Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Skip to content | Skip to the menu | Skip to search
Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction 08 février 2011
La plus grande partie des tirages du photographe américain, mort en 1989, ainsi qu’un important fonds d’archives viennent d’être acquis par deux institutions prestigieuses de Los Angeles.
Une reconnaissance pour le travail de cet artiste dont certaines photos très crues avaient fait scandale.

Les musées les plus prestigieux de Los Angeles, le LACMA (Los Angeles County Museum of Art) et le Getty Museum, ont annoncé hier avoir acquis un fonds exceptionnel d’oeuvres et d’archives du photographe gay américain Robert Mapplethorpe (ci-dessus, en autoportrait), estimée à plus de 30 millions de dollars.
Cette acquisition, la première réalisée conjointement par les deux institutions, « fait de Los Angeles le centre névralgique des études sur Mapplethorpe, en rassemblant dans une seule ville le meilleur et le plus représentatif de son oeuvre, et la plus grande collection d’archives le concernant », affirment les deux musées dans un communiqué commun.

Production homo-érotique
Robert Mapplethorpe, mort du sida en 1989 à l’âge de 42 ans, est resté célèbre pour ses grands portraits en noir et blanc aux compositions extrêmement stylisées, ses clichés de fleurs quasi surréalistes, mais aussi pour ses nus masculins, parfois très sophistiqués, parfois très crus.
Une production homo-érotique qui déclencha d’ailleurs les foudres des associations conservatrices américaine qui s’interrogèrent sur le bien fondé des financements publics pour le travail de l’artiste.
La plus grande partie du fonds qui sera abrité dans les deux musées de Los Angeles est un don de la Fondation Robert Mapplethorpe, le reste ayant été financé par le producteur de cinéma David Geffen (l’un des trois fondateurs du studio Dreamworks) et la fondation Getty.

Procès pour « obscenité »
Le fonds se compose notamment de plus de 2.000 oeuvres, parmi lesquelles des tirages de la quasi-totalité de ses clichés argentiques, des photos polaroïds, ou des dessins et collages réalisés par le photographe. Quelque 120.000 négatifs et 6.000 planches-contact vont également rejoindre les collections des deux musées, ainsi que « Still moving », le documentaire réalisé par Mapplethorpe en 1978 sur son amie la chanteuse Patti Smith, et de nombreuses interviews filmées de l’artiste.
Le fonds d’archives se compose pour sa part de la correspondance du photographe avec nombre de ses amis et proches, une collection complète des catalogues de ses expositions, ainsi que des documents relatifs au procès du Centre d’art contemporain de Cincinnati, poursuivi pour « obscénité » en 1990 après avoir exposé des clichés les plus gays du photographe.
Regardez cet aperçu des oeuvres les plus représentatives de Robert Mapplethorpe :

A Tardieu éminent Professeur écrivait en 1857 : "Monstre dans la nouvelle galerie des monstres, le pédéraste a partie liée avec l’animal ; dans ses coïts, il évoque le chien ; sa nature l’associe à l’excrément, il recherche la puanteur des latrines. Pour la débauche fellatoire, je note une bouche de travers, des dents courtes, des lèvres épaisses, renversées complètement, déformées, en rapport avec l’usage infâme auquel elles servaient."