Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Écrit par Arnaud Bihel - 23 Décembre 2010
Des internats de classes préparatoires aux grandes écoles réservés aux garçons. Une telle absence de mixité est discriminatoire.
Tel est l’avis rendu par la Halde, qui appelle le ministère à établir un plan d’action pour ouvrir ces internats aux filles.
La Halde s’était autosaisie de la question soulevée à l’automne 2009 par le collectif « Ouvrons les portes » : dans les internats réservés aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), filières d’accès aux carrières d’élite, les filles disposent de deux fois moins de places que les garçons.
Autant de portes fermées à l’égalité des chances, déplore le collectif.
Car se loger en dehors de l’internat c’est se loger plus loin et plus cher. Ce qui peut inciter des filles à ne pas choisir, voire abandonner, ces filières exigeantes.
La Halde rejoint ce constat, jugeant que « le maintien d’internats non mixtes ne permet pas de favoriser la mixité filles/garçons dans l’orientation même des étudiants selon les filières scientifiques, économiques et littéraires et a un impact négatif sur l’accès à la formation professionnelle » (1).
Cette situation constitue dès lors une double discrimination, à l’accès à la formation professionnelle et à l’accès à des biens et services (2).
Cette discrimination se double d’un impact social, reconnaît également la Halde.
Car « l’accès à l’internat qui figure parmi les formules d’hébergement et de restauration à la fois pratiques et économiques est potentiellement déterminant afin de pouvoir intégrer une classe préparatoire, en tout cas, pour les couches de la population les moins aisées. »
Suite à la campagne d’« Ouvrons les portes », la situation a commencé à évoluer dès la dernière rentrée.
Le prestigieux lycée Henri IV à Paris a ainsi pour la première fois ouvert son internat à une trentaine de filles.
La région Ile-de-France affiche un objectif : « Tendre vers la parité à la rentrée 2011 dans tous les établissements parisiens ». Mais d’autres établissements sont concernés en régions.
La Halde rejette les arguments des chefs d’établissements, qu’elle a contactés. Ils évoquent des difficultés techniques, elle leur reproche avant tout une « absence de volonté ».
Et recommande dès lors au MEN d’agir avec les régions concernées pour « établir un plan d’action afin de mettre un terme à l’existence des internats non mixtes.
Dans l’intervalle, elle leur demande de développer des solutions alternatives pour loger les étudiantes en classe préparatoire à proximité des lycées visés et à un coût égal. »
Le MEN…. Suite sur le site de Les Nouvelles News.
(1) La Halde tient à relever que, « malgré leur réussite scolaire, les jeunes filles représentent seulement 42% des élèves des classes préparatoires aux grandes écoles (contre 35% en 1990). Les filles se tournent en principe davantage vers l’université.
Ce pourcentage dissimule de fortes disparités selon les filières choisies. En effet, les effectifs des classes préparatoires scientifiques sont composés pour moins de 30% de filles alors que ces filières regroupent les effectifs les plus nombreux.
Ce pourcentage était de 23% en 1990 ce qui traduit une très lente évolution (Rapport d’activité de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’assemblée nationale, juillet 2007-novembre 2008). »
(2) Selon les articles 2-2 et 2-4 de la loi du 27 mai 2008.

Le genre est une question de culture : il se réfère à la classification sociale en « masculin » et « féminin ». Le genre est le sexe social, la part variable de l’identité sexuelle, par opposition au sexe biologique considéré comme immuable. Guillaume Carnino.