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La « plaisanterie » homophobe et humiliante d’une députée UMP "Barèges"

HETERHOMO : bien entendu elle n’est pas homophobe !

Une fois de plus, l’homophobie ça n’existe « que chez des homos qui se détestent et c’est naturel » dit un prélat, et plus ils sortiront des saletés homophobes et moins ils le seront, bref on doit fermer nos gueules et pas les accuser, si non il y a diffamation.

UMP complice, Sarkozy n’écoute plus que la frange et la fange extrême droitière, constituée par Barèges. Vive l’ouverture au FN.

Barèges a voulu créer le Buzz à l’attention des électeurs du FN, elle savait qu’elle ne serait pas sanctionée, qu’elle serait applaudie par 80 de ses acolytes, voire en sous-main par sa hiérarchie.

Elle terrorise , fiche, intimide sa population, elle réduit les assistés à la mendicité, elle criminalise les pauvres. Les urnes doivent punir de telles ignominies.

Avec des agissements pareils tous azimuts, elle dépasse Megret lorsqu’il sévissait à Vitrolles ; il parait évident qu’elle est le vivier, le laboratoire d’idée de l’UMP pour doubler le FN sur sa droite, ce qui ne peut se dire officiellement .

La mobilisation continue contre les propos homophobes de Brigitte Barèges

Têtu par Gabriel Maffre 03 juillet 2011,

A Montauban, après un troisième rassemblement de protestation cette semaine, les manifestants promettent de reprendre la mobilisation à la rentrée.

C’est la troisième action du genre. Cent cinquante personnes ont manifesté jeudi après-midi devant les grilles de l’hôtel de ville de Montauban. Un rassemblement à l’appel du Collectif Midi-Pyrénées pour l’égalité des Droits et soutenu par une quinzaine d’organisations syndicales et politiques, visant à protester une nouvelle fois contre les propos homophobes de la députée-maire Brigitte Barèges.
Pour cette nouvelle mobilisation, les manifestants ont cette fois-ci profité d’un conseil municipal pour dénoncer « la banalisation de l’homophobie ».
Le 3 juin dernier, c’est un drapeau arc-en-ciel géant qui avait été déployé à l’entrée d’un festival de musique, on pouvait lire sur des pancartes : « L’homophobie tue ! Brigitte Barèges complice. »
Des actions coup de poing assorties de tractages et de rencontres avec une population majoritairement réceptive et solidaire.

Nouvelles actions après les vacances

Le Collectif pour l’égalité des Droits ne compte pas s’arrêter là et promet de nouvelles actions après les vacances d’été.
Un appel est d’ores et déjà lancé pour une grosse mobilisation en septembre.
« On ne veut plus se faire traiter de citoyens de seconde zone, d’animaux. On dit stop à cette haine », a expliqué Hervé Hirigoyen, porte-parole du collectif.
Et de rappeler, non sans humour : « Vous savez madame Barèges, nous sommes des éléphants, nous avons beaucoup de mémoire pour les futures échéances. Nous sommes aussi des lions, des tigres, nous ne lâcherons pas. »
De son côté, Act-Up Sud-Ouest exige « l’exclusion de l’UMP pour Brigitte Barèges, ainsi que sa démission des mandats de députée et de maire de Montauban ».

Refusant les balbutiements d’excuses de l’élue suite au tollé provoqué par ses propos, le collectif « attendait un comportement digne d’un représentant de la République lors du vote du 14 juin en faveur du projet de loi qui aurait enfin ratifié l’égalité des citoyen-ne-s homosexuel-le-s. » Sans surprise, Brigitte Barèges a voté contre…

Têtue par Rédaction (avec agence) 25 mai 2011,

Brigitte Barèges, députée UMP, a provoqué un tollé en lançant, à propos d’un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? » avant de se rétracter.

La commission des Lois de l’Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi PS visant à ouvrir le mariage aux couples homosexuels, aujourd’hui, lorsque « l’incident » s’est produit.

Brigitte Barèges, députée-maire UMP de Montauban, s’est exclamée : « Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ?  »
Des propos entendus et confirmés par plusieurs députés, comme les socialistes Bruno Le Roux et George Pau-Langevin – tandis que Mme Barèges, sollicitée par l’AFP, n’avait pu être jointe en fin d’après-midi. « Le ton de la plaisanterie »

Lors de la réunion, comme plusieurs de ses collègues PS protestaient, la députée a rétorqué qu’elle avait dit cela sur le « ton de la plaisanterie », qu’elle était personnellement « favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants » et que l’on « ne pouvait pas la suspecter d’être homophobe »

Le président de la commission des Lois Jean-Luc Warsmann (UMP) a alors suggéré de retirer les propos de la députée UMP du compte-rendu de la réunion.

A noter que Brigitte Barèges fait partie du collectif parlementaire de « La droite populaire » aux thématiques les plus à droite de l’UMP, et qui milite pour un rapprochement avec le Front national.

Parmi ses membres les plus éminents, on notera Christian Vanneste (« l’homosexualité est inférieure moralement à l’hétérosexualité »), Jacques Myard qui a parlé de l’homosexualité comme d’une « perversion », Thierry Mariani qui comparait récemment l’homosexualité à la polygamie…

Le mariage discuté début juin

Par ailleurs, la proposition de loi pour que « deux personnes de sexes différents ou de même sexe » puissent contracter un mariage, qui sera discutée en séance publique à l’Assemblée nationale le 6 juin, a sans surprise été rejetée par la commission des Lois.
Le député UMP Etienne Blanc a jugé cet après-midi qu’« avec le PaCS, de nouveaux droits ont été consentis » aux homosexuels et qu’« ils répondent suffisamment aux besoins ».

Il s’agit au contraire d’« Un choix politique au sens le plus noble qui soit », a dit le socialiste Patrick Bloche, auteur de la proposition de loi.

L’écologiste Noël Mamère pour sa part, lançait : « Ne soyez pas réactionnaires ! La société est en avance par rapport au politique. » Avec AFP. Photo : DR.

HETERHOMO : les Français pour à 57 % en 2010

RÉACTION DE HES

« Les propos de Brigitte Barèges nous plongent dans les très mauvais souvenirs du débat sur le PaCS, déclare ce soir Gilles Bon-Maury, président de HES. Ce sont ces mauvaises plaisanteries qui autorisent toutes les violences et toutes les discriminations subies au quotidien par les LGBT. HES attend de Brigitte Barèges des excuses, et demande à l’UMP une dénonciation claire et précise de ce dérapage. »

HETERHOMO : propos calculé à l’attention des électeurs du FN, aucune excuse à attendre, un seul mot d’ordre : "dégagez !"
Pour cela il faut un printemps Français sur une grande place.

Présent hier lors de la séance, Patrick Bloche (PS) précise les circonstances de l’incident : « Brigitte Barèges commence en disant “Nous avons voté le pacs” et là nous protestons, car à part Roselyne Bachelot, personne à droite n’a voté le pacs », explique le député-maire du 11e arrondissement à Rue89.
« Puis Claude Goasguen, un des plus furieux adversaires du pacs en 98, intervient (…) pour faire un exposé juridique.
Barèges reprend son topo et là, elle dérape, en parlant d’union d’animaux et de polygamie. Ça a été dit distinctement et posément. »

Les condamnations pleuvent
Depuis hier, les réactions d’indignation ne cessent d’affluer.
Jean-Luc Romero, conseiller régional apparenté PS d’Ile-de-France, se dit « consterné » par ces propos.
« Depuis quelques années, l’UMP laisse nombre de ses parlementaires tenir des propos mettant en cause les personnes LGBT à l’image de Christian Vanneste qui n’a jamais été sanctionné par son parti » écrit-il dans un communiqué, demandant à l’UMP « d’exclure enfin ces élus qui déshonorent la République ».
Les propos sont « pathétiques et vulgaires » pour Christophe Girard, adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) ;
ils « illustrent bien toute la subtilité et la délicatesse dont elle est capable » selon Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche.

Quant aux associations, certaines ont cru « être revenues au siècle précédent », soit au temps du débat sur le pacs, à l’instar de SOS homophobie.
« Derrière sa bêtise rance, la phrase de Brigitte Barèges nous rappelle qu’aucun argument sérieux pour interdire le mariage aux couples de gays et lesbiennes n’a jamais été avancé.
Que c’est le conservatisme seul qui a toujours été le moteur de l’immobilisme en matière d’égalité des droits » écrit SOS homophobie, qui souhaite « que les élus qui débattront à l’Assemblée nationale (du mariage homo) fassent preuve de dignité ».

Pas de sanction

« Osez le féminisme », pour sa part, a dénoncé « fermement ces propos qui reflètent une vision très réactionnaire de la société ».
« Brigitte Barèges a indiqué avoir signé notre appel lancé avec le collectif La Barbe intitulé “Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent”.
Nous considérons cette signature comme nulle et non avenue. »

Quant à l’Association des familles homoparentales (ADFH), elle « va étudier toutes les options, y compris judiciaires, pour rappeler que lorsque des propos sont injurieux ou présentent un caractère dégradant à l’encontre d’une minorité, son pourfendeur doit être sanctionné ».
Ce qui n’a pas été le cas pour Brigitte Barèges, qui a seulement fait l’objet d’une « condamnation » de Jean-François Copé par voie de communiqué.

MISE A JOUR 16h15 : NOUVELLES RÉACTIONS

L’Inter-LGBT « condamne très fermement ces propos qui tendent à banaliser l’homophobie et attend des excuses de la part de la députée ». L’interassociative « attend de la part du président de l’Assemblée nationale toute la fermeté nécessaire pour éviter que de tels dérapages se reproduisent lors du débat en séance publique ». Le CCH estime que « ces propos injurieux et outranciers montrent que l’UMP n’a pas rompu avec ses vieux démons, surgis sur la scène publique à l’occasion des débats parlementaires sur le PACS en 1998-1999 ».

Le Collectif « demande solennellement à Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP de la sanctionner comme il avait sanctionné, à juste titre, Josiane Plataret, candidate suppléante UMP aux cantonales de mars 2011 en Ardèche pour des commentaires racistes sur les Arabes et les Musulmans diffusés sur sa page Facebook ».

La Fédération LGBT « rappelle qu’il est plus que pertinent d’adapter les lois et les institutions à l’évolution, non pas des mœurs, qui renvoient à une sexualité mal digérée pour celles et ceux qui les évoquent, mais à l’aspiration légitime des citoyens à l’égalité.
Brigitte Barèges devrait avoir appris qu’elle utilise le même raisonnement que ceux qui se sont opposés, en leur temps, au droit de vote des femmes, à l’égalité des femmes dans la société, encore loin d’être satisfaisante aujourd’hui. »

Mesdames et Messieurs les député-e-s, élevez le débat

Communiqué de SOS-Homophobie Publié le 26 mai 2011

SOS homophobie a cru, l’espace d’un instant, être revenue au siècle précédent en entendant les propos tenus par la députée UMP Brigitte Barèges ce mercredi 25 mai.

Il est inutile d’expliquer à Mme Barèges en quoi de tels propos sont insultants et dégradants.
La volée de bois vert a été instantanée, tant de la part de l’opposition que dans son propre camp.
Mais en ouvrant ainsi le bal, l’élue UMP laisse présager du pire dans les jours à venir : est-ce à ce niveau que le débat va se tenir ?
Va-t-on avoir droit au même défilé de perles homophobes qui avait infesté l’espace public lors du vote du PaCS, à la fin des années 1990 ?
Les opposant-e-s au mariage pour les couples de même sexe sont-ils et elles à ce point à court d’idées ?
Car derrière sa bêtise rance, la phrase de Brigitte Barèges nous rappelle qu’aucun argument sérieux pour interdire le mariage aux couples de gays et lesbiennes n’a jamais été avancé.
Que c’est le conservatisme seul qui a toujours été le moteur de l’immobilisme en matière d’égalité des droits
.

SOS homophobie invite les député-e-s français-es à être à la hauteur de leur mandat confié par les citoyen-ne-s français-es, et à assurer les bonnes conditions d’un débat de grande importance le 9 juin prochain.
En proférant de telles inepties, Mme Barèges ne fait pas honneur à sa fonction.
Elle empêche tout débat de fond ; un débat pourtant essentiel, aujourd’hui, pour des millions de Français-es.
Pour les gays et lesbiennes, bien sûr, mais plus globalement pour tou-te-s celles et ceux, en France et dans le monde, qui ne peuvent tolérer qu’une société hiérarchise ses membres en fonction de leur orientation sexuelle.

SOS homophobie souhaite que ce "dérapage" reste un cas isolé, et que les élu-e-s qui débattront à l’Assemblée nationale le 9 juin prochain fassent preuve de dignité.
Notre association formule également le voeu que chaque parlementaire vote en son âme et conscience pour l’idée de la société qu’il/elle veut porter, et non pour des raisons électoralistes ou par esprit de corps avec son camp.
Qu’ils et elles prouvent que les Droits de l’Homme ne peuvent être ni bradés ni négociés, mais doivent simplement être respectés dans une République démocratique qui se prétend telle.

Brigitte Barèges, l’UMP qui dépasse les bornes

« Effectivement, c’est au-delà des limites. »
Christian Vanneste, l’un des porte-drapeaux de la liberté d’expression et membre du très droitier collectif de la Droite populaire, le reconnaît lui-même : sa collègue Brigitte Barèges a eu « une comparaison un peu excessive ».

Cette sortie lui permet d’intégrer le club des élus UMP qui dépassent les bornes : les Christian Vanneste qui qualifient l’homosexualité d’« inférieure », les Chantal Brunel qui veulent remettre les immigrés « dans les bateaux », les Eric Ciotti qui proposent de mettre en prison les parents de délinquants, les Claude Goasguen qui veulent « limiter » la binationalité en créant un « registre » spécifique, les Jacques Myard qui comparent homosexualité et zoophilie et assimilent l’homosexualité à une « perversion sexuelle », ou encore les Claude Guéant qui pensent que l’augmentation du nombre de musulmans en France « pose problème ».

Brigitte Barèges nous a également refait vivre les grandes heures des débats sur le PaCS, en 1998. Non pas les larmes de Christine Boutin à l’Assemblée nationale, mais le florilège de déclarations homophobes des députés de droite qui avaient accompagné l’examen du projet : la proposition de Dominique Dord (l’actuel trésortier de l’UMP, alors député de Démocratie libérale) de signer le PaCS dans « les services vétérinaires » ; l’interrogation de François Vannson, député des Vosges (« Pourquoi pas avec des animaux de compagnie ? ») ; ou encore la remarque de Jacques Myard, élu des Yvelines (« Il y a des zoophiles, aussi… »).

Mercredi, la députée de Montauban n’a d’ailleurs pas dit autre chose que les leaders des groupuscules d’extrême droite.
« Demain si ça continue comme ça on va nous faire croire que des hommes peuvent se marier avec des chiens et des femmes avec des arbres », avait déclaré Franck Abed, membre de Génération FA8 (catholiques intégristes), lors d’un rassemblement, en novembre 2009
.

Ironie de l’histoire, Brigitte Barèges était, en 2004, rapporteur du texte réprimant les injures homophobes et sexistes.
Il y a quelques jours, elle soutenait l’appel contre le sexisme lancé après l’affaire DSK.
La députée aurait-elle malencontreusement dérapé mercredi ? Dans un communiqué publié le soir même, elle reconnaît des propos « maladroits » mais réfute leur « caractère homophobe ». Elle se défend en invoquant un « raisonnement par l’absurde » et une phrase « prononcée dans un contexte de dérision ».

Le 9 mai, elle avait fait l’apologie de la liberté d’expression en défendant Laurent Wauquiez, parti en croisade contre « l’assistanat » « cancer de la société » : « Le politiquement correct nous fait du tort », a-t-elle dit.
Pour Sylvia Pinel, députée (du parti radical) dans la circonscription voisine, « une élue de cette expérience là, avocate de formation, connaît le poids des mots, surtout en commission à l’assemblée, où des comptes-rendus sont rédigés. Mais elle est toujours dans la polémique, surtout localement ! ».

« Elle est dans la droite ligne de la Droite populaire (Ndlr : l’aile droitière de l’UMP, avec Thierry Mariani, Christian Vanneste, Jacques Myard, Lionnel Luca, etc.), qui tient des positions très dures sur la sécurité, les étrangers, les homosexuels », ajoute la députée radicale, citant l’extension de la déchéance de la nationalité et les tests ADN.

A l’Assemblée, Brigitte Barèges cosigne régulièrement des propositions de loi émanant de l’aile droite de l’UMP (voir sa fiche de députée) : celle de Christian Vanneste réclamant la déchéance de la nationalité pour les criminels, celle de Chantal Brunel visant à réprimer les situations de polygamie, celle d’Yves Nicolin souhaitant rendre obligatoire la castration chimique pour les coupables d’agressions sexuelles sur mineur de 15 ans, celle de Thierry Mariani visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie, ou encore celle de Lionnel Luca visant à la mise en place d’un service à la Nation pour les jeunes Français.
L’un de ses chevaux de bataille : la lutte contre les mariages blancs. Une croisade qu’il l’a amenée à commettre la semaine dernière une faute passible de poursuites judiciaires.

Soupçonnant un mariage blanc entre une Française et un Marocain, la maire de Montauban a ainsi réalisé une audition du couple (ce que la loi lui permet) et alerté le procureur en signalant des incohérences dans les versions des conditions de leur rencontre et en invoquant le statut irrégulier du futur époux.
Le substitut du procureur ne constate aucune anormalité et donne son feu vert au mariage le 19 mai.
« Le compte-rendu de la mairie était mensonger. C’est une affaire hallucinante », rapporte à Mediapart une source du Syndicat de la magistrature.
« Le futur marié était en situation régulière depuis mars, son arrêté de reconduite à la frontière ayant été annulé. »

Deux jours plus tard, Brigitte Barèges invoque « des éléments nouveaux » et décide unilatéralement de ne pas célébrer le mariage. Une décision en violation de l’avis du procureur qui constitue une « voie de fait » et qui devrait la mener devant le tribunal administratif.
Plus grave : les futurs mariés, n’ayant pas été avertis, sont arrivés à la mairie le samedi pour le mariage.
L’épouse dit se sentir « humiliée ». Réponse de l’officier d’état civil : « C’est comme ça quand on se met avec un Arabe. » Le soir, elle fera une tentative de suicide qui la conduira à l’hôpital.


Politique sécuritaire, chasse à l’assistanat : dans son fief de Montauban, Brigitte Barèges propose un cocktail explosif mêlant les idées de la Droite populaire à celles de la Droite sociale de Laurent Wauquiez.
« Elle épouse tout ce qui est à la mode ! Un jour on la voit avec la Droite populaire, un jour elle s’affiche avec la Droite sociale », ironise Claude Mouchard, leader de l’opposition socialiste à Montauban et conseiller général.

« Localement, elle essaye de passer la main dans le dos du Front national », estime-t-il.
C’est d’ailleurs en surfant sur l’insécurité et en profitant de l’embrasement d’un quartier sensible de la ville, en 2001, qu’elle a pris la ville aux socialistes, au pouvoir depuis 36 ans
.

A l’époque, L’Express la décrit, dans son dossier sur le « système Barèges » comme une maire aux « méthodes d’un bon petit soldat de Nicolas Sarkozy ».
En 2008, sa victoire à quelques voix près a été vivement contestée. « Brigitte Barèges est élue après que Claude Mouchard a été déclaré vainqueur… », ironisait en titre La Dépêche du Midi.

Ancien adjoint en charge de la police municipale et bras droit de Brigitte Barèges, Pierre Poma a claqué la porte en 2008 à la suite de « désaccords » avec ses méthodes. Il évoque ses « comportements agressifs et violents », des « propos déplacés en privé », une « manière directive de fonctionner », « un autoritarisme au pouvoir », et décrit une élue « en bagarre permanente avec tout le monde : les préfets, les présidents des conseils général et régional ».

Cet artisan de la politique de sécurité de la maire de Montauban (56.000 habitants) déplore que « la police municipale, mise en place en 2001, ne fasse plus de prévention mais que de la répression : verbalisation de la mendicité, des jeunes qui font du bruit avec les mobylettes, PV anti-stationnement ». La vidéosurveillance mise sur pied (une douzaine de caméras dans le centre en 2001) a quant à elle fait un bond (une trentaine aujourd’hui).

« On a une droite dure à Montauban qui gouverne à coups de pressions et d’intimidations, dénonce Claude Mouchard. Brigitte Barèges est capable de tout, elle invective constamment l’opposition, elle va chercher les gens sur leur vie privée. Son dérapage de mercredi ne me surprend pas ! »

La spécialité du maire ? Le « fichage », selon ses détracteurs. « J’ai des fichiers sur tous les élus de l’opposition, alors tenez-vous à carreau ! », aurait-elle lancé à l’élue de gauche Marie-Claude Bouyssi.
Ce que confirme Pierre Poma : « Elle a un cabinet noir, un réseau de quelques amis peu crédibles qui lui apporte des renseignements sur des gens qu’elle n’aime pas. »

Dernière trouvaille en date, « ficher les familles bénéficiaires des aides sociales de la mairie et des associations », selon Claude Mouchard.
Le but ? « Les montrer du doigt et alimenter ses discours. » « On perd le sens des droits et surtout des devoirs », expliquait récemment la députée en soutenant les mesures chocs de Laurent Wauquiez pour lutter contre « l’assistanat ».
« Elle est dans la ligne “il y a trop d’assistés” », résume Claude Mouchard, qui compte alerter la Direction de solidarité départementale et saisir, si nécessaire, la CNIL.

La députée mettrait également la pression sur les associations qui bénéficient de subventions municipales.
« Son directeur de cabinet a reçu les associations pour leur dire de mettre le nouveau logo de la mairie sur tout ce qu’elles produisaient, sinon les subventions seraient supprimées », explique Claude Mouchard.
Il y a deux ans, le Secours populaire a vu sa subvention réduite de 50%, cette année elle avait carrément disparu ! »

Mercredi soir, les propos de la maire de Montauban ont en tout cas déclenché de vives réactions à gauche mais aussi dans les associations de défense de droits des homosexuels. GayLib, associé à l’UMP, a menacé de se mettre en retrait du parti présidentiel.
« On est effondrés par la teneur de ces propos et on est étonnés car on connaît bien Brigitte Barèges et on a toujours cru qu’elle nous était favorable », a expliqué Dominique De Souza Pinto, sa vice-présidente.

Dans un communiqué laconique, Jean-François Copé a condamné « ces propos inacceptables (qui) ne sont évidemment en rien le reflet d’une quelconque position de l’UMP » et a « (pris) acte » des excuses de la députée.
Pour autant, aucune sanction n’a été prise, à la différence de l’épisode des cantonales de mars 2011, où Josiane Plataret, candidate suppléante UMP en Ardèche, avait été suspendue après des commentaires racistes sur les Arabes et les musulmans diffusés sur sa page Facebook.

A Montauban, des militants contre les discriminations interpellent Brigitte Barèges

Têtu par Gabriel Maffre 06 juin 2011,

INTERVIEW. Après les propos homophobes de la députée-maire UMP, le Collectif pour l’égalité des Droits a manifesté vendredi pour rappeler son rôle à l’élue. Compte-rendu du porte-parole du Collectif.

Pont de l’Ascension et mauvais temps n’ont pas aidé à la mobilisation.
A l’appel du Collectif Midi-Pyrénées pour l’égalité des Droits, une quarantaine de personnes ont manifesté vendredi soir à Montauban pour dénoncer les propos homophobes de Brigitte Barèges, qui s’était demandé si on n’autoriserait pas le mariage des animaux si l’on autorisait celui des homos.
Profitant de sa présence à un festival de musique, le collectif souhaitait rappeler à la députée-maire UMP son rôle de représentante de la République.
A ce jour, il refuse d’accepter « les balbutiements d’excuses présentées par Madame Barèges ». Alberto Bianco, porte-parole du collectif, fait le point sur la soirée :

TÊTU : Comment s’est déroulée la manifestation ? Quelle fut la réaction du public ?

Alberto Bianco : Arrivés sur l’esplanade Eurythmie où se déroulait le festival de musique « Alors chante ! », nous avons déployé le drapeau arc-en-ciel de vingt-cinq mètres.

De nombreuses personnes présentes pour le concert sont venues spontanément tenir le drapeau.
Après, nous avons distribué des tracts. La plupart des gens ont très bien accueilli notre initiative, certains ont demandé s’il y avait une pétition à signer et d’autres ont eu un échange très enrichissant avec nous.
A aucun moment, nous n’avons ressenti de l’hostilité ou des réactions agressives.

Avez-vous rencontré, comme vous le souhaitiez, Brigitte Barèges ? Qu’attendez-vous concrètement d’elle ?
Brigitte Barèges était présente sur les lieux mais n’a pas souhaité nous rencontrer. Elle est restée cloîtrée à l’intérieur du restaurant.
Le collectif va multiplier les actions et appelle toutes les associations qui militent contre la discrimination à le rejoindre.
Nous attendons désormais un comportement digne d’un représentant de la République, nous demandons qu’elle vote le 9 juin prochain pour le projet de loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe.
Ce n’est qu’à ce moment que le Collectif Midi-Pyrénées pour l’égalité des Droits acceptera les excuses de Brigitte Barèges
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Le 6 juin, débutera à l’Assemblée Nationale le vote du dit projet de loi. Etes-vous optimiste ?
Par nature, je suis optimiste. L’opinion publique y est favorable et après le retour que nous avons eu hier à Montauban, je pense que la droite dont est issue la députée-maire tout comme l’ensemble des représentants de la nation feraient une grande erreur de ne pas voter la proposition de loi du socialiste Patrick Bloche. La France, pays des droits de l’homme, serait une fois encore en retard sur la reconnaissance de l’égalité entre citoyen(ne)s au sein de l’Europe.

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Citations

"La primauté de la parole masculine, son aptitude à apparaitre « neutre et universelle » est l’un des mécanismes qui permet au masculin de servir de référence, de modèle et de prototype au genre humain". Godelier.

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