Parallèlement à la Coupe du monde, un tournoi de football particulier se déroule dans le township de Khayelitsha, situé à 40 km du Cap.
Ce sont des équipes féminines qui s’y affrontent, et toutes les joueuses sont lesbiennes.
Parmi ces jeunes femmes, beaucoup ont déjà été abusées.
Si elles disputent cette compétition pour le plaisir du sport, elles espèrent aussi sensibiliser les Sud-Africains aux violences faites aux lesbiennes.
« Le football est un langage universel, affirme Funeka Soldaat, entraineuse de l’équipe Free Gender.
Le fait de voir jouer et de rencontrer des lesbiennes permet de changer l’état d’esprit des gens.
C’est aussi l’occasion pour les Sud-Africains de réaliser que notre vie, ce n’est pas juste les violences homophobes, mais qu’on a aussi le droit de s’amuser ! ».
Une constitution très libérale, d’un côté, et des violences homophobes très importantes, de l’autre.
L’Afrique du Sud possède une des constitutions les plus libérales au monde et est le seul pays sur le continent africain à autoriser le mariage pour les homosexuels.
Pourtant, les meurtres homophobes et les viols « correctifs » de lesbiennes y sont encore monnaie courante.
En avril 2008, le viol et le meurtre d’Eudy Simelane, joueuse de l’équipe nationale de football féminin, ont donné un visage aux victimes de ces drames quotidiens.
Le tournoi, qui regroupe 12 équipes venues de tout le pays, se poursuivra pendant toute la durée du Mondial.

