Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Qu’est-ce que ça change ?
Têtue 12 février 2010,
La France deviendrait le premier pays au monde à le sortir de la liste des affections psychiatriques. Une avancée saluée par les associations.
Heterhomo :
Un changement de classification pour rien ?
Un simple effet d’annonce ?
Concrètement dans la vie de tous les jours, est-ce que environ 50 000 personnes auront rapidement des papiers ? pourront-elles se faire opérér selon leurs désirs ? Est-ce que ce sera remboursé ? Seront-elles obligées de se faire stériliser ?…
Photo : Dana International, trans et star de la chanson israélienne.
Le transsexualisme n’est officiellement plus considéré comme une maladie mentale en France, une avancée saluée par les associations. « La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale », s’est félicité vendredi, Joël Bedos, responsable français au Comité IDAHO (Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie). « C’est historique », a renchéri Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT.
Ce décret du ministère de la Santé, publié mercredi au Journal officiel, supprime « les troubles précoces de l’identité de genre » d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux « affections psychiatriques de longue durée ». Cette classification comme pathologie psychiatrique découlait de celle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), toujours en vigueur (dénommé CIM 10 comme « classification internationale des maladies »).
Hors liste… ou maladie orpheline !
L’OMS se réfère pour cela au fait que le transsexualisme figure sur la liste des pathologies recensées dans le manuel médical DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, établi par des médecins américains), auquel se réfère le corps médical, tout comme l’était l’homosexualité il y a quelques années.
La révision de ce manuel, en cours, ne semble pas envisager d’en retirer le transsexualisme, selon Joël Bedos du Comité IDAHO. Les transsexuels français, sortis de cette liste qu’ils jugeaient « stigmatisante », vont continuer à être pris en charge par la Sécurité sociale, selon des assurances données par Mme Bachelot en septembre. Cela devrait se faire par le classement du transsexualisme comme affection longue durée « hors liste » ou pourrait être classé comme « maladie orpheline », selon le Comité IDAHO.
« Il reste encore beaucoup de choses en suspens sur cette question et qui doivent être absolument traitées », a toutefois rappelé Philippe Castel (Inter LGBT), citant notamment « la question du changement d’état civil ».
« Actuellement, la France oblige à subir une opération chirurgicale qui implique une stérilisation pour passer de M. à Mme ou l’inverse sur les papiers d’identité alors que la moitié, environ, des transsexuels ne souhaitent pas changer physiquement de sexe », a précisé M. Castel.
Le Comité IDAHO, qui « félicite » Mme Bachelot, entend poursuivre son combat pour que l’OMS retire également le transsexualisme du CIM 10.

Au XIXème siècle encore, le célèbre médecin anglais Acton écrivait : "Toute idée de plaisir sexuel chez la femme est une infâme calomnie".