Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Raphaël Moreaux 12 avril 2012,
En raison de son soutien au mariage gay, un lobby ultraconservateur a décidé d’appeler au boycott de la marque Starbucks. Mais la campagne s’est révélée plutôt contre-productive…
En Janvier dernier, Kalen Holmes, vice-présidente exécutive de Starbucks, affirme dans une tribune du Seattle Times le soutien de sa compagnie à la légalisation du mariage gay dans l’Etat de Washington : « cette loi correspond aux pratiques que défend Starbucks. Nous sommes engagés pour la diversité, le respect et la dignité, notamment en fournissant à chacun de nos associés un environnement de travail qui les comprenne et les soutienne ».
Quelques semaines plus tard, les milieux ultraconservateurs américains lancent leur contre-offensive. La National Organization for Marriage ( « NOM », lobby anti-mariage gay) appelle au boycott de la firme et inaugure son site DumpStarbucks.com.
« Par ses actions, Starbucks a déclenché une guerre culturelle contre tous les gens de foi (et des millions d’autres) qui pensent que l’institution du mariage entre un homme et une femme doit être préservée » écrit son président Brian Brown.
Guerre virtuelle
Les associations LGBT répliquent alors par une « contre-pétition » qu’elles nomment « Thanks Starbucks ».
La bataille idéologique qui se cristallise autour des droits des homosexuels se joue alors sur le net.
Une véritable campagne virale est lancée.
À ce jour, Starbucks a réuni plus de 640 000 signatures mais aussi des milliers de messages de soutien via Facebook et Twitter.
En face, la NOM atteint difficilement les 31 000 engagements pour le boycott.
Pire, depuis l’annonce du boycott, la chaîne américaine n’observe pas de baisse de son chiffre d’affaires et a même enregistré une hausse du cours de son action de 1,41$ !
Même les associations n’imaginaient pas un tel succès : « on a été abasourdi par le succès de notre campagne ‘Thank Starbucks’.
On espère que cette démonstration débordante de soutien aux droits homosexuels poussera d’autres entreprises à prendre position » a déclaré Taren Stinebrickner de SumofUs.org.
Appel pour un boycott international
Mais la National Organization for Marriage n’a pas dit son dernier mot. Dernier chapitre de cette bataille virtuelle : la NOM veut étendre son boycott à l’internationale.
Depuis le 10 avril, le site Dumpstarbucks.com est traduit en chinois mandarin, arabe, turc, espagnol et Bahala (Indonésie). Des bannières de promotion ont également été traduites afin d’être diffusées en Egypte, à Pékin, à Hong Kong, aux Emirats Arabes et au Koweït.
« En faisant du mariage gay le cœur de sa marque, le directeur de Starbucks Howard Schulz dit à des millions de consommateurs de pays où l’on défend le mariage traditionnel qu’ils ne font pas vraiment partie de la « communauté starbucks », explique Brian Brown.
« Les gens devraient pouvoir boire leur café sans trahir leur propre vision du mariage ». Ainsi, si la bataille aux Etats-Unis semble bien avoir été perdue par la NOM, le lobby compte sur des pays où l’homosexualité est taboue, voire interdite, pour relancer son boycott du géant Starbucks…
Le président Obama a décidé de ne pas signer un décret qui interdirait la discrimination contre des employés LGBT par les employeurs liés par des contrats fédéraux.
E-llico.com /
Mis en ligne le 13/04/2012
A quelques mois de l’élection présidentielle américaine, voilà une décision qui va décevoir les militants des droits homosexuels.
En effet, Barack Obama a décidé de ne pas signer le décret relatif à la loi qui interdirait la discrimination contre des employés LGBT par les employeurs liés par des contrats fédéraux (Non-Discrimination Act).
Cette mesure avait pourtant le soutien à la fois des ministères du Travail et de la Justice.
Le projet de loi en discussion depuis des mois devait combler le vide juridique autour de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre dans le travail.
La législation à ce sujet n’a pas recueilli de votes suffisant pour passer le cap Congrès et visiblement le président américain a choisi de ne pas passer outre cette validation.
Selon un fonctionnaire de la Maison Blanche cité par le New York Times, l’administration Obama soutient toujours le projet de loi mais veut le voir ratifier par le Congrès.
Selon les militants des droits homosexuels, cette position est en contradiction avec la pratique actuelle de la Maison Blanche qui consiste au contraire à faire passer par décret des textes bloqués par les républicains.
Joe Solmonese, le président de H R C, s’est déclaré "extrêmement déçu par cette décision" et a affirmé qu’il "continuera à plaider pour que le président revienne sur sa position".
Un mineur de Virginie-Occidentale a décidé de porter plainte contre la société qui l’emploie après avoir subi des années d’insultes et de harcèlement homophobes de la part des collègues et de supérieurs.
E-llico.com
Mis en ligne le 29/12/2010

Sam Hall, employé ouvertement gay d’une mine de charbon dans l’Etat de Virginie-Occidentale affirme avoir été victime d’agressions verbales et des gestes obscènes à la fois par des collègues et ses supérieurs hiérarchiques de la Société Spartan Mining, une filiale de compagnie Massey Energy.
Son action en justice stipule que "le harcèlement généralisé a été causé ou favorisé par la participation de la direction".
Au fil du temps, les plaisanteries grasses ont fait place aux insultes puis aux vexations homophobes dont certaines ont été inscrites sur son panier-repas ou la porte de son vestiaire.
Un contremaître est allé jusqu’à ironiser sur l’employé gay qui aurait partagé un "moment Brokeback Mountain" avec un autre mineur, à la suite de quoi des collègues ont exhibé leur pénis et d’autres collé un montage pornographique sur sa voiture, accompagné de la légende "J’aime les petits garçons" insinuant la pédophilie. La situation s’est encore dégradée quand des menaces de mort ont été proférées à son encontre.
Un représentant la compagnie minière a mis en doute les allégations du mineur gay tout en promettant de résoudre le problème si problème il y avait.
L’avocat de l’ouvrier, qui affirme vouloir continuer à travailler au sein de la mine, a exigé que des mesures soient prises par la compagnie et demandé des dommages et intérêts.
Têtue par Emma Rossel 14 décembre 2010,
L’entraîneuse de l’équipe féminine de foot de l’université chrétienne de Belmont aurait été poussée à la démission suite à la mention de son homosexualité. Les étudiants se sont mobilisés pour défendre leur prof.
La semaine dernière, des dizaines d’étudiants se sont rassemblés devant l’université de Belmont, à Nashville, dans le Tennessee, armés de rainbow flag et de grandes pancartes colorées.
La raison de cette manifestation ?
L’entraîneuse de l’équipe féminine de football aurait été poussée à la démission à cause de son homosexualité.
Selon les joueuses de l’équipe de foot, tout a commencé quand Lisa Howe (en photo ci-dessous) a demandé au département des sports de la faculté si elle pouvait mettre au courant l’équipe que sa compagne attendait un enfant.
L’administration lui aurait alors imposé un ultimatum : démissionner ou être virée.
Le directeur des sports de l’université aurait argué du fait que la coach avait violé une politique implicite de « don’t ask, don’t tell » (ne pas demander, ne pas dire) et que, si elle avait pu cacher sa sexualité, il serait difficile de cacher un enfant.
Un donateur de l’université proteste Suite à la démission de Lisa Howe, les protestations n’ont pas manqué de fuser, en particulier dans l’équipe de foot. Certains de ses membres ont contacté les médias, témoigné dans la presse, manifesté - et même écrit une lettre à Ellen DeGeneres. Plus surprenant, c’est ensuite un ancien gouverneur adjoint de l’Etat de Californie, Mike Curb, qui a demandé que l’entraîneuse soit réengagée. Cet administrateur émérite de l’université et, surtout, un des ses principaux donateurs, a également demandé que la politique de l’université soit modifiée et que le règlement affirme que les gays et lesbiennes sont les bienvenus.
Face à cette vague de protestation, le président de l’université a nié avoir demandé la démission de la coach. « Depuis 10 ans que je suis le président de Belmont, l’orientation sexuelle n’a jamais été prise en compte, ni pour une embauche, ni pour une promotion, une décision sur un salaire ou un licenciement » a-t-il exposé. « La famille de Belmont, comme toutes grandes familles, est composée de gens variés. Il y a des gays et des lesbiennes parmi les étudiants, comme parmi les membres du personnel ».
Une université fondée… par un couple de lesbienne
Lisa Howe s’est déclarée satisfaite de « cette annonce de politique de non-discrimination, qui montrera l’exemple à toutes les écoles à travers le pays ». Cependant, elle n’a, pour l’instant, toujours pas été rétablie à son poste.
Dans cette affaire, il n’y a malheureusement aucun recours juridique possible puisque la loi sur les droits humains du Tennessee ne concerne pas la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.
Ironie de l’histoire, il se pourrait que l’université de Belmont ait été fondée par un couple de lesbienne. Le site d’actualité Nashville Scene a ressorti un de ses vieux articles qui raconte qu’un certains nombre de documents et de faits (les deux femmes sont enterrées ensemble- entre autres) laisseraient à penser que les fondatrices étaient plus que de grandes amies. Selon la petite histoire, elles se barricadaient tous les après-midi (avec un sofa poussé devant la porte) pour profiter ensemble de leur sieste… Voilà un précédent qui aurait dû un peu mieux inspirer l’actuelle administration de l’université.

"1934 Gorki écrit dans la presse soviétique que la condamnation de l’homosexualité constitue une victoire de l’humanisme prolétaire, car c’est elle qui produit le fascisme. Par une triste ironie de l’Histoire, l’Allemagne nazie mettait en place à la même époque un plan de persécution et d’extermination des homosexuels en les assimilant aux communistes." Daniel Borillo