Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
La composition du personnel
Lors des entretiens menés avec les directrices d’écoles, elles nous ont toutes expliqué que l’égalité, prise dans un sens général, est une valeur très importante pour les écoles et que l’égalité entre les filles et les garçons en fait ainsi partie.
« L’égalité est bien sûr importante et a sa place dans mon école.
D’ailleurs, l’égalité est inscrite dans notre projet pédagogique, mais pas particulièrement l’égalité entre les filles et les garçons. »
« Pour nous, l’égalité entre les filles et les garçons est très importante.
Je pense que le plus important encore, est de ne pas faire de différence. »
« C’est un sujet que je trouve très important. Il y a un an, l’école a d’ailleurs participé à un projet lancé par la Ville, spécifiquement sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Toute l’école, y compris les classes de maternelle, s’est impliquée.
J’ai trouvé cela fort enrichissant. Les enseignantes maternelles ont créé une chanson sur l’égalité entre les femmes et les hommes avec les enfants.
Quant aux plus grands, ils ont dessiné leur perception de l’égalité entre les femmes et les hommes et nous avons affiché tous les dessins dans les couloirs afin que tout le monde puisse les voir. »
En discutant avec les directrices des écoles participantes, nous avons remarqué que l’égalité entre les sexes semble si évidente qu’elle ne fait pas l’objet d’une mention explicite.
C’est pourquoi elle n’est pas toujours formalisée dans le projet d’établissement, par exemple.
En général, la question de l’égalité entre les sexes est reprise sous le terme général ‘égalité pour tous’ et ne nécessite pas forcement une mention ou une attention distincte.
De plus, pour plusieurs directrices, l’important est de ne pas faire de
différence, voire même parfois de ne pas insister sur les différences afin de ne pas les marquer encore plus.
Or, ne pas faire de différence n’équivaut pas à faire l’égalité.
Ainsi, pour travailler sur l’égalité des chances entre les filles et les garçons, il est intéressant de reconnaître les différences et particulièrement
les stéréotypes de genre que la société transmet.
Pour pouvoir agir en fonction, on peut jouer avec ces stéréotypes afin de permettre le développement le plus large possible des compétences des filles et des garçons.
Sauf rares exceptions, les directrices rencontrées sont attentives à la composition équilibrée des classes avec une proportion plus ou moins égale de filles et de garçons.
« Mis à part cette année, où il y a plus de garçons que de filles dans la classse des premières, les classes sont mélangées à proportion égale de filles comme de garçons. »
Les activités à l’intérieur de l’école - en classe ou dans la cour de récréation -, tout comme à l’extérieur de l’école sont variées et chaque enfant y participe.
Les directrices interrogées tentent également, avec les budgets octroyés, d’acheter une variété de jeux et de matériel didactique, tout en essayant de satisfaire le plus grand nombre.
« Je suis sensible à ce que chaque enfant participe à nos activités.
Par exemple, lors de la journée sportive, ils peuvent tester toute une série de sports.
Cette année, il y avait du basket, du tennis, de la gym… »
« J’essaie d’avoir un choix varié de jeux et d’activités. Je ne fais pas forcément attention à tous les stéréotypes qui pourraient s’y dissimuler.
Toutefois, nous évitons, par exemple, à la St Nicolas, d’offrir des voitures aux garçons et des poupées aux filles !
Je privilégie des jeux plus neutres comme un puzzle ou un livre. »
« Cette année nous avons mis toute une série d’anciens jeux dans la cour, comme les billes et l’élastique.
Nous avons également des ballons et un mur d’escalade.
Les enfants peuvent jouer à tout, c’est très varié. »
« Bien entendu, nous faisons attention à ce que chacun y trouve son compte. Par exemple, nous n’achèterons pas de petit garage rose ou alors nous avons des vélos roses pour les filles et des vélos ‘Bob le bricoleur’ pour les garçons. »
¤ Mixité des classes
La mixité des classes permet à l’enfant d’échanger avec l’autre sexe, d’apprendre à le connaître et à partager avec lui tout en apprenant les différences (physiques) et les ressemblances.
Le travail des directeurs-rices et des enseignant-e-s est de favoriser ces échanges et d’offrir un environnement sans jugement de valeur dans lequel chaque enfant indépendamment de son sexe peut ‘se sentir à sa place’.
¤ Activités et matériel scolaires
La variété des activités et du matériel scolaires permet aux enfants de découvrir, de tester et de développer une multitude de compétences. En faisant attention aux stéréotypes sexistes ou en jouant avec, les
directeurs-rices et les enseignant-e-s peuvent choisir et mettre en place des activités et du matériel qui permettent aux enfants d’ouvrir leur vision du monde et de dépasser certains clichés sexistes.
Parfois, il suffit d’inciter l’enfant à tester un jeu ou une activité auquel/ à laquelle il n’a pas l’habitude de jouer.
Parfois encore, il suffit d’utiliser ce qui nous entoure pour permettre à l’enfant de réfléchir et de dépasser les stéréotypes.
Par exemple, lors d’une journée à l’extérieur où il est question de se déplacer en bus scolaire, profitez du déplacement en bus pour discuter avec les enfants sur le métier de chauffeur de bus. Qui est le chauffeur ? Un homme ? Une femme ? Ont-ils déjà rencontré des femmes chauffeurs
de bus ? Etc.
¤ Dans la cour de récréation
Les jeux de la cour de récréation peuvent très vite être stéréotypés.
Les filles jouent ensemble dans un coin à l’élastique et les garçons jouent au foot.
Les études ont montré que, très souvent, le plus grand espace et notamment le centre de la cour est occupé par les garçons, alors que les filles se réunissent en groupe dans les coins.
L’idée de varier un maximum les jeux dans la cour de récréation (élastique,
marelle, billes, jeux de ballons, petit mur d’escalade, vélos…) est une bonne pratique.
Pourquoi ne pas organiser une tournante de tous ces jeux afin que chaque enfant puisse effectivement participer et tester
tous les jeux et activités proposés ?
Et si les jeux de ballons prédominent, pourquoi ne pas organiser un tournoi de foot avec des équipes mixtes ?
Les jeux de balles peuvent également être diversifiés afin
d’éviter que le foot n’envahisse et ne domine systématiquement la cour de récréation.
Il faut malheureusement être toujours vigilant-e-s : même avec des jeux que l’on pourrait considérer comme mixtes ou neutres, les stéréotypes guettent en effet partout.
L’exemple des vélos roses pour les filles et du vélo ‘Bob le bricoleur’ pour les garçons le prouve.
En acquérant des vélos neutres, on ne renforce pas les stéréotypes de sexes et on ne contribue pas à la publicité de ‘marque’ par la même occasion.
Les directrices rencontrées ont mis en avant le fait qu’il existe très peu d’enseignants hommes dans les écoles maternelles et qu’il est difficile d’en trouver.
Or, de manière générale, les enseignant-e-s, comme les directrices, sont conscient-e-s de la valeur ajoutée d’un homme dans l’équipe enseignante, tant pour le personnel scolaire que pour les enfants.
Beaucoup souhaiteraient pouvoir engager des hommes mais ne savent où les trouver.
« J’aimerais beaucoup avoir un homme dans mon équipe d’enseignantes, malheureusement, ils sont très rares. Nous avons eu une fois un stagiaire qui était très bien, mais il n’a pas continué ses études. »
« Dans notre école, nous avons la chance d’avoir un enseignant de troisième maternelle qui apporte vraiment un plus à l’école, à l’équipe et aux enfants. Je fais en sorte qu’il se sente bien dans l’équipe, car ce n’est pas toujours évident de se retrouver dans une équipe composée uniquement de femmes ! »
Comme le disent très bien les directrices interrogées, force est de constater que les hommes sont malheureusement trop rares dans ce métier. Même si les rôles évoluent, et les mentalités également, le métier d’enseignant maternel reste encore trop bloqué dans une image traditionnelle, liée au soin et à la maternité, à savoir un métier principalement de femmes.
Un homme dans une classe maternelle d’accueil peut ainsi intriguer.
De plus, depuis l’affaire Dutroux, les hommes souhaitant s’occuper de
petits enfants doivent parfois affronter la suspicion.
Les quelques enseignants hommes préfèrent ainsi - qu’ils l’aient choisi librement ou non - s’occuper d’enfants plus âgés ou se diriger encore vers la psychomotricité.
Même si les rôles évoluent, et les mentalités également, le métier d’enseignant maternel reste encore trop bloqué dans une image traditionelle, liée au soin et à la maternité, à savoir un métier principalement de femmes.
Même si les hommes dans ce métier sont rares, les directeurs-trices peuvent mettre en place des stratégies pour inciter plus d’hommes à s’investir dans ce métier, et pour qu’ils se sentent ‘à leur place’ dans l’équipe.
Les actions positives qui consistent, à compétences égales, à privilégier un sexe sous- représenté dans un métier plutôt que l’autre peut être un bon moyen.
Si deux candidatures - l’une masculine, l’autre féminine et avec des compétences égales - sont ainsi proposées pour un poste d’enseignant, la directrice ou le directeur fera une action positive et non une discrimination en choisissant la candidature masculine plutôt que la féminine.
Lorsqu’un enseignant travaille dans un établissement, il est également conseillé d’éviter de le charger des tâches à connotation stéréotypées ‘masculines’, comme sortir les poubelles, organiser le tournoi de foot ou la journée sportive, etc.
Ceci, afin de ne pas renforcer les stéréotypes de genre. La cohérence entre une pédagogie égalitaire entre les sexes et la mise en pratique au sein même de l’organisation de l’école n’en sera que renforcée.
Il est aussi nécessaire de veiller à ce que l’enseignant maternel se sente bien au sein de son équipe majoritairement féminine. Ainsi, la direction peut évaluer, lors d’entretiens personnels ou communs, comment l’enseignant se sent et quels seraient les aspects à améliorer.

L’homophobie contribue à la propagation du SIDA dans de nombreux pays : « l’épidémie continuera tant que les homosexuels ne pourront pas réclamer un traitement sans craindre pour leur sécurité ». Elton John.