1. Dans cette liste de mots quels sont les 2 points communs, en quoi ces mots se ressemblent-ils ?
Courage, plaisir, raisonnement, jugement, sport, rire, calme, soleil, tonnerre, arbre, bolide, sang, compte en banque, trésor, immeuble
Si les enfants ne trouvent pas, leur présenter la deuxième liste pour comparaison
Réponse :
Que des mots masculins et que des qualités ou des éléments agréables ou puissants
2. Même question pour cette liste
Peur, paresse, bêtise, vantardise, grosseur, faiblesse, gourmandise, lune, herbe, pluie, voiture, pauvreté, larme, maison, ordure
Réponse :
Que des mots féminins et que des défauts ou des éléments désagréables ou faible ou peu intéressants.
3. Bien sûr quelquefois c’est l’inverse, mais c’est plus dur à trouver
Exemples : la volonté, la fierté, la raison, l’audace…
« mais pourquoi ces noms sont-ils au féminin, alors qu’ils conviennent mieux aux hommes »
Le vice, le mensonge…
« mais pourquoi ces noms sont-ils au masculin, alors qu’ils conviennent mieux aux femmes ».
Le sexisme c’est ça.
4. A votre avis, est-ce par hasard ou bien cela a-t-il été décidé volontairement ? Par qui ?
Réponse :
Au fil du temps, les hommes ont décidé seul du langage et ont instinctivement délaissé les mots féminins flatteurs, surtout quand au 17ème siècle (il y a 350 ans) une Académie composée uniquement d’hommes est venue imposer des règles. (On sait qu’au Moyen-âge les noms des professions étaient féminisés aussi, alors qu’aujourd’hui, on dit Madame le…)
5. A votre avis quels sont les conséquences sur la petite fille et le petit garçon qui apprennent à parler ?
Réponse :
Une influence capitale et désastreuse, la petite fille entre dans un monde où ce qui est féminin est en partie dévalorisé, moqué, de quoi lui faire regretter son genre, de quoi entrainer des complexes d’infériorité (manque d’audace, de volonté, d’assurance, d’intérêt pour l’extérieur à la famille…)
C’est l’inverse pour le garçon qui devient facilement prétentieux…et qui pense qu’il est le plus intelligent, qu’il aura droit à un travail et que le travail scolaire : c’est pour les filles…
Plus tard, il tiendra les murs de la cité.
Comme on ne peut changer le vocabulaire, il faut montrer que les qualités dites masculines et dites féminines ne sont pas "naturelles" dues au sexe à la naissance mais dues à l’éducation de l’environnement : les parents, la famille, les petit-e-s du même âge…
Et que ce qui s’est développé peut se corriger !

