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Le foot, une arme contre la lesbophobie ?

Têtue par Patricia Huon 18 juin 2010,

Au Cap, de jeunes lesbiennes jouent au foot pour lutter contre les violences sexistes et lesbophobes mais aussi les crimes dont elles sont victimes.

L’équipe des Chosen Few à Johannesburg


Parallèlement à la Coupe du monde, un tournoi de football particulier se déroule dans le township de Khayelitsha, situé à 40 km du Cap.

Ce sont des équipes féminines qui s’y affrontent, et toutes les joueuses sont lesbiennes.
Parmi ces jeunes femmes, beaucoup ont déjà été abusées.
Si elles disputent cette compétition pour le plaisir du sport, elles espèrent aussi sensibiliser les Sud-Africains aux violences faites aux lesbiennes.

« Le football est un langage universel, affirme Funeka Soldaat, entraineuse de l’équipe Free Gender.
Le fait de voir jouer et de rencontrer des lesbiennes permet de changer l’état d’esprit des gens. C’est aussi l’occasion pour les Sud-Africains de réaliser que notre vie, ce n’est pas juste les violences homophobes, mais qu’on a aussi le droit de s’amuser ! ».

Une constitution très libérale, d’un côté, et des violences homophobes très importantes, de l’autre.

L’Afrique du Sud possède une des constitutions les plus libérales au monde et est le seul pays sur le continent africain à autoriser le mariage pour les homosexuels.
Pourtant, les meurtres homophobes et les viols « correctifs » de lesbiennes y sont encore monnaie courante.
En avril 2008, le viol et le meurtre d’Eudy Simelane, joueuse de l’équipe nationale de football féminin, ont donné un visage aux victimes de ces drames quotidiens.

Le tournoi, qui regroupe 12 équipes venues de tout le pays, se poursuivra pendant toute la durée du Mondial.

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Citations

« Il est frappant de constater que lorsqu’on aborde la plupart des aspects de la vie (développement de la fibre maternelle chez les petites filles, façon dont on leur apprend à se servir de leurs mains, à être adroites pour les intégrer et les exploiter plus tard dans les tâches ménagères ou professionnelles) un seul domaine reste totalement exclu, celui de la sexualité. Nous savons, bien sûr, que là aussi les hommes et les femmes se comportent différemment, mais nous jugeons ça naturel ». Ursula Scheu

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