Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Skip to content | Skip to the menu | Skip to search
Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Heterhomo : on est 14 ème dérrière la Croatie
Honte à ce président et à sa majorité UMP
Chaque année, l’ILGA dresse un classement des pays européens en fonction de leur niveau de respect des droits des personnes LGBT.
Un comparatif qui permet de mesurer le retard pris par la France sur beaucoup de ses voisins.
E-llico.com
Mis en ligne le 19/05/2011

Comme en 2010, la France obtient 5 points tout comme l’Irlande ou la Slovénie.
Une position qui la relègue loin dans le classement Rainbow Europe Country Index en tête duquel on trouve le Royaume-Uni, avec 12,5 points sur un maximum de 17, ainsi que l’Espagne et la Suède (12 points chacun).
L’Allemagne aussi devance largement notre pays avec 10 points, tout comme les Pays Bas, la Belgique et le Portugal. Le Danemark et l’Islande recueillent 9 points.
Près du score de la France, signalons aussi la Finlande, l’Autriche et la Croatie (6 points).
La Suisse est parmi les Etats les plus mal notés d’Europe occidentale, avec 4 points, comme le Luxembourg.
Derrière eux, suivent la Grèce (2 points) à égalité avec la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, puis la Pologne (1 point).
L’Italie, avec un zéro pointé, est près d’être considérée comme un pays violant les droits des personnes LGBT.
C’est le cas de plusieurs pays de l’ex-URSS, notamment la Moldavie et la Biélorussie (-3 points), et l’Ukraine (-4).
A noter que Chypre et l’ex-République yougoslave de Macédoine sont aussi épinglés (-2 points) par l’Association internationale gay et lesbienne.
Ces derniers pays n’apparaissent dans le classement qu’en fonction des critères négatifs de l’ILGA : rapports homosexuels illégaux, inégalité de l’âge de consentement sexuel, violation du droit de réunion, violation de droit d’expression et d’association.
L’indice de l’ILGA-Europe se base sur les lois et les pratiques administratives dans 24 catégories, notamment sur la législation anti-discrimination, la reconnaissance des couples de même sexe, l’homoparentalité, ou la sanction de l’homophobie.
En outre, pour la première fois en 2011, le calcul prend en compte les questions affectant les personnes trans.
Têtu par Sébastien Letard 30 mai 2011,
L’ILGA a publié sa carte annuelle européenne des droits LGBT.
Le Royaume-Uni arrive en tête devant la Suède et l’Espagne. La France est en milieu de classement et à l’Est, le rouge domine. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Décryptage.
Cliquez sur la carte pour accéder à la version en taille réelle.
Avec une note de 12,5 points, c’est au Royaume-Uni, selon l’ILGA, que la situation des LGBT est la plus enviable. Un pays où le mariage homosexuel n’est pourtant pas autorisé, bien qu’un partenariat civil permette de bénéficier des mêmes droits.
Ce résultat pourrait donc étonner.
Mais la carte et le classement annuels reposent en fait sur 24 critères comme l’explique Joel Le Deroff, conseiller politique à l’ILGA : « C’est vrai que l’on pourrait s’attendre à ce que les pays où le mariage est ouvert à tous soient en tête. Mais le Royaume-Uni a fait de grandes avancées sur la question des identités de genre. A l’inverse, ce sont des questions qui ne sont pas parfaitement réglées en Espagne. »
« Aucun pays n’est vraiment en tête »
Le Royaume-Uni bénéficie aussi de l’avance de l’Ecosse, seule région d’Europe à disposer d’une vraie législation réprimant les discriminations basées sur l’identité de genre.
Mais « on ne peut pas dire qu’un pays soit en avance sur les autres.
Aucun n’atteint le score maximal », précise Joel Le Deroff. « Aucun pays n’est vraiment en tête. »
Autre détail à éclaircir, le score très moyen de la France qui réalise l’un des plus mauvais scores de l’Europe occidentale, avec 5 points.
L’Hexagone ne fait pas mieux que la très catholique Irlande et se place derrière la Croatie ou la Hongrie.
« Si l’on avait fait cette carte il y a dix ans, ce score français aurait été l’un des meilleurs du continent, analyse le responsable de l’association.
Ce qui est marquant, c’est que la France ait été dépassée entre-temps.
Les conditions légales qui encadrent le changement d’identité civile sont toujours assez conservatrices.
Ce sont les tribunaux qui arbitrent au cas par cas.
Si vous êtes marié, on exige en général que vous divorciez avant la reconnaissance du changement d’identité. Celle-ci est aussi conditionnée à une stérilisation chirurgicale. » Deux critères qui font reculer la position française, tout comme la situation des familles homoparentales.
Zéro pour l’Italie
En Europe, l’évolution est globalement positive. Des pays comme le Portugal, qui a ouvert le mariage aux couples de même sexe, sont désormais en haut du classement.
D’autres comme l’Irlande ou la Croatie viennent d’instaurer une première forme de partenariat civil pour les couples homosexuels.
Tout n’est pourtant pas rose, notamment dans les anciennes républiques soviétiques.
« Peu de pays régressent, mais parmi les moins bien notés, l’absence de progrès est inquiétante.
C’est le cas de la Moldavie ou de l’Ukraine où l’on a enregistré de nouveaux actes de violence contre des personnes ou des évènements LGBT.
On peut alors parler d’atteinte à la liberté d’expression. »
Plus proche de nous, avec un zéro pointé, le cas de l’Italie est aussi inquiétant : « On a eu cette année deux propositions de lois réprimant les actes homophobes et transphobes, remarque Joel Le Déroff. Cela a été un échec.
De plus, c’est à chaque fois l’occasion d’un déchaînement de propos homophobes en public. Cela nous préoccupe. »
A noter enfin que cette carte ne prend en compte que la situation sur un plan législatif, sans intégrer de données judiciaires.
Or dans certains pays, même parmi les mieux classés, on note une persistance et parfois une augmentation des actes homophobes (lire par exemple notre article : Dans « The Guardian » : L’homophobie s’installe-t-elle à Londres ?).

"Je sais que pour obtenir de pareils biens au bénéfice des générations de femmes à venir, vous avez dû traverser bien des épreuves dans votre vie et renoncer à plus encore, qu’il vous a fallu supporter scandale et ridicule, et que, sans interruption, vous avez dû combattre préjugés et méfiance." Karen Blixen, conférence radio, 11 janv 1953, Des femmes, 1987, p. 276-277