Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
L’homophobie n’est pas africaine, car toutes les ethnies acceptaient les homosexuel-le-s, elle a été importée par les occidentaux et leurs religions.
L’homophobie et le sexisme (s’il est institutionnalisé) briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.
C’est cruel et stupide.
L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.
L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !
Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).
Têtu par Edouard Duroy 03 décembre 2012,
ENQUÊTE. Une photo postée sur Facebook il y a quelques jours, sur laquelle on distinguait un groupe d’hommes arrêtés a donné l’alerte. La légende les décrivait comme des hommes du « troisième sexe » pratiquant des actes sodomites…
De Tripoli
Pendant une semaine, une photo (ci-dessus) postée sur la page Facebook d’une brigade de Tripoli en Libye a soulevé les inquiétudes.
y voyait douze hommes, debout, la tête recouverte d’un tissu et les mains collées au mur, arrêtés. Une semaine après, jeudi 29 novembre, ils auraient été relâchés.
La légende les décrivait comme des hommes du « troisième sexe » « pratiquant des actes de Lot » (des actes sodomites).
Selon la légende de la photo, les hommes auraient été appréhendés dans la soirée du jeudi 22 novembre alors qu’ils participaient à une soirée dans une propriété privée de la banlieue de Tripoli.
Mutilation et exécution
Un groupe de « Force de dissuasion spéciale », dont le nom est inscrit sur les photos, aurait été à l’origine de l’arrestation.
Cette unité de « dissuasion » appartiendrait à la brigade Nawassi, elle-même dépendante du Comité de Sécurité Suprême, un regroupement de milices sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur.
Les commentaires associés à la photo menaçaient les douze hommes de mutilation et d’exécution.
Une deuxième photo montrait un homme torse nu, de dos, avec un tatouage au henné et la même mention en haut à droite « Force de dissuasion spéciale ». Un des commentaires demandait aux miliciens : « Tuez-les, tuez-les, tuez-les. »
Erreur de communication
Rencontré dans un café de Tripoli, Hadi (tous les prénoms ont été modifiés pour des raisons de sécurité), un jeune homo, et ses amis, connaissent huit des hommes arrêtés.
Ceux-ci sont originaires de Tripoli tandis que les quatre autres sont de Garyan, au sud. Selon Hadi, c’est lors d’une patrouille de routine que l’attention de la brigade aurait été attirée.
Appelé pour tapage nocturne, un membre de la brigade repère une femme à l’extérieur de la propriété. Voulant procéder à un contrôle, les hommes de la brigade pénètrent les lieux.
Entre temps, la femme (en fait un des invités travesti) s’est changée. Les hommes de la brigade Nawassi interrogent les invités et les arrêtent.
Pourtant, dans une interview donné au journal en ligne anglophone Libya Herald, un membre de la brigade Nawassi, qui serait à l’origine de l’arrestation, affirme que les douze hommes n’ont pas été arrêtés à cause de leur orientation sexuelle mais pour tapage nocturne et possession de drogues et d’alcool (interdit en Libye).
Le milicien assure que ces hommes seront livrés au Ministère de la justice et que les commentaires et les photos sur Facebook sont dus à une erreur de communication.
Arrêté dans un café
Selon Hadi, en contact avec ses amis désormais relâchés, ceux-ci ont eu les cheveux coupés de force par les membres de la brigade qui les auraient aussi battus. Un de ses amis, Anas, dit avoir été détenu il y a plus d’un mois par le même groupe, dans un quartier chic de Tripoli.
Anas affirme avoir été arrêté dans un café avec un ami. Pendant deux jours, les deux hommes ont été prisonniers de ce groupe qui les a « punis » en les battant et en les humiliant, notamment en rasant les longs cheveux d’Anas.
Depuis sa libération, les miliciens continuent à l’appeler pour le menacer et lui proposer des rapports sexuels.
Assis à côté de lui, Hadi soupire : « Je me laisse pousser la barbe maintenant pour qu’ils me laissent tranquille ».
En Libye, l’homosexualité est un sujet tabou : « A la maison nous faisons comme si nous étions hétéros, on ne peut absolument pas en parler ! »
Selon le groupe d’amis, des attaques similaires se sont multipliées depuis le mois de janvier.
« Avant ils (les miliciens) étaient trop occupés avec la révolution et les pro Kadhafi », estime Hadi.
Depuis la chute de l’ancien régime, les autorités de Tripoli tentent de reprendre le pays en main.
Priorité : démanteler les nombreuses milices qui ne sont pas sous son contrôle. Une opération, lancée en septembre, a tenté de désarmer les milices et groupes armés illégaux.
De nombreuses milices sont désormais sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur ou de la Défense, mais le pouvoir central a besoin de certaines d’entre elles pour garantir la sécurité.
Dans certaines régions, notamment dans l’Est, ce sont les milices, intouchables, qui font la loi.
« Nous voulons quitter la Libye » Les photos ont été retirées de la page Facebook de la brigade Nawassi mais elles étaient encore visibles dimanche sur la page Facebook d’une autre brigade, sans lien avec la première, la brigade al-Burkan (la brigade du volcan).
Inquiets, les quatre amis veulent quitter la Libye.
« Pourquoi ne nous laissent-ils pas tranquilles ? Nous ne faisons de mal à personne.
Nous voulons aller en Egypte à la fin de l’année. Peut-être que nous y resterons. Nous rêvons tous d’aller en Hollande parce que là-bas ils respectent les droits des gays. »
22 septembre 2010
http://yagg.com/2010/09/22/mobilisa…
Publié par Judith Silberfeld
Il n’y a pas si longtemps, Nesma (prénom d’emprunt) était étudiante à Tripoli, en Libye.
Sa vie a basculé en juillet 2008, lorsque d’autres étudiantes, qu’elle pensait être ses amies, ont commencé à écrire sur elle sur un blog, à parler de son homosexualité, avec des détails sur son domicile, sa famille…
Depuis un peu plus de six mois, elle vit à quelques kilomètres de Metz, chez des amis de sa sœur.
Elle espère obtenir l’asile en France.
Dans une lettre envoyée hier soir, une dizaine d’associations LGBT nationales et locales (Fédération nationale LGBT, LeZ Strasbourgeoises, Trans Aide, La Lune, Le Nouveau Phare, Homos Musulmans de France, Couleurs Gaies, le Centre LGBTI de Strasbourg…) demandent au préfet de Moselle « de bien vouloir faire preuve de bienveillance (…) pour autoriser le dépôt en France de sa demande d’asile ».
Parce que Nessma est passée par l’Italie pour entrer en France, le règlement Dublin II voudrait que ce soit ce pays qui statue sur sa demande, mais le préfet peut décider d’y déroger.
Nessma « est sous le choc des événements graves qui sont advenus dans sa vie ces derniers mois, souligne la lettre.
Sa santé morale a été entamée par son arrestation pour homosexualité, les viols, les pressions familiales et l’expatriation (…)
En France, elle est entourée d’un cercle amical qui lui apporte une stabilité matérielle et morale.
[Elle] ne retrouvera pas en Italie la sociabilité nécessaire à sa reconstruction psychologique, notamment après le traumatisme qui serait engendré par un deuxième déracinement. (…)
Compte tenu des accords internationaux qui lient l’Italie à la Lybie, nous craignons qu’une demande d’asile déposée par [Nessma] ne soit pas instruite en Italie avec toute l’impartialité qui s’impose ».
Nessma est convoquée le 24 septembre.
De passage à Paris pour rencontrer les responsables de l’Association de reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour (Ardhis), Nessma a pris le temps de venir à Yagg raconter son histoire.
Qui êtes-vous ?
Je suis Libyenne, j’ai 25 ans, j’ai fait trois ans d’études supérieures en Libye, puis j’ai dû mettre un terme à mes études.
Je dois préciser, pour une meilleure compréhension, que je suis d’origine syrienne, mes parents sont venus en Libye il y a 37 ans, pour travailler.
Je suis née en Libye. Je suis lesbienne.
Pourquoi avez-vous dû arrêter vos études ?
Parce qu’un groupe de filles – qui étaient mes amies – ont lancé un blog à mon sujet, elles ont fait un scandale autour de mon homosexualité, elle ont pratiquement détruit toute ma vie, tout mon avenir à l’université, dans ma famille, dans toute la société dans laquelle je vivais.
Je travaillais à temps partiel en tant qu’interprète anglais/arabe. Pendant un an je n’ai pas pu sortir de chez moi. Ni pour mes études, ni pour travailler.
Rien. Les gens venaient chez moi, ils frappaient à la porte, ils demandaient « Où est Nessma ? ».
On a raconté des choses à ma famille, à mes parents, on a emmené ma sœur au commissariat pour l’interroger, on m’a emmenée, j’ai passé deux jours en prison. C’était il y a deux ans.
Il s’est passé tellement de choses, je ne pouvais rien faire.
À part rester chez moi à avoir peur de tout le monde, à ne jamais me sentir en sécurité. C’est tout. À un moment, la vie ne peut pas continuer comme ça, ma vie… Voilà.
Est-ce que vos parents savaient que vous étiez lesbienne ou l’ont-ils découvert à ce moment-là ?
Ma sœur, qui est plus âgée que moi, le savait. Pas mes parents.
On ne leur a pas dit la vérité, on leur a dit « votre fille est mauvaise, elle fait des choses avec tout le monde », on m’a fait passer – excusez-moi d’utiliser ce mot – pour une traînée. Ils ne savent pas ce qu’est une lesbienne, ils pensent qu’elle va avec les filles et les garçons et tout le monde.
À partir de ce moment-là, tout le monde a commencé à vouloir me toucher, à avoir des relations sexuelles avec moi, par la force ou consenties, tout.
Ma mère m’a emmenée en Syrie pour m’y marier, j’ai failli épouser un cousin, je me suis enfuie.
e-llico :
Une lesbienne libyenne, arrêtée pour homosexualité et violée se bat pour obtenir l’asile politique de la France à Metz
Nessma a fui son pays d’origine, la Libye, à cause des persécutions dont elle y a été victime en raison de son orientation sexuelle depuis 2008.
Une fois connue son orientation sexuelle, Nessma a été arrêtée, violée à plusieurs reprises par un commissaire de police puis remise entre les mains de sa famille qui a cherché à la marier de force.
Plusieurs documents émanant de la police libyenne prouvent son arrestation et sa rétention pour motif d’homosexualité.
Nessma est arrivée en France avec un visa "Schengen" après une escale en Italie.
La Préfecture de Moselle, où elle a déposé une demande d’asile, lui a été refusé cette demande en vertu de la réglementation européenne qui stipule que sa demande doit être instruite par le pays européen qui lui a délivré le visa, en l’occurrence l’Italie.
Or de nombreux rapports émanant d’ONG et du Haut Commissariat aux Réfugiés (ONU) dénonce la situation difficile des demandeurs d’asile en Italie depuis la signature d’un accord de réadmission avec la Libye.
L’homosexualité masculine et féminine est passible en Lybie de 3 à 5 ans d’emprisonnement.
Mis en ligne le 22/09/2010

"Tant qu’une seule femme sur la planète subira les effets du sexisme, la lutte des femmes sera légitime et le féminisme nécessaire". Isabelle Alonso