Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
« Le cerveau aurait-il un sexe ? »
Qu’est-ce qui pousse les petites filles vers les dinettes en plastique et les petites garçons vers les camions de pompiers ?
Attention : « Les attitudes éducatives restent très éloignées d’un modèle unisexe »
La tendance en Belgique : « filles et garçons même jouets ! »

Le Monde dans son édition datée du vendredi 7 août 09, le quotidien du soir s’est intéressé à la différenciation des genres durant l’enfance :
« De la couleur du pyjama au choix des jouets, les enfants évoluent très tôt dans un monde différencié.
Est-ce dû aux hormones, à l’éducation, à la pression sociale ? », se demande le journal dans un article intitulé « Poupées roses et autos bleues ».
« Entre les tenants des thèses "naturalisantes" et ceux qui, issus des sciences humaines, questionnent la domination masculine en analysant les inégalités de statuts et de rôles, le débat prend souvent l’allure d’un duel », constate Le Monde.
Ajoutant : « mais, si duel il doit y avoir, il n’est plus en faveur du
biologique ».
Dans l’article, plusieurs neurobiologistes récusent ainsi la thèse d’un « sexe du cerveau ».
Comme Catherine Vidal, qui affirme : « il n’y a aucune différence d’aptitudes cognitives, intellectuelles et émotionnelles, entre les cerveaux d’une femme et d’un homme.
Ou, plus exactement : ni plus ni moins qu’entre deux cerveaux d’individus d’un même sexe ».
Le Monde rappelle par ailleurs : « On le découvre chaque jour un peu plus : nos circuits de neurones, pour l’essentiel, se fabriquent au gré de notre histoire personnelle ».
D’où l’importance de l’apprentissage, des codes culturels et de l’imprégnation idéologique dans l’adoption des comportements de genre.
Et comme le souligne Gaïd Le Manner-Idrissi, professeur de psychologie du développement, « malgré l’évolution des mentalités, les attitudes éducatives restent aujourd’hui encore très éloignées d’un modèle unisexe dans la majorité des pays développés ».
Ainsi, « jeux, habits, décoration de leur chambre : les bébés, très tôt, évoluent dans un milieu physiquement différencié.
Résultat : quand, à la crèche, plusieurs types de jouets leur sont présentés, les filles âgées de 24 mois choisissent de préférence les jouets dits "féminins", les garçons ceux dits "masculins" ».
Et l’influence du milieu familial ne cesse de peser dans l’enfance, puis dans l’adolescence.
D’autant que les tâches domestiques sont encore largement assurées par les mères en France, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Commentaire du Monde : « les stéréotypes culturels ont de solides racines ».
Évident, mais bon à rappeler…
Par Marc Endeweld 11 août 2009
Le mouvement féministe Vie Féminine mène à l’approche de la Saint-Nicolas (qui est, à l’instar de Noël en France, le moment où les enfants belges reçoivent leurs cadeaux) une campagne plutôt originale pour lutter contre les stéréotypes dans le choix des jouets pour les enfants.
Car, malgré les discours officiels égalitaires, les rayons des magasins différencient toujours les jeux suivant le sexe : poupées pour les filles, petites autos pour les garçons.
Une identité conditionnée à des rôles sexués, fondée sur la domination masculine et l’hétérosexualité, est donc imposée aux enfants.
Or, « chaque enfant a besoin d’une diversité de modèles pour se construire », rappelle l’association.
Elle sensibilisera donc les parents en rue et devant des magasins de jouets de Bruxelles avec ce mot d’ordre : « Contre les stéréotypes, soyons inventifs ! Prenons le temps de faire plusieurs rayons, de feuilleter l’intégralité des catalogues… quel que soit le sexe du destinataire du cadeau !
Laissons les enfants jouer et grandir librement. » La Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre. …
Têtu

"Les Minangkabau de la province indonésienne de Sumatra Ouest, au nombre de quelque 8 millions de personnes, sont la plus grande société matrilinéaire dans le monde". Wikipédia