité sans doute) ou enseignant (peurs non fondées mais persistantes de la pédophilie ou de transmission de l’homosexualité probablement).
Bref, cette catégorie de personnes ne remet pas en cause l’existence de l’homosexualité, et déclare que les homosexuels, même leur propre enfant, sont libres de vivre leur vie à partir du moment où ils ont « choisit » l’homosexualité comme mode de vie.
Mais reconnaitre l’homosexualité ne veut pas dire l’accepter, car ils trouvent l’homosexualité comme un choix de vie marginal, et conditionnent la discrétion et rejettent la notion d’égalité.
Ils représentent 13 à 15 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude d’acceptation (niveau 5).
Notre première définition était la suivante : les homosexuels sont reconnus comme des êtres égaux aux hétérosexuels. Toutefois, une gêne peut persister lorsque l’homosexualité concerne un proche dans l’environnement familial.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Pour eux, l’homosexualité n’est pas une forme de sexualité anormale.
Dès lors, ils ont moins de préjugés sur l’homosexualité par rapport aux personnes décrites précédemment, et trouvent ainsi qu’un homosexuel peut tout à fait être président de la République, car ils ont bien compris que cela n’influençait ni sur les compétences, ni sur la crédibilité.
Toutefois, s’ils sont plutôt à l’aise à l’idée d’avoir un voisin homosexuel ou qu’un homosexuel travaille avec des enfants, quelques préjugés persistent, et ils n’en sont pas encore au point d’accepter l’idée du mariage ou de l’adoption.
Cela s’explique par le fait qu’ils ne se prononcent pas non plus sur l’idée que l’homosexualité est « normale ».
Cette absence de correspondance avec la norme de la société, à savoir la famille hétérosexuelle, fait qu’ils perçoivent encore une forme de différence qui ne peut les mettre totalement sur un pied d’égalité avec les homosexuels dans la notion de famille.
Bref, cette catégorie de personnes accepte l’homosexualité et les homosexuels, mais considère qu’ils ne peuvent former une famille comme les hétérosexuels.
Ils représentent 7 à 9 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude d’intégration (niveau 6).
Notre première définition était la suivante : les gens n’ont pas de honte ou d’inconfort à aborder le sujet de l’homosexualité, ou à côtoyer des gays et des lesbiennes.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Ces personnes acceptent l’homosexualité et les homosexuels comme une part de la société française : ils considèrent ainsi les homosexuels comme des personnes comme les autres.
L’homosexualité ne provoque pas ou peu de gêne, car seul un tiers d’entre eux se déclarent un peu gênés face à un baiser entre deux homosexuels en public.
Ils n’éprouvent pas non plus dans l’ensemble de préjugés.
Toutefois, ils ne souhaitent pas forcément avoir un enfant homosexuel : cela les rendrait triste, même s’ils l’accepteraient et lui laisseraient vivre sa vie comme il l’entend.
Cela pourrait s’expliquer soit par la crainte d’une vie plus difficile pour leur enfant à cause de l’homophobie, soit par la déception de ne pouvoir mener une vie comme les autres, notamment en termes de descendance.
Car pour eux, les couples homosexuels, dont ils soutiennent les unions, ne sont pas vraiment voués à fonder des familles avec des enfants.
Ceci explique pourquoi ils sont favorables au droit au mariage pour les couples homosexuels, mais encore défavorables au droit à l’adoption pour les homosexuels.
Bref, cette catégorie de personnes intègre l’homosexualité comme une composante de la société et rejette les discriminations homophobes, sauf en ce qui concerne l’homoparentalité, car ils restent attachés à l’idée qu’un enfant doit pour son équilibre être élevé par un père et une mère.
Ils représentent 16 à 18 % de la population française durant la période 2004-2008.
Les personnes ayant une attitude d’homophilie (niveau 7).
Notre première définition était la suivante : les homosexuels sont appréciés, voir leur compagnie recherchée. Possible transformation des normes sexuelles vers une augmentation d’expériences homosexuelles.
Nous pouvons désormais compléter cette définition.
Les homophiles acceptent pleinement l’homosexualité et les homosexuels, et rien ne les choque ou ne les gêne.
Les deux tiers d’entre eux affirment même que si leur enfant était homosexuel, cela ne les gênerait pas.
Ils approuvent même le mariage et le droit à l’adoption pour les homosexuels.
On apportera quand même une petite nuance sur ces derniers points : dans le cas français, seule la moitié d’entre eux sont tout à fait d’accord pour le droit au mariage, et seulement un tiers d’entre eux sont tout à fait d’accord pour le droit à l’adoption.
Mais le droit à l’égalité reste de toute façon affirmé.
Bref, cette catégorie de personnes est totalement gay-friendly, et soutient l’égalité complète des homosexuels avec le reste de la population.
Ils représentent 44 à 45 % de la population française durant la période 2004-2008.
A partir de cela, pour faciliter la lecture de ce compte-rendu relativement détaillé des divers degrés d’homophobie en France, nous pouvons désormais faire des regroupements, et ainsi dire que la population gay-friendly, ayant une attitude d’intégration ou d’homophilie (niveaux 6 et 7), est plus que majoritaire en France, car représentant entre 62 et 63 % de la population.
Heterhomo : et même 67 % selon un sondage en 2010.
C’est une sacrée bonne nouvelle, qui nous apprend que nous pouvons statistiquement pouvoir porter notre confiance à deux personnes sur trois.
A l’inverse, nous devons craindre 14 à 15 % de la population, adoptant une attitude de répulsion / rejet, d’incompréhension ou de tolérance (niveaux 1, 2 et 3), qui peut être considérée comme homophobe et qui nous est hostile.
Les 23 à 25 % de la population française restante, ayant une attitude de tolérance, de reconnaissance ou d’acceptation (niveaux 3, 4 et 5), sans pour autant être hostile, n’en est pas moins sur la réserve en ce qui concerne l’homosexualité et les homosexuels, car les préjugés persistent.
Notes : ¹ Comment évoluent la tolérance et l’acceptation de l’homosexualité en France ? http://www.et-alors.net/articles/ne…
² L’échelle du degré d’acceptation de l’homosexualité : un outil pour chiffrer l’homophobie. http://www.et-alors.net/articles/ne…
Sources :
Sondage Têtu / Ipsos février 2004 sur les Français face à l’homophobie (sondages n° [1], [3], [6], [7], [8], [9], [10], [11]).
sondage n° [1] : Les violences contre les homosexuels sont parfois compréhensibles.
sondage n° [3] : Seriez-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas, ou pas du tout favorable à ce que les injures homophobes soient réprimées aussi sévèrement que les insultes racistes et antisémites ?
sondage n° [6] : Les homosexuels ne sont pas vraiment des gens comme les autres (les résultats de ce sondage ont été remaniés pour les besoins de réalisation du graphique).
sondage n° [7] : Les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels.
sondage n° [8] : Certaines professions où l’on est en contact permanent avec des enfants devraient être interdites aux homosexuels (les résultats de ce sondage ont été remaniés pour les besoins de réalisation du graphique).
sondage n° [9] : Les homosexuels ont une sexualité anormale (les résultats de ce sondage ont été remaniés pour les besoins de réalisation du graphique).
sondage n° [10] : les homosexuels ne devraient pas pouvoir élever des enfants (les résultats de ce sondage ont été remaniés pour les besoins de réalisation du graphique).
sondage n° [11] : Les homosexuels devraient éviter de montrer qu’ils le sont dans les lieux publics, en s’embrassant dans la rue par exemple (les résultats de ce sondage ont été remaniés pour les besoins de réalisation du graphique). http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll…
Sondage Le Nouvel Observateur / Tns Sofres juin 2006 (sondage n° [5]). sondage n° [5] : Si vous appreniez que votre fils est homosexuel, quelle serait votre réaction ? www.apgl.fr/presse/Sofres_20…
Sondage Têtu / Ipsos novembre 2006 sur la perception des droits des homosexuels. (sondages n° [12], [13]).
Seriez-vous favorable ou opposé aux mesures suivantes concernant les homosexuels ?
sondage n° [12] : le droit pour les couples homosexuels de se marier civilement.
sondage n° [13] : le droit pour les couples homosexuels d’adopter des enfants. www.ipsos.fr/canalipsos/poll…
Sondage Eurobaromètre spécial 296 juillet 2008 (sondages [2], [4]). sondage n° [2] : Réaction à l’idée d’avoir un voisin homosexuel (QA6.3 p. 135)
sondage n° [4] : Réaction à l’idée d’avoir un président homosexuel (QA8.2 p. 144) http://ec.europa.eu/public_opinion/…

